juin 3rd, 2007

Trivium – Annihilator – Sanctity

interview Annihilator

Le choc des générations : Annihilator et Trivium vont prendre d’assaut la Laiterie (N’oublions pas Sanctity que nous n’avons pas vu à cause de notre retard). Et aussi déplacé que cela puisse paraître, c’est la bande à Jeff Waters qui jouera les guest de luxe. Notre canadien s’en est déjà expliqué, cela n’empêche que nous l’avons mauvaise. Comment un tel groupe peut se retrouver en première partie des p’tits jeunots de Trivium ? Mais nous ne sommes pas là pas tergiverser, et profitons pleinement des quarante cinq petites minutes qui sont accordées à Annihilator. Saluons, et c’est rare, le jeux de lumières qui est un vrai régal pour tout photographe. Le groupe quand à lui s’en donne à c?ur joie et montre une véritable volonté de bien faire. Jeff Waters est un virtuose impressionnant, tandis que Dave Padden, recordman de longévité en tant que chanteur, s’en sort avec les honneurs et nous délivre une prestation des plus honorables. Malheureusement le temps imparti au groupe est vraiment trop court (mais qui laissera quand même le temps au groupe d’inviter un fan à chanter avec eux) ; deux titres de leur nouvel opus pour une dizaine de morceaux en tout. Comble pour les puristes, « Alison in Hell » réclamé à corps et à cris par les fans ne sera pas interprété (alors que le titre fut interprété sur d’autres dates !). Et dire que certains l’on mauvaise est peu dire. C’est donc sur un sentiment partagé que s’achève le concert : Content d’avoir pu voir le groupe, mais pas dans de telles conditions. Il faudra se rattraper et vite.

interview Trivium

C’est au tour de Trivium d’envahir la scène. Mais avant que celui-ci ne commence à jouer, un constat « amusant » peut être fait. Alors que les fans d’Annihilator sont des routards de la scène, ceux de Trivium sont plus jeunes les uns que les autres, certains n’atteignant même pas la majorité. Et c’est là toute l’efficacité de l’affiche, car il y aura de la découverte dans les deux camps. Mais ce sont les fans de Trivium qui se montrent les plus actifs. L’avantage de la jeunesse peut-être. Le groupe qui n’a jamais caché son amour pour les « vieux » groupes pousse même le bouchon jusqu’à avoir une configuration scénique typique des 80’s? sept micros pour deux chanteurs dont deux disposés sur des estrades de part et d’autre de la scène. Malheureusement ceux-ci ne seront que peu utilisés. Il faut dire que le groupe est au bout du rouleau et délivre ici son ultime prestation après un bon bout de temps passé sur la route. Outre une set liste conséquente le groupe en profite pour se lâcher et fêter dignement la fin de la tournée, pour le plus grand bonheur des fans d’Annihilator, car après avoir demandé qui était né en 1986 (et nous n’étions pas nombreux à lever la main) le groupe se lance dans une version de « Master of Puppets » avec un Dave Padden et les membres de Sanctity au ch?ur. Et se sera le début d’un long délire de reprise. Matt Heafy qui s’aide d’une anti-sèche car il ne connaît pas les paroles d’ « Hells Bells », du Van Halen, du Manowar, un monumental « Walk » de Pantera chanté par Dave Padden, (toujours lui) petit extrait de Rammstein avec « Du Hast » avant de reprendre un petit riff d’un groupe qui les a accompagné sur la route, les Landais de Gojira. Et dire que certains dans la salle (je ne vous ferais pas l’affront de vous dire qui), ne connaissaient pas les Pantera, Manowar ou autres AC/DC? Une grosse séance de rattrapage sera de rigueur pendant les grandes vacances et il faudra dépenser son argent de poche à bon escient. Mais si nous sommes un peu durs, il nous faut reconnaître la prestation de qualité du groupe et la bonne ambiance dans la salle ainsi que sur scène (les membres d’Annihilator et Santity déguisés de gladiateurs, avec costumes fabriqués à base de carton, venant foutre le bordel sur scène à la plus grande surprise du groupe). Seul petit bémol, les longueurs. Car si la tournée se termine était-il vraiment nécessaire de nous faire l’inventaire du nombre de caisses de bière descendues, de bouteilles de Vodka vidées, le nombre de pays et continents visités etc? (Matt Heafy s’excusera par avance de la longueur de l’interlude).

Alors si nous avons passé une bonne soirée et découvert, malgré nos a priori, un groupe prometteur, espèront simplement que ce soit le cas de tout le monde. Vivement la prochaine tournée? avec Annihilator en tête d’affiche bien sûr !