chroniques et interviews metal

5678ça va saigner du Clu II

posted by alonewithl on février 10th, 2016

ça va saigner du Clu II

Mobütu + Perfectö + The Bottle Doom Lazy Band + Infamy @ Poitiers (86) – Bar Le Mars
(05-06 février 2016)
Début à partir de 20:30 heures.

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Vendredi 05 Février

J’avais le choix entre les 3 soirées de « ça va saigner du Clu » dans ma ville de Poitiers et la venue du triumvirat du death metal représenté par « Kataklysm », « Septic Flesh » et « Aborted » à Limoges. Le supplice de Tantale. D’autres auraient choisi sans hésiter de partir assister aux concerts de groupes vedettes, moi j’ai préféré les valeurs locales et les petites formations françaises abordables et pas encore usées par le succès. Comme je travaille à Angoulême et que je rembauchai tôt le matin, je ne peux assister à la soirée du jeudi avec « Pulmonary Fibrosis » et « Punch Drunk », je me rends donc à celle de vendredi, puis celle du samedi. Les festivités en question se tiennent au Cluricaume, bar du centre-ville de Poitiers se tenant à la place de l’église Notre Dame du Marché. Environ à 300 mètres du Zinc où se tient habituellement les quelques concerts un peu underground dans la ville. Arrivé sur place, je retrouve du petit beau monde. Les équipes de « The Bottle Doom Lazy Band » et d’ « Infamy », qui devaient jouer ce vendredi soir étaient tranquillement dehors. Je prends là connaissance du gratteux et du bassiste d’« Infamy ». Je reconnais aussi Ben, le premier à m’accueillir. Plus loin, il y avait Shaxul, dans le bar Dan de « The Last Tomb ». Enfin, à la différence d’un concert de « Kataklysm », l’ambiance est familiale. Dans la discussion entre Ben et les deux membres d’« Infamy », on s’est interrogé de savoir qui allait commencer et à quelle heure. Enfin bref, l’ambiance est familiale on vous dit. C’est donc « Infamy » qui s’y colle en premier.

. INFAMY

« Infamy » c’est tout d’abord un trio nordiste, avec des membres et un ancien de « Children Of Doom » notamment, qui a produit à ce jour deux démos. Le groupe ne se définit pas comme constitué de virtuoses techniques. Humblement, ce qui compte pour eux c’est d’envoyer la sauce et donner à bouffer du lourd au public. Pas de grande gastronomie donc. C’est tout bonnement un black metal des caves, assez modeste, mais qui tient tout de même bien la route. C’est vrai que l’on pouvait s’attendre à un peu plus de jus ou d’excentricité, mais bon la partie purement technique semble être remplie par le batteur qui fournit de la matière et de l’élan à l’ensemble. Avec plus de concerts à leur actif et un peu plus d’énergie sur les grattes, « Infamy » pourrait véritablement prendre son envol. Le public a semblé apprécié, et c’est vraiment tout ce qui compte.

. THE BOTTLE DOOM LAZY BAND

Autant dire que la surprise est venue de celui que l’on attendait. Je ne compte plus du tout le nombre de concerts où j’étais spectateur d’un de leur show. La qualité des prestations de « The Bottle Doom Lazy Band », je l’ai dit et je le répète, est aléatoire. Ça peut tourner au n’importe nawak , être complètement dingue, ou tout simplement être longuet et divaguant comme c’était le cas lors du concert au Dark Vibes de 2015. Ben était alors sobre. Avec un peu d’alcool et pas trop, cette valeur locale nous a baffé bien comme il faut avec une set-list d’enfer reprenant leurs morceaux essentiels, mais aussi du dernier album en date, le solide « Lost N’ Drunk », qui leur vaut aujourd’hui un regain d’intérêt. La gestuelle de Ben était parfaitement calculée. L’aspect scénique semble avoir été plus réfléchi en comparaison de leur concert d’Iteuil où on le voyait Ben marcher inutilement sur scène de long en large sans raison apparente. Tout était techniquement irréprochable, chacun a bien assuré son poste. Pour moi, c’était le meilleur show de « The Bottle Doom Lazy Band » auquel j’ai assisté. La foule était en plein délire, ToS et Ben étaient tous deux collés à cette foule. L’ambiance dans le bar était telle, que des slammeurs portés à bout de bras marchaient sur le plafond. Les verres ont volé, des quantités de bière se sont écoulées par terre et dans les gosiers. C’est comme ça que l’on reverrait de chaque concert sur Poitiers.

Samedi 06 Février

Le lendemain, changement d’équipe, on revoit malgré tout quelques têtes déjà présentes la veille. Il y aurait juste un peu moins de monde que le vendredi soir. Il parait que le jeudi soir, c’était pas mal non plus. Mais bon ! Là le bar du Cluricaume était presque blindé pour accueillir une soirée spéciale « Motörhead » worship, car il y avait deux groupes nationaux de hard rock à l’esprit Jack Daniels sur scène. Je vous le donne en mille : « Mobütu » et « Perfectö ».

. PERFECTÖ

Les groupes de la soirée ne me sont pas inconnus. « Mobütu », ça fait la troisième fois que je les croise ; la dernière fois, tout au plus il y a deux semaines au Mars. Les alsaciens de « Perfectö », eux, se sont déjà présentés en Poitou l’année dernière, à Bressuire, aux côtés de « Cadaveric Fumes » et « Silver Machine », et ce fut un bon moment. Depuis, la formation a changé de guitariste, un paraissant plus jeune et bien motivé à ce que l’on a perçu lors de leur prestation. Une prestation assez nerveuse reprenant des morceaux de leur Ep et plus encore. On a pu entendre notamment une remarquable reprise de « Shine » de « Motörhead », groupe dont il était pressenti une reprise au su de la valeur qu’accorde le groupe à feu Lemmy et à ce qu’il a apporté dans l’élaboration du son de « Perfectö ». Un album serait en prévision. A voir, en ce qui concerne, l’Ep « Hard Röck n’ Roll » me paraissait tout à fait potable. Le public peut être moins nombreux que la veille, me paraissait encore très dissipé. C’était une confirmation de l’intérêt et du sérieux que l’on peut accorder à ce projet en devenir.

. MOBÜTU

Après un hard rock nerveux et sans fioritures, on attendait à peu près la même chose du suivant. A vrai dire, il se plierait à des influences assez communs et commuent tous deux dans des trios menés par des bassistes/chanteurs dans la grande tradition Motörheadienne. Pour avoir assisté à deux concerts plutôt vifs des vendéens, je m’attendais à ce que ce soit à du « Motörhead » à plein régime. Celui qui déboule et qui laisse de grosses traces derrière. En fait, le groupe s’est embarqué au milieu de quelques incidents techniques. Il y avait de fâcheux larsens et Maturin se prenait de l’électricité dans les dents à cause des micros. Après avoir échangé le sien avec celui de Charles, non sans son humour intarissable, « Mobütu », lancé, puis stoppé, remettait pied à l’étrier, proposant un set-list redoutable, mais pas fidèle à celle affichée sur papier. Moi, comme un enfant attendant son gâteau, je me suis pris une passion pour leur titre « Slurp on Venus ». Puis lorsque son tour arriva, le groupe un peu dérouté sorti sa reprise de « Motörhead », « R.A.M.O.N.E.S », une chouette reprise, l’un des moments les plus vifs du concert, mais pas l’extrait espéré. Puis s’enchaina deux autre titres courts et rapides, notamment « Going to Hellfest », une des petites pépites de leur EP « Axl Rose Is Dead ». On peut dire qu’ils ont cartonné, même si quelques cartouches sont parties à côté, principalement à cause de soucis techniques.

 

 

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