chroniques et interviews metal

4443Trepalium + Guests @ Poitiers 2014

posted by alonewithl on octobre 6th, 2014

affiche

Trepalium + Hypno5e + Loud Discharge @ Poitiers (86) – Maison des étudiants
(1er Octobre 2014)
Début à partir de 20:30 heures.

> Photos

Mercredi 1er Octobre

Ancien étudiant à la fac de Droit de Poitiers, je n’avais encore jamais été à un concert organisé à la Maison des Etudiants, espace où je m’étais plusieurs fois arrêté, non loin du loin du terrain où je faisais du rugby avec l’Université. J’avais raté une fois le passage de « Karma To Burn » là-bas. Dès que l’on a annoncé la venue d’une formation de pointe locale comme « Trepalium », je me suis dit que c’était une bonne occasion d’y retourner. Le lieu est situé à l’extrémité du campus, en prenant la direction du sud-est. Ce n’était pas trop « Trepalium » qui m’intéressait, que j’avais vu peu avant lors du MFest, mais plus « Hypno5e » dont on me disait le plus grand bien.

C’était censé commencer vers 20h30, j’ai attendu mes camarades Eternalis et Gloryholl, qui eux aussi n’auraient aucunement raté cette occasion. C’était aussi pour moi un moyen de les revoir. Il y a eu une sorte d’imbroglio pour prendre des tickets. Rien n’indiquait exactement où se situait le guichet et tout s’est un peu organisé au dernier moment. Une fois en salle, j’ai pu contempler la large scène. Celle-ci me procurera d’énormes difficultés à cause de son éclairage. Les trois concerts prévus ont été un vrai défi à photographier. Tout s’est plus ou moins joué dans l’obscurité et la fumée.

. LOUD DISCHARGE

Un superbe micro vintage trônait au milieu de la scène. Je me disais qu’il serait utilisé par les trois groupes, en fait ça n’est utilisé que par le premier groupe en place. « Loud Discharge » est inconnu au bataillon, mais provient de Poitiers. Pour l’instant, ils n’ont qu’une seule démo à leur actif, mais à croire leur prestation scénique, on aurait imaginé une plus longue carrière. Il n’y a pas à dire, le chanteur, les pantalons en loques, faisait le show sur scène. Je trouve en revanche dommage que les guitaristes aux deux extrémités n’aient pas plus bougé. Le genre pratiqué est plutôt du thrash death. Un sous-« Devildriver » comme me soufflait mon camarade Eternalis. Visuellement, hormis cette satanée brume en pénombre qui me donnait de la peine, c’était plutôt convainquant, musicalement, c’était quand même assez linéaire, bien qu’il y ait ressorti de la puissance. Un peu de contraste dans les titres de la set-list aurait été bienvenu. Et je pense permettra à « Loud Discharge » d’améliorer sa performance live, qui, pour ce que j’ai vu, est très honnête.

. HYPNO5E

Oui ! C’était clairement pour eux que j’avais fait le déplacement d’Angoulême, sachant que je reprenais le lendemain de très bonne heure là-bas. J’avais pu écouter d’un trait leur dernier opus « Acid Mist Tomorrow » que j’avais trouvé novateur, sublime. Le groupe de Montpellier est une pure révélation dans le domaine du metal expérimental. Il devient même pour certains une icône. Le concert va plus que me confirmer ce statut. J’avais été étrangement surpris l’année passée par le show extrêmement barré de « Psygnosis », qui aurait d’après des dires, quelque peu copié sur « Hypno5e » himself. « Psygnosis », c’est le chaos permanent. « Hypno5e » c’est à la fois le chaos et l’ordre, l’eau et le feu. On passe de phases délicates, posés, à des phases extrêmement nerveuses, venant de nulle part. « Hypno5e » est impérial lors de ces deux phases diamétralement opposées, à la fois destructeur (au point de s’attaquer aux éléments de la batterie sur la fin) et poétique.

. TREPALIUM

Embrayant dans leur thématique « Belle Epoque/Voodoo », suite à la récente sortie de l’EP « Voodoo Moonshine », je savais que les musiciens seraient bien sapés à la mode années 20, que Kéké porterait au départ sa canne, un chapeau haut-de-forme et un maquillage en tête de mort, mais je m’attendais pas qu’ils feraient l’effort aussi de faire accrocher deux immenses poupées voodoos, une de chaque côté de la batterie. La vision qu’elles offrent est assez spectaculaire. Le public sent de suite que le groupe est aux petits soins, qu’il y aura quelque chose de grand qui va sortir. Les mecs entrent en scène dans une disposition identique que lors du MFest, mais là les esprits étaient pleinement avec eux. Ça offrait un claquant, que je n’avais pas croisé lors de leur prestation près de Tours, que j’avais pourtant apprécié, mais laissé dans la nostalgie de celle de Saintes l’année passée. Les nouveaux morceaux s’emboitaient mieux avec le restant de la set-list. Il n’y avait plus cette hésitation que j’avais pu pressentir en septembre. Harun, qui était plutôt statique et avait porté la casquette rivée lors de tout le concert du MFest, semblait là se surpasser, complétement dans son élément. A croire qu’il leur faut un petit temps d’adaptation à toute nouveauté. Mais quand ça part, ça y va fort.

 

 

You must be logged in to post a comment.