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HEIDEN – OBSIDIAN

April 27th, 2009 by cirithungol

Après la commande, vient le moment tant attendu de la réception.
Et c’est avec une certaine impatience que je suis allé chez mon distro préféré, récupérer mon sésame musical comprenant entre autre l’album d’Heiden, Obsidian.

Quelques euros en moins sur le compte, et quelques kilomètres plus loin dans mon antre.

Ça y’est, déballage du CD de Heiden, superbe artwork, cover bien glauque, l’impatience me gagne. Mais, surtout, ne pas gâcher cette magie, surtout pas de précipitation. Toujours faire attention à bien respecter à la lettre mon modus operandi en matière de musique (je sais, je suis un psychopathe intégriste…).
Mise en service de ma fidèle HiFi, attendre que l’ampli chauffe (lampes inside), extinction du portable et autre fixe, boissons et clopes à portée de mains.
Play let’s go!

Cette scène s’est déroulée il y a une semaine déjà et figurez-vous que le skeud n’est même pas sorti du lecteur…
Je ne m’étais point fourvoyé quand à la qualité de cet album.
Ah,ah,ah jouissance auditive extrême que cet opus. Littéralement ébloui par ce Black Doom Atmosphérique, tantôt échevelé, tantôt aérien, même parfois teinté d’ambiance post rock.
Puissance, technique, maîtrise, originalité voilà les termes qui, selon moi, caractérisent cet “Obsidian“.

1 Puissance du jeu de ces Tchèques
2 Enorme production
3 Maîtrise technique sans faille
4 Compositions alambiquées aux petits oignons
5 Originalité.

Et voila comment Heiden rafle le Quinté plus dans l’ordre avec la tirelire en prime.
Des exemples ? Ce n’est pas ce qu’il manque sur cet album, il suffit d’écouter “At a Funeral“. Titre, où, pendant pratiquement 6 minutes, un Doom Black Atmo vous prend aux tripes, vous procure un état d’ébahissement auditif. Après une intro saturée, distordue sans réelle structure, une mélopée “guitaristique” servant de fil rouge, de repère, afin de ne pas se perdre dans ce noir absolu, viens nous envelopper d’une mélancolie adipeuse. Cette sensation de désespoir est aussi assurée par la voix. Une voix black, non pas hurlée, ni criée, non, une voix malade, éraillée, lente, laissant traîner des sons rauques à chaque fin de mot comme un gargarisme…voila c’est ça, mais… au vitriol. Et comme si cela ne suffisait pas, afin de nous engloutir au plus profond du néant, la rythmique massive telle une chape de plomb, vient nous scotcher dans ce marasme funéraire.
Toujours dans les exemples, l’éclectisme de cet album est déroutant, car après, voici venu “Thujone”. Morceau très prenant, un Doom Black à la limite du dépressif, qui nous entraîne toujours plus loin vers l’infini négatif. Lourd très lourd et définitivement pachydermique grâce à cette voix monocorde et bien profonde. Un mur de guitares mélodique nous accueille d’entrée, mais ce n’est qu’une éphémère illusion. Dès que cette voix, heu… ce râlement (cela paraît plus adéquat) débarque, la rythmique devient plus syncopée. Assurée par une double toujours bien placée et des guitares saignantes (juste ce qu’il faut), la ligne musicale de ce titre lorgne vers un Doom métal « blackisé » mais attention j’ai bien dit Doom !
Et que dire des textes…Où Flower power, guimauve et autres joyeuseries (t’es sûr là ?)…
Non Amateurs de décadence, de négativité, de mélancolie poussée à son paroxysme, vous serez sans aucun doute servis.

Néanmoins quelques regrets (faut bien être objectif hein !) viennent enrayer cette belle arrivée.
Tout d’abord la durée, qui avec ses 40 minutes pour 8 titres, me laisse sur ma faim.
Ensuite vient le choix du combo d’avoir programmé le titre “Buried 100 Years Ago” en conclusion de cet album.
Titre on ne peut plus aérien, qui vient fausser l’ambiance glauque et pesante, présente tout au long de l’écoute.

Voila j’espère avoir été assez explicite, si toutefois vous hésitiez à investir en cet album, 4ème production de ce groupe venu de République Tchèque.
Mais soyez sûr que son originalité, sa puissance sont autant d’atouts imparables afin de survivre à ce milieu qu’est l’extrême.

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LEADHAZE – BLACK WATER PATH

April 27th, 2009 by cirithungol

Leadhaze c’est la guerre.
La guerre c’est Black Water Path.

Avant de partir la fleur au fusil. Stop ! Ici pas de fleur ! Autant planter le décor d’entrée, la baïonnette affûtée et sanguinolente, est de rigueur.
Laissez-moi-vous dresser un topo vite fait sur les forces en présences.

Mr Juliann Mystsyk (aka Viterzgir ou encore St Julian) pour les intimes, Ukrainien de nationalité, propriétaire de « Gallicia Distribution Label » label métal ukrainien (comme son nom l’indique…), leader charismatique de Kroda, de Capitollium, de Ruina, de Dragobath etc.… Groupes clairement engagés dans un black pagan métal féroce, sympho parfois.

Ce cher monsieur donc, est aussi l’unique membre, la tête pensante de Leadhaze.

Bref, c’est ce que l’on appelle communément un client quoi !

Un client certes, mais qui se trouve être quelque chose de rare de nos jours.
Un génie prolixe aux mains d’or.
Génie fertile, talentueux, instinctif, d’une dextérité sans égale, je vais arrêter là mes superlatifs, car cela risque d’être indigeste à la longue…

La guerre donc… Cet album, dixit le site officiel de l’auteur, « Est une ode aux valeureux guerriers tombés durant la seconde guerre mondiale ».
Ouch ! Je vais commencer par me fendre d’un petit conseil : « Si tu ne comprends pas déjà à quel style de combat nous allons être confrontés, il serait préférable de passer ton chemin et d’aller lorgner du coté émo ».
Voila ça c’est fait, revenons à notre conflit.
La guerre……tout seul ? Interrogation amère et légitime, allons nous avoir droit à une escarmouche, une rixe, un paint-ball ?
Non soyez rassuré, ou plutôt, restez sur vos garde, parce que là, ça va défourailler grave.
Une pluie de plomb, de métal en fusion, un déluge de hurlements de bombardements d’explosions plus sinistres les unes que les autres, va venir nous ensevelir tel un brouillard opaque sans discontinuer durant 40 minutes.

Pourtant, l’intro de cet opus, autant que je me rappelle lors de ma première écoute, m’avait parue en complète inéquation avec l’album. Un ruissèlement d’eau, suivit d’une espèce de litanie sur fond de musique folk….C’est ça la guerre ?
Aujourd’hui c’est avec un certain effroi que je réalise (imagine ?) la signification de cette entrée en matière somme toute bizarre. Le titre « Black Water Path ».
Eau noire ? Qu’entend-il par là ? Oups! mais c’est bien sur : L’eau sale, chargée d’éléments incongrus, de résidus de poudre, de sang mêlé à la boue etc…
La au moins ça a le mérite d’être clair, et cela me permet d’embrayer sur l’une des 5 campagnes composant cet album.

« Smog of their soul », prés de 11 minutes, de bombardement… visuel et mental.
Et oui car je suis certains qu’avec ce début de description vous vous attendiez à un putain de true black métal haineux, blastant à mort… !
Non et non, ici la haine, la violence, la mort, la guerre quoi ! est subjective.
C’est là que cela devient très intéressant, car ce Monsieur, nous propose un Dark black métal lent, mais empreins de relents guerriers, d’une part avec l’incorporation de samplers (bombardements, sirène hurlantes, crépitements d’armes à feu, hurlements, etc.…), mais surtout grâce aux sons de ses instruments.
Des guitares saturées, décharnées, offrant une mélodie semblable à des lames de rasoirs s’amusant sur un tendon humain.
Une basse énorme de profondeur, telle un panzer en plein rodéo dans les lignes ennemies, éradiquant au passage toute espérance de vie.
Une batterie servie par une double style canon de 70, afin de nettoyer la zone déjà bien amochée.
Des nappes de synthé style brouillard funèbre, enfermant le tout en un package morbide.
Et la voix, instrument on ne peut plus important, dans cette bombe. Une voix déshumanisée, rauque, nous laissant un sentiment gênant de mal-être.
Ce sentiment émanant de ce « chant de bataille », est d’autant plus dérangeant qu’il est exécuté en ukrainien. N’étant pas polyglotte ou docteur es langues slaves, le fait de ne rien entraver aux paroles, affecte mon intellect, et m’oblige donc à imaginer ce que cet orateur peut bien dégueuler.
Un peu à la manière d’un aveugle, mon imagination fait des siennes, invariablement, des scènes barbares m’agressent. Ces hurlements compilés à cette musique tantôt froide, tantôt haineuse, font naitre en moi des envies de destruction massive.

Que m’arrive-t-il ? Envouté, littéralement emprisonné par ce déluge organique, je survie, ma tête ne fait qu’émerger de ce marasme, la noyade me guette, je réalise que le sieur Viterzgir veut me faire profiter, à sa manière, de mes derniers instants de lucidité…
Me faire prendre conscience de ce que ces guerriers ont endurés avant l’issue fatale.
Je suis comme eux, paralysé par la peur, je suis…
Condamné à mourir noyé dans cette eau noire…
Tel est mon destin… Telle était son intention.

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FINSTERFORST – ZUM TODE HIN

April 27th, 2009 by cirithungol

Finsterforst – …Zum Tode Him, ou comment se planter lamentablement sur la qualité d’un album en 5 leçons.

1. Acquérir plusieurs cd de groupes différents en même temps et se focaliser sur une seule galette (manifestement pas la bonne), croyant tenir la perle rare (grave erreur).

2. Posséder déjà un album dudit groupe, production moyenne, ne laissant pas un souvenir impérissable bien entendu.

3. Ecouter l’album d’une oreille distraite, tout en faisant autre chose.

4. Ne pas “entrer” complètement dans ce que nous proposent ces Allemands , sous prétexte que ce n’est pas le style, ou encore les ambiances que vous recherchez au moment présent.

5. En tirer des conclusions rapides, hâtives, et malheureusement erronées.

Et voila, le tour est joué…
Voilà comment je me suis vautré sur ce groupe et son putain de …Zum Tode Him.
Mais comment en suis-je arrivé là ? Voilà bien une quinzaine de jours que j’essaye de comprendre le mécanisme de ce “fourvoyage”, ce plantage énorme, cette vautre dantesque.
Après maintes réflexions, je pense avoir trouvé les raisons (recensées ci dessus).
Afin de réparer ma faute, je me devais de chroniquer cette production énorme.

Et oui énorme, ça, c’est le qualificatif adéquat à propos de cet album.
Enorme comme ces ambiances au clavier ou à l’accordéon, qui vous font décoller pour le 7ème ciel en un quart de tour.
Enorme comme ce Black Pagan Viking parfois Folk venant côtoyer de longs moments acoustiques.
De longs, très longs morceaux épiques très bien exécutés, prenants, jamais pompeux.
Et enfin, énorme de part la production et la qualité sonore de cette galette, qui une fois n’est pas coutume, est exceptionnelle.

Si je devais vous aiguillez sur le style de musique pratiqué par ces Allemands, c’est sans conteste vers Moonsorrow qu’il faudrait se tourner.
A tel point que certains titres auraient très bien pu être interprétés par mes Finlandais préférés.
Mais attention, ici point de plagiat, non, non, c’est certainement très ressemblant musicalement, mais indéniablement cet album fleure bon l’originalité.
D’une part, par la voix de son leader Marco Schomas, voix hurlée, criée et parfois claire s’unissant à merveille au Black Viking.
D’autre part, par les ambiances (et oui encore!).
Enormes ces ambiances, où l’on côtoie l’instant d’un album, l’univers magique et furieux tant recherché des guerriers vikings, et, en complète opposition, recevoir une mélodie folk nuancée et aérienne en plein cortex.
J’en veux pour preuve, cette intro de “Seines Glückes Schmied” ou un black rapide haineux, dénué de vie, vient précéder une perle acoustique, où l’accordéon me ramène instantanément dans les rues de Paris au bras d’Amélie Poulain.

J’ai plein d’images dans la tête à l’écoute de ce disque, j’en arrive à avoir des frissons et Dieu sait que c’est bon, lorsque une zic arrive à procurer ces picotements, ce petit quelque chose qui nous dit : “Prends, abreuve toi, lâche toi, lâche tes putains d’émotions »

5 titres… Oula! C’est peu me direz-vous! Soit, mais 70 minutes ça vous parle ?
70 min de plaisir, de bonheur transcendant.
Et comment ne pas parler de “Untergang”, cinquième et dernier titre de cet opus qui à lui seul mériterait une chronique tellement ce morceau est d’anthologie.
22 minutes à lui tout seul, où tout ce qu’il se fait de mieux en la matière est présent. Le Black Viking, dans toute sa splendeur, Mélodies acoustiques à foison, pullulement de blasts survitaminés, accordéon endiablé, orgies de hurlements, du calme…, de la tuerie…, bref, The calm before the storm.
22 mn qui vont crescendo, qui vous foutent la gueule à l’envers, les boules grandeur nature, ou moi, comme un gamin, j’en chiale de bonheur à l’écoute de ce joyau.

Mais comment ai-je pu passer à côté de cet album? Je m’en veux encore…
J’espère avoir rattrapé ma bévue avec ces modestes écrits.
En guise d’autopunition, il est de mon devoir de vous obliger à écouter cet album magistral, qui va définitivement prendre place parmi les meilleures productions Black Viking de ces 10 dernières années.

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NOCTE OBDUCTA – SEQUENZEN EINER WANDERUNG

April 27th, 2009 by cirithungol

Carnet noir.
Deux ans après sa belle mort, Nocta Obducta nous convie à célébrer sa mémoire, à l’occasion de la sortie de sa dernière dépouille officielle.

Deux longues années à attendre les funérailles de ces Allemands. C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai déballé ce linceul.
Mais non, pas d’odeur de décomposition, de charogne, juste celle du…plastique.

Passé cette étape peu engageante de prime abord, c’est empreins de nostalgie que je me remémore leur discographie somme toute excellente.
Six albums de Black “avant-garde”, sont venus émailler la scène Allemande. Les Nocte ont toujours eu cette petite touche d’originalité, de technicité, de magie, qui faisait leur style, un style à part dans le monde BM. Un Black froid, sans concession, allié à une espèce de Dark atmo, beaucoup de synthé, et surtout une très grande virtuosité de ses musiciens. L’élaboration de leur musique était technique parfois déroutante, audacieuse, mais toujours juste, en parfaite adéquation envers l’attente de son public.

Et voila donc, qu’en Décembre dernier, arrive “Sequenzen Einer Wanderung“… A vrai dire je ne l’attendais plus.

Quoi, 2 titres ? C’est une boutade ? Une release fantôme ? Ou un mini best-of sortit par “Supreme Chaos Records” afin de se rappeler au bon souvenir de feu “Nocte” et surtout de se remplir les poches au passage avec cette espèce de denier du culte ?

Et bien non, il s’agit bien de la dernière production de Nocte Obducta. Mais le terme fantôme n’est point galvaudé ici… 2 titres pour une durée totale avoisinant les 45 minutes, 2 titres de… Arfffff… ! Mais c’est quoi cet ersatz ? Serait ce que la mort, dans son infinie miséricorde, a tout embarquée ?

Il n’y a plus cette hargne, cette violence, cet aspect dérangeant, il n’y a même plus de Black métal du tout… Rien, il ne reste que l’enveloppe charnelle…bien flétrie.

-« Remboursez, je veux du malsain moi … !» J’en arrive à espérer un quelconque relent de putréfaction. Mais non, ça sent désespérément le « neuf ».
Désespérément, n’est peut être pas le mot adéquat, car ici ces “morts vivants” nous proposent une musique qui malgré tout n’est pas dénuée de saveur.
Malgré ma légitime désillusion, je me suis forcé à écouter ce CD. De réticents, mes sentiments ont migré vers une sorte d’enthousiasme. Absorbé par ce Dark atmosphérique…technique. Comment expliquer cette musique ? C’est un peu comme si « Opeth » avait décidé de se mettre au Dark mais sans le chant de Åkerfeldt , ni les blasts de ces Suédois.
Du chant il n’y en a peu voir pas du tout, c’est pratiquement instrumental,par contre des interludes composés de communications téléphoniques, , d’interventions féminines et masculines, le tout en langue de Goethe, arrivent à donner une assise ,une profondeur à cet ovni musical. Les ambiances sont on ne peut plus présentes, mais ce n’est pas pour cela qu’il faudrait tout de suite cataloguer ces 2 titres dans la catégorie « ambiant ».
Non, c’est vers la mélancolie qu’il faudrait se tourner, cet album est une offrande à la vie, comme si la mort avait gommée toute velléité, afin de ne garder que la mélodie pure. Une musique aérienne, très technique faite de sons de guitares légèrement saturés, de percussions parfois, de mélodies suaves, de samplers industriels et électroniques voir futuristes , un son de basse bien rond , le tout rappelant un Pink Floyd au meilleur de sa forme! Une sorte de métal avant gardiste, mais sans la mention Black.

Et voila que je me mets à accepter cette ultime production surprenante, elle a le mérite de me faire errer dans ce paysage pur musicalement , voyager en ces méandres, entre vie et mort de cette éphémère résurrection .. Malgré quelques lourdeurs sur “Teil 2″, titre plus électrique que “Teil 1″, vite balayées par une petite surprise en fin de piste, le ressentit après écoute est un sentiment de plénitude.

Surtout ne faite pas l’impasse sur ce 2 titres, si comme moi, vous adorez ce genre de méfait musical. L’écouter au casque et dans une pénombre naissante, sera une option délicieuse, et je suis certain que comme moi, vous allez être envoutés avec ce « Sequenzen Einer Wanderung » . Tiens au fait, la traduction de ce titre veut dire « Séquence d’une randonnée », Errance musicale,testament post mortem ou renaissance?

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Nocte Obducta : Sequenzen Einer Wanderung

April 18th, 2009 by admin

Nocte Obducta : Sequenzen Einer WanderungCarnet noir.

Deux ans après sa belle mort, Nocta Obducta nous convie à célébrer sa mémoire, à l’occasion de la sortie de sa dernière dépouille officielle.

Deux longues années à attendre les funérailles de ces Allemands. C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai déballé ce linceul.

Mais non, pas d’odeur de décomposition, de charogne, juste celle du…plastique.

Passé cette étape peu engageante de prime abord, c’est empreins de nostalgie que je me remémore leur discographie somme toute excellente.

Six albums de Black “avant-garde”, sont venus émailler la scène Allemande. Les Nocte ont toujours eu cette petite touche d’originalité, de technicité, de magie, qui faisait leur style, un style à part dans le monde BM. Un Black froid, sans concession, allié à une espèce de Dark atmo, beaucoup de synthé, et surtout une très grande virtuosité de ses musiciens. L’élaboration de leur musique était technique parfois déroutante, audacieuse, mais toujours juste, en parfaite adéquation envers l’attente de son public.

Et voila donc, qu’en Décembre dernier, arrive “Sequenzen Einer Wanderung“… A vrai dire je ne l’attendais plus.

Quoi, 2 titres ? C’est une boutade ? Une release fantôme ? Ou un mini best-of sortit par “Supreme Chaos Records” afin de se rappeler au bon souvenir de feu “Nocte” et surtout de se remplir les poches au passage avec cette espèce de denier du culte ?

Et bien non, il s’agit bien de la dernière production de Nocte Obducta. Mais le terme fantôme n’est point galvaudé ici… 2 titres pour une durée totale avoisinant les 45 minutes, 2 titres de… Arfffff… ! Mais c’est quoi cet ersatz ? Serait ce que la mort, dans son infinie miséricorde, a tout embarquée ?

Il n’y a plus cette hargne, cette violence, cet aspect dérangeant, il n’y a même plus de Black métal du tout… Rien, il ne reste que l’enveloppe charnelle…bien flétrie.

-« Remboursez, je veux du malsain moi … !» J’en arrive à espérer un quelconque relent de putréfaction. Mais non, ça sent désespérément le « neuf ».

Désespérément, n’est peut être pas le mot adéquat, car ici ces “morts vivants” nous proposent une musique qui malgré tout n’est pas dénuée de saveur.

Malgré ma légitime désillusion, je me suis forcé à écouter ce CD. De réticents, mes sentiments ont migré vers une sorte d’enthousiasme. Absorbé par ce Dark atmosphérique…technique. Comment expliquer cette musique ? C’est un peu comme si « Opeth » avait décidé de se mettre au Dark mais sans le chant de Ã…kerfeldt , ni les blasts de ces Suédois.

Du chant il n’y en a peu voir pas du tout, c’est pratiquement instrumental,par contre des interludes composés de communications téléphoniques, , d’interventions féminines et masculines, le tout en langue de Goethe, arrivent à donner une assise ,une profondeur à cet ovni musical. Les ambiances sont on ne peut plus présentes, mais ce n’est pas pour cela qu’il faudrait tout de suite cataloguer ces 2 titres dans la catégorie « ambiant ».

Non, c’est vers la mélancolie qu’il faudrait se tourner, cet album est une offrande à la vie, comme si la mort avait gommée toute velléité, afin de ne garder que la mélodie pure. Une musique aérienne, très technique faite de sons de guitares légèrement saturés, de percussions parfois, de mélodies suaves, de samplers industriels et électroniques voir futuristes , un son de basse bien rond , le tout rappelant un Pink Floyd au meilleur de sa forme! Une sorte de métal avant gardiste, mais sans la mention Black.

Et voila que je me mets à accepter cette ultime production surprenante, elle a le mérite de me faire errer dans ce paysage pur musicalement , voyager en ces méandres, entre vie et mort de cette éphémère résurrection .. Malgré quelques lourdeurs sur “Teil 2″, titre plus électrique que “Teil 1″, vite balayées par une petite surprise en fin de piste, le ressentit après écoute est un sentiment de plénitude.

Surtout ne faite pas l’impasse sur ce 2 titres, si comme moi, vous adorez ce genre de méfait musical. L’écouter au casque et dans une pénombre naissante, sera une option délicieuse, et je suis certain que comme moi, vous allez être envoutés avec ce « Sequenzen Einer Wanderung » . Tiens au fait, la traduction de ce titre veut dire « Séquence d’une randonnée », Errance musicale,testament post mortem ou renaissance?

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Finsterforst : Zum Tode Hin

April 13th, 2009 by admin

Finsterforst : Zum Tode HinFinsterforst – …Zum Tode Him, ou comment se planter lamentablement sur la qualité d’un album en 5 leçons.

1. Acquérir plusieurs cd de groupes différents en même temps et se focaliser sur une seule galette (manifestement pas la bonne), croyant tenir la perle rare (grave erreur).

2. Posséder déjà un album dudit groupe, production moyenne, ne laissant pas un souvenir impérissable bien entendu.

3. Ecouter l’album d’une oreille distraite, tout en faisant autre chose.

4. Ne pas “entrer” complètement dans ce que nous proposent ces Allemands , sous prétexte que ce n’est pas le style, ou encore les ambiances que vous recherchez au moment présent.

5. En tirer des conclusions rapides, hâtives, et malheureusement erronées.

Et voila, le tour est joué?

Voilà comment je me suis vautré sur ce groupe et son putain de …Zum Tode Him.

Mais comment en suis-je arrivé là ? Voilà bien une quinzaine de jours que j’essaye de comprendre le mécanisme de ce “fourvoyage”, ce plantage énorme, cette vautre dantesque.

Après maintes réflexions, je pense avoir trouvé les raisons (recensées ci dessus).

Afin de réparer ma faute, je me devais de chroniquer cette production énorme.

Et oui énorme, ça, c’est le qualificatif adéquat à propos de cet album.

Enorme comme ces ambiances au clavier ou à l’accordéon, qui vous font décoller pour le 7ème ciel en un quart de tour.

Enorme comme ce Black Pagan Viking parfois Folk venant côtoyer de longs moments acoustiques.

De longs, très longs morceaux épiques très bien exécutés, prenants, jamais pompeux.

Et enfin, énorme de part la production et la qualité sonore de cette galette, qui une fois n’est pas coutume, est exceptionnelle.

Si je devais vous aiguillez sur le style de musique pratiqué par ces Allemands, c’est sans conteste vers Moonsorrow qu’il faudrait se tourner.

A tel point que certains titres auraient très bien pu être interprétés par mes Finlandais préférés.

Mais attention, ici point de plagiat, non, non, c’est certainement très ressemblant musicalement, mais indéniablement cet album fleure bon l’originalité.

D’une part, par la voix de son leader Marco Schomas, voix hurlée, criée et parfois claire s’unissant à merveille au Black Viking.

D’autre part, par les ambiances (et oui encore!).

Enormes ces ambiances, où l’on côtoie l’instant d’un album, l’univers magique et furieux tant recherché des guerriers vikings, et, en complète opposition, recevoir une mélodie folk nuancée et aérienne en plein cortex.

J’en veux pour preuve, cette intro de “Seines Glückes Schmied” ou un black rapide haineux, dénué de vie, vient précéder une perle acoustique, où l’accordéon me ramène instantanément dans les rues de Paris au bras d’Amélie Poulain.

J’ai plein d’images dans la tête à l’écoute de ce disque, j’en arrive à avoir des frissons et Dieu sait que c’est bon, lorsque une zic arrive à procurer ces picotements, ce petit quelque chose qui nous dit : “Prends, abreuve toi, lâche toi, lâche tes putains d’émotions »

5 titres… Oula! C’est peu me direz-vous! Soit, mais 70 minutes ça vous parle ?

70 min de plaisir, de bonheur transcendant.

Et comment ne pas parler de “Untergang”, cinquième et dernier titre de cet opus qui à lui seul mériterait une chronique tellement ce morceau est d’anthologie.

22 minutes à lui tout seul, où tout ce qu’il se fait de mieux en la matière est présent. Le Black Viking, dans toute sa splendeur, Mélodies acoustiques à foison, pullulement de blasts survitaminés, accordéon endiablé, orgies de hurlements, du calme?, de la tuerie?, bref, The calm before the storm.

22 mn qui vont crescendo, qui vous foutent la gueule à l’envers, les boules grandeur nature, ou moi, comme un gamin, j’en chiale de bonheur à l’écoute de ce joyau.

Mais comment ai-je pu passer à côté de cet album? Je m’en veux encore…

J’espère avoir rattrapé ma bévue avec ces modestes écrits.

En guise d’autopunition, il est de mon devoir de vous obliger à écouter cet album magistral, qui va définitivement prendre place parmi les meilleures productions Black Viking de ces 10 dernières années.

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Leadhaze : Black Water Path

April 12th, 2009 by admin

Leadhaze : Black Water PathLeadhaze c’est la guerre.

La guerre c’est Black Water Path.

Avant de partir la fleur au fusil. Stop ! Ici pas de fleur ! Autant planter le décor d’entrée, la baïonnette affûtée et sanguinolente, est de rigueur.

Laissez-moi-vous dresser un topo vite fait sur les forces en présences.

Mr Juliann Mystsyk (aka Viterzgir ou encore St Julian) pour les intimes, Ukrainien de nationalité, propriétaire de « Gallicia Distribution Label » label métal ukrainien (comme son nom l’indique…), leader charismatique de Kroda, de Capitollium, de Ruina, de Dragobath etc.… Groupes clairement engagés dans un black pagan métal féroce, sympho parfois.

Ce cher monsieur donc, est aussi l’unique membre, la tête pensante de Leadhaze.

Bref, c’est ce que l’on appelle communément un client quoi !

Un client certes, mais qui se trouve être quelque chose de rare de nos jours.

Un génie prolixe aux mains d’or.

Génie fertile, talentueux, instinctif, d’une dextérité sans égale, je vais arrêter là mes superlatifs, car cela risque d’être indigeste à la longue…

La guerre donc… Cet album, dixit le site officiel de l’auteur, « Est une ode aux valeureux guerriers tombés durant la seconde guerre mondiale ».

Ouch ! Je vais commencer par me fendre d’un petit conseil : « Si tu ne comprends pas déjà à quel style de combat nous allons être confrontés, il serait préférable de passer ton chemin et d’aller lorgner du coté émo ».

Voila ça c’est fait, revenons à notre conflit.

La guerre……tout seul ? Interrogation amère et légitime, allons nous avoir droit à une escarmouche, une rixe, un paint-ball ?

Non soyez rassuré, ou plutôt, restez sur vos garde, parce que là, ça va défourailler grave.

Une pluie de plomb, de métal en fusion, un déluge de hurlements de bombardements d’explosions plus sinistres les unes que les autres, va venir nous ensevelir tel un brouillard opaque sans discontinuer durant 40 minutes.

Pourtant, l’intro de cet opus, autant que je me rappelle lors de ma première écoute, m’avait parue en complète inéquation avec l’album. Un ruissèlement d’eau, suivit d’une espèce de litanie sur fond de musique folk….C’est ça la guerre ?

Aujourd’hui c’est avec un certain effroi que je réalise (imagine ?) la signification de cette entrée en matière somme toute bizarre. Le titre « Black Water Path ».

Eau noire ? Qu’entend-il par là ? Oups! mais c’est bien sur : L’eau sale, chargée d’éléments incongrus, de résidus de poudre, de sang mêlé à la boue etc…

La au moins ça a le mérite d’être clair, et cela me permet d’embrayer sur l’une des 5 campagnes composant cet album.

« Smog of their soul », prés de 11 minutes, de bombardement… visuel et mental.

Et oui car je suis certains qu’avec ce début de description vous vous attendiez à un putain de true black métal haineux, blastant à mort… !

Non et non, ici la haine, la violence, la mort, la guerre quoi ! est subjective.

C’est là que cela devient très intéressant, car ce Monsieur, nous propose un Dark black métal lent, mais empreins de relents guerriers, d’une part avec l’incorporation de samplers (bombardements, sirène hurlantes, crépitements d’armes à feu, hurlements, etc.…), mais surtout grâce aux sons de ses instruments.

Des guitares saturées, décharnées, offrant une mélodie semblable à des lames de rasoirs s’amusant sur un tendon humain.

Une basse énorme de profondeur, telle un panzer en plein rodéo dans les lignes ennemies, éradiquant au passage toute espérance de vie.

Une batterie servie par une double style canon de 70, afin de nettoyer la zone déjà bien amochée.

Des nappes de synthé style brouillard funèbre, enfermant le tout en un package morbide.

Et la voix, instrument on ne peut plus important, dans cette bombe. Une voix déshumanisée, rauque, nous laissant un sentiment gênant de mal-être.

Ce sentiment émanant de ce « chant de bataille », est d’autant plus dérangeant qu’il est exécuté en ukrainien. N’étant pas polyglotte ou docteur es langues slaves, le fait de ne rien entraver aux paroles, affecte mon intellect, et m’oblige donc à imaginer ce que cet orateur peut bien dégueuler.

Un peu à la manière d’un aveugle, mon imagination fait des siennes, invariablement, des scènes barbares m’agressent. Ces hurlements compilés à cette musique tantôt froide, tantôt haineuse, font naitre en moi des envies de destruction massive.

Que m’arrive-t-il ? Envouté, littéralement emprisonné par ce déluge organique, je survie, ma tête ne fait qu’émerger de ce marasme, la noyade me guette, je réalise que le sieur Viterzgir veut me faire profiter, à sa manière, de mes derniers instants de lucidité…

Me faire prendre conscience de ce que ces guerriers ont endurés avant l’issue fatale.

Je suis comme eux, paralysé par la peur, je suis…

Condamné à mourir noyé dans cette eau noire…

Tel est mon destin… Telle était son intention.

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Heiden : Obsidian

April 8th, 2009 by admin

Heiden : ObsidianAprès la commande, vient le moment tant attendu de la réception.

Et c’est avec une certaine impatience que je suis allé chez mon distro préféré, récupérer mon sésame musical comprenant entre autre l’album d’Heiden, Obsidian.

Quelques euros en moins sur le compte, et quelques kilomètres plus loin dans mon antre.

Ça y’est, déballage du CD de Heiden, superbe artwork, cover bien glauque, l’impatience me gagne. Mais, surtout, ne pas gâcher cette magie, surtout pas de précipitation. Toujours faire attention à bien respecter à la lettre mon modus operandi en matière de musique (je sais, je suis un psychopathe intégriste…).

Mise en service de ma fidèle HiFi, attendre que l’ampli chauffe (lampes inside), extinction du portable et autre fixe, boissons et clopes à portée de mains.

Play let’s go!

Cette scène s’est déroulée il y a une semaine déjà et figurez-vous que le skeud n’est même pas sorti du lecteur…

Je ne m’étais point fourvoyé quand à la qualité de cet album.

Ah,ah,ah jouissance auditive extrême que cet opus. Littéralement ébloui par ce Black Doom Atmosphérique, tantôt échevelé, tantôt aérien, même parfois teinté d’ambiance post rock.

Puissance, technique, maîtrise, originalité voilà les termes qui, selon moi, caractérisent cet “Obsidian“.

1 Puissance du jeu de ces Tchèques

2 Enorme production

3 Maîtrise technique sans faille

4 Compositions alambiquées aux petits oignons

5 Originalité.

Et voila comment Heiden rafle le Quinté plus dans l’ordre avec la tirelire en prime.

Des exemples ? Ce n’est pas ce qu’il manque sur cet album, il suffit d’écouter “At a Funeral“. Titre, où, pendant pratiquement 6 minutes, un Doom Black Atmo vous prend aux tripes, vous procure un état d’ébahissement auditif. Après une intro saturée, distordue sans réelle structure, une mélopée “guitaristique” servant de fil rouge, de repère, afin de ne pas se perdre dans ce noir absolu, viens nous envelopper d’une mélancolie adipeuse. Cette sensation de désespoir est aussi assurée par la voix. Une voix black, non pas hurlée, ni criée, non, une voix malade, éraillée, lente, laissant traîner des sons rauques à chaque fin de mot comme un gargarisme…voila c’est ça, mais… au vitriol. Et comme si cela ne suffisait pas, afin de nous engloutir au plus profond du néant, la rythmique massive telle une chape de plomb, vient nous scotcher dans ce marasme funéraire.

Toujours dans les exemples, l’éclectisme de cet album est déroutant, car après, voici venu “Thujone”. Morceau très prenant, un Doom Black à la limite du dépressif, qui nous entraîne toujours plus loin vers l’infini négatif. Lourd très lourd et définitivement pachydermique grâce à cette voix monocorde et bien profonde. Un mur de guitares mélodique nous accueille d’entrée, mais ce n’est qu’une éphémère illusion. Dès que cette voix, heu… ce râlement (cela paraît plus adéquat) débarque, la rythmique devient plus syncopée. Assurée par une double toujours bien placée et des guitares saignantes (juste ce qu’il faut), la ligne musicale de ce titre lorgne vers un Doom métal « blackisé » mais attention j’ai bien dit Doom !

Et que dire des textes…Où Flower power, guimauve et autres joyeuseries (t’es sûr là ?)…

Non Amateurs de décadence, de négativité, de mélancolie poussée à son paroxysme, vous serez sans aucun doute servis.

Néanmoins quelques regrets (faut bien être objectif hein !) viennent enrayer cette belle arrivée.

Tout d’abord la durée, qui avec ses 40 minutes pour 8 titres, me laisse sur ma faim.

Ensuite vient le choix du combo d’avoir programmé le titre “Buried 100 Years Ago” en conclusion de cet album.

Titre on ne peut plus aérien, qui vient fausser l’ambiance glauque et pesante, présente tout au long de l’écoute.

Voila j’espère avoir été assez explicite, si toutefois vous hésitiez à investir en cet album, 4ème production de ce groupe venu de République Tchèque.

Mais soyez sûr que son originalité, sa puissance sont autant d’atouts imparables afin de survivre à ce milieu qu’est l’extrême.

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