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5904Flayed : Symphony for the Flayed

posted by alonewithl on mai 22nd, 2016

Flayed : Symphony for the FlayedOn découvre tous les jours de nouveaux astres. Certains nous sont éloignés, d’autres au contraire se détectent à proximité et de manière bien plus surprenante. Fondé en 2013, “Flayed” est un groupe de hard rock originaire de la région lyonnaise, à l’initiative de Julien l’un de ses guitaristes. Celui-là a su s’entourer de musiciens et d’un chanteur tous aussi hardis les uns les autres. On peut reconnaître notamment dans le line-up Renato (chant) et Charly (basse) en provenance de la formation “God Damn” alors mis en pause. Ce projet va très vite se mettre en branle, avec des shows et surtout par la préparation d’un premier album annoncé chez Klonosphere. “Symphony for the Flayed” voit le jour en fin d’année 2014 et lance sur les rails un des combo les plus décoiffants du hard rock français actuel. Si vous avez rêvé d’un “Aerosmith” inspiré par “Deep Purple“, foncez-y, tout est là.

Pourquoi évoquer dans l’immédiat ces deux prestigieuses formations? Tout simplement parce que ces deux influences marquent de manière quasi-indélébile la musique de “Flayed” sur cet album, à commencer par “Sweet Coverage”. On y retient attentivement l’introduction de l’orgue Hammond, les riffs entraînants, le chant très entreprenant et très chaleureux de Renato. Il y plane ici une grande quiétude, comme sur le morceau éponyme, plus insistant sur le blues et donnant un croisement assez inédit entre “Deep Purple” et un blues rock puisé dans le sud désertique des Etats-Unis. “Free Mind” figure comme l’extrait le plus bluesy et le plus nonchalant de la galette, bâti par des riffs sexy et aguicheurs. Seulement, il se révèle véritablement subtil, incluant un refrain dramatique, presque inquiétant par sa soudaine morosité. Sur le dernier tiers-piste de ce morceau, on y cerne même aussi un long break tiré des ambiances nihilistes du doom metal.

Inversement, “Flayed” est capable cracher la vapeur et de s’adonner à un tonitruant rock n’ roll survitaminé et tonifiant. On peut l’attester par un incisif “Old Manners”, offrant beaucoup de répondant. ça part encore sur les chapeaux de roue avec “Son of Sickness” au rythme hâtif, délivrant un parallèle assez évident avec “Aerosmith“, néanmoins indomptable et s’adonnant à quelques artifices, comme cet air célèbre emprunté au jeu-vidéo Mario lors du solo de fin de piste. Aussi rapide et impétueux, “Never Unleash My Hand” file la trique. Les guitares se montrent ici performantes et aguerries. On en vient à une pareille fluidité sur “Machine Fun”, formidablement bien rendu avec l’aide de l’orgue Hammond. On voit cependant le groupe s’adonner en plein milieu de piste à un groove très américain, un peu comme celui qui a nourri l’apaisant et sympathique “Upside Down” ou le plus dragueur “Don’t Cross My Property”. Toujours aussi délectable pour la qualité de son chant et de l’orgue Hammond.

Vous n’allez pas me croire, mais j’ai vu passer une étoile à proximité. Parfois, on s’imagine mal de dénicher de véritables fusées du hard rock chez nous. “Flayed” est ainsi à considérer comme un groupe fort prometteur avec des musiciens et un chanteur expérimentés, sur lequel on ne peut rien craindre. L’écoute de ce premier album est à rapprocher de la découverte d’une pépite, aussi brillante qu’un soleil. Un soleil qui illumine de ses rayons et qui vous file la pêche et le sourire. Les sonorités fourmillent se rapprochant de l’excellence tout le long, il est bien difficile d’en faire une critique. Surtout que nous avons de points majeurs sur laquelle l’ensemble de la structure peut se poser: le chant plein d’assurance de Renato et l’orgue Hammond tenu par Rafinet, conférant la touche 70s à la chose. Mis sur orbite, “Flayed” est peut-être un satellite de formations telles que “Deep Purple” ou “Aerosmith“, mais le voila lancé dans la conquête de l’espace.

16/20

Clip Officiel:
. Machine Fun
Machine Fun

 

 

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