chroniques et interviews metal

4561Musk Ox : Woodfall

posted by alonewithl on novembre 22nd, 2014

Musk Ox : WoodfallOriginaire du Canada “Musk Ox” voit le jour officiellement en 2005, impulsé par Nathanaël Larochette, un pur metalleux qui s’évertue pourtant à élaborer du néo/folk dans la continuité de ce qu’à pu faire “Ulver” avec son “Kveldssanger” ou “Empyrium” avec son “Where at Night the Wood Grouse Plays“. Deux démos, puis un premier album ont suivi. Le projet a même pu figurer dans la compilation “Der Wanderer über dem Nebelmeer” de 2010 aux côtés d’”Agalloch“, d’”October Falls” et de “Fen“, notamment. Une sorte de consécration qui lui permet d’être présent aux côtés des figures actuelles du néo folk lors de différents shows ou de participer sur quelques passages acoustiques à l’élaboration de l’album “The Serpent and the Sphere” d’”Agalloch“. En 2014, sort l’album “Woodfall“. “Musk Ox” est aujourd’hui composé d’un violoncelle, d’un violon et d’une guitare acoustique. Sa musique se situe à mi-chemin entre néo folk et néo classique, loin de toute nostalgie tribaliste en fait, plus une ode à la nature dans sa faculté apaisante.

Plus précisément, le son de “Musk Ox” se caractérise par un folk éthéré, où on cerne le lien avec l’album “Kveldssanger“. “Earthrise” s’illustre dans la même pesanteur, la même froideur. Il en ressort une fragilité, une frilosité toute matinale. C’est la fraîcheur de l’aube, l’éveil des êtres. Malgré une apparente timidité le violon cherche à perturber l’élément fort qu’est le violon par des charges, où l’on pourrait croire l’instrument devenu furibond. On assiste parfois à des duels exaltés entre eux, comme sur “Arcanum”, rendant la piste presque perturbante, pourtant elle aussi éloquente de douceur et de volupté. Ce sont de longues pistes, excédant parfois une durée de 10 minutes.

De ces cinq morceaux, “Serenade the Constellations” est peut-être le plus singulier, d’abord captivant pour son entame énigmatique, grinçante et minimaliste, puis pour sa limpidité et sa douce et chaleureuse prestance. Un accueil de l’auditeur dans un grand sourire. Cette légèreté se rencontre aussi avec “Above the Clouds”. Gracieux, liquide et radieux. On ressent parfois la pression forgée par les frottements régulier de violoncelle. Une énergie qui ressemble à la réactivité de “Windswept”, qui passe à des phases de course frénétique entre violon et violoncelle. Chacun cherchant à dominer l’autre.

L’album instrumental “Woodfall” offre un repos réparateur. Pas à force d’ennui, mais en se laissant doucement ballotter par les douces notes proposées. Certes, les cinq pistes jouent d’une certaine continuité et ne se distinguent pas véritablement. Des personnes pourraient considérer cela comme de la linéarité. “Kveldssanger” est ce qui nous vient le plus à l’esprit, n’atteignant toutefois pas ce niveau, ne partageant pas non plus son côté plus traditionnel. “Woodfall” s’en distingue également pour sa forme plus classique. En clair, “Musk Ox” vous invite à passer un bon moment plein de réconfort.

14/20

 

 

You must be logged in to post a comment.