octobre 7th, 2005

Epica – La Laiterie

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octobre 3rd, 2005

Crank County Daredevils : Kings of Sleaze

Crank County Daredevils : Kings of SleazeDrôle d’expérience. Lorsqu’il s’agit de chroniquer un CD, il faut souvent plusieurs écoutes avant de pouvoir donner son avis. Alors que j’écoutais pour une énième fois les Crank County Daredevils et leur nouvel opus « King of Sleaze », j’étais sur l’autoroute. Bizarrement, une fois le CD dans le lecteur, je dépasse soudainement les limites autorisées. J’ai d’abord mis ça sur le compte de mes semelles compensées, mais je me suis vite rendu compte que ce n’était pas le cas. C’était bien la musique (excuse peu valable pour les gendarmes j’imagine) ! Vous allez me dire : « quel rapport avec le CD ? » Ben tout simplement que la musique de Crank County Daredevils fout la pêche, donne envie de rouler vite, de s’éclater et de boire de la bière. Elle nous replonge quelques années en arrière, avec un petit goût de nostalgie, se disant que nous n’avons pas connu les Guns ou autres Motley Crüe dans les années 1980. Nous nous imaginons sans peine dans un vieux bar enfumé regardant le groupe craché ses tripes ! Nous restons sur le cul quand nous apprenons que le disque à été enregistré en deux jours. Nous nous étonnons du son. Alors que la mode est à la surproduction, le groupe à un son limite dégueulasse, saturé, mais qui fait tout son charme ! Nous noterons simplement que les titres peuvent semblaient lassant après plusieurs écoutes, car, ici, pas de place à la demi-mesure, c’est à fond tout le temps. Mais, ce petit manque de variétés dans les compos qu’accentuer le côté furieux de l’album.

Alors, si vous avez prévu de finir votre pack plus vite que prévu, passez vous un petit « King of Sleaze » histoire d’aider à digérer. Quand à moi, je vais faire gaffe aux radars. Bonne route.

octobre 3rd, 2005

Crank County Daredevils : Kings of Sleaze

Crank County Daredevils : Kings of SleazeDrôle d’expérience. Lorsqu’il s’agit de chroniquer un CD, il faut souvent plusieurs écoutes avant de pouvoir donner son avis. Alors que j’écoutais pour une énième fois les Crank County Daredevils et leur nouvel opus « King of Sleaze », j’étais sur l’autoroute. Bizarrement, une fois le CD dans le lecteur, je dépasse soudainement les limites autorisées. J’ai d’abord mis ça sur le compte de mes semelles compensées, mais je me suis vite rendu compte que ce n’était pas le cas. C’était bien la musique (excuse peu valable pour les gendarmes j’imagine) ! Vous allez me dire : « quel rapport avec le CD ? » Ben tout simplement que la musique de Crank County Daredevils fout la pêche, donne envie de rouler vite, de s’éclater et de boire de la bière. Elle nous replonge quelques années en arrière, avec un petit goût de nostalgie, se disant que nous n’avons pas connu les Guns ou autres Motley Crüe dans les années 1980. Nous nous imaginons sans peine dans un vieux bar enfumé regardant le groupe craché ses tripes ! Nous restons sur le cul quand nous apprenons que le disque à été enregistré en deux jours. Nous nous étonnons du son. Alors que la mode est à la surproduction, le groupe à un son limite dégueulasse, saturé, mais qui fait tout son charme ! Nous noterons simplement que les titres peuvent semblaient lassant après plusieurs écoutes, car, ici, pas de place à la demi-mesure, c’est à fond tout le temps. Mais, ce petit manque de variétés dans les compos qu’accentuer le côté furieux de l’album.

Alors, si vous avez prévu de finir votre pack plus vite que prévu, passez vous un petit « King of Sleaze » histoire d’aider à digérer. Quand à moi, je vais faire gaffe aux radars. Bonne route.

octobre 1st, 2005

X-Vision -Noumatrouff Mulhouse

X-Vision -Noumatrouff Mulhouse   X-Vision -Noumatrouff Mulhouse   X-Vision -Noumatrouff Mulhouse   X-Vision -Noumatrouff Mulhouse   X-Vision -Noumatrouff Mulhouse  

octobre 1st, 2005

Gojira – Noumatrouff Mulhouse

Gojira - Noumatrouff Mulhouse   Gojira - Noumatrouff Mulhouse   Gojira - Noumatrouff Mulhouse   Gojira - Noumatrouff Mulhouse   Gojira - Noumatrouff Mulhouse  

octobre 1st, 2005

Interview : X-Vision

interview X-Vision« Si tu veux, c’est moi qui lui pose les questions », voilà ce que nous propose Pierre, chanteur d’X-Vision. Ni une ni deux, il se retrouve en entretien avec Chris, guitariste du groupe. Il en profitera également pour répondre à certaines questions, enfin celles qui l’arrangent

Est-ce que vous pouvez nous parler de votre récente collaboration avec « Manu le Malin » ?
Pierre : En fait, il a réutilisé un de nos titres sur lequel il avait chanté. Il a sorti le troisième et dernier volet de sa trilogie « Biomechanik », la trilogie qui l’a fait connaître. Il a aussi enregistré un DVD en suisse, avec une heure trente de mix, et en plein milieu, il y a intégré un de nos morceaux. C’est cool, car humainement tout se passe bien avec lui et en plus, ça peut faire découvrir notre musique à un autre public.

Vous entamez vos dernières dates avant de rentrer en studio ! Impatients ?
Chris : Impatients nous le sommes ! Mais nous n’allons pas rentrer en studio directement après ces dates. Nous allons finir ces quelques dates avant de nous attaquer à la composition du deuxième album. Nous avons déjà quelques titres qui sont bien avancés. Nous allons même en jouer un nouveau ce soir ! Le studio, ce ne sera que pour le milieu de l’année prochaine. Avant, nous allons nous enfermer pour n’avoir justement que la tête à ça.

« Time of a new slavery » date de Mai 2004. Vous ne pensez pas que deux ans et demi ce sera trop long entre deux albums ?
C’est vrai que ça peut paraître long, mais nous avons une méthode de composition qui n’est pas super rapide. Nous faisons pas mal de compromis entre nous pour faire en sorte que les morceaux plaisent vraiment à tout le monde. Nous ne faisons pas plein de morceaux pour faire le tri par la suite. Et puis, nous avons un boulot à côté.

Allez-vous de nouveau bosser avec Stephane Buriez pour le prochain album ?
Nous en savons encore rien, nous n’avons pas vraiment la tête à ça pour l’instant !

Pierre : Je ne pense pas trop que nous retournerons chez lui.

Chris : Nous avons pas mal de choses auxquelles penser avant, donc nous ne savons pas trop où aller. Quoique j’aimerai bien Terry Date (rires) ! Mais nous verrons le moment venu.

A quoi devons nous nous attendre ? Quelle sera l’évolution du groupe ?
Ce sera plus personnel, plus nuancé !

Pierre : Les parties calmes seront vraiment plus calmes, comme pour les passages bourrins, qui le seront vraiment beaucoup plus.

Vous avez pas mal tourné depuis la sortie de l’album. Quels sont vos meilleurs et pires souvenirs ?
Pierre : Le meilleur reste les Eurockéennes. Jamais nous n’avions eu de truc aussi gros ! Tout était vraiment nickel, nous avons été bien accueillis. En plus le public était chaud comme la braise. Une super scène.

Chris : Nous avons joué le même jour que Slipknot et Korn ! Donc, au niveau du public, ça a collé parfaitement !

Et le pire ?
Pierre : Il n’y a pas vraiment de pire souvenir, mais en y réfléchissant bien, c’était surtout d’un point de vue technique. Nous avons fait quelques dates avec Anthrax et sur la date de Lyon, nous avions pris pas mal de retard. Nous nous sommes retrouvés avec sept minutes pour installer le matériel et faire la balance. Nous avons dû monter par le devant de la scène car il n’y avait plus de place sur le côté de scène. C’était bien Rock’n'Roll

Si il y a une chose que vous voudriez garder sur le prochain album ?
Chris : Les mêmes zicos (rires) ; notre personnalité avant tout, affinée, voire poussée à l’extrême ; le nom de l’album peut-être (rires) !

Si il y une chose que vous voulez vraiment éviter de reproduire ?
Pierre : Oh ! ! Y’a plein de choses ! Nous avons eu l’occasion de bosser avec des gens qui nous ont beaucoup aidés au niveau musical, de la mise en place, pour jouer mieux. Nous avons plus de mal à écouter l’album. On se dit que ceci ou çelà pourrait être mieux, mieux jouer.

Vous pourriez garder le même album, mais mieux le jouer?
Chris : Nous pourrions faire ça ! ! Ca éviterait de nous emmerder. Faire le même album, mais en plus carré

Arno : Ouais, mais nous nous emmerderions sur scène !

Vous avez des critiques dures par rapport à vos performances lives ; tirage de langue, sauts programmés, chorégraphies etc? Est-ce que c’est quelque chose qui vous touche ?
Pierre : C’était vraiment trop facile, c’était du « rentre dedans ». Les critiques dures était surtout dans les gros mag spécialisés, genre Hard Rock, Rock Hard etc?La première fois qu’ils nous voyaient en concert c’était avant Anthrax, qui est vachement Old School alors que nous, nous sommes plus actuels. Et je vois bien l’esprit de Rock Hard. Ils aiment bien quand tu pues la bière et la transpiration?Ca a coincé au départ et s’est envenimé par la suite. Mais nous n’avons pas ce genre de critique sur les webzine. De même pour les chroniques de CD. Tu as l’impression que les gars des webzine ont vraiment écoutés l’album. Dans certains mag, ils te sortent des trucs que tu as vraiment du mal à comprendre. Ce qui nous affecte, ce n’est pas la critique, mais la manière dont elle a était apportée, car souvent elle est faussée. Tu vois, Arno, il a une certaine tenue sur scène et pour un groupe comme le nôtre, ça peut choquer. Mais quand tu prends un groupe comme Anorexia qui sont déguisés au tacquet, avec des trucs en plastique etc? c’est normal. Ils jugent sans connaître !

Chris : C’est comme pour l’histoire des chorégraphies. Jamais nous n’avons pris un papier et dit : « Tiens, nous allons sauter à ce moment de la chanson? » Si c’est perçu comme ça, c’est vraiment dommage.

Pierre : Il y a des tonnes de groupes qui sont mille fois plus calculés que nous, qui secouent la tête en même temps et à qui personne ne dit rien. Pourquoi ? Parce qu’ils sont Américains. Et tout de suite, ça le fait mieux. Comme les critiques sur le dernier Gojira : « C’est génial : on dirait un groupe américain? » C’est n’importe quoi ! Quand tu lis ça dans Rock sound par exemple? Mais Gojira, ce n’est pas un groupe ?ricain. C’est un groupe Français qui déchire et voilà !

Et pourquoi la langue ?
Je ne sais pas !

Chris : En fait, c’est parce qu’il ne peut pas sortir sa bite?(rires)

Pierre : En fait pour moi, la scène c’est un peu un état de transe et de folie. Et c’est vraiment ce que j’ai de plus profond qui ressort. C’est peut être l’aspect « folie psychopate » que j’ai au fond de moi. C’est expressif !

Vous avez principalement tourné en France. Est-ce qu’avec le prochain album, vous visez une carrière plus internationale ?
Pierre ; c’est vrai que ce serait bien.

Chris : Il faudrait aussi que le disque suive, qu’il soit disponible ailleurs. Là il est sorti en Suisse, au Canada et nous sommes en discussion avec le Japon. Il y a déjà pas mal du trucs à faire en France, mais si nous avons l’occasion de prendre l’avion ensemble, foutre le bordel?

X-vision a été catalogué « Neo Metal », genre qui s’essouffle. Que penser de ce mouvement, voire phénomène de mode.
Pierre : (hésitant)? Neo metal ça veut dire nouveau?Mais tout le monde peut l’interpréter de manière différente. Le mec qui est dans l’extrême va dire Pleymo = Neo. Par contre, celui qui écoute de la fiotte, va dire que Pantera ou Slipknot c’est du néo. Enfin Slipknot, c’est néo? C’est dit de manière péjorative par plein de gens, c’est pour ça que nous nous considérons plus comme Metal. Nous avons des influences qui sont diverses. Chacun l’interprète comme il veut ! Le mouvement s’essouffle à mort ! Je n’arrive plus à écouter un groupe en France, à part Gojira, mais c’est personnel. Mais il y a aussi Klone et Klan qui ont un truc en plus. Mais tous les styles s’essoufflent. Quand je reçois des démo pour le « Metal Therapy », c’est toujours la même chose. Mais en même temps, il y a de plus en plus de choses, plus de magazines qui en parlent, ça permet donc d’en parler et qu’il y aient de bons trucs qui sortent

Quels sont les groupes qui vous marqué ces derniers temps ?
Gojira, Messugah, Dilliger escape Plan, Klone, Klan ! Tragedie, ça m’a bien marqué, car ils portent bien leur nom?

En savoir plus sur X-Vision

octobre 1st, 2005

Interview : Gojira

interview GojiraLes gars de Gojira sont aussi sympa que talentueux, le dernier opus « From Mars to Sirius » est une véritable tuerie ! Autant de raisons qui nous font déplacées jusqu’au Noumatrouff de Mulhouse pour un entretien hors du commun, avec des gens hors du commun?

Vous avez annulé quelques dates au mois d’Août ! Donc avant de commencer, comment allez-vous ?
Mario : Nous n’avons annulé qu’une seule date (rires). Mais, nous allons bien.

Jean-Michel : J’étais la personne concernée. J’ai eu un petit passage à vide, remise en question, baisse de forme?Impossible d’assurer le concert. Quand tu perds huit kilos en deux semaines, c’est qu’il se passe quelque chose. Pas plus de commentaires. En tout cas, je me suis bien remis. Je n’ai pas repris mon poids de forme mais ça va. Le moral est là !

Votre nouvel album est disponible depuis quelques jours ! Vous avez trois mots pour le décrire ! Enfin quatre comme vous êtes tous là !
Joe : Intense

Jean-Michel : émotionnel

Mario : Efficace

Christian : Délicieux

On dit que « The Link » a été un succès, est ce que vous avez eu une pression supplémentaire pour enregistrer « From Mars to Sirius » ?
Mario : Nous n’avons eu aucune pression. Nous nous sommes complètement lâchés sur ce Cd et nous ne nous sommes pas posé une seule fois la question si ça allait marcher ou pas. Avec le recul, je pense que notre force c’est de ne pas nous soucier de ça. Ca peut faire cliché. Nous avons juste essayé de voir ce qui allait sortir de nous, avec les outils que nous exploitons dans Gojira : guitare saturée, double pédales. Nous avons essayé de faire une ?uvre et je le trouve différent des autres albums, il a vraiment notre touche. (?) Nous avons pris des risques, il y a des chants clairs, des passages très bourrins, des mélodies. Et nous avons déjà en tête des idées pour le quatrième album.. Nous ne nous posons pas trente six milles questions. On avance, on crée?

Joe : C’est paradoxal cette notion de pression dont tu parles. (?) Moi, au contraire, ça me motive ! Imagions que ça ait été l’inverse. Je trouve que la nous aurions eu de la pression. On se dirait « Merde, nous nous sommes engagés dans une voie, nous avons tout lâché pour faire de la musique et ça ne marche pas? ». Là, tout va dans la direction que nous nous sommes fixée. Nous y sommes à fond et avons beaucoup d’imagination. Pourquoi ne pas être connus dans le monde entier. Ca peut arriver à n’importe qui du moment où il le veut. Donc, je ne vois ça que comme un encouragement.

J’ai lu dans une interview que l’enregistrement du DVD a été un moyen de tourner une page.
Mario : Ce n’est pas « pour tourner une page », mais symboliquement, c’est ce qu’il s’est passé. Nous avons eu la chance d’enregistrer un DVD et d’immortaliser un moment bien précis. Nous avions une set liste bien précise (?) nous nous la sommes cognée près de quarante fois. Ca fait du bien de savoir que cette période a été immortalisée et de passer à autre chose. C’est agréable comme sensation.

Avec le recul, comment jugez-vous le fait d’avoir contrôlé la distribution de votre DVD ? Est-ce que vous pensez que ça a créer un petit buzz autour du groupe ?
Mario : Je ne vais pas répondre à ça? y’a pas grand chose à dire sur le sujet.

Jean-Michel : Ce n’était pas le fait de bosser avec un tel ou un tel, c’était le fait de continuer dans notre élan, de bosser avec des gens qui croyaient en nous et pas forcément bosser avec les plus gros et les plus forts, qui ne croient pas en toi et qui te vendent comme un savon. C’est plus une expérience. Bosser avec un indépendant et qui en plus peut proposer un produit à un prix très accessible, car le marché aujourd’hui, ce n’est pas la peine, quand tu vois les marges que se font les magasins.

Mario : Il faut dire aussi que c’est notre manager Richard qui est à la base du projet et qui a tout monté de A à Z et nous avons suivi.

Joe : Nous nous sommes servis de notre structure, Gabriel édition, qui nous permet également d’être propriétaire de notre musique et il n’y avait aucune raison pour que nous ne le fassions pas nous même. C’était comme une paranthèse. Nous savions pertinemment qu’avec l’album suivant nous serions à la Fnac. Nous avons besoin d ?en vendre un certain nombre pour pouvoir exister. Nous n’allons pas nous saborder tout seuls. Le fait d’être en écoute à la Fnac ne signifie pas que nous retournons notre veste ! Nous continuons simplement dans la voie où nous sommes engagés.

Joe :Quand tu restes intègre, plus tu es diffusé, mieux c’est ! Nous mettons un point d’honneur à l’intégrité. Nous gérons tout nous-mêmes, nous faisons des trucs farfelus, nous gérons les pochettes, la musique?Et si le gars va à la Fnac, achète le disque et que ça peut le faire avancer, tant mieux.

Jean-Michel : Il y a autre chose également. Il faut aussi tenir compte de la réalité financière ! Nous avons tout lâché pour ça ; et avec ce réseau de distribution, ça nous permet de vendre un peu plus, même si pour l’instant, nous ne touchons rien. Si nous disons que nous arrêtons la grande distribution, à ce moment, nous cherchons un boulot et nous arrêtons Gojira?

Jean-Michel : Il faut savoir que nous sommes en co-production avec le label des Têtes Raides, qui est un label indépendant et qui est distribué par Warner. Nous restons dans l’indépendance, et la distribution c’est autre chose?

Vous êtes signés chez « mon slip », qui est le label des têtes raides. Comment vous avez fait pour vous retrouver sur ce label ?
Joe : Rien du tout?

Jean-Michel : C’est eux qui sont venus nous voir. Nous avons eu un coup de fil au bureau d’un des membres du groupe, nous disant qu’il organisait un festival « un KO social », qui réunit plein d’artistes de la chanson française, les groupes jouent trois morceaux chacun, et entre chaque concert, il y a des intervenants.(?) Nous avons joué devant huit à dix milles personnes dans le Zenith juste après Benabar ! Ca c’est bien passé et voilà?

Pour Listnable, c’est un choix , ou ils sont venus vous voir ?
Mario : Ca fait un petit moment qu’ils nous travaillaient au corps et ils nous ont appelés pendant que nous étions entrain de préparer l’album. Nous avions eu d’autres propositions, dont une de Roadrunner. Mais Listnable était le plus motivé.

Pour parler du nouvel album, est-ce que vous pouvez nous expliquer le sens du titre et nous parler un peu de la pochette ?
Joe : « From Mars to Sirius », c’est un voyage de Mars vers Sirius. C’est un voyage imaginaire, tourné de façon poétique. J’avais envie d’axer les paroles sur quelque chose de spatial, une ambiance intergalactique. Dans certaines cultures, Mars symbolise la guerre et Sirius la paix. Je schématise ! C’est un voyage d’un état de guerre, même si en France nous sommes préservés, mais ça peut être une guerre en nous, dans notre chair, dans notre mental, une guerre avec nous-même, vers un état plus serein, où nous pourrions nous parler tranquillement? qu’il n’y ait plus de guerre ou d’enfant broyés sur des mines ! C’est un peu ce que l’humanité à a faire maintenant. Ca suffit les conneries, faut essayer d’évoluer. Le mot évoluer revient souvent dans les textes !

Et pourquoi la baleines ?
Selon des scientifiques, les baleines sont des êtres très évolués, avec une matière grise ultra développée . Par contre, nous ne savons pas à quoi elles utilisent leur intelligence ! Nous en tant qu’êtres humains nous essayons de trouver des stratagèmes pour mieux s’en sortir dans la vie, construire des maisons, se dominer les uns les autres etc? Et les baleines, qui ont une matière grise énorme, ne font rien de ce que nous faisons. Qu’est ce qu’elles ont comme activités ? Et certaines théories avancent que l’activité cérébrale des baleines est d’aller vers plus d’harmonie dans leur société de baleine ! Elles ont des comportements qui dépassent les humains. Elles ont beaucoup à nous apprendre. Et c’est un moyen de leur rendre hommage ! Elles se font pas mal massacrer et en plus il y a des lois qui permettent de les massacrer plus?

Et pourquoi elle vole ?
C’est pour montrer à quel point elles sont différentes de nous, qu’elles sont un peu extra-terrestre ! Mais après, très concrètement, rien ne nous dit que des baleines volantes n’existent pas ! Personne n’a prouvé qu’elles ne volaient pas. Donc il se peut très bien qu’autour de l’étoile Sirius, il y ait une planète recouverte d’eau avec des baleines. Des vraies baleines extra ? terrestres ! C’est quelque chose qui est plausible. Mais je n’ai pas dis que ça existe ! Et voilà un truc qui m’intéresse. Tout ce qui est plausible ouvre l’esprit ! Nous avons tendance à penser que tout ce que nous ne voyons pas avec nos yeux n’existe pas. Pourtant, la musique, nous ne pouvons pas la voir ! ! !

La nature est un sujet qui revient souvent dans vos textes ! Ecologiquement parlant, vous vivez comment au quotidien ?
Joe : C’est intéressant, de voir que le mot écologie fait penser à ne pas jeter un papier par terre, moins polluer? Mais il y a aussi l’écologie des rapports ! Nous nous considérons comme des écologistes, mais au sens large. Par exemple si vous rigolez (Ndb : Précisions, la théorie des baleines à provoqué un fou rire qui nous a fait perdre le fil de l’interview?) mais que vous vous retenez, c’est dommage. Ce sera beaucoup plus sain de rigoler à plein poumons. Si j’ai la haine envers quelqu’un et que je ne le lui dis pas, cette haine va grandir à l’intérieur de moi et va me polluer intérieurement. Et c’est comme ça que nous vivons au quotidien. Si un des nous est blessé par ce qui a été dit, il va le dire. Nous somme un groupe qui prône l’écologie, mais dans un sens beaucoup plus large que le fait de jeter un papier par terre.

Pour parler musique, est-ce que vous pouvez nous parler du titre « unicorne » qui m’a surpris ! Je ne m’attendais pas à un tel instrumental !
Mario : Il ressemble beaucoup à un morceau de notre album précédent : torii ! (pendant que Mario répond, Joe prend sa guitare et nous joue les harmoniques des deux morceaux) Nous aimons bien le calme après la tempête. Et ça re-dynamise un peu le truc ! Nous aimons bien jouer sur les contrastes. Les trois premiers morceaux sont très bourrins et durent près de six minutes. Quand «unicorne » arrive, ça pose !

Jean-Michel : Nous l’avons écrit en période de compos. Et comme pour tout le monde, il y a des jours où tu es énervé, d’autres où tu es plus cool et là, c’est venu naturellement. Il a été normal de le mettre, car il fait partie de la prise de vie de l’album. C’est une période.

Mario : Il faut aussi préciser que nous nous sommes vus tout les jours pour composer. Au début nous ne répétions que le week-end et nous ne faisions que du gros Death. Là nous nous sommes pris six mois pour ne faire que ça et il y a des matins où je n’avais pas envie de faire un truc bourrin. Je n’avais pas l’humeur pour et j’avais envie de faire de la mélodie. Nous sommes conscients que des gens seront choqués , mais en même temps, nous aimons bien créer la surprise. Ce n’est pas un but en soi, mais nous aimons bien.

Joe : Nous n’avons pas non plus envie de répondre à l’extrémisme. J’avais envie de faire de la mélodie, mais on se dit toujours « ouais mais quand même, nous faisons du death, on a pas le droit ! ». Nous avons besoin d’exprimer ce naturel ! Et comme Gojira c’est notre vie et nous avons besoin de rester intègres !

Avant l’inter, Withacs (NdBrice : Anne et Withacs sont deux amies journalistes qui était présentes pendant l’interview?) disait que Gojira ne ressemblait à personne d’autre. Mais lors de ma première écoute, j’ai trouvé que certains passages ressemblaient à du Devin Townsend ! Je me trompe ou c’est un artiste que vous appréciez ?
Joe : Tu te trompes (rires)

Mario : C’est marrant, car j’ai un gars qui me l’a dit tout à l’heure. Nous avons entendu un jour un morceau de « City » (ils se mettent à chanter) et à un moment, il gueule, mais de façon mélodique. Et je sais que ce passage t’a marqué.

Joe : Oui, mais je pense que j’y serai arrivé naturellement, sans l’avoir entendu. C’est une influence, mais pas un plagiat. De toute façon, à partir du moment où tu as deux guitares, une basse et un batterie, c’est les Beattles ! Donc tout à déjà été fait !

Dernière question, le rock, c’est Sexe ? Drugs ? Rock’n'Roll ! J’ai cru comprendre que vous vivez à l’opposé de cette image.
Mario : Je suis quelqu’un de sensible. Et je vois pas pourquoi je ne pourrai pas avoir une vie normale et m’exprimer comme je le fait. Je comprends que tu puisses basculer ; c’est le monde de la nuit, tu commences à boire, à te détendre et ça devient régulier? Il y a le trac, la scène, le stress qui est dur à gérer. Tu a peur de ne pas être en forme, tu essaies de trouver une alternative donc tu te drogues. Nous sommes des gens normaux !

Joe : Oui, mais il y a une nuance. Les gens qui se droguent ou boivent, c’est qu’ils ne veulent pas faire face à quelque chose. Et ce truc, nous l’avons aussi, mais nous y faisons face. De tout façon, celui qui fait du metal, c’est qu’il a une faille, une blessure. Tu vas sur scène, tu gueules et tu vas tout péter, c’est qu’il y a quelque chose, une rage à exprimer. Quand tu ne veux pas y faire face, tu te drogues, tu bois, c’est hyper pratique. Nous faisons face à nos angoisses, ce qui nous rend donc plus sensibles que la moyenne.

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