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	<title>A World to win</title>
	<link>http://metal-blogs.com/coercition</link>
	<description>Chroniques, essais, que sais-je ?</description>
	<pubDate>Sat, 03 Jan 2009 00:00:04 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
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		<title>Auspex : Resolutio</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jul 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[ Auspex. Sympathique combo issu de la scène grenobloise. C&#8217;est tout ? Une carrière effectivement assez rapide à résumer puisque le groupe n&#8217;a comme antécédents qu&#8217;une démo, fort bonne part ailleurs, et pas mal de concerts sur Grenoble. Une vie courte, tournée plus vers l&#8217;avenir que vers le passé, en regard des quelques années d&#8217;existence, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Auspex-nom_album-Resolutio-l-fr.html"><img src="http://www.spirit-of-metal.com/les%20goupes/A/Auspex/Resolutio/Resolutio.jpg" width="150" align="left" border="0" alt="Resolutio"></a> Auspex. Sympathique combo issu de la scène grenobloise. C&#8217;est tout ? Une carrière effectivement assez rapide à résumer puisque le groupe n&#8217;a comme antécédents qu&#8217;une démo, fort bonne part ailleurs, et pas mal de concerts sur Grenoble. Une vie courte, tournée plus vers l&#8217;avenir que vers le passé, en regard des quelques années d&#8217;existence, d&#8217;un remaniement de line-up mais déjà d&#8217;une popularité certaine dans l&#8217;agglo où Auspex est basé. <a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Auspex-nom_album-Resolutio-l-fr.html"><b>Resolutio</b></a>, premier album oblige, sera donc une pierre importante pour construire la carrière d&#8217;Auspex&#8230; une pierre, voire un boulet ? J&#8217;y viens.</p>
<p>Quid donc de <a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Auspex-nom_album-Resolutio-l-fr.html"><b>Resolutio</b></a> ? Une esthétique vaguement manga (d&#8217;ailleurs, le refrain de &#8220;<a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Auspex-nom_album-Mysteries_of_the_stars-l-fr.html"><b>Mysteries of the stars</b></a>&#8221; est chanté en japonais) qu&#8217;on aime ou, plus généralement, qu&#8217;on aime pas. Une réelle ambition entoure cette production, dont la sortie fut délayée pour cause de perfectionnisme&#8230; On est en droit de s&#8217;attendre à beaucoup de cette formation très ancrée dans un souci de faire bien et beau, certains membres étant musiciens professionnels. Et de s&#8217;attendre à plus encore lorsque, tel que votre serviteur, l&#8217;on a écouté la démo &#8220;<a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Auspex-nom_album-Mysteries_of_the_stars-l-fr.html"><b>Mysteries of the stars</b></a>&#8221; avant cet opus. L&#8217;on ne sera justement pas désorienté puisque 2 des 3 titres de cette sortie précédente sont très justement repris ici : l&#8217;étalon parfait pour juger de ce son idéal recherché.</p>
<p>Pour garder une cohérence dans l&#8217;ordre d&#8217;écoute, un bref mot sur l&#8217;intro en premier lieu : un riff printanier qui aurait pu être la trame d&#8217;une bonne chanson, vient délicatement nous chatouiller l&#8217;oreille, puis se pose dessus la voix d&#8217;Elodie; voix qui est un point fort pour Auspex, qui peut se prévaloir d&#8217;avoir une vraie chanteuse, parfaitement calée dans son registre opératique, à l&#8217;extérieur duquel elle ne s&#8217;aventurera pas.</p>
<p>Et l&#8217;on enchaine sur le premier titre issu de la démo, &#8220;Time to make a stand&#8221;. Ce power-speed-symphonico-prog, auquel ne vient pourtant pas se coller l&#8217;adjectif &#8220;épique&#8221;, ce qui aurait pourtant été logique au vu du style pratiqué, ce morceau donc conserve-t&#8217;il toute la saine efficacité de la version démo ? C&#8217;est le moment de mettre les pieds dans le plat : dès les ch?urs qui finissent l&#8217;intro et se prolongent au début de ce titre, on est pris d&#8217;un puissant scepticisme, à l&#8217;écoute de cette dimensio sympho à outrance, débauche d&#8217;effets électroniques de mauvais gouts et d&#8217;instruments classiques venant littéralement étouffer la voix de la chanteuse, placée en arrière de la prod- ce qui signifie ici noyée sous des tonnes de couches musicales évoluant si rapidement que je renonce à les énumérer.</p>
<p>Ce titre est hélas représentatif de l&#8217;ensemble de l&#8217;album, et l&#8217;autre reprise, &#8220;<a href="/groupe-groupe-Rise-l-fr.html"><b>Rise</b></a>&#8220;, envoi de onze minutes, n&#8217;y coupe pas; à savoir une compo excellente mais défigurée par une sophistication inutile et pompeuse.</p>
<p>Pourtant, Auspex démontre un vrai sens du refrain accrocheur, sur &#8220;<a href="/groupe-groupe-Celestia-l-fr.html"><b>Celestia</b></a>&#8220;, &#8220;<a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Auspex-nom_album-Mysteries_of_the_stars-l-fr.html"><b>Mysteries of the stars</b></a>&#8220;; pourtant, Auspex accumule les déluges de soli, ainsi que des adjonctions de ces instruments à vents que nous autres métalleux ne savons parfois pas nommer mais qui nous évoquent toujours un souvenir chaleureux, Elodie sait se servir de son organe et y prend plaisir, avec parfois des échos produisant un double registre intéressant. Mais cela tourne souvent au choeur pompeux, et les soli de guitares, c&#8217;est malheureux à dire, couinent. Les voix masculines, originellement effrénées et claires, sont ici grimées en voix de sorcier atténuées et prenant à contre-pied le flot joyeux ou mélancolique de l&#8217;album, qui ne se veut pourtant jamais inquiétant, et viennent donc casser des envolées lyriques.</p>
<p>C&#8217;est en réfléchissant sur cet album qu&#8217;on l&#8217;appauvrit : moins d&#8217;exigence, des compos plus courtes, une prod accompagnant la musique plus que cachant des guitares qui en paraissent presque honteuses, auraient fait de <a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Auspex-nom_album-Resolutio-l-fr.html"><b>Resolutio</b></a> un très bon album. Auspex a voulu tester, mais n&#8217;a réussi qu&#8217;à détruire la spontanéité de sa musique, qui, épurée et centrée sur les guitares, est créative et émouvante. Manque de maturité, dispersion ? On est d&#8217;autant plus déçu que le talent est là, mais que les choix faits viennent artificiellement nous priver d&#8217;un bon moment.</p>
<p>Une note sévère donc, en guise d&#8217;encouragement à faire mieux. Qui aime bien châtie bien. Et si on aime, on aime quand même <a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Auspex-nom_album-Resolutio-l-fr.html"><b>Resolutio</b></a>.</p>
<p>13/20</p>
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		<title>Balrog (FRA) : Bestial Satanic Terror</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Yeah. Dès le titre, ça a de la gueule, surtout emballé sous une illustration qui, bien que l&#8217;idée ne dévie pas trop de l&#8217;imagerie black-metal traditionnelle, a furieusement l&#8217;air d&#8217;avoir été bâclée par un étudiant en infographie moyennement doué. Bon, dur de partir d&#8217;une impression quasi guignolesque, surtout pour un premier ?vrai? album, sorti judicieusement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Balrog_(FRA)-nom_album-Bestial_Satanic_Terror-l-fr.html"><img src="http://www.spirit-of-metal.com/les%20goupes/B/Balrog (FRA)/Bestial Satanic Terror/Bestial Satanic Terror.jpg" width="150" align="left" border="0" alt="Balrog (FRA) : Bestial Satanic Terror"></a>Yeah. Dès le titre, ça a de la gueule, surtout emballé sous une illustration qui, bien que l&#8217;idée ne dévie pas trop de l&#8217;imagerie black-metal traditionnelle, a furieusement l&#8217;air d&#8217;avoir été bâclée par un étudiant en infographie moyennement doué. Bon, dur de partir d&#8217;une impression quasi guignolesque, surtout pour un premier ?vrai? album, sorti judicieusement la même année que le disque culte de P.N? Dur d&#8217;avoir de l&#8217;écho en tant que contemporain- et compatriote- de ce qui a été LE pavé dans la mare BM de ces temps-ci.</p>
<p>Mauvaise foi, il est vrai; ces deux groupes ne proposent pas le même genre de musique, et nul doute que les détracteurs de l&#8217;un puissent être comblés par l&#8217;autre.</p>
<p>Hé ouais, <a href="/groupe-groupe-Balrog-l-fr.html"><b>Balrog</b></a>, malgré son lourd bagage sémantique- hop, une pincée de Tolkien, un peu de ?satan? et de ?terror?, l&#8217;art de marier différents courants- et ses corpsepaints opaques, trimballe un gros complexe : ça n&#8217;est pas que du black metal aussi cru que <a href="/groupe-groupe-Balrog-l-fr.html"><b>Balrog</b></a> -l&#8217;artiste et artisan éponyme, homme à tout faire du groupe- voudrait le faire croire dans ses propos et autres interviews proprement clôturées par le ?hail satan? de rigueur. Non, <a href="/groupe-groupe-Balrog-l-fr.html"><b>Balrog</b></a> propose au contraire tout un programme louvoyant entre black et death; mais alors, dira le novice, nous aurions affaire à une collusion bruyante entre deux courants revendiquant leur extrémisme musical ? <a href="/groupe-groupe-Balrog-l-fr.html"><b>Balrog</b></a> ne serait qu&#8217;un énième projet bourrin sans intéret et de gout douteux, sacrifiés à l&#8217;appel du bruit ? Justement, non; car si <a href="/groupe-groupe-Balrog-l-fr.html"><b>Balrog</b></a> peut se prévaloir d&#8217;une légitime affiliation black par, en fait, plein d&#8217;aspects, ses riffs nous entrainent par moments du côté de la Suède et de sa scène honteusement -bouh !- mélodique. Etonnant de la part du chef blasteur de chez <a href="/groupe-groupe-Genital_Grinder-l-fr.html"><b>Genital Grinder</b></a>, et encore plus étonnant de voir qu&#8217;un groupe de BM peut cultiver un aspect ?gentil? en regard de celui-ci.<br />
<br />Ce qui d&#8217;ailleurs se révélera le seul côté emmerdant de l&#8217;album. <a href="/groupe-groupe-Balrog-l-fr.html"><b>Balrog</b></a> invente sur le tas une production extrêmement claire privant la plupart des parties de guitare d&#8217;une salvatrice saleté atmosphérique, défaut quasi rédhibitoire parfois au vu de la longueur des riffs déployés; ce qui n&#8217;en fait pas de mauvais morceaux, mais à chercher un compromis entre la puissance death et l&#8217;atmosphère black, fait de certaines parties de véritables coups dans l&#8217;eau, alors qu&#8217;on devine qu&#8217;avec l&#8217;aide d&#8217;une batterie forçant par exemple plus sur les percus et d&#8217;un peu de disto, ils auraient pu être de véritables apothéoses.</p>
<p>L&#8217;artiste a heureusement plus d&#8217;un tour dans son sac et la formule connait parfois un réel succès; le hit de l&#8217;album reste le morceau ?Destroyer?, avec son riff démentiel en avalanche dès les premières secondes et sa rythmique martial. On constate que l&#8217;album est finalement digeste puisqu&#8217;au moment de l&#8217;exercice délicat d&#8217;appuyer ses dires par quelques exemples de chansons, pas mal d&#8217;entre nous reviennent en tête avec leurs riffs bien sentis, quelques instant délicieux ou le quota de haine est allègrement franchi? La voix ici étant, sinon un point fort, du moins un aspect familier aux puristes. On remarque d&#8217;ailleurs que l&#8217;emploi intermittent de la langue française est ici plus que tolérable, d&#8217;autant que les paroles développent le thème ( je vous fait pas un dessin) d&#8217;une manière poussée sans être ridicule : voir la folie de H&#8217;oref <a href="/groupe-groupe-Shah-l-fr.html"><b>Shah</b></a>&#8216;or et, encore une fois, de Destroyer.</p>
<p>La structure de l&#8217;album est également fort bien sentie, encadrée par deux intros/outros qui, il faut le souligner, sont absolument énormes : pas ici de synthé baveux en guise de descente aux enfers bidon, mais de la guitare acoustico-élec&#8217; semi-grésillante, bruitages discrets et efficaces, grognements. Le chaos vient ensuite directement frapper, et maintient une tension convenable ( léger creux après Destroyer et un wagon de morceaux plus mélodiques ) jusqu&#8217;à l&#8217;excellent <a href="/groupe-groupe-Ashes-l-fr.html"><b>Ashes</b></a> of Yrushalaim, du bon mélo, très bon. Commence et finit sur une bonne impression.</p>
<p>Après, il y a peu à ajouter : la batterie blaste sec, quoiqu&#8217;un peu étouffée. N&#8217;exploite pas tout son potentiel malgré un agencement simulant parfois bien le chaos le plus extrême. La basse ? Ne se fait pas trop remarquer.</p>
<p>Conclusion surprise : un excellent album donc, qui nourrira aussi bien les vieux du BM que les nouveaux venus en quête de sensations. Quoique les premiers risquent de trouver qu&#8217;il n&#8217;y a pas assez de disto, et n&#8217;auront pas tort. On ne saurai trop dire que évidemment, au grand concours du plus true à laquelle peut tourner la scène, <a href="/groupe-groupe-Balrog-l-fr.html"><b>Balrog</b></a> se disqualifie automatiquement d&#8217;une marge par ses choix- ou manque de clairvoyance. Mais cet album a établi un groupe compétent et inspiré, d&#8217;une technique sans faille et d&#8217;une brutalité évidente.</p>
<p>Un avis à ceux qui n&#8217;auraient écouté que le petit dernier Ars Talionis : BST est sans commune mesure. En mieux.<br />
</p>
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		<title>Auspex : Resolutio</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jun 2008 23:05:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>coercition</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[ Auspex. Sympathique combo issu de la scène grenobloise. C&#8217;est tout ? Une carrière effectivement assez rapide à résumer puisque le groupe n&#8217;a comme antécédents qu&#8217;une démo, fort bonne part ailleurs, et pas mal de concerts sur Grenoble. Une vie courte, tournée plus vers l&#8217;avenir que vers le passé, en regard des quelques années d&#8217;existence, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> Auspex. Sympathique combo issu de la scène grenobloise. C&#8217;est tout ? Une carrière effectivement assez rapide à résumer puisque le groupe n&#8217;a comme antécédents qu&#8217;une démo, fort bonne part ailleurs, et pas mal de concerts sur Grenoble. Une vie courte, tournée plus vers l&#8217;avenir que vers le passé, en regard des quelques années d&#8217;existence, d&#8217;un remaniement de line-up mais déja d&#8217;une popularité certaine dans l&#8217;agglo où Auspex est basé. Resolutio, premier album oblige, sera donc une pierre importante pour construire la carrière d&#8217;Auspex&#8230; une pierre, coire un boulet ? J&#8217;y viens.</p>
<p>Quid donc de Resolutio ? Une esthétique vaguement manga (d&#8217;ailleurs, le refrain de &#8220;mysteries of the stars&#8221; est chanté en japonais) qu&#8217;on aime ou, plus généralement, qu&#8217;on aime pas. Une réelle ambition entoure cette production, dont la sortie fut délayée pour cause de perfectionnisme&#8230; On est en droit de s&#8217;attendre à beaucoup de cette formation très ancrée dans un souci de faire bien et beau, certains membres étant musiciens professionnels. Et de s&#8217;attendre à plus encore lorsque, tel que votre serviteur, l&#8217;on a écouté la démo &#8220;mysteries of the stars&#8221; avant cet opus. L&#8217;on ne sera justement pas désorienté puisque 2 des 3 titres de cette sortie précédente sont très justement repris ici : l&#8217;étalon parfait pour juger de ce son idéal recherché.</p>
<p>Pour garder une cohérence dans l&#8217;ordre d&#8217;écoute, un bref mot sur l&#8217;intro en premier lieu : un riff printanier qui aurait pu être la trame d&#8217;une bonne chanson, vient délicatement nous chatouiller l&#8217;oreille, puis se pose dessus la voix d&#8217;Elodie; voix qui est un point fort pour Auspex, qui peut se prévaloir d&#8217;avoir une vraie chanteuse, parfaitement calée dans son registre opératique, à l&#8217;éxtérieur duquel elle ne s&#8217;aventurera pas.</p>
<p>Et l&#8217;on enchaine sur le premier titre issu de la démo, &#8220;Time to make a stand&#8221;. Ce power-speed-symphonico-prog, auquel ne vient pourtant pas se coller l&#8217;adjectif &#8220;épique&#8221;, ce qui aurait pourtant été logique au vu du style pratiqué, ce morceau donc conserve-t&#8217;il toute la saine efficacité de la version démo ? C&#8217;est le moment de mettre les pieds dans le plat : dès les choeurs qui finissent l&#8217;intro et se prolongent au début de ce titre, on est pris d&#8217;un puissant septicisme, à l&#8217;écoute de cette dimensio sympho à outrance, débauche d&#8217;effets électroniques de mauvais gouts et d&#8217;instruments classiques venant littéralement étouffer la voix de la chanteuse, placée en arrière de la prod- ce qui signifie ici noyée sous des tonnes de couches musicales évoluant si rapidement que je renonce à les énumérer.</p>
<p>Ce titre est hélas représentatif de l&#8217;ensemble de l&#8217;album, et l&#8217;autre reprise, &#8220;Rise&#8221;, envoi de onze minutes, n&#8217;y coupe pas; à savoir une compo excellente mais défigurée par une sophistication inutile et pompeuse.</p>
<p>Pourtant, Auspex démontre un vrai sens du refrain accrocheur, sur &#8220;Celestia&#8221;, &#8220;Mysteries of the stars&#8221;; pourtant, Auspex accumule les déluges de soli, ainsi que des adjonctions de ces instruments à vents que nous autres métalleux ne savons parfois pas nommer mais qui nous évoquent toujours un souvenir chaleureux, Elodie sait se servir de son organe et y prend plaisir, avec parfois des échos produisant un double registre intéressant. Mais cela tourne souvent au choeur pompeux, et les soli de guitares, c&#8217;est malheureux à dire, couinent. Les voix masculines, originellement éffrénées et claires, sont ici grimées en voix de sorcier atténuées et prenant à contre-pied le flot joyeux ou mélancolique de l&#8217;album, qui ne se veut pourtant jamais inquiétant, et viennent donc casser des envolées lyriques.</p>
<p>C&#8217;est en réfléchissant sur cet album qu&#8217;on l&#8217;appauvrit : moins d&#8217;exigence, des compos plus courtes, une prod accompagnant la musique plus que cachant des guitares qui en paraissent presque honteuses, auraient fait de Resolutio un très bon album. Auspex a voulu tester, mais n&#8217;a réussi qu&#8217;à détruire la spontanéité de sa musique, qui, épurée et centrée sur les guitares, est créative et émouvante. Manque de maturité, dispersion ? On est d&#8217;autant plus déçu que le talent est là, mais que les choix faits viennent artificiellement nous priver d&#8217;un bon moment.</p>
<p>Une note sévère donc, en guise d&#8217;encouragement à faire mieux. Qui aime bien châtie bien. Et si on aime, on aime quand même Resolutio.</p>
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		<title>Seigneur Voland : Live for the blood</title>
		<link>http://metal-blogs.com/coercition/2008/06/04/seigneur-voland-live-for-the-blood/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Jun 2008 19:17:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>coercition</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Black Metal]]></category>

		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[ Seigneur Voland est un groupe qu&#8217;on ne présente plus, ce qui pourrait m&#8217;épargner un long paragraphe d&#8217;introduction. Malheureusement le groupe, bien que jouissant de son statut de culte -bien qu&#8217;étant relativement récent, un comble-, reste assez obscur pour tous ceux qui n&#8217;ont pas eu le courage de dépasser la représentation primaire de ce groupe, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> Seigneur Voland est un groupe qu&#8217;on ne présente plus, ce qui pourrait m&#8217;épargner un long paragraphe d&#8217;introduction. Malheureusement le groupe, bien que jouissant de son statut de culte -bien qu&#8217;étant relativement récent, un comble-, reste assez obscur pour tous ceux qui n&#8217;ont pas eu le courage de dépasser la représentation primaire de ce groupe, qui a hélas tendance -euphémisme- à dissimuler sa musique. Les fortunés auditeurs sont donc une minorité, et la catégorie de ceux qui aiment SV, une ultra-minorité en quelque sorte&#8230; SV, c&#8217;est donc un NSBM que certains diront en fait &#8220;juste&#8221; anti-religieux, bref, mieux vaut ne pas s&#8217;attarder sur les détails de l&#8217;idéologie, tiraillée entre ceux qui suivent le groupe de près et les auditeurs lâches qui atténuent les risques liés au fait de se proclamer fan de SV en édulcorant leur vision du dogme développé par cette entité, qui reste dans tout les cas sans ambiguïté.</p>
<p>Pour le film de ce qui restera dans les annales, SV se place directement dans la cour des grands, invoquant en intro Wagner et plus précisement les deux minutes les plus célèbres de son oeuvre, une &#8220;chevauchée des walkyries&#8221; majestueuse soulignant l&#8217;ambition démesurée des compères, aussi bien musicale que conceptuelle. Se revendiquer d&#8217;un compositeur si illustre est un pari, forcément gagné puisque la vidéo d&#8217;une demi-heure de ce live transpire la majesté d&#8217;un bout à l&#8217;autre. Inutile évidemment de s&#8217;attendre à un show &#8220;à l&#8217;américaine&#8221;, loin des feux d&#8217;artifices que se permettent de nombreux groupes black; même pas une vraie scène, Seigneur Voland joue au même niveau que son public, dans une salle que l&#8217;on voit mal acceuillir ne serait-ce qu&#8217;une centaine de personnes. L&#8217;entrée se méritait.</p>
<p>C&#8217;est dans la contemplation des quatres officiants que l&#8217;on est rassasié : l&#8217;image est d&#8217;une étonnamment bonne qualité, une qualité pro; ses positions fixes successives nous laissent admirer sous tous les angles un LF absorbé par son instrument,un batteur au visage dissimulé par sa chevelure et un bassiste un peu oublié par l&#8217;histoire, à l&#8217;air légèrement anxieux lorsqu&#8217;accaprant la caméra. Mais c&#8217;est autour de Xaphan que l&#8217;image est focalisée, sa stature impressionnante tantôt arc-boutée sur son micro, le broyant entre ses mains, tantôt flegmatique, géant inamovible, rune othola sur le front&#8230; On assiste en fait le plus souvent à une vision d&#8217;ensemble et de face, avec des appartés sur chaque musicien. Noter que lors de l&#8217;intro et de l&#8217;outro nous sont assénés des extraits d&#8217;autres lives et de celui-ci, au ralenti. Sur du Wagner le rendu est exceptionnel est l&#8217;on est vite transporté par le flux musical, une dimension épique conférée au tout dans une lenteur lunaire et noble, témoignage de puissance et d&#8217;éternité. Même si l&#8217;on peur voir Xaphan regarder on ne sait où puis empoigner son micro, froncer les sourcils et hurler d&#8217;une manière presque grotesquement appuyée. Même s&#8217;il lui arrive de headbanguer à sec et de donner un léger coup de tête pour virer les cheveux de son visage. On n&#8217;y peut rien, tout y est, rien ne vient rompre le charme.</p>
<p>La disposition de la salle dessert aussi ce caractère majestueux : quatres figures au fond d&#8217;un non-lieu cryptique,  les jambes baignant dans l&#8217;obscurité, habillés de pourpre; on devine des tentures de la même couleur au fond. Le groupe semble acculé dans une ultime représentation théâtrale, baroud d&#8217;honneur d&#8217;un opéra grandiloquent et martial. S&#8217;il arrive à la caméra de s&#8217;orienter vers le public c&#8217;est pour montrer un quartet de combattants tendus, élancés dans une provocation péremptoire, face à un ciel noir. Dimension visuelle impeccable donc, dont toutes les ficelles taillent à Seigneur Voland une image grandiose, marmoréenne, inaltérable.</p>
<p>Le côté musical en paraitrait presque secondaire; disons que ceux qui aiment Seigneur Voland n&#8217;ont aucune raison de décrocher ici. La disto hors de toute raison, un enregistrement que l&#8217;on croirait du à un seul micro, dégagent  un son à couper au couteau, faisant des morceaux exhumés des pièces bien plus hargneuses que les versions démos. La transition d&#8217;avec Wagner sa fait magnifiquement, et l&#8217;on ne quitte une atmosphère que pour se plonger dans l&#8217;autre, le son écorché de SV continuant étrangement la splendide chevauchée des Walkyries. A une beauté enivrante suit son pendant damné, personnification de la rage et des sous-terrains. On a du mal à reconnaitre certains morceaux au début, et l&#8217;on aurait aimé que soient interprétés certaines de reliques de &#8220;final stand&#8221;, mais il serait stupide de demander plus. Seront donc jouées l&#8217;ensemble des pistes de l&#8217;EP, dans le même ordre, moins &#8220;Agonie&#8221;. Les trois premières sont un carton total, mais &#8220;Sur les ruines&#8230;&#8221; est plus faible à cause du chant trop grassement bestial, cédant de sa dignité. Xaphan n&#8217;interpreta pas une seule syllabe en chant clair et lyrique, misant sur le coté cru de la compo. Suivent la reprise de Darkthrone, excellement appropriée même si les premieres secondes dénotent une baisse de rythme; enfin certaines compos assez obscures brillamment rappelées à la surface du monde.Les guitares hurlent des malédictions, le chant est spectral et est dispersé par l&#8217;impétuosité violente des cordes, perpétuant les riffs inventés par SV, propres à agripper l&#8217;estomac et à le tordre; la batterie est nettement en avant, essentiellement les cuivres, même si force roulement viennent toujours se caser à point. Xaphan hurle les titres des chansons, éructant comme en transe; lui répond un public exalté. L&#8217;organe de Xaphan est toujours le même, comparable à rien sinon à lui-même. A l&#8217;image du reste du groupe.</p>
<p>Le concert s&#8217;achève dans la dignité, une ultime imprécation rocailleuse en guise de conclusion clamée à la face des générations ultérieures, puis le groupe rengaine. Outro dans le même gout que l&#8217;intro, même esthétique baroque et riche, sur une  O Fortuna de bon aloi, grandiose montée en puissance finale.</p>
<p>Un concert hypnotique, extatique, adéquation parfaite et valorisation extrème de la propre image d&#8217;un groupe conscient de sa force.</p>
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		<title>Balrog (FRA) : Bestial Satanic Terror</title>
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		<pubDate>Thu, 22 May 2008 17:55:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>coercition</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Black Metal]]></category>

		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[ Yeah. Dès le titre, ça a de la gueule, surtout emballé sous une illustration qui, bien que l&#8217;idée ne dévie pas trop de l&#8217;imagerie black-metal traditionnelle, a furieusement l&#8217;air d&#8217;avoir été baclée par un étudiant en infogaphie moyennement doué. Bon, dur de partir d&#8217;une impression quasi guignolesque, surtout pour un premier &#8220;vrai&#8221; album, sorti [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> Yeah. Dès le titre, ça a de la gueule, surtout emballé sous une illustration qui, bien que l&#8217;idée ne dévie pas trop de l&#8217;imagerie black-metal traditionnelle, a furieusement l&#8217;air d&#8217;avoir été baclée par un étudiant en infogaphie moyennement doué. Bon, dur de partir d&#8217;une impression quasi guignolesque, surtout pour un premier &#8220;vrai&#8221; album, sorti judicieusement la même année que le disque culte de P.N&#8230;. Dur d&#8217;avoir de l&#8217;écho en tant que contemporain- et compatriote- de ce qui a été LE pavé dans la mare BM de ces temps-ci.</p>
<p>Mauvaise foi, il est vrai; ces deux groupes ne proposent pas le même genre de musique, et nul doute que les détracteurs de l&#8217;un puissent être comblés par l&#8217;autre.</p>
<p>Hé ouais, Balrog, malgré son lourd bagage sémantique- hop, une pincée de Tolkien, un peu de &#8220;satan&#8221; et  de &#8220;terror&#8221;, l&#8217;art de marier différents courants- et ses corpsepaints opaques, trimballe un gros complexe : ca n&#8217;est pas que du black metal aussi cru que Balrog -l&#8217;artiste et artisan éponyme, homme à tout faire du groupe-  voudrait le faire croire dans ses propos et autres interviews propement cloturées par le &#8220;hail satan&#8221; de rigueur. Non, Balrog propose au contraire tout un programme louvoyant entre black et death; mais alors, dira le novice, nous aurions affaire à une collusion bruyante entre deux courants revendicant leur extrémisme musical ? Balrog ne serait qu&#8217;un énième projet bourrinos d&#8217;intéret et de gout douteux, sacrifiés à l&#8217;appel du bruit ? Justement, non; car si Balrog peut se prévaloir d&#8217;une légitime affiliation black par, en fait, plein d&#8217;aspects, ses riffs nous entrainent par moments du côté de la Suède et de sa scène honteusement -bouh !- mélodique. Etonnant de la part du chef blasteur de chez Genital Grinder, et encore plus étonnant de voir qu&#8217;un groupe de BM peut cultiver un aspect &#8220;gentil&#8221; en regard de celui-ci.<br />
Ce qui d&#8217;ailleurs se révelera le seul côté emmerdant de l&#8217;album. Balrog invente sur le tas une production extremement claire privant la plupart des parties de guitare d&#8217;une salvatatrice saleté atmosphérique, défaut quasi rédhibitoire parfois au vu de la longueur des riffs déployés; ce qui n&#8217;en fait pas de mauvais morceaux, mais à chercher un compromis entre la puissance death et l&#8217;atmosphère black, fait de certaines parties de véritables coups dans l&#8217;eau, alors qu&#8217;on devine qu&#8217;avec l&#8217;aide d&#8217;une batterie forçant par exemple plus sur les percus et d&#8217;un peu de disto, ils auraient pu être de véritables apothéoses.</p>
<p>L&#8217;artiste a heureusement plus d&#8217;un tour dans son sac et la formule connait parfois un réel succès; le hit de l&#8217;album reste le morceau &#8220;Destroyer&#8221;, avec sonriff démentiel en avalanche dès les premières secondes et sa ryhtmique martial. On constate que l&#8217;album est finalement digeste puisqu&#8217;au moment de l&#8217;exercice délicat d&#8217;appuyer ses dires par quelques exemples de chansons, pas mal d&#8217;entre nous reviennent en tête avec leurs riffs bien sentis, quelques instant délicieux ou le quota de haine est allegrement franchi&#8230; La voix ici étant, sinon un point fort, du moins un aspect familier aux puristes. On remarque d&#8217;ailleurs que l&#8217;emploi intermittent de la langue française est ici plus que tolérable, d&#8217;autant que les paroles développent le thème ( je vous fait pas un dessin) d&#8217;une manière poussée sans être ridicule : voir la folie de                       H’oref Shah’or et, encore une fois, de Destroyer.</p>
<p>La structure de l&#8217;album est également fort bien sentie, encadrée par deux intros/outros qui, il faut le souligner, sont absolument énormes : pas ici de synthé baveux en guise de descente aux enfers bidon, mais de la guitare acoustico-élec&#8217; semi-grésillante, bruitages discrets et effiaces, grognements. Le chaos vient ensuite directement frapper, et maintient une tension convenable ( léger creux après Destroyer et un wagon de morceaux plus mélodiques ) jusqu&#8217;à l&#8217;excellent                       Ashes of Yrushalaim, du bon mélo, très bon. Commence et finit sur une bonne impression.</p>
<p>Après, il y a peu à ajouter : la batterie blaste sec, quoiqu&#8217;un peu étouffée. N&#8217;exploite pas tout son potentiel malgré un agencement simulant parfois bien le chaos le plus extrème. La basse ? Ne se fait pas trop remarquer.</p>
<p>Conclusion surprise : un excellent album donc, qui nourrira aussi bien les vieux du BM que les nouveaux venus en quête de sensations. Quoique les premiers risquent de trouver qu&#8217;il n&#8217;y a pas assez de disto, et n&#8217;auront pas tort. On ne saurai trop dire qu&#8217;évidemment, au grand concours du plus true à laquelle peut tourner la scène, Balrog se disqualifie automatiquement d&#8217;une marge par ses choix- ou manque de clairvoyance. Mais cet album a établi un groupe compétent et inspiré, d&#8217;une technique sans faille et d&#8217;une brutalité évidente.</p>
<p>Un avis à ceux qui n&#8217;auraient écouté que le petit dernier Ars Talionis : BST est sans commune mesure. En mieux.</p>
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		<title>Burzum : Hlidskjalf</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jan 2008 23:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Black Metal]]></category>

		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque la musique se fait trop abstraite, le sens des mots censés la décrire devient obstacle et insulte, alourdi la mélopée et empêche son envol. La chronique se devra alors d&#8217;être aussi poétique et euphorique que la musique. Essayons de réaliser cette communion en langage raisonné.
Car Burzum surprend et s&#8217;affranchi de toutes conventions. Certes, un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Burzum-nom_album-Hlidskjalf-l-fr.html"><img src="http://www.spirit-of-metal.com/les%20goupes/B/Burzum/Hlidskjalf/Hlidskjalf.jpg" width="150" align="left" border="0" alt="Hlidskjalf"></a>Lorsque la musique se fait trop abstraite, le sens des mots censés la décrire devient obstacle et insulte, alourdi la mélopée et empêche son envol. La chronique se devra alors d&#8217;être aussi poétique et euphorique que la musique. Essayons de réaliser cette communion en langage raisonné.</p>
<p>Car <a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Burzum-nom_album-Burzum-l-fr.html"><b>Burzum</b></a> surprend et s&#8217;affranchi de toutes conventions. Certes, un modeste synthé ne parait pas de prime abord le vecteur idéal d&#8217;une mystique particulière, les dieux n&#8217;ayant pas l&#8217;électricité? Mais Vikernes a pris ici conscience des possibilités d&#8217;ouverture de son engin ; Vikernes disparaît et s&#8217;efface derrière son ?uvre ; tout comme les procédés ; tout comme la musique dépasse la musique et appelle nos autres sens.<br />
<br />Inutile de s&#8217;appesantir sur les procédés ; la musique ambiante diluant par nature des sons espacés et traînants, voire commet quelques imitations de percussions. Les samples utilisés sont étonnamment proches de ce qu&#8217;aurait pu rendre des sons naturels ; parfois le son est une bourrasque qui s&#8217;engouffre partout, parfois de tranquilles piques disséminées dans la toile de fond. Autant dire que la rareté de toute &#8220;attaque&#8221; et que la répétitivité -qui, attention, ne nuit pas à la diversité entre les morceaux- de cet album font que l&#8217;orchestration se doit d&#8217;être parfaite, que tout tintement risque de rompre un délicat équilibre -ni vide baveux ni pompe grotesque-, que chaque élément doit subvenir au seul instant idéal et que la gestion du vide et des silences surtout emportera l&#8217;auditeur en appelant son imagination. Qu&#8217;ajouter ? Sinon attaquer le plus important ; vers quoi nous fait tendre L&#8217;&#8221;Observatoire d&#8217;Odin&#8221; ?</p>
<p>Immédiatement, l&#8217;auditeur de <a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Burzum-nom_album-Hlidskjalf-l-fr.html"><b>Hlidskjalf</b></a> est pris à la figure par un souffle qui ne peut être que celui de l&#8217;expression de l&#8217;essence même de la nature intacte et irrévélée ; débuter l&#8217;écoute de cet album fait vraiment l&#8217;effet d&#8217;une bourrasque, comme lorsque l&#8217;on sort par un jour de grand vent? Ainsi ?Tuistos Herz?, malgré la sérénité dont il ne se départira jamais -comme d&#8217;ailleurs l&#8217;album dans sa totalité- nous fait tout de suite changer d&#8217;univers, et commencer à arpenter la forêt, superbement rendue par le vieux maître Kittelsen, décorant la pochette. La détente et la noyade totale avec la musique s&#8217;expliquent d&#8217;autant plus mal que rien de rationnel ne parait permettre la transcendance : quelques lignes de synthé superposées, des thèmes se répétant, naissant et périclitant à l&#8217;infini, comme le cycle vie/mort symbolisé par la frise de runes Algiz à l&#8217;endroit et renversées, au dos de l&#8217;album. Chaque morceau est une sorte de recueil de sons organiques, volés au c?ur de forêts, porteur de secrets affleurant toute chose naturelle ; ces sons paraissent d&#8217;abord étranges et peu familiers, jusqu&#8217;à ce que le thème réentame sa boucle ; ils se révèlent à nous dans toute leur splendeur, expriment tout ce dont ils sont la métaphore, des émotions précieuses, communes et pourtant si personnelles et uniques. Vikerne donne un éclaircissement sur le sens de ces ambiances ; à travers les mornes photographies spectrales du livret, les textes flattant de manière par trop descriptive et lasse des faits héroïques ou des sentiments élégiaques, toujours dans cette sempiternelle relation au panthéon nordiste. Ainsi, ?Frijôs Einsames Trauern? nous narre l&#8217;histoire d&#8217;une mère abattue et vidée par la mort de son fils, le thème tranquille et répétitif de boîte à musique ( semblable à celui de ?Der Liebe <a href="http://www.spirit-of-metal.com/groupe-groupe-Nerthus-l-fr.html"><b>Nerthus</b></a>?, qui lui conte le sacrifice festif d&#8217;hommes à Gaïa/<a href="http://www.spirit-of-metal.com/groupe-groupe-Nerthus-l-fr.html"><b>Nerthus</b></a> ) ou perce parfois des sifflements retranscrit bien l&#8217;univers de <a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Burzum-nom_album-Hlidskjalf-l-fr.html"><b>Hlidskjalf</b></a>, entre sens et nature; la musique accompagne avec une force équivoque le spectacle de cette mère apathique, au regard vide, tandis qu&#8217;elle impose aussi l&#8217;image qu&#8217;elle pourrait contempler à sa fenêtre : sous-bois encore humide, un rayon de soleil venant réchauffer la nature grise malgré le levé de soleil précoce, des enfants vikings courant insouciants dans le village?</p>
<p>Chaque morceau est accompagné de son paysage et des sentiments dégagés violemment par ces images fortes. Pleurs de bébés, boucles de cris vaguement animaliers indéterminés, musique des arbres et des pierres, ruisseaux, ballet de feuilles, mélodie de là où la canopée ne permet pas à la lumière de pénétrer, troncs creux, fertilité et stérilité, bambous, respiration de la Terre souveraine et omniprésente, symbiose.?Frijos Goldene Tranen? s&#8217;envole vers une immensité stellaire, par ses pointes d&#8217;échos en provenance des plus lointaines étoiles, affluant et refluant en un don glacial ; la dernière piste est l&#8217;occasion du retour sur terre, délicat et désorienté, nouveau-né spirituel, faisant ainsi la liaison entre tout le pénible folklore odiniste et une musique côtoyant les divinités qui nous entourent, et leurs occurrences dans les stades de réalités nous transcendant. Vikernes échoue à donner à son ?uvre un arrière-goût de propagande, mais ouvre une vraie porte transportant tout auditeur attentif vers un voyage mystique et contemplatif, plein de réponses sur lui-même et le monde alentour ; évidemment il n&#8217;en restera rien au réveil? Cet album n&#8217;est pas simplement noir ; il se fait plus porteur d&#8217;une certaine mélancolie et d&#8217;une langueur virant parfois au récit martial.</p>
<p>Et je ne perce pas là le mystère de l&#8217;?uvre -bien malgré moi, mais il aura fallu cet exercice pour concevoir qu&#8217;aucun mot ne pourrait chatouiller la dimension d&#8217;Hlidskalf- qui doit rester l&#8217;expérience solitaire de chacun.</p>
<p>L&#8217;intolérable silence réoccupe ensuite doucement l&#8217;espace. A son vide s&#8217;ajoute déjà la nostalgie de cette longue berceuse ; dans l&#8217;air, un changement imperceptible. Réentrevoir cela, rien qu&#8217;une fois !<br />
</p>
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		<title>Emperor : Prometheus - The Discipline of Fire and Demise</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jan 2008 23:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Black Metal]]></category>

		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Trouver une accroche pour critiquer une oeuvre culte est une gageure, tant la prose ne saurait faire écho à la musique qu&#8217;elle va décortiquée; elle sera de toute daçon fade, et ce que veulent les gens est voir l&#8217;éloge de leur objet fétiche. Ici, il y a de quoi. Tentant aussi d&#8217;y aller de son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Emperor-nom_album-Prometheus_*_The_Discipline_of_Fire_and_Demise-l-fr.html"><img src="http://www.spirit-of-metal.com/les%20goupes/E/Emperor/Prometheus - The Discipline of Fire and Demise/Prometheus - The Discipline of Fire and Demise.jpg" width="150" align="left" border="0" alt="Prometheus - The Discipline of Fire and Demise"></a>Trouver une accroche pour critiquer une oeuvre culte est une gageure, tant la prose ne saurait faire écho à la musique qu&#8217;elle va décortiquée; elle sera de toute daçon fade, et ce que veulent les gens est voir l&#8217;éloge de leur objet fétiche. Ici, il y a de quoi. Tentant aussi d&#8217;y aller de son jugement acéré et obséquieux, voire de profiter de la rennomée de l&#8217;artiste pour faire mousser son style C&#8217;est pourquoi la chronique suit immédiatement. Honnete avertissment : même en mélant le rapport objectif des procédés musicaux et en y allant d&#8217;une approche sensible et subjective, quiconque se frottera à Prometheus renoncera à objectivité sa profondeur et sa beauté intrinsèques. Attaquons.<br />
<br />Cet ultime opus ne saurait reposer sur un seul instrument maitrisé, voire sur une inventivité hors du commun de plusieurs d&#8217;entre eux. Il réalise plus que ça, chaque instrument voyant ses parties en symbiose totale avec celles des autres. Ainsi tout l&#8217;album est une débauche généreuse d&#8217;arrangements opportuns, quoique déroutants, et contribuant à une athmosphère inqualifiable, naviquant entre l&#8217;angoissant et l&#8217;oppressant et entre de franches accélérations faisant l&#8217;effet de soudains cris de joie; ces contrastes d&#8217;ambiance sont mutipliés dans la plupart des compositions, dont la structure torturée au possible et à la fois le témoignage et le vecteur de l&#8217;inventivité d&#8217;<a href="http://www.spirit-of-metal.com/groupe-groupe-Ihsahn-l-fr.html"><b>Ihsahn</b></a> qui s&#8217;affranchit ici de toutes limites, rejetant le monde musical connu et dépassant la scène qui l&#8217;a enfanté, enfantant une oeuvre qui n&#8217;est plus du black, sans tomber dans une soupe électro inexpressive pour autant. In the Worldless Chamber sera le morceau le plus cité de l&#8217;album en raison de ce que cette chanson est celle qui remémore le plus l&#8217;héritage black d&#8217;<a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Emperor-nom_album-Emperor-l-fr.html"><b>Emperor</b></a> dans Prometheus; il est dommage qu&#8217;elle obscurcisse par là les morceaux porgressifs plus originaux et diffciles à saisir, que sont nottement Grey. Cette chanson est la démonstration de ce que cet album sait faire cohabiter, avec des transitions minimes, deux ambiances totalement opposés au sein d&#8217;une même composition. On a ici des motifs de claviers trainants et répétitifs, s&#8217;obscursissant et mutant sensiblement mais insidieusement en réussissant à passer d&#8217;un lugubre réussi et complet, sorte de non-lieu abyssal, à une tonalité dégénérée que, pour qualifier, seul le mot ironique réussi à approcher, avant de se convertir en guitares transmettant cette espèce de transe accompagnée de frissons qui communique une sorte de joie extatique.Les nombreuses parties de piano et violon ne sont que l&#8217;un des aspects qui donnent à Prometheus sa force e tson monde à part. Ce sont de nombreux paroxysmes et changements soudains d&#8217;ambiance comme celui-ci qui confèrent sa force et sa mystique à l&#8217;ensemble de cet album, ainsi que les synthés et samples lancinants et plaintifs. Il faut d&#8217;ailleurs faire remarquer que jamais les compos ne tombent dans un lugubre manichéen et démagogique- non, <a href="http://www.spirit-of-metal.com/groupe-groupe-Ihsahn-l-fr.html"><b>Ihsahn</b></a> invente de nouvelles émotions par le biais de cette nouvelle façon de faire de la musique. Oubliez cela, jamais cet album ne sera inspirateur de quoi que ce soit car trop décourageant, cette création étant une des plus porches de la perfection qu&#8217;il m&#8217;ait été données d&#8217;écouter. Les guitares savent également partir dans des trilles imprévisibles et la chant d&#8217;<a href="http://www.spirit-of-metal.com/groupe-groupe-Ihsahn-l-fr.html"><b>Ihsahn</b></a>, quoique toujours imparfait, varie les registres et s&#8217;éloigne du cri, maitrisant l&#8217;aigu en accord avec les guitares aussi bien qu&#8217;avec leur lourdeur occasionelle, s&#8217;intégrant parfaitement au chaos des compositions- entre le froid d&#8217;In the Worldless Chamber et les ambiances feutrées ou psychédéliques du restes, les chansons commencant souvent par des chuchotements qui se répeterons au cour de nombreux breaks ou en guise de conclusion. Mémorable, Empty et son blast suivi d&#8217;une envolée de synthés adoptant les sons symphoniques du vieil <a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Emperor-nom_album-Emperor-l-fr.html"><b>Emperor</b></a> dans une dimension plus envivrante et délirante que jamais. C&#8217;est là-dessus qu&#8217;il faut placer un éloge légitime à la batterie de Prometheus : les deux tiges sont douées d&#8217;ubiquité : sans relâche, elles surgissent du néant et martèlent chaque cymbale et chaque tambour de façon à ce qu&#8217;aucun ne se taise jamais : sitôt que le tintement métallique d&#8217;une cymbale résonnante commence à faiblir, une baguette aussi traitresse que mortellement précise surgit de l&#8217;autre bout de l&#8217;énorme construction- artefact voué au bruit et ranime l&#8217;objet de métal du mouvement vivant et porteur de vacarme. Il en résulte un fracas, combinaison des bruits creux et sourds des toms et ceux, entrelacés dans la même danse agitée, des cymbales. L&#8217;univers pourrait vaciller sous cet immense puissance de décibels, et pourtant l&#8217;homme machine infatigable n&#8217;accorde aucun répit, ses baguettes sont partout à la fois et surtout là où l&#8217;on ne les attendait pas et là où le chaos et le plus fort. Ici technique et rapidité s&#8217;allient en un être prompt à déclencher l&#8217;apocalypse. Tout tremble et le batteur et au centre; protégé par sa bulle d&#8217;exaltation et par son bonheur de frapper, frapper vite, frapper fort, sentir la baguette de bois rebondir sur les peaux tendues, entre ses doigts inondés; ne jamais s&#8217;arréter et, aveugle à la fin, accéder à la conscience physique de chaque tambour, comme un prolongement corporel. La batterie s&#8217;amusera d&#8217;ailleurs à jouer avec les claviers, créant une sorte de tintement multiple et déboussolant, de façon à se qu&#8217;on ne puisse se concentrer sur aucun des deux instruments simultanément.</p>
<p>Inutile de conclure, sinon pour ajouter que cette chronique nesaurait se substituer à une écoute intégrale, exclusive et abandonée de Prometheus.<br />
<br />A cette longue dythirambe il faut ajouter la pureté et l&#8217;efficacité du visuel, suggérant le vide par des forêts floues ou bien simplement par du néant irradiant; les lettres se détachant des lignes et chutant témoignent et font écho au caractère insaisissable de l&#8217;oeuvre, réussissant par là le tour de force de joindre la forme et le fond.</p>
<p>Le propre des grandes oeuvres, sans doute ?<br />
</p>
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		<title>Balrog (FRA) : Ars Talionis - The Art Of Retaliation</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Dec 2007 23:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Black Metal]]></category>

		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[ Difficile de déterminer ce que Balrog est, compte tenu de la densité de cette troisième production. Nous aborderons donc le problème à contre-pied, en définissant ce que Balrog n&#8217;Est Pas : plein de compromis ? Ah non, ben non. Gentil ? L&#8217;artwork, le corpse-paint bien dégoulinant, et tout simplement la musique, ne laissent pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Balrog_(FRA)-nom_album-Ars_Talionis_*_The_Art_Of_Retaliation-l-fr.html" target='_blank'><img src="http://www.spirit-of-metal.com/les%20goupes/B/Balrog (FRA)/Ars Talionis - The Art Of Retaliation/Ars Talionis - The Art Of Retaliation.jpg" width="150" align="left" border="0" alt="Balrog (FRA) : Ars Talionis - The Art Of Retaliation"></a> Difficile de déterminer ce que Balrog est, compte tenu de la densité de cette troisième production. Nous aborderons donc le problème à contre-pied, en définissant ce que Balrog n&#8217;Est Pas : plein de compromis ? Ah non, ben non. Gentil ? L&#8217;artwork, le corpse-paint bien dégoulinant, et tout simplement la musique, ne laissent pas grand doute. Oui, Balrog fracasse. Balrog fait partie des groupes encore influencées par la tendance &#8220;satan&#8217;s war&#8221; et débarasse sa musique de toute subtilité. Que dis-je ? L&#8217;intro est subtile, de cette subtilité vicieuse qui, par ses cris en écho passés en boucles, accompagnés par des claquements de dents d&#8217;effroi et de faim sanguinaire, poussant ces deux effets en crescendo jusqu&#8217;au seuil paroxystique de l&#8217;inaudible. Le Balrog survole la terre dévastée- l&#8217;auditeur est déja épuisé par la guerre d&#8217;usure, et le premier assaut survient.</p>
<p>Ainsi Balrog entend surpasser en violence son premier méfait. Le but est clairement atteint, la production restant toujours aussi propre, mais atteignant un niveau élevé de violence en donnant à chaque instrument un rendu de puissance maximum. Evidemment la clarté est sacrifiée au passage et les morceaux ont tous une allure prononcée de feu roulant massif et hargneux. Le son ne redevient intelligible que lorsque l&#8217;un des instruments se laisse soumettre et permet aux autres de s&#8217;exprimer dans toute leur brutalité; on se concentre alors sur la texture incroyablement ruguseuse et sur une excellente définition du son, les guitares disposant juste du glapissement adéquat et la batterie teintant de façon réjouissante. La voix n&#8217;est pas non plus à mettre de coté, entre grognements bas et rugissements plus aigus. Les morceaux ne se défont jamais d&#8217;une ambiance assez crypique et d&#8217;une pesanteur très death-metal, loin des riffs longs et grésillants capable de tout transport. Les riffs raw scient et torturent; ici, ils nous clouent au sol et nous étouffent, ce qui fera hélas perdre quelque peu l&#8217;attention et l&#8217;intéret sur la fin du disque. Ces chansons tendent à empoisonner et suffoquer; le maitre à penser de ce méfait déclarait d&#8217;ailleurs que tuer quelqu&#8217;un du seul fait de sa musique serait une réussite. La jubilation macabre de l&#8217;artiste sue partout sur sa musique, dans cette voix qui, susurrée entre les crocs ou hurlée, exprime toujours si parfaitement cette haine absolue héritée de <a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Balrog_(FRA)-nom_album-Bestial_Satanic_Terror-l-fr.html" target='_blank'><b>Bestial Satanic Terror</b></a>, et sublimée ici. Balrog sait aussi achever ses hymnes en enfoncant le clou, souvent en reprenant le motif le plus chaotique du morceau, trempée de larsen. C&#8217;est rasséréné qu&#8217;on aborde ainsi la chanson suivante par un biais aussi agressif, sans halte au feu.</p>
<p>Un excellent chant de guerre death/black. En hommage, deux excellentes reprises de <a href="/groupe-groupe-Deicide-l-fr.html" target='_blank'><b>Deicide</b></a> et <a href="/groupe-groupe-Bathory-l-fr.html" target='_blank'><b>Bathory</b></a>.</p>
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		<title>Enslaved (NOR) : Isa</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Dec 2007 23:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Black Metal]]></category>

		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Et les sons montent et s&#8217;accordent au firmament. Le bruit humain peut se substituer aux musiques généreusement offertes par Mère Nature.
Par quelle magie ces sons artificiels font-ils écho à nos sentiments les plus enfouis et nous déconnectent de la réalité physique ? Comment un assemblage de sonorités s&#8217;impose-t&#8217;il à notre âme pour ne plus jamais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Enslaved_(NOR)-nom_album-Isa-l-fr.html"><img src="http://www.spirit-of-metal.com/les%20goupes/E/Enslaved (NOR)/Isa/Isa.jpg" width="150" align="left" border="0" alt="Enslaved (NOR) : Isa"></a>Et les sons montent et s&#8217;accordent au firmament. Le bruit humain peut se substituer aux musiques généreusement offertes par Mère Nature.<br />
<br />Par quelle magie ces sons artificiels font-ils écho à nos sentiments les plus enfouis et nous déconnectent de la réalité physique ? Comment un assemblage de sonorités s&#8217;impose-t&#8217;il à notre âme pour ne plus jamais cesser de la hanter; comment croire que cette perception chaude qui coule et nous transporte a pu être engendrée par l&#8217;homme, pire encore a pu un jour ne pas exister, privant une humanité pauvre de bénédiction, la laissant languissante et torturée dans sa quète de sens ?<br />
<br />Inimaginable- mes semblables auraient-ils façonné cette pièce parfaite, inscrivant l&#8217;absolu au nombre de leurs accomplissements ?<br />
<br />Quoi- Admettre que cette relique ne soit un don divin.<br />
<br />Quoi- Artificielle, cette possibilité de transcendance ? Quel génie pour capter et reconstituer ces fragments d&#8217;infini qui dormaient dans l&#8217;éther, pour les révéler à l&#8217;homme en une visite écrasante de l&#8217;au-delà ?<br />
<br />Tolérer de ne pas partager cette merveille- y a-t&#8217;il des barbares pour ne pas idôlatrer ce qui seul fait à présent mon bonheur et éveille chez moi une étincelle de philanthropie, me poussant convulsivement à propager ce qui contient trop de beauté pour être embrassé par moi seul ? Garder jalousement ce qu&#8217;autrui pourrait ne pas apprécier à son inestimable valeur ?<br />
<br />Toutes ces questions, seul un chef-d&#8217;oeuvre est de nature à les imposer chez le fortuné découvreur qui, par le meilleur des hasards comme par une sélection rigoureuse, se trouve condamné à vivre lié dans cette joie irrationnelle, diffuse et euphorique à celui-ci.<br />
<br /><a href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Enslaved_(NOR)-nom_album-Isa-l-fr.html"><b>Isa</b></a> est un chef-d&#8217;oeuvre.</p>
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		<title>Enslaved : Below The lights</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Nov 2007 13:42:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>coercition</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Black Metal]]></category>

		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Et les sons montent et s&#8217;accordent au firmament. Le bruit humain peut se substituer aux musiques généreusement offertes par Mère Nature.
Par quelle magie ces sons artificiels font-ils écho à nos sentiments les plus enfouis et nous déconnectent de la réalité physique ? Comment un assemblage de sonorités s&#8217;impose-t&#8217;il à notre âme pour ne plus jamais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et les sons montent et s&#8217;accordent au firmament. Le bruit humain peut se substituer aux musiques généreusement offertes par Mère Nature.<br />
Par quelle magie ces sons artificiels font-ils écho à nos sentiments les plus enfouis et nous déconnectent de la réalité physique ? Comment un assemblage de sonorités s&#8217;impose-t&#8217;il à notre âme pour ne plus jamais cesser de la hanter; comment croire que cette perception chaude qui coule et nous transporte a pu être engendrée par l&#8217;homme, pire encore a pu un jour ne pas exister, privant une humanité pauvre de bénédiction, la laissant languissante et torturée dans sa quète de sens ?<br />
Inimaginable- mes semblables auraient-ils façonné cette pièce parfaite, inscrivant l&#8217;absolu au nombre de leurs accomplissements ?<br />
Quoi- Admettre que cette relique ne soit un don divin.<br />
Quoi- Artificielle, cette possibilité de transcendance ? Quel génie pour capter et reconstituer ces fragments d&#8217;infini qui dormaient dans l&#8217;éther, pour les révéler à l&#8217;homme en une visite écrasante de l&#8217;au-delà ?<br />
Tolérer de ne pas partager cette merveille- y a-t&#8217;il des barbares pour ne pas idôlatrer ce qui seul fait à présent mon bonheur et éveille chez moi une étincelle de philanthropie, me poussant convulsivement à propager ce qui contient trop de beauté pour être embrassé par moi seul ? Garder jalousement ce qu&#8217;autrui pourrait ne pas apprécier à son inestimable valeur ?<br />
Toutes ces questions, seul un chef-d&#8217;oeuvre est de nature à les imposer chez le fortuné découvreur qui, par le meilleur des hasards comme par une sélection rigoureuse, se trouve condamné à vivre lié dans cette joie irrationnelle, diffuse et euphorique à celui-ci.<br />
Isa est un chef-d&#8217;oeuvre.</p>
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