chroniques et interviews metal

4420Vars Attacks II

posted by alonewithl on septembre 14th, 2014

vars attacks 2

Vars Attacks de Vars (16), IIème édition – Mairie
(13 Septembre 2014)
Ouverture à partir de 20 heures.

> Photos

Samedi 13 Septembre

Le Vars Attacks est en cette année 2014 à sa deuxièmeédition. La première s’était illustrée principalement par des groupes de grind, mais aussi la présence de valeurs montantes comme « Manzer » et « Silver Machine ». Cet événement a de nouveau lieu dans la salle située à la mairie de Vars, à quelques kilomètres d’Angoulême. Pour cette soirée du 13 septembre 2014 l’affiche se veut diversifiée. Une trentaine de personnes se rassemble devant la mairie. Un petit vieux ayant un tee-shirt des « Guns N’Roses » m’accoste et me signifie que j’ai le look « destroy ». Admettons ! Les festivités sont censées commencer à 20h, je m’impatiente, je regarde ma montre, il est 20h15. Ce n’est toujours pas ouvert. Puis je vois un type arriver avec une caisse. C’est bon, me voilà rassuré. Pour le coup, je suis venu avec mon bridge, afin de prendre quelques photos. Il y a « The Bottle Lazy Band » dans cette soirée, et je sais qu’avec eux je peux tirer des belles images. A l’intérieur on retrouve quelques stands, ceux des groupes, celui du Hell’Oween Fest qui aura lieu prochainement, mais aussi celui de Shaxul de Legions Of Death, où je passe le clair de mon temps.

. PRISONER 639

J’avais déjà croisé ce duo d’anglais au zinc de Poitiers, il me semble. Plus une curiosité qu’autre chose. Il faut aimer le grind noise. Ce qui n’est pas évident pour tout le monde. Prisoner 639 se constitue d’un batteur et d’un bassiste, hurlant également au micro. Ils s’en sont pas trop mal sortis finalement, recevant même des applaudissements. Leur concert aura duré tout au plus une trentaine de minutes. Celui qu’ils ont fait au Zinc m’avait paru plus mémorable, plus convivial aussi. Le fait qu’ils étaient au contact direct du public les avait bien aidé. Cela leur avait manqué cette fois.

. ACARUS

Ne les appelez plus « Acarus Sarcopt ». Le groupe charentais de black death emmené par Serge Usson a subit une refonte. Le line-up a entièrement été changé, ce qui semblait justifier le changement de nom, ou plutôt sa circoncision. Je n’appréciais déjà que moyennement la formation, mais cette soirée là je dois avouer avoir été assez déçu du contenu musical. Ça manquait véritablement de force, de hargne et j’avais l’impression que seul le chant valait le coup. En fait, seul Serge paraissait être complètement investi de sa mission. Le son des guitares n’était franchement pas terrible et il aurait fallu que les gratteux bougent un peu plus ou nous montrent qu’ils partagent le trip. Shaxul a monté briévement sur scène pour partager une entame sur un morceau. J’ai pris l’occasion de discuter un peu par la suite avec Serge. Il m’a fait part de l’existence d’un projet neo folk qu’il serait amené à relancer. Je lui ai pris un split de ce projet avec un groupe hongrois. Le disque sera exploré bientôt. Pour « Acurus » je souhaite un véritable sursaut fait de souffre et de violence.

. FALL OF SERAPHS

C’est un tout jeune combo qui s’est formé durant l’année 2014. On y trouve notamment l’ancien bassiste d’ « Offending » en son sein. A première vue, on se dit « bof ! Ça va être juste honnête, rien de plus », en fait on sent très vite un potentiel assez intéressant. Ce petit groupe nous aura fait part d’un death metal précis, technique et efficace. Il est en revanche bien dommage que le micro n’est pas bénéficier de plus de volume. Par moment on voyait les lèvres bouger, mais aucun son en sortir. Ce problème va malheureusement perdurer. Ils auront négligé la puissance sonore du combiné grattes et batterie. Scéniquement, on retenait peu de mouvement, mais on les sentait investis, déterminés. C’était la différence que l’on pouvait noter avec les musiciens d’« Acarus ».

. THE BOTTLE DOOM LAZY BAND

Ce qui est bien avec ce groupe c’est que l’on n’a jamais le même concert. Les mauvaises langues diront que tout dépend de la quantité d’alcool ingurgité. Peu avant le concert, je ne reconnais pas BottleBen en bas de scène, qui portait lunettes, avait les cheveux attachés et semblait assez crispé. Un tout autre personnage que sur scène. Comme un couillon pur jus, je lui sors « tu connais The Bottle, je les ai vu deux fois ». Il me répond « Ouais ! Je connais. Ce sont des amis. » J’ai eu honte, quand il est monté sur scène, a viré godasses, lunettes, attache cheveux et arborait enfin son épais sourire. Du concert, il faut reconnaître que c’était un bon concert, mais cela souffrait de problèmes sons. La guitare de Pierre, excellente, qui produisait le gros des mélodies, couvrait largement les autres intervenants, y compris le chant, qui est dans cette formation doom, essentielle, déterminante, qui fait d’ailleurs tout le charme et l’identité de « T.B.D.L.B ». BottleBen aura sifflé sur scène une bouteille de Bordeaux, année 2009, qui trainera sur scène même pour le groupe qui succédera lors de cette soirée. On craignait par moment que le chanteur foute son pied dessus. Ce dernier (pas la bouteille, hein) campera un petit moment en contrebas de la scène, créant un lien concret avec le petit public rassemblé. Musicalement, on aura senti le groupe plus serein, plus stable, bien que j’ai eu meilleur souvenir de leur titre phare « Night of the Living Dead » au Zinc. Oui, encore au Zinc. En fin de concert, lorsque les gars s’affairaient à tout ranger, un petit vieux a demandé à Aymeric, le bassiste, s’il avait été membre d’« ADX » ou de « Killers ». L’autre impassible et ruisselant de sueur lui répond simplement par le négatif.

. ARTERY

C’est pour moi le gros inconnu de la soirée. On aurait pu croire qu’il s’agissait de la tête d’affiche, mais vu l’horaire de passage, soit après minuit, ce n’était pas vraiment un luxe que de se produire face à un public un peu plus étiolé. Que ce soit clair le groupe angoumoisin « Artery » fait du thrash metal, pas un dérivé pour jeunots, un classique pour tout le monde. Il faut reconnaître que c’était loin de s’avérer mauvais. Cela aurait pu être très bon, s’il n’y avait pas ces difficultés liées au manque de son au micro. On n’entendait pas trop la voix, mais les instruments, on ne les manquait pas et c’était stimulant et tonique. Le bassiste faisait des va et vient entre la batterie et le micro, comme un automate, n’échappant à aucun instant le manche de sa basse. Cela avait presque une forme de marche ritualiste, un détail qui démarque pourtant ce groupe. Du coup, ce fut un véritable coup de cœur. Les mecs n’avaient pas l’air bien jeunes, mais savent au moins ce qu’ils font.

 

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