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531Iron Fire : Blade of Triumph

posted by admin on juin 8th, 2010

Iron Fire : Blade of TriumphLe combo danois de power metal “Iron Fire” perpétue de nouveau la lignée viking, sans pour autant s’afficher dans le folk metal, style très implanté dans l’univers néo-viking. Les sonorités plus communes aux formations allemandes du genre sont toujours aussi mélodiques, rapides, appliquées que les précédentes que leurs précédentes prestations. L’atmosphère qui se dégage de l’album “Blade of Triumph” sent bon l’épopée, l’aventure, mais on pourrait cependant regretter une légère perte de puissance. Mais celà n’altère en rien la qualité du travail d’”Iron Fire“.

L’album part avec “Dragonheart” où on retrouve un titre expressif et stylisé. Après une entame lente et harmonieuse. Guitare et batterie font un puissant démarrage et déroulent une inventivité musicale aux accents mélodiques. La voix de Martin Steene s’est nettement améliorée depuis les débuts du groupe et a pris beaucoup en personnalité. Néanmoins, le son ne sera pas toujours aussi gracieux. Ainsi “Bloodbath of Knights”, “Dawn of Victory” ou “Jackal’s Eye” adoptent des rythmiques lourdes, teintées de passages mélodieux. On s’intéressera parmi celà au surprenant “Dawn of Victory” nettement plus développé, avec son chant stimulant, ressemblant à un hymne, et à son air ensorcelant, principalement lors des refrains.

Iron Fire” continue néanmoins d’officier dans un power metal vif avec des courses déchaînées de guitares à la “Gamma Ray“, comme sur “Bridge Will Burn” et “Blade of Triumph“, le titre éponyme de l’album. Sur ce dernier, le chant est en adhésion complète avec la musique dotée de ses plus beaux atouts, et dont l’armature est à la fois plus complexe que les différents autres titres. Il est également marqué de nombreux a tempos oscillants entre rythme de croisière, supersonique, ou simple survol plané au dessus des nuages. L’intervention de la guitare acoustique et l’utilisation momentanée des choeurs apportent une dimension épique aux titres évocateurs “Lord of The Labyrinth” et la belle ballade “Legend of The Magic Sword“.

Iron Fire” se teste à tout et essaye aussi des voies plus sinueuses, notamment sur “Steel Invaders” où le ton est rageur et abrasif, avec des enchaînements par à coups. Les riffs et la musique perforent une cadence assez poussive que l’on remarque sur quelques parties rythmiques de différentes pistes de l’album qui adoptent un son très proche de celui que l’on pourrait entendre chez un “Axel Rudi Pell” par exemple. Ici toutefois l’aspect mélodique du power metal est davantage perceptible.

Quelques vénards auront le privilège d’écouter 2 excellentes pistes bonus, avec le fougueux “Island of Damnation” et “Night of The Demon”. On y allie clarté, énergie et acuité sur une musique élancée. “Night of The Demon”, la reprise du groupe “Demon”, étirée entre le hard et le heavy, offre une meilleure qualité du chant avec davantage de puissance. Les riffs de guitare sont utilisés sans ménagement pour rendre le titre tout aussi percutant que l’original.

Voici encore un assez bon opus d’”Iron Fire“, qui se révèle être un peu touche à tout, étriqué entre heavy metal et power metal, entre ancienneté et nouveauté. Le drakkar de cet équipe de joyeux vikings multiplie les raids grossissent à chaque fois en plus leur butin de notoriété. On trouve un leader au chant qui a su gagner en assurance, peut être tout de même un peu au dépend des instruments.

15/20

 

 

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