chroniques et interviews metal

5531Soilwork + Guests @ Limoges 2015

posted by alonewithl on décembre 26th, 2015

Soilwork + Guests 2015

Soilwork + HateSphere + T.A.N.K. + Execution @ Limoges (87) – Salle John Lennon
(18 Décembre 2015)
Ouverture à partir de 19:30 heures.

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Vendredi 18 Décembre

C’est acquis, le John Lennon est un rendez-vous du metal mainstream. On a eu la venue de « Satyricon », de « Morbid Angel », d’« Eluveitie ». Certains le déplorent cependant. Il faut néanmoins dire, qu’il n’y a pas beaucoup de ces rendez-vous à des centaines de kilomètres à la ronde; l’autre point de ralliement étant plus surement Nantes, car même à Bordeaux les concerts de notoriété dans le domaine metal sont plutôt rares. Puis, à proximité de Noël, on nous concocte toujours quelque chose de bien au John Lennon. L’an dernier c’était un spécial folk metal, là on se retrouve avec des groupes un peu plus côtés dans le milieu. Une première soirée avec « Hatesphere » et « Soilwork » en têtes d’affiche, puis une seconde soirée avec les stars françaises que sont « Black Bomb A » et « Dagoba ». Je l’avoue, je n’étais carrément pas intéressé du tout par la seconde programmation, il n’en sera pas question. Excuse toute trouvée, j’avais mon ami Eternalis qui déménageait le samedi. Musicalement, en plus, ce n’était pas mon dada, et étant occupé une bonne partie de l’année à ne voir que des groupes français, je profitais de ces grandes occasions pour voir en priorité les étrangers qui venaient dans ces coins reculés. Oui, bien sûr on n’a pas parlé des groupes français également présents lors de cette première soirée aux côtés donc de « Hatesphere » et « Soilwork ». On y vient justement.

. EXECUTION

A tout seigneur tout honneur. C’est d’abord le maître de ces lieux qui ouvre le bal. La formation emmenée par Bruno Blancher observe une très lente progression depuis quelques années. Encore très modeste, ce groupe de death atmosphérique tente de sortir son épingle du jeu. Ce soir-là, on les a vu en meilleure forme que d’habitude. Bruno tout d’abord était plus rigoureux sur sa prestation scénique. Il est apparu plus stable sur scène. On n’entendait par contre pas trop son chant, ni trop les claviers placés sur le côté. Toutefois, l’ensemble restait proprement honnête, même couvert sous un épais voile lumineux virant au bleu puis au vert. Je dois dire que j’ai été agréablement surpris de voir Bruno en fin de set arrivé emballé dans une camisole de force. C’était vraiment la pincée de sel en plus qui rendait le spectacle plaisant. Une bonne idée qui agrémente le concert et offre possibilité de creuser dans le concept du groupe.

. T.A.N.K

J’avais déjà croisé ce jeune groupe de thrash moderne originaire d’île de France lors de leur passage à Saintes, lors du Hell’Oween Fest de l’année passée. Ils avaient exécuté une prestation fort musclée, impressionnante, laissant présager un futur tout tracé. Aujourd’hui, la troupe dans sa vitalité avait à défendre un troisième album. Le jeu était fibreux, rapide, peut-être moins survolté que la première fois que je les ai vu. Preuve en est j’avais là moins de difficulté à les photographier, alors que l’autre fois je n’arrêtais pas de les avoir flous du fait de leurs déplacements rapides. Musicalement, la claque était aussi moins forte. J’eu même une désagréable surprise à l’écoute de leur éponyme, qui paraissait un peu fade du coup. Néanmoins, le reste de la set list s’est avéré plus consistant, aussi en ce qui concerne les quelques nouveaux titres joués. Raphael, le chanteur, se montre toujours un excellent meneur. Ça joue toujours aussi fort et précis.

Set-List :
1. Intro / 2. The Raven’s Cry / 3. The Chrysalis / 4. T.A.N.K / 5. Beautiful Agony / 6. Legacy / 7. Inhaled / 8. From the Straight and Narrow / 9. Outro

. HATESPHERE

C’est avec un très grand plaisir que je retrouve encore une fois ces damnés danois. Le guitariste et le batteur d’ « Artery » étaient présents dans la salle, principalement pour les voir eux. Chose étrange, des trois fois que je les ai vu en un peu plus d’un an à peine, jamais je n’ai vu le chanteur changer de tee shirt. A croire que c’est devenu son grigri. C’était toujours ce même tee shirt rouge de « Pentagram » sans manches qu’il portait. J’ai aussi le sentiment, qu’ils jouent de mieux en mieux à chaque fois. Après la calotte prise au MFest, près de Tours, « HateSphere » m’a semblé encore une fois s’être dépassé, jouant un groove metal formidable, extrêmement énergique, bien capté par des musiciens au top et un chanteur au large sourire et exécutant de grands mouvements, invitant le public à participer autant que possible avec lui et à agiter les bras. Juste l’idéal pour mettre une foule en émoi. C’est vraiment sympa de voir un groupe affiché autant de bon humeur et une parfaite maîtrise de leur musique. Eux aussi avaient à défendre la sortie d’un nouvel album, le bien nommé « New Hell ». Ils ont vraiment reproduit ce soir ce que l’on pourrait appeler un nouvel enfer.

Set-List :
1. Reaper of Life / 2. The Coming of Chaos / 3. Vermin / 4. Floating / 5. Resurrect With a Vengeance / 6. Lines Crossed Lives Lost / 7. Murder Lust / 8. Iconoclast / 9. Drinking With the King of the Dead / 10. Sickness Within

. SOILWORK

Bon, je vais vous faire un aveu, si j’ai fait tous ces kilomètres pour venir, ce n’est pas tant pour voir tous ces groupes déjà croisés pour certains à deux nombreuses reprises en l’espace de deux ans, c’était surtout pour assister au concert de « Soilwork », que je n’avais du coup pas encore vu. La fameuse formation suédoise, produisant un puissant mix entre groove metal et death mélo, continue son ascension, sortant même récemment un album encensé d’à peu près partout. Véritable clou de la soirée, la bande de Björn Strid a assuré une longue set-list avec assurance et efficacité. Etant peu amateur de cette musique, j’en étais pas moins enchanté, aussi surpris d’avoir été agrippé deux fois à la tête par le chanteur. En coulisses, il était amusant de voir Esse, le chanteur de « HateSphere » déconner avec le bassiste en train de jouer et siffler des bières qu’il avait aligné sur un des amplis. Le bassiste, justement, était tout l’inverse du leader de « Soilwork », il passait furtivement d’un côté à l’autre de la scène, alors que l’autre était plus impassible et froid. Une diversité qui s’est également retrouvé dans la musique et qui a visiblement transporté le public réuni à Limoges.

Set-List :
1. The Ride Majestic / 2. Nerve / 3. Bastard Chain / 4. Crestfallen / 5. Death in General / 6. Alight / 7. Tongue / 8. Follow / 9. Petrichor / 10. This Momentary Bliss / 11. Chainheart / 12. Stabbing / 13. Let this River / 14. Late for the Kill / 15. Rrejection Role / 16. Whirl of Pain / 17. Spectrum

 

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