juin 30th, 2011

Lez Arts Sceniques ; l’interview !!

L’inte est disponible sur Spirit-of-Metal en cliquant sur le lien ci- dessous :

Merci à Laurent pour le temps accordé !

mars 1st, 2006

Interview : Soulfly

interview SoulflyVous avez beau être rôdé à l’exercice de l’interview, il y a certaines personnes qui ne vous laissent pas indifférent. Vous vous demandez même ce qui vous a pris de vous lancer dans une telle aventure. C’est grosso merdo ce qui m’arrive avant de monter dans le tour bus de Soulfy pour y rencontrer Max. J’ai les mains moites, je bafouille, j’oublie de poser certaines questions? Bref un vrai gosse devant le Père Noël ! Heureusement que notre barbu se montrera des plus sympathique et accueillant. Et en guise de cadeau il portera notre t-shirt sur scène?

Spirit of Metal : Est-ce que tu peux me dire ce qu’est, pour toi, une bonne interview ?
Max Cavalera : C’est un truc qui se passe de fans à fans. Quand ça se passe dans l’amour de la musique ; pas de politique ou des trucs de merde dans ce genre. Quand l’interview est faite avec passion.

Après une telle carrière, est-ce que tu penses qu’il t’est encore nécessaire de donner des interview ?
Je pense que oui ! Faire des interview permet d’expliquer beaucoup de choses. C’est un bon moyen de parler à ses fans autrement que par la musique. Avec la musique, tu as les paroles, mais pendant les interview, tu peux voir un autre aspect de la personne. Avec certains, c’est plus personnel, avec d’autres plus sérieux, ou au contraire, plus fun. Je pense que c’est important ; les gens peuvent comprendre plus de choses qu’ en écoutant simplement la musique. Nailbomb est un bon exemple. A première vue, les gens pensent que c’est un groupe terroriste alors que ce n’est rien d’autre qu’un groupe de musique. Les interview sont bien dans ce genre de cas.

Qu’elle est la chose que tu détestes le plus lors d’une interview ?
C’est lorsque que les gens font tout pour te mettre en colère ; qu’ils veulent donner dans le soap-opéra, le dramatique. Ce sont des conneries.

Tu es une personne importante dans le monde du Metal ! Est-ce que tu penses que, ce que tu dis ou ce que tu fais peux avoir une influence sur tes fans ?
La musique est mon moyen d’expression. Si je peux avoir un impact positif sur certaines personnes, c’est vraiment cool. Mais je ne fais pas ça pour ces raisons, je le fais car j’aime la musique et pour exprimer mes sentiments : la colère, la haine, le Brésil?

J’ai vu que sur ton album, tu remercies Dieu , et lu dans une inter que tu le remercies pour le don qu’il t’a donné ! Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
Je suis vraiment reconnaissant ! Je sais que je ne suis pas le meilleur chanteur au monde et que je ne suis pas le meilleur guitariste du monde. Mais maintenant, j’ai quand même réussi à survivre grâce à ma musique depuis près de vingt ans. Et je trouve ça très fort. Des gens chantent beaucoup mieux que moi, je le sais très bien, mais Dieu m’a donné quelque chose de spécial, une manière de chanter que les gens aiment. Et c’est une des raisons pour laquelle je n’ai jamais changé, je ne suis pas devenu plus commercial. J’aime la manière dont je chante, la façon de chanter à la « Max »? Toujours en criant !

Et si tu pouvais choisir un autre don que celui de la musique. Lequel voudrais-tu ?
Si je pouvais avoir une boule de cristal? histoire de tout savoir ! Mais je n’en voudrais pas actuellement ! Ca tuerait le fun, ce n’est pas bon de tout savoir.

Parlons un peux de « Dark Ages » ; comment est ce que tu le décrirais à quelqu’un qui ne l’a jamais écouté ?
Dark Ages est un extrait de notre époque actuelle, quelque chose de très apocalyptique ! Pour moi, c’est mon album le plus apocalyptique ! Mais il y a aussi pas mal de spiritualité. En fait, il est apocalyptique et spirituel à la fois. Pour moi, c’est la meilleure définition de l’album.

Est-ce que tu peux nous parler de la pochette qui est vraiment sombre et étrange ?
C’est une peinture de Micheal Wehlan, qui existe déjà depuis 12 ans. Je ne l’avais jamais rencontré jusqu’à l’année dernière à New-York. Je lui avais dit que je travaillait sur un nouveau projet qui s’appelait Dark Ages et lui ai demandé si il pouvait me faire quelque chose. Il a fait quelques trus pour moi, mais nous avons utilisé une de ses anciennes peintures. Il l’a peint après la guerre du golfe. C’est une « peinture de guerre ».

Lorsque nous écoutons le CD, nous n’avons aucun mal à te reconnaître ; que ce soit à travers ta manière de jouer ou de chanter. Est-ce que tu as trouvé la « Max touch » ?
Je pense que oui, je ne peux pas expliquer comment je le fait, mais je le fait. C’est quelque chose de mystique. C’est comme expliquer pourquoi tu écris de la main droite. C’est une question de feeling.

Est-ce que quand tu composes, tu procèdes de la même manière ; tu prends ta guitare et laisse agir le feeling ?
Ca dépend ! Certaines fois, je bosse sur des idées, ou après avoir vu un film ; après avoir écouté une chanson que j’ai bien aimée en me disant que je pourrais le faire à ma sauce. Et des fois je prend ma guitare et tout vient tout seul. Je ne sais pas d’où. Mais pour moi, ça ne vient pas par hasard. Ca vient d’une force supérieure. C’est ma croyance, ma spiritualité. Je sais qu’il y a un dieu derrière, qui existe et je m’en fout de ce que les gens pensent ou croient. Moi j’y crois. Et quand je peux faire ce son, je sais que ça vient de son influence, de son pouvoir.

Tu as enregistré ton album dans différentes villes du monde, comment les as-tu choisies ?
Je n’ai pas vraiment choisi en me disant : « je vais enregistrer içi et là? ». Ca c’est fait naturellement. J’ai un pote à Paris donc je suis allé là-bas, j’en ai un qui joue dans un groupe de Hardcore à Moscou, donc j’ai enregistré à Moscou. C’est un truc que j’ai fait avec des potes. Et quand tu tournes, tu te fais des potes partout. J’ai des amis en Australie au Brésil, en Afrique du Sud et ils adorent la musique. C’est la meilleur chose qui peux arriver avec la musique, te faire des amis à travers elle.

Si tu devais choisir un pays pour enregistrer, lequel est ce que tu choisirais ?
J’aimerais bien le faire en Afrique du Nord ; le Mali, le Niger? en Afrique en général, mais principalement l’Afrique du Nord.

Pour toi, quelle est la place de Soulfly dans le Metal ?
Nous sommes le Numéro 9? Celui qui marque des buts, un attaquant (rires). Nous sommes le Ronaldinio du Metal !

Justement, la coupe du monde sera dans quelques mois en Allemagne. Pourquoi ne pas avoir attendu le début de la compétition pour tourner en Europe.
Mais je serai en Europe cet été. Je vais participer à divers festivals, dont en allemagne. J’espère donc pouvoir voir un match. Mais si je ne les vois qu’à la télé ce sera bon aussi.

Pour finir, le nom du site est Spirit of Metal ; peux tu nous dire, pour toi, ce qu’est l’esprit du metal ?
(longue hésitation)? pour moi, c’est la vie ! Ce n’est pas uniquement de la musique, c’est un style de vie, une ligne de conduite. C’est un tout : la manière dont tu t’habilles, ce que tu dis, comment tu marches, comment tu agis. C’est dans ton c?ur.

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novembre 1st, 2005

Interview : Peterpan Speedrock

interview Peterpan SpeedrockEntretien à chaud avec Bartmann, bassiste de la formation, après un excellent concert au Tigre de Selestat. Et malgré les conditions difficile de l’entretien, notre homme se montrera des plus sympa… C’est peut-être ça être Rock’n'Roll !

Que penses-tu du concert de ce soir ?
C’était cool ! Le seul truc c’est que les gens ne bougeaient pas, mais ils ont aimé donc ce n’est pas vraiment important.

Ce n’est pas difficile pour vous de jouer dans des bars ?
Non pas vraiment. C’est vrai que c’est génial de jouer dans des festivals devant 15 ou 200000 personnes. Mais l’atmosphère qui se dégage des clubs est spéciale et tu ne peux pas la retrouver sur les grandes scènes. Personnellement, j’aime bien quand le public se trouve à quelques centimètres de toi.

Vous jouez aussi bien dans des clubs que sur de grandes scènes !
Oui tout a fait. C’est surtout en Hollande que nous avons les plus grosses audiences, comme le Dynamo festival par exemple. Mais nous continuons à jouer dans des clubs car c’est là que nous avons commencé et l’ambiance y est toujours géniale.

Votre album est disponible depuis quelques mois maintenant et vous tournez pour sa promo

Comment se passe votre tournée ?
Ca se passe vraiment très bien. Nous sommes sur les routes depuis deux semaines et demi et tout les concerts sont super. Il y beaucoup de monde qui vient nous voir, surtout en Allemagne où tout se passe très bien. Pour cette tournée c’est la première fois que nous allons en Italie, c’est un nouveau pays pour le groupe ; la bouffe est très bonne aussi et nous passons du bon temps.

Vous avez tourné avec Nashville Pussy, mais vous n’avez pas beaucoup joué en France. Sais-tu pourquoi ?
Parce que c’est vraiment dur de tourner en France et de trouver des concerts. Nous essayons. Nous pensons que la France est un chouette pays. Je ne sais pas, c’est vraiment difficile. Je ne sais pas si il y a une scène pour le genre de musique que nous jouons?Nous avons fait le Fury Fest l’année dernière et ça c’est très bien passé, les dates que nous avons faites étaient vraiment cool ; mais avoir plus de dates est vraiment très difficile. Nous ne savons pas pourquoi !

Peut-être que la France n’aime pas le rock’n'roll ?
Je ne pense pas que ce soit vrai. Ce dont je me souviens lorsque j’étais dans d’autres formations, c’est que beaucoup de monde en France aimait le Rock .

Parlons de Spread Egales, votre dernier album ! tu as trois mots pour le décrire
Plus rapide, plus lourd, plus sale?

Qu’elle est la chose dont tu sois le plus fier dans ce nouvel album ?
Nous avons progressé au niveau de la composition et certaines chansons sont les meilleures que nous ayons jamais écrites. Une autre chose, c’est que nous sommes allés en Suède pour enregistrer cet album. Nous avons bossé avec le producteur des Hellacopters ou les Backyard Babies et il a vraiment réussit à nous donner le son que nous voulions avoir. Par le passé, les gens nous disaient que sur scène, c’était génial, fort, bien rock ; mais que sur album nous n’étions pas assez proches de notre son live. Mais avec cet album, plus personne ne nous fait cette réflexion. C’est ça dont nous sommes le plus fiers !

Tu me parlais de Hellacopters, Backyard Babies ; ils viennent du nord de l’Europe. Mais en Scandinavie, il y a beaucoup de bons groupes dans différents styles de musique. Est-ce que tu penses que la Scandinavie est le nouveau pays du Metal ?
Spécialement depuis ces dix dernières années, il y a de super groupes en Scandinavie. Ce n’est pas vraiment le style qu’ils jouent qui est important. Quand ils le jouent, ils sont à fond dedans et sonnent vraiment bien ; mais je ne pourrais pas dire pourquoi? Presque tout les bons groupes viennent de là, c’est dingue !

Tu penses qu’il y a une atmosphère spéciale là-bas ?
Sûrement quelque chose dans la flotte? (rires)

Avant Spreda Egles, vous avez déjà sorti cinq albums ! Mais à ton avis, qu’est ce qu’il manque à PeterPan Speedrock pour être plus reconnu à l’instar d’un Nashville Pussy ou d’un Backyard Babies ?
Je ne pense pas que cela vienne de ce que nous sommes, je pense que ça vient du nom du groupe. Quand tu vois une affiche de Nashville Pussy, tu trouves le nom cool et tu vas y jeter un ?il ; mais avec PeterPan Speedrock , tu te demandes ce que c’est. Les gens ne vont pas nous écouter directement. C’est seulement une fois qu’ils nous ont vus live qu’ils se rendent compte que c’est cool. C’est là le problème je pense.

Justement, lorsqu’on vous voit sur scène, on comprend que vous êtes un groupe live ; mais comment est-ce que tu décrirais un de vos concerts ?
Difficile comme question? En concert ; c’est fort, c’est lourd, c’est rapide, c’est sale. Tu peux être sûr qu’il y aura de l’action et de l’énergie. Et parfois, il manque même le plafond après le concert !

Et si tu devais choisir un artiste pour partir en tournée avec vous ?
Les Hellacopters? Je pense que c’est le groupe le plus sous-estimé de cette décennie et ils méritent d’être beaucoup plus connus. Ils sont connus ; mais mériteraient de l’être encore plus !

Et la tournée que vous avez faite avec Nashville pussy? ?
C’était cool ; nous avons fait trois concerts en France qui ce sont très bien passés et ensuite ils nous ont invités à tourner au Etats-Unis pour cinq semaines. C’était la meilleure tournée que nous ayons faite. C’est un groupe qui adore faire la fête, comme nous, donc nous nous sommes très bien entendus.

Sur leur dernier album, ils chantent « Nous sommes les derniers d’une espèce en voie d’extinction ». Est-ce que tu es d’accord avec eux ?
Je pense qu’il y a pas mal de groupes qui craignent actuellement, mais il y en a encore de très bons. Je ne serai pas aussi négatif , mais il est vrai que c’est un des gros groupes du moment.

Pour toi qu’est ce qu’un bon groupe de rock ?
C’est un groupe qui s’en fout où il joue mais qui se donne à fond et font perdre la tête aux gens. Et surtout qu’il soit capable de reproduire ce qu’il a fait sur disque en live. C’est très important.

Dernière question : comment convaincre les gens de venir vous voir en live ?
Si tu recherches une soirée où tu te donnes à 200 %, boire beaucoup de bières, du bon rock’n'roll ; viens nous voir !

En savoir plus sur Peterpan Speedrock

octobre 1st, 2005

Interview : Gojira

interview GojiraLes gars de Gojira sont aussi sympa que talentueux, le dernier opus « From Mars to Sirius » est une véritable tuerie ! Autant de raisons qui nous font déplacées jusqu’au Noumatrouff de Mulhouse pour un entretien hors du commun, avec des gens hors du commun?

Vous avez annulé quelques dates au mois d’Août ! Donc avant de commencer, comment allez-vous ?
Mario : Nous n’avons annulé qu’une seule date (rires). Mais, nous allons bien.

Jean-Michel : J’étais la personne concernée. J’ai eu un petit passage à vide, remise en question, baisse de forme?Impossible d’assurer le concert. Quand tu perds huit kilos en deux semaines, c’est qu’il se passe quelque chose. Pas plus de commentaires. En tout cas, je me suis bien remis. Je n’ai pas repris mon poids de forme mais ça va. Le moral est là !

Votre nouvel album est disponible depuis quelques jours ! Vous avez trois mots pour le décrire ! Enfin quatre comme vous êtes tous là !
Joe : Intense

Jean-Michel : émotionnel

Mario : Efficace

Christian : Délicieux

On dit que « The Link » a été un succès, est ce que vous avez eu une pression supplémentaire pour enregistrer « From Mars to Sirius » ?
Mario : Nous n’avons eu aucune pression. Nous nous sommes complètement lâchés sur ce Cd et nous ne nous sommes pas posé une seule fois la question si ça allait marcher ou pas. Avec le recul, je pense que notre force c’est de ne pas nous soucier de ça. Ca peut faire cliché. Nous avons juste essayé de voir ce qui allait sortir de nous, avec les outils que nous exploitons dans Gojira : guitare saturée, double pédales. Nous avons essayé de faire une ?uvre et je le trouve différent des autres albums, il a vraiment notre touche. (?) Nous avons pris des risques, il y a des chants clairs, des passages très bourrins, des mélodies. Et nous avons déjà en tête des idées pour le quatrième album.. Nous ne nous posons pas trente six milles questions. On avance, on crée?

Joe : C’est paradoxal cette notion de pression dont tu parles. (?) Moi, au contraire, ça me motive ! Imagions que ça ait été l’inverse. Je trouve que la nous aurions eu de la pression. On se dirait « Merde, nous nous sommes engagés dans une voie, nous avons tout lâché pour faire de la musique et ça ne marche pas? ». Là, tout va dans la direction que nous nous sommes fixée. Nous y sommes à fond et avons beaucoup d’imagination. Pourquoi ne pas être connus dans le monde entier. Ca peut arriver à n’importe qui du moment où il le veut. Donc, je ne vois ça que comme un encouragement.

J’ai lu dans une interview que l’enregistrement du DVD a été un moyen de tourner une page.
Mario : Ce n’est pas « pour tourner une page », mais symboliquement, c’est ce qu’il s’est passé. Nous avons eu la chance d’enregistrer un DVD et d’immortaliser un moment bien précis. Nous avions une set liste bien précise (?) nous nous la sommes cognée près de quarante fois. Ca fait du bien de savoir que cette période a été immortalisée et de passer à autre chose. C’est agréable comme sensation.

Avec le recul, comment jugez-vous le fait d’avoir contrôlé la distribution de votre DVD ? Est-ce que vous pensez que ça a créer un petit buzz autour du groupe ?
Mario : Je ne vais pas répondre à ça? y’a pas grand chose à dire sur le sujet.

Jean-Michel : Ce n’était pas le fait de bosser avec un tel ou un tel, c’était le fait de continuer dans notre élan, de bosser avec des gens qui croyaient en nous et pas forcément bosser avec les plus gros et les plus forts, qui ne croient pas en toi et qui te vendent comme un savon. C’est plus une expérience. Bosser avec un indépendant et qui en plus peut proposer un produit à un prix très accessible, car le marché aujourd’hui, ce n’est pas la peine, quand tu vois les marges que se font les magasins.

Mario : Il faut dire aussi que c’est notre manager Richard qui est à la base du projet et qui a tout monté de A à Z et nous avons suivi.

Joe : Nous nous sommes servis de notre structure, Gabriel édition, qui nous permet également d’être propriétaire de notre musique et il n’y avait aucune raison pour que nous ne le fassions pas nous même. C’était comme une paranthèse. Nous savions pertinemment qu’avec l’album suivant nous serions à la Fnac. Nous avons besoin d ?en vendre un certain nombre pour pouvoir exister. Nous n’allons pas nous saborder tout seuls. Le fait d’être en écoute à la Fnac ne signifie pas que nous retournons notre veste ! Nous continuons simplement dans la voie où nous sommes engagés.

Joe :Quand tu restes intègre, plus tu es diffusé, mieux c’est ! Nous mettons un point d’honneur à l’intégrité. Nous gérons tout nous-mêmes, nous faisons des trucs farfelus, nous gérons les pochettes, la musique?Et si le gars va à la Fnac, achète le disque et que ça peut le faire avancer, tant mieux.

Jean-Michel : Il y a autre chose également. Il faut aussi tenir compte de la réalité financière ! Nous avons tout lâché pour ça ; et avec ce réseau de distribution, ça nous permet de vendre un peu plus, même si pour l’instant, nous ne touchons rien. Si nous disons que nous arrêtons la grande distribution, à ce moment, nous cherchons un boulot et nous arrêtons Gojira?

Jean-Michel : Il faut savoir que nous sommes en co-production avec le label des Têtes Raides, qui est un label indépendant et qui est distribué par Warner. Nous restons dans l’indépendance, et la distribution c’est autre chose?

Vous êtes signés chez « mon slip », qui est le label des têtes raides. Comment vous avez fait pour vous retrouver sur ce label ?
Joe : Rien du tout?

Jean-Michel : C’est eux qui sont venus nous voir. Nous avons eu un coup de fil au bureau d’un des membres du groupe, nous disant qu’il organisait un festival « un KO social », qui réunit plein d’artistes de la chanson française, les groupes jouent trois morceaux chacun, et entre chaque concert, il y a des intervenants.(?) Nous avons joué devant huit à dix milles personnes dans le Zenith juste après Benabar ! Ca c’est bien passé et voilà?

Pour Listnable, c’est un choix , ou ils sont venus vous voir ?
Mario : Ca fait un petit moment qu’ils nous travaillaient au corps et ils nous ont appelés pendant que nous étions entrain de préparer l’album. Nous avions eu d’autres propositions, dont une de Roadrunner. Mais Listnable était le plus motivé.

Pour parler du nouvel album, est-ce que vous pouvez nous expliquer le sens du titre et nous parler un peu de la pochette ?
Joe : « From Mars to Sirius », c’est un voyage de Mars vers Sirius. C’est un voyage imaginaire, tourné de façon poétique. J’avais envie d’axer les paroles sur quelque chose de spatial, une ambiance intergalactique. Dans certaines cultures, Mars symbolise la guerre et Sirius la paix. Je schématise ! C’est un voyage d’un état de guerre, même si en France nous sommes préservés, mais ça peut être une guerre en nous, dans notre chair, dans notre mental, une guerre avec nous-même, vers un état plus serein, où nous pourrions nous parler tranquillement? qu’il n’y ait plus de guerre ou d’enfant broyés sur des mines ! C’est un peu ce que l’humanité à a faire maintenant. Ca suffit les conneries, faut essayer d’évoluer. Le mot évoluer revient souvent dans les textes !

Et pourquoi la baleines ?
Selon des scientifiques, les baleines sont des êtres très évolués, avec une matière grise ultra développée . Par contre, nous ne savons pas à quoi elles utilisent leur intelligence ! Nous en tant qu’êtres humains nous essayons de trouver des stratagèmes pour mieux s’en sortir dans la vie, construire des maisons, se dominer les uns les autres etc? Et les baleines, qui ont une matière grise énorme, ne font rien de ce que nous faisons. Qu’est ce qu’elles ont comme activités ? Et certaines théories avancent que l’activité cérébrale des baleines est d’aller vers plus d’harmonie dans leur société de baleine ! Elles ont des comportements qui dépassent les humains. Elles ont beaucoup à nous apprendre. Et c’est un moyen de leur rendre hommage ! Elles se font pas mal massacrer et en plus il y a des lois qui permettent de les massacrer plus?

Et pourquoi elle vole ?
C’est pour montrer à quel point elles sont différentes de nous, qu’elles sont un peu extra-terrestre ! Mais après, très concrètement, rien ne nous dit que des baleines volantes n’existent pas ! Personne n’a prouvé qu’elles ne volaient pas. Donc il se peut très bien qu’autour de l’étoile Sirius, il y ait une planète recouverte d’eau avec des baleines. Des vraies baleines extra ? terrestres ! C’est quelque chose qui est plausible. Mais je n’ai pas dis que ça existe ! Et voilà un truc qui m’intéresse. Tout ce qui est plausible ouvre l’esprit ! Nous avons tendance à penser que tout ce que nous ne voyons pas avec nos yeux n’existe pas. Pourtant, la musique, nous ne pouvons pas la voir ! ! !

La nature est un sujet qui revient souvent dans vos textes ! Ecologiquement parlant, vous vivez comment au quotidien ?
Joe : C’est intéressant, de voir que le mot écologie fait penser à ne pas jeter un papier par terre, moins polluer? Mais il y a aussi l’écologie des rapports ! Nous nous considérons comme des écologistes, mais au sens large. Par exemple si vous rigolez (Ndb : Précisions, la théorie des baleines à provoqué un fou rire qui nous a fait perdre le fil de l’interview?) mais que vous vous retenez, c’est dommage. Ce sera beaucoup plus sain de rigoler à plein poumons. Si j’ai la haine envers quelqu’un et que je ne le lui dis pas, cette haine va grandir à l’intérieur de moi et va me polluer intérieurement. Et c’est comme ça que nous vivons au quotidien. Si un des nous est blessé par ce qui a été dit, il va le dire. Nous somme un groupe qui prône l’écologie, mais dans un sens beaucoup plus large que le fait de jeter un papier par terre.

Pour parler musique, est-ce que vous pouvez nous parler du titre « unicorne » qui m’a surpris ! Je ne m’attendais pas à un tel instrumental !
Mario : Il ressemble beaucoup à un morceau de notre album précédent : torii ! (pendant que Mario répond, Joe prend sa guitare et nous joue les harmoniques des deux morceaux) Nous aimons bien le calme après la tempête. Et ça re-dynamise un peu le truc ! Nous aimons bien jouer sur les contrastes. Les trois premiers morceaux sont très bourrins et durent près de six minutes. Quand «unicorne » arrive, ça pose !

Jean-Michel : Nous l’avons écrit en période de compos. Et comme pour tout le monde, il y a des jours où tu es énervé, d’autres où tu es plus cool et là, c’est venu naturellement. Il a été normal de le mettre, car il fait partie de la prise de vie de l’album. C’est une période.

Mario : Il faut aussi préciser que nous nous sommes vus tout les jours pour composer. Au début nous ne répétions que le week-end et nous ne faisions que du gros Death. Là nous nous sommes pris six mois pour ne faire que ça et il y a des matins où je n’avais pas envie de faire un truc bourrin. Je n’avais pas l’humeur pour et j’avais envie de faire de la mélodie. Nous sommes conscients que des gens seront choqués , mais en même temps, nous aimons bien créer la surprise. Ce n’est pas un but en soi, mais nous aimons bien.

Joe : Nous n’avons pas non plus envie de répondre à l’extrémisme. J’avais envie de faire de la mélodie, mais on se dit toujours « ouais mais quand même, nous faisons du death, on a pas le droit ! ». Nous avons besoin d’exprimer ce naturel ! Et comme Gojira c’est notre vie et nous avons besoin de rester intègres !

Avant l’inter, Withacs (NdBrice : Anne et Withacs sont deux amies journalistes qui était présentes pendant l’interview?) disait que Gojira ne ressemblait à personne d’autre. Mais lors de ma première écoute, j’ai trouvé que certains passages ressemblaient à du Devin Townsend ! Je me trompe ou c’est un artiste que vous appréciez ?
Joe : Tu te trompes (rires)

Mario : C’est marrant, car j’ai un gars qui me l’a dit tout à l’heure. Nous avons entendu un jour un morceau de « City » (ils se mettent à chanter) et à un moment, il gueule, mais de façon mélodique. Et je sais que ce passage t’a marqué.

Joe : Oui, mais je pense que j’y serai arrivé naturellement, sans l’avoir entendu. C’est une influence, mais pas un plagiat. De toute façon, à partir du moment où tu as deux guitares, une basse et un batterie, c’est les Beattles ! Donc tout à déjà été fait !

Dernière question, le rock, c’est Sexe ? Drugs ? Rock’n'Roll ! J’ai cru comprendre que vous vivez à l’opposé de cette image.
Mario : Je suis quelqu’un de sensible. Et je vois pas pourquoi je ne pourrai pas avoir une vie normale et m’exprimer comme je le fait. Je comprends que tu puisses basculer ; c’est le monde de la nuit, tu commences à boire, à te détendre et ça devient régulier? Il y a le trac, la scène, le stress qui est dur à gérer. Tu a peur de ne pas être en forme, tu essaies de trouver une alternative donc tu te drogues. Nous sommes des gens normaux !

Joe : Oui, mais il y a une nuance. Les gens qui se droguent ou boivent, c’est qu’ils ne veulent pas faire face à quelque chose. Et ce truc, nous l’avons aussi, mais nous y faisons face. De tout façon, celui qui fait du metal, c’est qu’il a une faille, une blessure. Tu vas sur scène, tu gueules et tu vas tout péter, c’est qu’il y a quelque chose, une rage à exprimer. Quand tu ne veux pas y faire face, tu te drogues, tu bois, c’est hyper pratique. Nous faisons face à nos angoisses, ce qui nous rend donc plus sensibles que la moyenne.

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octobre 1st, 2005

Interview : X-Vision

interview X-Vision« Si tu veux, c’est moi qui lui pose les questions », voilà ce que nous propose Pierre, chanteur d’X-Vision. Ni une ni deux, il se retrouve en entretien avec Chris, guitariste du groupe. Il en profitera également pour répondre à certaines questions, enfin celles qui l’arrangent

Est-ce que vous pouvez nous parler de votre récente collaboration avec « Manu le Malin » ?
Pierre : En fait, il a réutilisé un de nos titres sur lequel il avait chanté. Il a sorti le troisième et dernier volet de sa trilogie « Biomechanik », la trilogie qui l’a fait connaître. Il a aussi enregistré un DVD en suisse, avec une heure trente de mix, et en plein milieu, il y a intégré un de nos morceaux. C’est cool, car humainement tout se passe bien avec lui et en plus, ça peut faire découvrir notre musique à un autre public.

Vous entamez vos dernières dates avant de rentrer en studio ! Impatients ?
Chris : Impatients nous le sommes ! Mais nous n’allons pas rentrer en studio directement après ces dates. Nous allons finir ces quelques dates avant de nous attaquer à la composition du deuxième album. Nous avons déjà quelques titres qui sont bien avancés. Nous allons même en jouer un nouveau ce soir ! Le studio, ce ne sera que pour le milieu de l’année prochaine. Avant, nous allons nous enfermer pour n’avoir justement que la tête à ça.

« Time of a new slavery » date de Mai 2004. Vous ne pensez pas que deux ans et demi ce sera trop long entre deux albums ?
C’est vrai que ça peut paraître long, mais nous avons une méthode de composition qui n’est pas super rapide. Nous faisons pas mal de compromis entre nous pour faire en sorte que les morceaux plaisent vraiment à tout le monde. Nous ne faisons pas plein de morceaux pour faire le tri par la suite. Et puis, nous avons un boulot à côté.

Allez-vous de nouveau bosser avec Stephane Buriez pour le prochain album ?
Nous en savons encore rien, nous n’avons pas vraiment la tête à ça pour l’instant !

Pierre : Je ne pense pas trop que nous retournerons chez lui.

Chris : Nous avons pas mal de choses auxquelles penser avant, donc nous ne savons pas trop où aller. Quoique j’aimerai bien Terry Date (rires) ! Mais nous verrons le moment venu.

A quoi devons nous nous attendre ? Quelle sera l’évolution du groupe ?
Ce sera plus personnel, plus nuancé !

Pierre : Les parties calmes seront vraiment plus calmes, comme pour les passages bourrins, qui le seront vraiment beaucoup plus.

Vous avez pas mal tourné depuis la sortie de l’album. Quels sont vos meilleurs et pires souvenirs ?
Pierre : Le meilleur reste les Eurockéennes. Jamais nous n’avions eu de truc aussi gros ! Tout était vraiment nickel, nous avons été bien accueillis. En plus le public était chaud comme la braise. Une super scène.

Chris : Nous avons joué le même jour que Slipknot et Korn ! Donc, au niveau du public, ça a collé parfaitement !

Et le pire ?
Pierre : Il n’y a pas vraiment de pire souvenir, mais en y réfléchissant bien, c’était surtout d’un point de vue technique. Nous avons fait quelques dates avec Anthrax et sur la date de Lyon, nous avions pris pas mal de retard. Nous nous sommes retrouvés avec sept minutes pour installer le matériel et faire la balance. Nous avons dû monter par le devant de la scène car il n’y avait plus de place sur le côté de scène. C’était bien Rock’n'Roll

Si il y a une chose que vous voudriez garder sur le prochain album ?
Chris : Les mêmes zicos (rires) ; notre personnalité avant tout, affinée, voire poussée à l’extrême ; le nom de l’album peut-être (rires) !

Si il y une chose que vous voulez vraiment éviter de reproduire ?
Pierre : Oh ! ! Y’a plein de choses ! Nous avons eu l’occasion de bosser avec des gens qui nous ont beaucoup aidés au niveau musical, de la mise en place, pour jouer mieux. Nous avons plus de mal à écouter l’album. On se dit que ceci ou çelà pourrait être mieux, mieux jouer.

Vous pourriez garder le même album, mais mieux le jouer?
Chris : Nous pourrions faire ça ! ! Ca éviterait de nous emmerder. Faire le même album, mais en plus carré

Arno : Ouais, mais nous nous emmerderions sur scène !

Vous avez des critiques dures par rapport à vos performances lives ; tirage de langue, sauts programmés, chorégraphies etc? Est-ce que c’est quelque chose qui vous touche ?
Pierre : C’était vraiment trop facile, c’était du « rentre dedans ». Les critiques dures était surtout dans les gros mag spécialisés, genre Hard Rock, Rock Hard etc?La première fois qu’ils nous voyaient en concert c’était avant Anthrax, qui est vachement Old School alors que nous, nous sommes plus actuels. Et je vois bien l’esprit de Rock Hard. Ils aiment bien quand tu pues la bière et la transpiration?Ca a coincé au départ et s’est envenimé par la suite. Mais nous n’avons pas ce genre de critique sur les webzine. De même pour les chroniques de CD. Tu as l’impression que les gars des webzine ont vraiment écoutés l’album. Dans certains mag, ils te sortent des trucs que tu as vraiment du mal à comprendre. Ce qui nous affecte, ce n’est pas la critique, mais la manière dont elle a était apportée, car souvent elle est faussée. Tu vois, Arno, il a une certaine tenue sur scène et pour un groupe comme le nôtre, ça peut choquer. Mais quand tu prends un groupe comme Anorexia qui sont déguisés au tacquet, avec des trucs en plastique etc? c’est normal. Ils jugent sans connaître !

Chris : C’est comme pour l’histoire des chorégraphies. Jamais nous n’avons pris un papier et dit : « Tiens, nous allons sauter à ce moment de la chanson? » Si c’est perçu comme ça, c’est vraiment dommage.

Pierre : Il y a des tonnes de groupes qui sont mille fois plus calculés que nous, qui secouent la tête en même temps et à qui personne ne dit rien. Pourquoi ? Parce qu’ils sont Américains. Et tout de suite, ça le fait mieux. Comme les critiques sur le dernier Gojira : « C’est génial : on dirait un groupe américain? » C’est n’importe quoi ! Quand tu lis ça dans Rock sound par exemple? Mais Gojira, ce n’est pas un groupe ?ricain. C’est un groupe Français qui déchire et voilà !

Et pourquoi la langue ?
Je ne sais pas !

Chris : En fait, c’est parce qu’il ne peut pas sortir sa bite?(rires)

Pierre : En fait pour moi, la scène c’est un peu un état de transe et de folie. Et c’est vraiment ce que j’ai de plus profond qui ressort. C’est peut être l’aspect « folie psychopate » que j’ai au fond de moi. C’est expressif !

Vous avez principalement tourné en France. Est-ce qu’avec le prochain album, vous visez une carrière plus internationale ?
Pierre ; c’est vrai que ce serait bien.

Chris : Il faudrait aussi que le disque suive, qu’il soit disponible ailleurs. Là il est sorti en Suisse, au Canada et nous sommes en discussion avec le Japon. Il y a déjà pas mal du trucs à faire en France, mais si nous avons l’occasion de prendre l’avion ensemble, foutre le bordel?

X-vision a été catalogué « Neo Metal », genre qui s’essouffle. Que penser de ce mouvement, voire phénomène de mode.
Pierre : (hésitant)? Neo metal ça veut dire nouveau?Mais tout le monde peut l’interpréter de manière différente. Le mec qui est dans l’extrême va dire Pleymo = Neo. Par contre, celui qui écoute de la fiotte, va dire que Pantera ou Slipknot c’est du néo. Enfin Slipknot, c’est néo? C’est dit de manière péjorative par plein de gens, c’est pour ça que nous nous considérons plus comme Metal. Nous avons des influences qui sont diverses. Chacun l’interprète comme il veut ! Le mouvement s’essouffle à mort ! Je n’arrive plus à écouter un groupe en France, à part Gojira, mais c’est personnel. Mais il y a aussi Klone et Klan qui ont un truc en plus. Mais tous les styles s’essoufflent. Quand je reçois des démo pour le « Metal Therapy », c’est toujours la même chose. Mais en même temps, il y a de plus en plus de choses, plus de magazines qui en parlent, ça permet donc d’en parler et qu’il y aient de bons trucs qui sortent

Quels sont les groupes qui vous marqué ces derniers temps ?
Gojira, Messugah, Dilliger escape Plan, Klone, Klan ! Tragedie, ça m’a bien marqué, car ils portent bien leur nom?

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septembre 1st, 2005

Interview : Jack Of Spade

interview Jack Of SpadeAlors pour commencer, pourrais-tu nous présenter ton groupe ?
Julien (chant) : -Jack of Spade existe depuis 2000 .Laurent (basse) ,Xavier (batterie) et moi-même, on étaient potes déjà bien avant le groupe .Il nous arrivait de nous retrouver pour « boeuffer » de temps en temps jusqu\’à ce que Simon (guitare) , de la même promo que moi, révèle son goût pour le péchu .Les présentations sont faites Jack of Spade est né .Quelques mois plus tard Remi (guitare), un collègue saisonnier de Laurent, est venu jeter une oreille à nos répètes .On découvre qu’ensemble on peut partager un même désir de musique « qui nous fait du bien », sans aller plus loin sexuellement ! On commence alors à composer ensemble.

Le nom \”Jack of Spade\” est censé signifier \”Valet de Pique\”, peux-tu nous expliquer pourquoi ?
Julien (chant) :- Au départ personne n’a ressenti la nécessité de nommer le groupe.

Quelques uns d’entre nous ont un peu la culture tattoo, donc l’imagerie old school, d’autre sont des dieux du tarot, d’la belotte et d’la tise qui va avec .Le valet de pique c’est retrouvé dans la liste des propositions, il a plu à tous, il a été adopté .Ce qui est sûr c’est que Jacko n’est pas un groupe d’anglophones …d’ailleurs les textes sont en français. « C’est ma faute » quoi le spelling …mais bon a quoi bon faire le ricain quand on en est pas un.

Qu\’est ce qui vous a motivé à écrire \”C\’est ma faute ?\”
Julien (chant) :- Là, par contre y’a message, les textes servent à ça .En gros ça veut dire « bien fait pour moi », c’est un peu cynique .Le fait d’être rejeté, exclu, par exemple : « bin c’est de ta faute, trou du cul, t’avais qu’a pas être différent !! » La plupart des souffrances sont dues aux autres, plutôt que tout balancer sur la gueule des responsables. « C’est ma faute » exprime la stigmatisation .La victime finie par se sentir coupable.

Et c’est carrément réaliste, c’est un truc qu’on peut observer tous les jours.

« L\’avis d\’une bête, les gens n\’en veulent pas !

La vie d\’une bête, l\’envie j\’en ai pas

La vie c\’est bête, l\’envie j\’en ai pas ! »

Voila pour le refrain du morceau, celui d’où le titre de la démo est tiré.

Quelles sont vos influences musicales ?
Laurent (basse) :- Y’a pas mal de trucs différents, en fait. Et pas seulement du métal. On a chacun des groupes qui nous inspirent, consciemment ou bien malgré nous, quelquefois : Brutal Truth, Children of Bodom, Fantomas, Meshuggah, Blood for blood et encore d’autres trucs ! On mets tout ça dans une marmite on couvre, à feu vif et on voit quel goût ça a !

Julien (chant) :- Pour tout le monde la base c’est le violent, le hardcore , le death ,le grind, le old school, même, et tous les trucs extrêmes qui sont presque pas humains .Apres dans chaque style il y a les sous styles et la ça peut être très chiant la décortication, on est pas revendicateur de quoi que ce soit….Ah si Ricard-core je crois !!

Simon joue aussi dans 2 groupes de chanson française à la batterie ; .Xav dans un groupe de punk et aussi de chanson française .(J’vous dit feuck les anglish ! ils sont pas nous) .La tendance est un peu à l’ouverture d’esprit, à force de jouer,de s’intéresser à la zik on découvre qu’il y a de la technique dans des styles que jusqu’alors on avait pas remarqué .Mais notre identité à nous est clairement brutal,c’est comme ça qu’on l’aime

Selon toi, est-il possible de classer votre musique dans un genre particulier de métal ?
Julien (chant) :- C’est difficile pour nous, je pense pas qu’on soient fermés musicalement . L’objectif n’est pas de reproduire la zik que nous écoutons. Comme on disait, nous avons tous des influences différentes .Jouer est beaucoup plus plaisant quand c’est pas du rabaché, remâché, recraché .Brutal métal ça va ?Sinon c’est plutôt le taf des chroniqueurs ou du public .lol

Laurent (basse) :- Mettre une étiquette de style sur un groupe, c’est pas un truc facile (et encore moins quand on nous demande pour nous !). Chacun a sa propre vision de ce qui est Hardcore ou Brutal , etc? C’est très subjectif. Certains trouveront notre zique violente, d’autre la trouverons plutôt genre « rock’n roll énervé ». Une seule étiquette a des notions très variable d’une personne à l’autre. Moi je dirais qu’on fait du Métal, tout simplement.

Quels sont vos projets d\’avenir avec le groupe ?
Julien (chant) :- Concerts et continuer de jouer ensemble .C’est pas forcement évident, nous ne sommes plus tous sur Limoges comme avant, on a monté des projets pour faire bouger un peu les choses par chez nous (donc une asso : « metalurgence » ) et nous venons de passer la main .Jacko n’est plus le groupe exclusif de plusieurs membres …En fait il faut que nous soyons costauds …Ces dernier temps les compos ont repris. C’est bon signe. On a surtout très envie de faire des dates en France je pense .Des plans sérieux et ça, ça tombe pas dans la bouche .

Quel est le groupe français qui t\’impressionne le plus actuellement ?
Julien (chant) :- Chirac-Sarko ou bien Philippe Risoli torse nu de dos avec le haut de la raie du cul qui dépasse du futal .

Laurent (basse) :- lol Y’a vraiment rien à en tirer de ce gars ! Pour ma part, je suis pas trop l’actualité de la scéne. J’écoute encore de vieux albums de groupes de HxC qui sont devenus des références. Mais y’a un groupe qui m’a assis, récemment : Juggernaut, de Bordeaux. Les dignes descendants de Deformity. Du deathcore terrible ! J’espère qu’ils auront la notoriété qu’ils méritent.

Que ferais-tu si votre formation devenait mondialement connue ?
Julien (chant) :- J’achèterais un T-shirt à Philippe Risoli ou bien un camionneur .En tout cas je crois que la loge des Jackos sentirais le fauve, la tise, la cendre et le rock ?n roll.

Laurent (basse) :- Decidement, c’est Risoli Represent ! lol Je crois qu’on en est tellement loin que ça nous a jamais effleuré l’esprit ! Y’a des chances pour qu’on soient alcoolos, cocaïnomanes, et qu’on se suicide comme toute rockstar qui se doit. lol

Une tournée de prévue, prochainement ?
Julien (chant) :- Une tournée certainement pas. Mais si tous les « petits gars » a qui on a tendu la main pouvaient nous tendre la leur et respecter leur parole, on pourrait s’en approcher .

Pour terminer, le mot de la fin, que représente pour toi l\’Esprit Métal ?
Julien (chant) :- La fiesta tout de suite .Un truc qui te fait bouger .C’est aussi un mouvement jeune .Y a un esprit intelligent de réaction .On est pas obligé d’avaler toutes les conventions, les règlements, tout ce avec quoi on voudrait nous gaver .Il faut avoir l’esprit critique et y’a un truc super constructif dans la révolte a mon avis.

Laurent (basse) :- Il est clair qu’on ne peut pas se contenter de se gargariser de toutes les chansons mièvres et sans fond qu’on nous impose par le biais d’émissions télé et radio à la con. Ces ersatz de « chansons à textes » occultent la réalité, c’est juste de la poudre aux yeux pour nous masquer la misère environnante. C’est dans ce genre de contexte qu’il faut chercher le sens de l’esprit Metal. La contestation et la rage, traduites par les grattes et les cris !

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mai 1st, 2005

Interview : American Dog

interview American DogLe bassiste d’AMERICAN DOG est un type franchemant sympathique et son débit de parole n’a d’égale que son incroyable facilité à descendre des bières. Nous en avons aussi profiter et nous vous le faisons partager?Sauf les bières que je garde pour moi? CHEERS

Spirt of metal : Vous avez un nouvel album dans les bacs, est-ce que tu peux nous en parler ?
Micheal HANNON : Ouais ! Il s’appelle « SCARS’n'BAR » et c’est notre quatrième album. Il y a des choses un peu différentes sur cet album pour nous, comme le piano sur « She ain’t real pretty but she’s all I got » et de l’harmonica sur « Sunday buzz », qui est joué par un DJ d’une station rock de l’OHIO : Delyn Christian.

Nous avons enregistré notre album en analogique, chose qui ne se fait plus beaucoup aujourd’hui et qui nous a permis d’avoir un son plus rock. Actuellement, tous les groupes enregistrent de manière digitale, mais le problème, c’est que ce n’est pas vraiment ce que tu joues, ce sont juste des parties différentes qui sont assemblées ! C’est pour ça que nous sommes revenus à l’analogique, pour vraiment entendre ce que nous avons joué.

SOM : Est-ce que vous avez enregistrer l’album dans des conditions live ?
MH : Exactement ! Le batteur était dans une grande pièce et la guitare et la basse dans des pièces séparées. Les pièces communiquaient entre elles et nous avons joué les morceaux. Ensuite, nous avons simplement rajoutés les voix et la guitare solo et le tour était joué.

SOM : En combien de temps l’album a-t-il était enregistré ?
MH : Oh, pas longtemps, je dirai deux semaines?

SOM : De quoi parlent vos chansons sur cet album ?
MH : De baise et de picole (rires)

SOM : Certaines paroles, comme « She ain’t real pretty? » or « Little girl » peuvent faire penser à celle de BON SCOTT !
MH : Merci ! BON est un de mes héros, il avait un grand sens de l’humour. J’essaie de raconter des histoires vraies, mais en exagérant certains détails bien sur?

SOM : Et la fille des « She ain’t real pretty? » est ce qu’elle existe ? C’est un peu la « Rosie » de Bon ?
MH : J’ai eu une copine qui était comme ça effectivement, qui buvait de la bière et tout ces trucs. Mais la différence avec Rosie, ce que elle était grosse (rires)

SOM : Qu’elle est ta chanson préférée de l’album ?
MH : Sur scène j’aime bien jouer « Working man », mais j’adore surtout le son que nous avons sur « Sunday buzz » avec son harmonica ! Malheureusement, nous ne pouvons pas jouer cette dernière sur scène.

SOM : Est-ce que tu peux nous parler des groupes qui vous ont influencés ?
MH : Nous aimons tous des trucs différents. Pour ma part c’est principalement le Hard Rock. Notre guitariste Steeve est un fondu de musique et écoute toutes sortes de choses comme du Reagge, du Jazz, du Blues etc?

SOM : Vous venez des Etats-Unis. Est-ce que le public est différent là-bas par rapport à l’Europe ?
MH : A part la langue, non ! Partout où tu vas il y des gens bien et des gens cons?Sauf pour les hommes politiques, eux sont tous des trous du cul ! ! Dans tous nos concerts, il y a des gens qui portent des t-shirt de NASHVILLE PUSSY, MOTORHEAD ou AC/DC, il ont les mêmes coiffures, un jean et une paire de botte?

SOM : Ton plus beau souvenir sur la tournée ?
MH : J’ai embrassé une des filles de CRUCIFIED BARBARA (NddBrice : salaud ! !), est ce que ça compte ?

SOM : Bien sur ! !
MH : Cool donc c’est celui là. ! !

SOM : Vous êtes en tournée avec CRUCIFIED BARBARA, comment ça se passe ?
MH : Très bien, c’est malheureusement notre dernier concert avec elles ce soir. En plus, elles sont mignonnes, elles jouent bien. Tout ce passe pour le mieux?

SOM : Quels sont les projets d’AMERICAN DOG ?
MH : Nous allons faire un truc avec les filles de CRUCIFIED BARBARA. Nous allons jouer « Please don’t touch ». Faire un truc à la MOTORHEAD / GIRLSCHOOL ! Et nous allons la jour sur scène ce soir.

Pour l’enregistrement, ce ne sera pas aussi simple, car nous allons bosser chacun de notre coté, nous échanger les CD et rajouter nos parties dessus.

SOM : Vous avez également joué sur EUROPE 2 lundi (le 9 mai chez « Arthure et les pirates ») comment est-ce que c’était ?
MH : Très bien, nous avons joué « Working man ». C’était cool !

SOM : Est-ce que tu peux nous dire ce qu’est « l’esprit du metal » pour toi ?
MH : C’est de ne pas se cantonner à un seul genre. Que tu sois fan de Black de Death ou ce genre de truc, nous sommes tous fans de metal et c’est ca qui compte. Nous sommes une communauté. Et c’est ce qui rendra le metal plus populaire.

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janvier 1st, 2005

Interview : Pure Inc.

interview Pure Inc.L’album éponyme de PUR INC. Nous a séduit, alors pourquoi refusé une interview (par mail) avec GIANNI chanteur de la formation. Si vous êtes dans le coin du Z-7, mythique salle de concert helvétique, ne les ratez pas?

Spirit of Metal : Est-ce que tu peux te présenter ainsi que le groupe ?


GIANNI : Bien sûr, je suis le chanteur du groupe rock Suisse PURE INC. Nous sommes quatre dans le groupe : Pellegrini à la guitare, Gentman à la basse et Dave Preissel à la batterie.

SOM : Peut-tu revenir sur l’histoire de PURE INC ?


G : Tout à commencé il y a onze ans, au lycée, lorsque j’ai rencontré les autres membres du groupe. Il m’ont demandé d’intégrer leur groupe qui s’appelait PURE YEAST. Je n’étais pas vraiment dans le trip Rock’n'roll à l’époque. J’aimais uniquement GUNS’n'ROSES ; mais comme tout le monde je suppose. Je suis donc devenu le chanteur et maintenant je suis le seul membre originel de la formation.. Nous avons joué avec beaucoup de monde avant de nous « trouver ». Mais avant de réaliser notre album, nous nous sommes posé la question : devons changer de nom ou pas. Nous l’avons fait parce que les membres actuels n’ont pas grand chose en commun avec PURE YEAST et de plus, la musique n’est plus du tout la même. Nous sommes donc devenus PURE INC.

SOM :Qu’est ce que tu peux nous dire sur le « SWISS METAL CONTEST » que vous avez gagnés ?
G : C’était étrange ! Nous n’étions pas censé gagner Je me rappelle qu’il y avait un groupe « KINDS OF CASES » qui avait bénéficié d’une grosse promotion ! Mais ce soir là, nous avons botté des culs et voilà le résultat. J’ai entendu dire qu’il avait raccroché l’an passé. Le buisness !

SOM : Vous avez le soutien du DORO ! Comment l’avez rencontré ?


G : Nous l’adorons ! C’est une personne fantastique et qui ne fait pas du tout son âge ! En plus son groupe est excellent

SOM : Comment tu pourrai décrire la musique de PURE INC ?
G : Late Moderne Rock

SOM : Est-ce que tu peux nous dire qu’elle est ta chanson préférée de l’album et pourquoi ?
G : Pour être honnête je les ai entendues tellement souvent que je suis au point de les détester. J’aime jouer mes chansons live mais pas les écouter. On va dire que celle que je déteste le moins est « Fear of my eyes » !

SOM : « Promise » est une chanson assez spéciale ! qu’est ce que tu peux nous en dire ?
G : C’est une vieille histoire d’amour qui m’a inspirée cette chanson, mais elle n’est dédicacée à personne en particulier. Enfin si, à tout ceux qui sont dans ce genre de situation. C’est simplement une chouette ballade.

SOM : Est-ce que tu penses qu’elle a le potentiel de passer à la radio ?


G : Elle passe à la radio ici, mais je sais pas si elle passe chez vous ou dans d’autres pays !

SOM : Vous avez joué avec de grands groupes sur votre précédente tournée ! Est-ce que tu peux nous décrire comment vous l’avez vécu ?
G : C’était tous des groupes excellents ! Nous nous sommes bien marrés, l’entente était parfaite et nous étions traités avec respect. C’était incroyable d’apprendre autant avec ces gens. Je suis un grand fan de SAVATAGE et ZAK est une de mes idoles. Il nous a rejoint sur scène au Z-7, dans notre ville natale et JAN.S ECKERT de MASTERPLAN a joué « Fear of my eyes » sur scène les deux dernier soirs. C’est comme si un rêve se réalisait.

SOM : Quand est-ce que nous pourrons vous voir en France ?


G : Nous avons joué à Paris sur notre dernière tournée. Tu nous a manqué?(NDb : le groupe a joué le 30 Mars à Paris avec MASTERPLAN, mais signalons que l’inter a été envoyé au groupe en Janvier, qui a mis 3 mois à la retourner?Nous sommes donc excusés !)

SOM : Comment tu vois le futur de PURE INC ?
G : Bien ! Je pense que nous avons dépassé le cap de « nouvel arrivant ». Deux grosses tournées, quatre concerts avec DORO, jouer avec GOTTHARD et avoir une bonne réponse du public. Je pense sincèrement que nous aurons un futur.

SOM : Pour toi, c’est quoi « l’esprit du metal » ?


G : Tu parles de l’esprit du Rock et du Metal ? Nous le vivons, c’est une sorte de dépendance !

SOM : Un dernier mot ?
G : Merci pour votre soutien et votre confiance, et rester à l’écoute, nous aurons des trucs bien Heavy pour vous !

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