chroniques et interviews metal

4465Dwail + Dung @ Poitiers 2014

posted by alonewithl on octobre 20th, 2014

Dwail+Dung

Dwail + Dung @ Poitiers (86) – Le Zinc
(17 Octobre 2014)
Ouverture à partir de 20:30 heures.

> Photos

Vendredi 17 Octobre

On me connait, je suis assez réticent à l’écoute de tout ce qui est core en général. Quand on m’a présenté la venue de formations du genre au Zinc de Poitiers, je me suis dit un temps que ce serait sans moi, jusqu’à ce que je me laisse appeler par le devoir de promouvoir les spectacles du coin et de ce lieu précis. Un lieu qui est autre chose qu’un simple bar. Ça je l’ai déjà plusieurs fois précisé. Des bistros avec des cryptes en sous-sol c’est plutôt rare. L’association Go Music me permet de couvrir l’événement de ce 17 Octobre 2014. On y annonce la formation « Dwail » précédée par le duo « Dung ». Je connais déjà « Dwail » de nom et parce qu’il a fait l’objet de chroniques par des collègues de Spirit of Metal. « Dung » par contre figure encore comme un jeune élève de la scène.

. DUNG

En descendant parmi les premiers spectateurs dans la crypte, je tombe sur le combo toulousain « Dung » en plein préparatif. Le chanteur/bassiste s’activant au mieux me paraissait très sympathique. J’échange quelques mots avec lui alors qu’il était en plein travail. Il paraissait néanmoins assez tendu, car comme il m’en a fait état, celui-ci avec chopé un mal de gorge, que la fraicheur des lieux ne pouvaient arranger. Il va en pâtir malheureusement dans sa prestation. « Dung » s’illustre dans un rock alternatif, plutôt stoner, suivant quelque peu les traces d’un certain « Queens Of The Stone Age ». J’ai d’abord éprouvé un peu de difficulté à l’écoute. D’abord parce que le chanteur/bassiste semblait modérer sa voix à cause de son rhume et aussi de mon côté parce que je m’attendais à une musique plus relevée, surtout que cette petite crypte possède une capacité de résonnance, privilégiant le gros son. Enfin, la sauce finit par prendre, à mesure que les deux intervenants prennent en confiance, se réchauffent aussi. Les derniers morceaux m’ont paru en tout cas plutôt intéressants, privilégiant le volume. « Dung » serait pour mon compte un groupe à revoir dans une meilleure situation même si je ne suis pas un grand fan de « Queens Of The Stone Age » et consorts.

. DWAIL

Mes souvenirs de ce que l’on accordait autour des productions studios de « Dwail », c’était « pas mauvais, mais peut mieux faire ». Autrement dit, ce second groupe toulousain sur scène ce soir a la réputation d’une formation qui possède des capacités mais qui ne les exploite peut-être pas à fond ou comme il faudrait. Ce n’est pas trop mon affaire, je me fie juste à ce qui se dit et je ne suis pas non plus très réceptif au core (ou core n’ roll) qui caractérise « Dwail », en règle générale. Je suis donc lors de leurs préparatifs dubitatif. Je note au premier abord que la troupe est énergique et confiante. J’observe aussi qu’il y a une femme derrière les fûts. Celle s’implique sérieusement à monter sa batterie, contrastant avec la nonchalance du chanteur qui a hâte d’en découdre. Une fois mis en route, je dois dire que j’ai été très heureusement surpris du résultat. Non seulement il y avait du jus, mais en plus ça bougeait énormément. Le chanteur contrôlait parfaitement son jeu de scène, plutôt élaboré et dynamique, donnant le zest qui fait la différence dans tous shows musicaux. Le flux mélodique qui sort de la guitare est également appréciable. Pour le petit public rassemblé, je pense, ça a dû changer de ce qu’ils connaissaient déjà dans le core. C’est vrai que l’on cernait une légère pointe rock n’ roll, comme annoncée, et quelques membres du public se mettaient à danser et à frétiller sur les assauts du groupe. Le meilleur moment du concert aura été sans nul doute la reprise de « Helter Skelter » des « Beatles », à leur sauce bien sûr. Une très bonne reprise à chaud, qui a grandement satisfait les 20 à 30 personnes rassemblées. A ceux qui n’ont pas semblé accorder grande importance des volumes studios de « Dwail », je les invite donc à les suivre en concert. Je crois honnêtement que l’on s’accordera autour de leurs qualités indéniables à vibrer une scène.

 

 

You must be logged in to post a comment.