chroniques et interviews metal

6332Children Of Bodom + guests @ Angoulême 2017

posted by alonewithl on mars 24th, 2017

cob à angoulême

Children Of Bodom + Guests @ Angoulême (16) – La Nef
(16 Mars 2017)
Ouverture à partir de 19:00 heures.

Jeudi 16 Mars

On pourra toujours discuter de la part mainstream ou pseudo “gay mélodick” d’un groupe comme “Children Of Bodom”, qui révolte toujours autant les puristes. Cela dit, c’est inintéressant de s’en tenir à de tels à-priori quand on a une figure d’envergure, excellant dans son genre, qui vient visiter votre environnement local. Là, on annonçait un concert à La Nef d’Angoulême. Et c’est toujours valorisant de voir de tels groupes dans une petite ville. La formation était un peu plus tôt à Vannes, chez nos amis bretons et ils fêtent leurs 20 ans d’existence, du moins sous le nom “Children Of Bodom”. Tout le monde ou presque sait qu’il s’agit d’un groupe à part, autant pour son style pratiqué que l’on ne parvient pas trop à cerner. On parlerait plus aujourd’hui de “power extrême”, comme il s’est développé chez quelques formations finlandaises. Mais, une vedette ayant un style à part sillonne les routes avec des groupes aux styles éparses, comme nous le verrons d’ailleurs lors de la soirée de la Nef. Ayant fait un peu plus de 120 kilomètres par de petites routes campagnardes en près de 1h et demi, j’étais fourbu à l’arrivée. L’ouverture était annoncée à 19h, j’étais sur place à 19h30. Les appareils photos étaient interdits à l’entrée, pas de photos de la soirée, tout juste un témoignage de ce qui s’est déroulé.

. ONI

On commence par un pur inconnu, en provenance du Canada, pourtant signé chez la grosse légume Metal Blade. Personne ne les attendait au virage, mais la foule était présente par simple curiosité. Surtout à la vue de l’énorme xylophone électronique bien placé en devant de scène. Le groupe se met en place, un gros bonhomme barbu sert au chant et on remarque les guitares sans tête, du genre Steinberger. Rapidement, on cerne une musique à dominance death mélodique avec un soupçon de core. En fait, une sorte de croisement entre “Hatesphere”, “Soilwork” et “Ne Obliviscaris”. Le chant se découvre majoritairement en growl, même s’il réside parfois d’un peu de chant clair. On le devine la musique est technique, ambivalente. Cependant, il y a une portion non-négligeable de redondance. L’absence de mouvements et l’habillage ordinaire des membres donnent à ceux-ci peu de charisme. En revanche, beaucoup ont été saisi par l’incroyable jeu de xylophone, pièce essentielle sur scène semble t-il, pouvant d’ailleurs reproduire des sons de guitare ou de piano classique. “Oni” n’est pas indigne d’intérêt. Le groupe mériterait de davantage s’impliquer en concert, car la musique aussi performance qu’elle soit serait quelque peu plombée sur le plan strictement scénique. Je ne doute pas que le combo puisse ravir les amateurs de death mélo à tendance expérimentale.

. FOREVER STILL

On change du tout au tout. Et là j’avoue n’avoir pas du tout pigé la composition des affiches de “Children Of Bodom”. “Forever Still” se situe à des encablures du groupe finlandais, et s’éloigne encore plus d’”Oni”, précédemment monté sur scène. En fait, le danois “Forever Still” aurait très bien pu figurer en première partie de “Lacuna Coil”. Et il aurait peut-être mieux fallu à la vue de la foule qui s’est tout de suite décomposée sans même en avoir encore écouté la moindre note. Autre objet fascinant après le Xylosynth, le pied de micro de “Forever Still” représentant un branchage de rosier culminant à des mains liées, comme il figure sur leur unique album “Tide Down”. Le groupe est un quatuor emmené par Maja Schonning , une chanteuse au look gotho-punk et au chant tout ce qu’il y a de potable. “Forever Still” pratique une musique située entre hard rock, metal alternatif et neo metal. Pas ma tasse de thé, surtout que les titres s’enchaînent avec une certaine redondance. Et cela malgré le jeu bien gras de guitare. La chanteuse profite d’une interlude pour faire un petit hommage à la France en dressant un drapeau français qu’un des fans du groupe leur avait offert. Le geste est à saluer, on sentait que le groupe tentait de faire tout son possible pour accrocher un public qui ne lui semblait pas acquis. C’est ainsi que “Forever Still” s’éclipse aussi promptement qu’il était apparu. La prestation bien qu’assez correcte ne répondait pas tout à fait aux attentes de la foule.

. CHILDREN OF BODOM

L’ambiance change direct du tout au tout, dès que l’on pressent l’entrée du groupe phare de la soirée. D’immenses spots sont installés en arrière plan, qui ne serviront pas à grand chose par la suite. De même que des bidons du décor, qui faute de place sur scène sans doute demeureront dans la fosse à photographes, invisibles de la foule. A croire que la scène n’avait pas été préalablement étudiée. Néanmoins, le staff s’occupe très vite d’installer les amplis et étiquettes fluorescentes de repères pour que tout se déroule au mieux pour les artistes. Une immense toile de fond représentant le faucheur sur “Something Wild” (premier album du groupe) marquant bien la tournée des 20 ans de “Children Of Bodom” fut abattu et accueilli par des cris sauvages et emportés du public. C’était encore plus la liesse à l’arrivée du groupe sur scène, qui débuta par le premier morceau de ce premier album, “Deadnight Warrior”. J’avais déjà ultérieurement eu la chance d’assister en barrière à un concert de “Children Of Bodom”, au Motocultor. L’agitation était similaire. De même que la prestation. Alexi Laiho m’était apparu en Bretagne horriblement maigre et fragile. Ce soir, à la Nef, il paraissait en meilleure santé, un peu plus investi, même si le contact avec le public se tient toujours aux éternels “fucking” et “fuck” de son langage quelque peu minimaliste. Heureusement Henkka, à la basse, a servi de porte-parole dans un français pas trop mauvais, qui plus est. Le groupe finlandais aura joué beaucoup d’anciens morceaux, surtout du premier ouvrage. Il est à noter que le groupe ne semblait annoncer curieusement que ceux issus de “Hatebreeder”, le second de la discographie. Dans l’ensemble un très bon concert, très juste techniquement, sans trop de fanfare, de décorum et de fioritures.

Set-List:
1. Deadnight Warrior / 2. In the Shadows / 3. Needled 24/7 / 4. Black Widow / 5. Hate Crew Deathroll / 6. Warheart / 7. Angels Don’t Kill / 8. Red Light in My Eyes, Part 2 / 9. Hate Me! / 10. Downfall / 11. Everytime I Die / 12. Lake Bodom /13. Bed of Razors / 14. Children of Decadence / 15. The Nail / 16. Towards Dead End

 

 

You are currently not logged into an account. Login »