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Cobalt : Gin

May 19th, 2009 by admin

Cobalt : GinS’extasier devant une toile, un film, une photo, une voiture…Quoi de plus normal me direz vous.

S’extasier devant une musique, un son, la aussi c’est totalement compréhensible.

S’extasier devant des émotions suscitées par de la musique, là déjà, c’est moins commun.

Pourtant, c’est ce qu’il vient de m’arriver à l’écoute de ce “Gin” dernier méfait en date de ce combo Américain : Cobalt.

Je m’explique : La musique délivrée par ce groupe est complètement débridée, elle se situe aux antipodes de ce que la scène actuelle Black Metal est capable de produire. Pourtant c’est bel et bien de Black Métal que nous allons parler ici. Un black majestueux, novateur, déconcertant, mais incroyablement jubilatoire.

Réunir les bases du black, les sources du thrash, par moment du death, du rock, et rendre le tout…actuel, et furieusement équilibré. Belle utopie !

Et bien que nenni, Cobalt le fait, et avec brio. La recette est hyper compliquée mais le résultat est un délice de Post Black Métal, un truc hybride à vous embarquez les neurones dans un tourbillon de sentiments jusqu’alors insoupçonnés.

Cette musique n’est pas “facile” d’accès, ici se côtoient percussions tribales, blasts, moments de pure acoustique, folie…blues…true Black Metal. Une multitude de petites perles musicales qui, une fois assemblées, forment une entité, une Å“uvre d’art.

“Two Thumbed Fist” est un des ingrédients de cette alchimie, un titre complètement effréné, une intro thrash black syncopée précédant une voix criée, des riffs sanglants thrashy ….et en plein milieu de ce morceau qui serait resté bien anodin sans, des percussions viennent nous embarquer pour mieux nous balancer trois minutes plus tard dans un black thrash progressif sur vitaminé.

Une déferlante de riffs plus acérés les uns que les autre, vient épicer cette mélodie fade de prime abord. La rythmique est puissante, pesante, grâce surtout, au magicien planqué derrière ses futs…

Ce batteur…aaah ! Enorme, d’une précision chirurgicale, me laisse pantois d’admiration.

Cette méticulosité musicale poussée à son paroxysme, est déconcertante, l’approche mais surtout, la perception de cette orgie musicale est complexe. Mais lorsque l’on arrive à surmonter ce sentiment déroutant des premières écoutes, le résultat est redoutable.

Evidement, je m’extasie devant cette musique de haute volée, mais cela n’est que juste récompense face à ce travail d’orfèvre.

Pourtant, Cobalt à bien compris, que pour assoir sa suprématie, il fallait faire en sorte que l’auditeur soit aux premières loges de sa démesure, de sa folie. Pour sortir du lot il faut que cette musique transporte l’amateur d’extrème. C’est chose faite…

Citer moi un album actuel, où, vous pouvez voyager jusqu’aux racines de notre chère musique?

Gin ! Ici, ces Américains, sans complexe, nous promènent allègrement dans le Black Metal mais en puisant dans le folk…jusqu’au blues.

Bien entendu, il n’est nullement question d’un quelconque truc néo machin, non, mais plutôt d’une adaptation historique de l’évolution du Black Metal…

Le titre “Dry Body” en est la parfaite illustration. Une romance rock élaborée à l’aide d’une voix claire, mais monocorde, d’une guitare aux accents blues, d’une batterie limite percus. Gentiment, cette mélodie va, murir, vieillir, saturer crescendo, et dégénérer en un orgasme de distorsions métalliques.

Fouillis musical ? Non…mon dieu ! Cette substance obtenue, n’est ni plus ni moins, que la panacée en matière de Black Progressif. Lorsque cet “idéal musical” est renouvelé sur 11 pistes possédant toutes une identité différente, mais, lorgnant vers le même objectif, à savoir, l’initiation musicale. Lorsque cette harmonie de styles est en parfaite symbiose avec la trame voulue par ses auteurs, cela forme un album majeur.

Ce voyage à la source ne pouvait être complet sans, d’une manière ou d’une autre, aborder le blues. Et bien, ces Musiciens, nous propose en clôture de ce fantastique opus, l’oriGine…

Un blues, chanté par des esclaves noirs. Un blues entonné au milieu des bruits de chaines, des cris, des martèlements d’outils, durant, je m’imaGine, une de ces multiples séances de travaux forcés, vient clôturer ce monument musical de 56 minutes.

“Black Odyssée”, voila le titre qu’aurait pu figurer sur ce CD, il n’en est rien, néanmoins Cobalt vient d’inventer un synonyme : Gin.

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Onheil : Razor

May 16th, 2009 by admin

Onheil : RazorPutain de carton, j’en ai encore les stigmates sur la face et sur tout le corps…

En pleine face, je l’ai ramassé, rien, je n’ai rien pu faire pour éviter ce bolide, je ne l’ai vu débarquer sur moi qu’au dernier moment…Broyé, littéralement dispersé comme sur une mine, explosé quoi !

Heureusement, j’étais bien harnaché, bien scotché, mais la violence du choc m’a envoyé valsé aux tréfonds d’un coma stade 2. Putain quel caramel puissant et énorme.

C’était quoi ce bolide ? Une espèce de rouleau compresseur lancé à plus de 200 km/h dans ma tête, écrasant là où ça fait très mal…!

Je me relève tant bien que mal, claudiquant, cherchant ma respiration, je rassemble mes membres disloqués et… je renvoie la sauce !!

Maso ? Dans ces conditions 1000 fois oui ! Je me réinstalle et j’envoie la purée, hé hé recalbombage de face aussi violent… Énorme, ces étoiles, ce matraquage de cortex. Ce trauma crânien est on ne peut plus, hum, hum bandant.

C’est donc en rescapé involontaire que je viens (du moins j’essaye) vous expliquer comment s’en prendre plein la gueule pendant environ 45 minutes. Attention, cardiaques, dépressifs et immunodéficients, ceci n’est point bon pour vos maux…

Si je vous parle de renouveau, de modernité, si je vous dis mélodique, puissance dévastatrice, mélange de thrash, black, death, heavy metal… Oh oh, vous aussi vous commencez à dodeliner de la tête, vous commencez à saliver d’avance hein !

Vous avez raison, salivez, car voici venu l’apocalypse, l’ultime destruction de nos pauvres cerveaux abreuvés, jusqu’alors, de pacotilles.

Mais on ne va pas traiter ce majestueux «Razor» comme on traite un vulgaire album…

Sortez le tapis rouge, faites péter le champagne, allumez les feux d’artifices, je veux le meilleur pour ce bijou.

Le meilleur, j’ai dit, parce que «Onheil» nous offre le summum en matière de blackened metal actuel. Une déferlante de hits tous plus brutaux, agressifs les uns que les autres.

11 titres de folie, de black mélodique rapide, furieux, haineux, rien n’est à jeter ici, nous avons à faire au nec plus ultra venu tout droit des Pays-Bas.

Ah ah ah ! Depuis le temps que j’attendais un truc comme ça, putain je l’ai…!

Imaginez 2 brailleurs, une voix black, l’autre un peu plus death. Un mur de guitares, oui un mur car ils sont 3 à s’escrimer comme des dieux, dégénérés, sur leur instruments, un soliste virtuose et 2 rythmiques affutées comme des lames de rasoir… Le son prodigué par les 6 cordes est étouffant, il vous couche par terre, il prend possession de vos neurones, cette vitesse d’exécution est phénoménale, et accroit cette sensation de dépendance. Une harmonie de V12 à plein régime.

Si à cela on rajoute une batterie subsonique… Un barjot à 4 bras et 4 jambes, parce qu’il est fortement improbable que ce gars-là soit conçu comme le commun des mortels. Il cogne fort et vite comme un malade, un exemple parmi tant d’autres, écoutez «As Hope Dies » et je pense que vous visualiserez exactement à quel mutant nous avons à faire. Le son de cet énergumène et de son engin de torture… est une espèce de marteau piqueur nourri aux amphétamines, arrosé de nitroglycérine.

Et afin d’asseoir leur supériorité apocalyptique, une basse destinée à anéantir, pulvériser, réduire en miettes, ce qui subsiste après le passage des précédents, dans notre pauvre crâne, jusqu’alors vierge d’une telle rage.

Cette puissance dévastatrice est alliée à une sorte de métal hybride, toujours black dans la structure et les chants, mais agrémenté de touches Death, Thrash, voire Heavy. Mais, chose très importante, la Mélodie est toujours présente…

Même lorsque ces fous furieux déboulent comme des morts de faim, à fond de sixième, cette aubade est toujours là, rapide, mais belle et bien fidèle au poste. Malgré cette énorme sensation de destruction, présente sur les 11 titres de ce brulot, il est tout à fait possible de fredonner ses diverses mélodies.

Ça, c’est vraiment remarquable, tout comme est remarquable la production. Une superbe qualité, une finition haut de gamme toutes options. L’énorme puissance furieuse qui émane de cet obus apporte, comment dire, une sorte de renouveau dans la scène BM. Cette modernité risque de ne pas convenir aux plus traditionalistes, mais ayant lâché le true BM depuis pas mal de temps, je suis en mesure de vous affirmer que cet album va faire parler de lui dans les mois à venir.

Moi je remets mon casque. J’ai pris un abonnement pour ce crash test !

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Kathaarsys : Anonymous Ballad

May 13th, 2009 by admin

Kathaarsys : Anonymous BalladParental Advisory Explicit Content.

La complexité musicale style « usine à gaz » m’a toujours rebuté. La technicité à outrance me fait presque gerber. Ce soit disant “élitisme” on ne peut plus narcissique, puant la masturbation mentale me débecte.

Introduction on ne peut plus clair mais correcte.

La correction…Je ne sais si je vais arriver à tenir cet engagement tout au long de cette chronique, tellement ce disque sent la branlette !

Pourtant, j’adore les trucs alambiqués aux petits oignons, sortant des sentiers battus, innovateurs. J’aime ces structures musicales complexes, mais, lorsqu’elles signifient quelque chose..

Lorsque tout les parties une fois assemblées, forment une entité, une histoire, ou parfois un film. C’est le cas du Black Prog, style où Kathaarsys est censé évoluer, ou plutôt, est persuadé d’être un des leaders actuel.

Ici, vous l’aurez compris, ce n’est pas le cas…Point d’histoire, encore moins de structure.

J’essaye de me mettre à la place de ces musiciens, d’imaginer ce qu’ils veulent me dire, me faire passer. Il y a-t-il une histoire, une trame…putain ? C’est quoi ? Une chasse au trésor, ou il faut décrypter un message codé caché sur l’autre face du CD ? Le passer à l’envers pour trouver le passage secret révélant la signification de ce truc…? Faut-il être bac+ 20 pour entrevoir une explication ?

Putain c’est moi qui ne comprend quedal à cette zic, ou bien, c’est ce bordel en vrac qui ne signifie proprement rien.

Bon si ce n’est pas dans l’explication qu’il faut chercher, orientons nous vers la parade.

Peut être ont-ils voulus nous démontrer leur virtuosité, leurs capacités à faire une musique hautement technique… Malheureusement je crois avoir compris , mais là franchement, trop de technique tue la technique. Ici leur virtuosité pue l’égocentrisme démesuré.

J’essaye, je retente une énième écoute…Sans résultat. Je cherche ce petit truc qui pourrait amorcer un soupçon de rythme cohérent, une ébauche d’invitation…Nada !

Bon l’option grosse daube est à prendre en considération… Ces Espagnols se sont donc branlés comme des morts de faim, je ne vois que cette explication.

L’explication…vaste dilemme que de comprendre cet album, c’est un peu comme si chaque membre avait enregistré leurs parties, sans au préalable, avoir participer à une quelconque concertation. Des gratteux s’escrimant sur leur manche tels des Satriani en mode apprentissage, un bassiste jouant en solo…

La technique est ultra présente, ça c’est sûr, mais à quoi sert elle, si elle n’est pas incorporée à une trame ? Ici l’auditeur passe du grunt, à la voix criée, hurlée, parlée. Lorsque l’on pense découvrir un soupçon d’étincelle avec un black blasté, l’instant d’après, c’est une litanie désuète acoustique, qui nous refait chavirer dans ce charabia musical. Il en est de même avec tout les autres instruments du clavier, en passant par la batterie. Ils poussent même le vice en appliquant cette recette indigeste aux différents styles présents sur ce CD. Le black, venant côtoyer le death…dans la logique ce mélange des genres est on ne peut plus grisant, mais là, c’est en bordel couvrez, en vrac quoi ! Aucune logique, il y a surtout un mélange de technique, de styles sans liant…une espèce de béton sans….ciment.

La production, hormis le fait que le type au mixage c’est “peut être” vautré dans l’assemblage des morceaux, est d’un bon niveau, le son est bien profond, mais…malgré cela, ce sentiment de perdition, d’égarement, est de plus en plus présent au fil des minutes. Dommage…

Bref je vais arrêter, car ici, il n’y a pas lieu dans faire tout un fromage (hormis l’odeur) cela ressemble donc à une… macédoine de “légumes” qui fleure bon la merde.

A vouloir trop en faire, Kathaarsys s’embourbe.

Rien que le titre empeste la suffisance « Anonymous Ballad » , comment ai-je pu me faire berner à ce point ? Une ballade…tsss ! Une grosse bouse de poseurs oui ! Pourtant, leur précédente production « Verses In Vain » m’avait bien fait décoller, aujourd’hui je m’écrase comme un vulgaire ULM sans boite noire…

Tiens cette boite noire, pas certains, vraiment, que cet immondice en possède une.

J’arrête là mon « déversage de fiel », car n’étant pas un féru de l’autocensure, je risquerais de dépasser les bornes.

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Kathaarsys : Anonymous Ballad

May 13th, 2009 by admin

Kathaarsys : Anonymous BalladParental Advisory Explicit Content.

La complexité musicale style « usine à gaz » m’a toujours rebuté. La technicité à outrance me fait presque gerber. Ce soit disant “élitisme” on ne peut plus narcissique, puant la masturbation mentale me débecte.

Introduction on ne peut plus clair mais correcte.

La correction…Je ne sais si je vais arriver à tenir cet engagement tout au long de cette chronique, tellement ce disque sent la branlette !

Pourtant, j’adore les trucs alambiqués aux petits oignons, sortant des sentiers battus, innovateurs. J’aime ces structures musicales complexes, mais, lorsqu’elles signifient quelque chose..

Lorsque tout les parties une fois assemblées, forment une entité, une histoire, ou parfois un film. C’est le cas du Black Prog, style où Kathaarsys est censé évoluer, ou plutôt, est persuadé d’être un des leaders actuel.

Ici, vous l’aurez compris, ce n’est pas le cas…Point d’histoire, encore moins de structure.

J’essaye de me mettre à la place de ces musiciens, d’imaginer ce qu’ils veulent me dire, me faire passer. Il y a-t-il une histoire, une trame…putain ? C’est quoi ? Une chasse au trésor, ou il faut décrypter un message codé caché sur l’autre face du CD ? Le passer à l’envers pour trouver le passage secret révélant la signification de ce truc…? Faut-il être bac+ 20 pour entrevoir une explication ?

Putain c’est moi qui ne comprend quedal à cette zic, ou bien, c’est ce bordel en vrac qui ne signifie proprement rien.

Bon si ce n’est pas dans l’explication qu’il faut chercher, orientons nous vers la parade.

Peut être ont-ils voulus nous démontrer leur virtuosité, leurs capacités à faire une musique hautement technique… Malheureusement je crois avoir compris , mais là franchement, trop de technique tue la technique. Ici leur virtuosité pue l’égocentrisme démesuré.

J’essaye, je retente une énième écoute…Sans résultat. Je cherche ce petit truc qui pourrait amorcer un soupçon de rythme cohérent, une ébauche d’invitation…Nada !

Bon l’option grosse daube est à prendre en considération… Ces Espagnols se sont donc branlés comme des morts de faim, je ne vois que cette explication.

L’explication…vaste dilemme que de comprendre cet album, c’est un peu comme si chaque membre avait enregistré leurs parties, sans au préalable, avoir participer à une quelconque concertation. Des gratteux s’escrimant sur leur manche tels des Satriani en mode apprentissage, un bassiste jouant en solo…

La technique est ultra présente, ça c’est sûr, mais à quoi sert elle, si elle n’est pas incorporée à une trame ? Ici l’auditeur passe du grunt, à la voix criée, hurlée, parlée. Lorsque l’on pense découvrir un soupçon d’étincelle avec un black blasté, l’instant d’après, c’est une litanie désuète acoustique, qui nous refait chavirer dans ce charabia musical. Il en est de même avec tout les autres instruments du clavier, en passant par la batterie. Ils poussent même le vice en appliquant cette recette indigeste aux différents styles présents sur ce CD. Le black, venant côtoyer le death…dans la logique ce mélange des genres est on ne peut plus grisant, mais là, c’est en bordel couvrez, en vrac quoi ! Aucune logique, il y a surtout un mélange de technique, de styles sans liant…une espèce de béton sans….ciment.

La production, hormis le fait que le type au mixage c’est “peut être” vautré dans l’assemblage des morceaux, est d’un bon niveau, le son est bien profond, mais…malgré cela, ce sentiment de perdition, d’égarement, est de plus en plus présent au fil des minutes. Dommage…

Bref je vais arrêter, car ici, il n’y a pas lieu dans faire tout un fromage (hormis l’odeur) cela ressemble donc à une… macédoine de “légumes” qui fleure bon la merde.

A vouloir trop en faire, Kathaarsys s’embourbe.

Rien que le titre empeste la suffisance « Anonymous Ballad » , comment ai-je pu me faire berner à ce point ? Une ballade…tsss ! Une grosse bouse de poseurs oui ! Pourtant, leur précédente production « Verses In Vain » m’avait bien fait décoller, aujourd’hui je m’écrase comme un vulgaire ULM sans boite noire…

Tiens cette boite noire, pas certains, vraiment, que cet immondice en possède une.

J’arrête là mon « déversage de fiel », car n’étant pas un féru de l’autocensure, je risquerais de dépasser les bornes.

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