November 27th, 2008

Dark Sanctuary : De Lumière et d'ObscuritéDe Lumière et d’Obscurité est le premier album de la “nouvelle période” de Dark Sanctuary, moins funéraire et moins austère que ses prédécesseurs (bon tout est relatif, ça reste on ne peut plus dark atmo, c’est pas la danse des canards non plus). On peut déjà ressentir dans ces titres les œuvres géniales que seront L’Etre Las et Les Mémoires Blessées. Cependant, force est de constater, avec le recul, que cet opus est nettement inférieur à ceux qui vont suivre. Tous les ingrédients sont là, le talent aussi, cependant Dark Sanctuary n’évite pas quelques maladresses: ainsi certains violons couinent un peu, alors qu’ils sont irréprochables dans les deux autres. Certains titres sont un peu faibles, manquant d’accroche. Et les paroles voient apparaître quelques fautes inhérentes au style sophistiqué employé.

Mais rien de tout cela ne gâche le plaisir de l’écoute de cette œuvre, elle la met juste en dessous des deux suivants. On notera quelques passages particulièrement agréables, comme le génial Ordre et Décadence, qui ne devrait pas laisser grand monde froid (ou plutôt laissera les gens glacés, selon le point de vue), pour peu qu’on ait les oreilles adaptées au type de musique.

De Lumière et d’Obscurité n’est donc pas le chef d’œuvre de Dark Sanctuary, mais possède déjà cette étincelle de génie qui va rendre les deux suivants simplement merveilleux, pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

November 27th, 2008

Dark Sanctuary : De Lumière et d'ObscuritéDe Lumière et d’Obscurité est le premier album de la “nouvelle période” de Dark Sanctuary, moins funéraire et moins austère que ses prédécesseurs (bon tout est relatif, ça reste on ne peut plus dark atmo, c’est pas la danse des canards non plus). On peut déjà ressentir dans ces titres les ?uvres géniales que seront L’Etre Las et Les mémoires blessées. Cependant, force est de constater, avec le recul, que cet opus est nettement inférieur à ceux qui vont suivre. Tous les ingrédients sont là, le talent aussi, cependant Dark Sanctuary n’évite pas quelques maladresses: ainsi certains violons couinent un peu, alors qu’ils sont irréprochables dans les deux autres. Certains titres sont un peu faibles, manquant d’accroche. Et les paroles voient apparaître quelques fautes inhérentes au style sophistiqué employé.

Mais rien de tout cela ne gâche le plaisir de l’écoute de cette ?uvre, elle la met juste en dessous des deux suivants. On notera quelques passages particulièrement agréables, comme le génial Ordre et Décadence, qui ne devrait pas laisser grand monde froid (ou plutôt laissera les gens glacés, selon le point de vue), pour peu qu’on ait les oreilles adaptées au type de musique.

De Lumière et d’Obscurité n’est donc pas le chef d’?uvre de Dark Sanctuary, mais possède déjà cette étincelle de génie qui va rendre les deux suivants simplement merveilleux, pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

March 21st, 2008

Necromantia : The Sound of Lucifer Storming HeavenOn va commencer par faire un joli topo sur ce groupe étrange. Groupe de black métal grec, ayant apparemment quelque chose comme 18 ans de carrière, Necromantia se compose de deux bassistes. Si si. Mais rassurez vous hein, il y a une basse huit cordes qui joue les partitions qui échoient normalement à la guitare, c’est pas juste deux quatre cordes qui jouent des partitions rythmiques en arrière plan de… De rien, vu qu’il n’y a pas de guitares. Bon, et à part ça ? Necromantia joue une sorte de black symphonique. Très bien. Et ça vaut quoi tout ça ?

Ca donne un plantage, messieurs dames, un beau plantage. Et non, l’expérimental ne paye pas à chaque fois. Souvenez vous des premiers Peccatum, Ihsahn avait beau être aux commandes, c’était loin d’être brillant.

On va commencer par le pire, histoire d’être un peu positif. Ce disque est taillé sur mesure pour donner raison à tous les détracteurs du synthétiseur dans le black métal. La partie symphonique est pompeuse et kitsch, mais bon, c’est un peu la marque de fabrique du genre, après tout. Le pire, c’est que le clavier n’a pas dû coûter cher, car il sonne très cheap, surtout au niveau des sons de cordes aigues. Pour être précis, c’est un massacre, on a envie de rire en entendant tous ces pouics pouics mal produits. Necromantia s’en serait parfaitement passé, et des mocraux comme For The Elder Magi ou Architecture Of Exquisite Madness sont complètement pourris par le synthétiseur.

Tiens, oui, la production, parlons-en. Et on va aborder le problème de la basse en même temps, tiens. Oui, parce que vous vous doutez sans doute un peu que le principal problème qui va ressortir de l’utilisation de deux basses sans grattes, c’est le prévisible manque de puissance. Ca a beau sonner comme un vieil album de black des débuts, ça ne sauve pas le groupe : avec une telle combinaison d’instruments, une production faible court à la catastrophe. Et c’est le cas ici : la production manque de souffle, les sons des basses restent assez brouillons et/ou mous. Et puis, finalement, on a affaire à des basses qui jouent comme des guitares. Ce qui enlève pas mal de l’intérêt de la formation : ils sacrifient de la puissance sans se créér réellement un son original, préférant rejouer une partition classique avec un instrument différent. Bon, évidemment, je n’en attendais pas quelque chose à la Les Claypool (je fais des comparaisons avec des musiciens de rock alternatif si je veux), mais expérimenter un peu n’aurait pu qu’être salutaire.

Production toujours, la batterie un peu trop en retrait par moments, et qui blaste avec l’aisance d’un lépreux neurasthénique se charge de terminer de plomber la section rythmique, manque de puissance encore et toujours. Le chant ne casse pas trois pattes à un canard même s’il n’est pas mauvais, cela ne relève pas franchement le niveau.

Il reste quoi ? Quelques bonnes idées, si, si. Les pistes dans lesquelles Necromantia s’engage sont intéressantes. C’est juste qu’ils ne les exploitent pas d’une manière convaincante. Les solos de basse (oui, il y en a) sont par contre une très bonne idée, et même certains sont très bien faits (sur Knight Of The Black And White Eagle, on a droit à une jolie imitation de guitare électro accoustique franchement réussie, et le solo de The Invisible Empire vaut le détour aussi. Même si celui d’Order Of The Black Sphinx est étrangement mauvais).

Mais bon, deux solos de basse valables et un pitch intéressant, ça ne fait pas un disque. Brouillon, maladroit, morceaux bancaux, pas de puissance, une volonté de noirceur qui tape à côté de la plaque, bref, Necromantia s’est pris un beau mur en pleine face. Oubliez.

March 21st, 2008

Necromantia : The Sound of Lucifer Storming HeavenOn va commencer par faire un joli topo sur ce groupe étrange. Groupe de black métal grec, ayant apparemment quelque chose comme 18 ans de carrière, Necromantia se compose de deux bassistes. Si si. Mais rassurez vous hein, il y a une basse huit cordes qui joue les partitions qui échoient normalement à la guitare, c’est pas juste deux quatre cordes qui jouent des partitions rythmiques en arrière plan de… De rien, vu qu’il n’y a pas de guitares. Bon, et à part ça ? Necromantia joue une sorte de black symphonique. Très bien. Et ça vaut quoi tout ça ?

Ca donne un plantage, messieurs dames, un beau plantage. Et non, l’expérimental ne paye pas à chaque fois. Souvenez vous des premiers Peccatum, Ihsahn avait beau être aux commandes, c’était loin d’être brillant.

On va commencer par le pire, histoire d’être un peu positif. Ce disque est taillé sur mesure pour donner raison à tous les détracteurs du synthétiseur dans le black métal. La partie symphonique est pompeuse et kitsch, mais bon, c’est un peu la marque de fabrique du genre, après tout. Le pire, c’est que le clavier n’a pas dû coûter cher, car il sonne très cheap, surtout au niveau des sons de cordes aigues. Pour être précis, c’est un massacre, on a envie de rire en entendant tous ces pouics pouics mal produits. Necromantia s’en serait parfaitement passé, et des mocraux comme For The Elder Magi ou Architecture Of Exquisite Madness sont complètement pourris par le synthétiseur.

Tiens, oui, la production, parlons-en. Et on va aborder le problème de la basse en même temps, tiens. Oui, parce que vous vous doutez sans doute un peu que le principal problème qui va ressortir de l’utilisation de deux basses sans grattes, c’est le prévisible manque de puissance. Ca a beau sonner comme un vieil album de black des débuts, ça ne sauve pas le groupe : avec une telle combinaison d’instruments, une production faible court à la catastrophe. Et c’est le cas ici : la production manque de souffle, les sons des basses restent assez brouillons et/ou mous. Et puis, finalement, on a affaire à des basses qui jouent comme des guitares. Ce qui enlève pas mal de l’intérêt de la formation : ils sacrifient de la puissance sans se créér réellement un son original, préférant rejouer une partition classique avec un instrument différent. Bon, évidemment, je n’en attendais pas quelque chose à la Les Claypool (je fais des comparaisons avec des musiciens de rock alternatif si je veux), mais expérimenter un peu n’aurait pu qu’être salutaire.

Production toujours, la batterie un peu trop en retrait par moments, et qui blaste avec l’aisance d’un lépreux neurasthénique se charge de terminer de plomber la section rythmique, manque de puissance encore et toujours. Le chant ne casse pas trois pattes à un canard même s’il n’est pas mauvais, cela ne relève pas franchement le niveau.

Il reste quoi ? Quelques bonnes idées, si, si. Les pistes dans lesquelles Necromantia s’engage sont intéressantes. C’est juste qu’ils ne les exploitent pas d’une manière convaincante. Les solos de basse (oui, il y en a) sont par contre une très bonne idée, et même certains sont très bien faits (sur Knight Of The Black And White Eagle, on a droit à une jolie imitation de guitare électro accoustique franchement réussie, et le solo de The Invisible Empire vaut le détour aussi. Même si celui d’Order Of The Black Sphinx est étrangement mauvais).

Mais bon, deux solos de basse valables et un pitch intéressant, ça ne fait pas un disque. Brouillon, maladroit, morceaux bancaux, pas de puissance, une volonté de noirceur qui tape à côté de la plaque, bref, Necromantia s’est pris un beau mur en pleine face. Oubliez.

March 21st, 2008

Necromantia : The Sound of Lucifer Storming HeavenOn va commencer par faire un joli topo sur ce groupe étrange. Groupe de black métal grec, ayant apparemment quelque chose comme 18 ans de carrière, Necromantia se compose de deux bassistes. Si si. Mais rassurez vous hein, il y a une basse huit cordes qui joue les partitions qui échoient normalement à la guitare, c’est pas juste deux quatre cordes qui jouent des partitions rythmiques en arrière plan de… De rien, vu qu’il n’y a pas de guitares. Bon, et à part ça ? Necromantia joue une sorte de black symphonique. Très bien. Et ça vaut quoi tout ça ?

Ca donne un plantage, messieurs dames, un beau plantage. Et non, l’expérimental ne paye pas à chaque fois. Souvenez vous des premiers Peccatum, Ihsahn avait beau être aux commandes, c’était loin d’être brillant.

On va commencer par le pire, histoire d’être un peu positif. Ce disque est taillé sur mesure pour donner raison à tous les détracteurs du synthétiseur dans le black métal. La partie symphonique est pompeuse et kitsch, mais bon, c’est un peu la marque de fabrique du genre, après tout. Le pire, c’est que le clavier n’a pas dû coûter cher, car il sonne très cheap, surtout au niveau des sons de cordes aigues. Pour être précis, c’est un massacre, on a envie de rire en entendant tous ces pouics pouics mal produits. Necromantia s’en serait parfaitement passé, et des mocraux comme For The Elder Magi ou Architecture Of Exquisite Madness sont complètement pourris par le synthétiseur.

Tiens, oui, la production, parlons-en. Et on va aborder le problème de la basse en même temps, tiens. Oui, parce que vous vous doutez sans doute un peu que le principal problème qui va ressortir de l’utilisation de deux basses sans grattes, c’est le prévisible manque de puissance. Ca a beau sonner comme un vieil album de black des débuts, ça ne sauve pas le groupe : avec une telle combinaison d’instruments, une production faible court à la catastrophe. Et c’est le cas ici : la production manque de souffle, les sons des basses restent assez brouillons et/ou mous. Et puis, finalement, on a affaire à des basses qui jouent comme des guitares. Ce qui enlève pas mal de l’intérêt de la formation : ils sacrifient de la puissance sans se créér réellement un son original, préférant rejouer une partition classique avec un instrument différent. Bon, évidemment, je n’en attendais pas quelque chose à la Les Claypool (je fais des comparaisons avec des musiciens de rock alternatif si je veux), mais expérimenter un peu n’aurait pu qu’être salutaire.

Production toujours, la batterie un peu trop en retrait par moments, et qui blaste avec l’aisance d’un lépreux neurasthénique se charge de terminer de plomber la section rythmique, manque de puissance encore et toujours. Le chant ne casse pas trois pattes à un canard même s’il n’est pas mauvais, cela ne relève pas franchement le niveau.

Il reste quoi ? Quelques bonnes idées, si, si. Les pistes dans lesquelles Necromantia s’engage sont intéressantes. C’est juste qu’ils ne les exploitent pas d’une manière convaincante. Les solos de basse (oui, il y en a) sont par contre une très bonne idée, et même certains sont très bien faits (sur Knight Of The Black And White Eagle, on a droit à une jolie imitation de guitare électro accoustique franchement réussie, et le solo de The Invisible Empire vaut le détour aussi. Même si celui d’Order Of The Black Sphinx est étrangement mauvais).

Mais bon, deux solos de basse valables et un pitch intéressant, ça ne fait pas un disque. Brouillon, maladroit, morceaux bancaux, pas de puissance, une volonté de noirceur qui tape à côté de la plaque, bref, Necromantia s’est pris un beau mur en pleine face. Oubliez.

March 21st, 2008

Necromantia : The Sound of Lucifer Storming HeavenOn va commencer par faire un joli topo sur ce groupe étrange. Groupe de black métal grec, ayant apparemment quelque chose comme 18 ans de carrière, Necromantia se compose de deux bassistes. Si si. Mais rassurez vous hein, il y a une basse huit cordes qui joue les partitions qui échoient normalement à la guitare, c’est pas juste deux quatre cordes qui jouent des partitions rythmiques en arrière plan de? De rien, vu qu’il n’y a pas de guitares. Bon, et à part ça ? Necromantia joue une sorte de black symphonique. Très bien. Et ça vaut quoi tout ça ?

Ca donne un plantage, messieurs dames, un beau plantage. Et non, l’expérimental ne paye pas à chaque fois. Souvenez vous des premiers Peccatum, Ihsahn avait beau être aux commandes, c’était loin d’être brillant.

On va commencer par le pire, histoire d’être un peu positif. Ce disque est taillé sur mesure pour donner raison à tous les détracteurs du synthétiseur dans le black métal. La partie symphonique est pompeuse et kitsch, mais bon, c’est un peu la marque de fabrique du genre, après tout. Le pire, c’est que le clavier n’a pas dû coûter cher, car il sonne très cheap, surtout au niveau des sons de cordes aigues. Pour être précis, c’est un massacre, on a envie de rire en entendant tous ces pouics pouics mal produits. Necromantia s’en serait parfaitement passé, et des mocraux comme For The Elder Magi ou Architecture Of Exquisite Madness sont complètement pourris par le synthétiseur.

Tiens, oui, la production, parlons-en. Et on va aborder le problème de la basse en même temps, tiens. Oui, parce que vous vous doutez sans doute un peu que le principal problème qui va ressortir de l’utilisation de deux basses sans grattes, c’est le prévisible manque de puissance. Ca a beau sonner comme un vieil album de black des débuts, ça ne sauve pas le groupe : avec une telle combinaison d’instruments, une production faible court à la catastrophe. Et c’est le cas ici : la production manque de souffle, les sons des basses restent assez brouillons et/ou mous. Et puis, finalement, on a affaire à des basses qui jouent comme des guitares. Ce qui enlève pas mal de l’intérêt de la formation : ils sacrifient de la puissance sans se créér réellement un son original, préférant rejouer une partition classique avec un instrument différent. Bon, évidemment, je n’en attendais pas quelque chose à la Les Claypool (je fais des comparaisons avec des musiciens de rock alternatif si je veux), mais expérimenter un peu n’aurait pu qu’être salutaire.

Production toujours, la batterie un peu trop en retrait par moments, et qui blaste avec l’aisance d’un lépreux neurasthénique se charge de terminer de plomber la section rythmique, manque de puissance encore et toujours. Le chant ne casse pas trois pattes à un canard même s’il n’est pas mauvais, cela ne relève pas franchement le niveau.

Il reste quoi ? Quelques bonnes idées, si, si. Les pistes dans lesquelles Necromantia s’engage sont intéressantes. C’est juste qu’ils ne les exploitent pas d’une manière convaincante. Les solos de basse (oui, il y en a) sont par contre une très bonne idée, et même certains sont très bien faits (sur Knight Of The Black And White Eagle, on a droit à une jolie imitation de guitare électro accoustique franchement réussie, et le solo de The Invisible Empire vaut le détour aussi. Même si celui d’Order Of The Black Sphinx est étrangement mauvais).

Mais bon, deux solos de basse valables et un pitch intéressant, ça ne fait pas un disque. Brouillon, maladroit, morceaux bancaux, pas de puissance, une volonté de noirceur qui tape à côté de la plaque, bref, Necromantia s’est pris un beau mur en pleine face. Oubliez.

March 21st, 2008

Necromantia : The Sound of Lucifer Storming HeavenOn va commencer par faire un joli topo sur ce groupe étrange. Groupe de black métal grec, ayant apparemment quelque chose comme 18 ans de carrière, Necromantia se compose de deux bassistes. Si si. Mais rassurez vous hein, il y a une basse huit cordes qui joue les partitions qui échoient normalement à la guitare, c’est pas juste deux quatre cordes qui jouent des partitions rythmiques en arrière plan de? De rien, vu qu’il n’y a pas de guitares. Bon, et à part ça ? Necromantia joue une sorte de black symphonique. Très bien. Et ça vaut quoi tout ça ?

Ca donne un plantage, messieurs dames, un beau plantage. Et non, l’expérimental ne paye pas à chaque fois. Souvenez vous des premiers Peccatum, Ihsahn avait beau être aux commandes, c’était loin d’être brillant.

On va commencer par le pire, histoire d’être un peu positif. Ce disque est taillé sur mesure pour donner raison à tous les détracteurs du synthétiseur dans le black métal. La partie symphonique est pompeuse et kitsch, mais bon, c’est un peu la marque de fabrique du genre, après tout. Le pire, c’est que le clavier n’a pas dû coûter cher, car il sonne très cheap, surtout au niveau des sons de cordes aigues. Pour être précis, c’est un massacre, on a envie de rire en entendant tous ces pouics pouics mal produits. Necromantia s’en serait parfaitement passé, et des mocraux comme For The Elder Magi ou Architecture Of Exquisite Madness sont complètement pourris par le synthétiseur.

Tiens, oui, la production, parlons-en. Et on va aborder le problème de la basse en même temps, tiens. Oui, parce que vous vous doutez sans doute un peu que le principal problème qui va ressortir de l’utilisation de deux basses sans grattes, c’est le prévisible manque de puissance. Ca a beau sonner comme un vieil album de black des débuts, ça ne sauve pas le groupe : avec une telle combinaison d’instruments, une production faible court à la catastrophe. Et c’est le cas ici : la production manque de souffle, les sons des basses restent assez brouillons et/ou mous. Et puis, finalement, on a affaire à des basses qui jouent comme des guitares. Ce qui enlève pas mal de l’intérêt de la formation : ils sacrifient de la puissance sans se créér réellement un son original, préférant rejouer une partition classique avec un instrument différent. Bon, évidemment, je n’en attendais pas quelque chose à la Les Claypool (je fais des comparaisons avec des musiciens de rock alternatif si je veux), mais expérimenter un peu n’aurait pu qu’être salutaire.

Production toujours, la batterie un peu trop en retrait par moments, et qui blaste avec l’aisance d’un lépreux neurasthénique se charge de terminer de plomber la section rythmique, manque de puissance encore et toujours. Le chant ne casse pas trois pattes à un canard même s’il n’est pas mauvais, cela ne relève pas franchement le niveau.

Il reste quoi ? Quelques bonnes idées, si, si. Les pistes dans lesquelles Necromantia s’engage sont intéressantes. C’est juste qu’ils ne les exploitent pas d’une manière convaincante. Les solos de basse (oui, il y en a) sont par contre une très bonne idée, et même certains sont très bien faits (sur Knight Of The Black And White Eagle, on a droit à une jolie imitation de guitare électro accoustique franchement réussie, et le solo de The Invisible Empire vaut le détour aussi. Même si celui d’Order Of The Black Sphinx est étrangement mauvais).

Mais bon, deux solos de basse valables et un pitch intéressant, ça ne fait pas un disque. Brouillon, maladroit, morceaux bancaux, pas de puissance, une volonté de noirceur qui tape à côté de la plaque, bref, Necromantia s’est pris un beau mur en pleine face. Oubliez.

March 21st, 2008

Crest Of Darkness : Give Us the Power To Do Your EvilJe ne partais pas avec un très bon à-priori sur ce petit disque. Entre un titre d’album un peu lourdingue, quelques noms de morceaux bien cliché genre « antichrist », « death and pleasure » et une belle imagerie vampirico-satanico-kitsch, j’avais un peu peur de tomber sur un Cradle of Filth ou quelque chose de la même trempe.

D’un certain point de vue, je n’avais pas tout à fait tort : Crest Of Darkness fait du black moderne, bien loin de toute true attitude. Plus précisément, on a affaire un une sorte de dark métal très clairement influencé black, et qui se charge de rythmiques thrash assez saccadées et de passages presque heavy. Et il n’y a pas à chicaner, c’est bien fait.

Pour la petite histoire, le disque a été enregistré en à peine deux semaines, la faute à des problèmes de compatibilité des horaires du groupe et du label (groupe norvégien, studio italien, ça n’aide pas). Mais ça ne se sent absolument pas. La production est excellente, octroyant aux guitares un son net, sans bavures, puissant ; à la basse une place de choix, d’ailleurs méritée ; à la batterie, plus en retrait, juste ce qu’il faut pour assurer un soutien rythmique de qualité. Production à la fois sombre et limpide, d’une lisibilité agréable, qui permet de profiter du talent des musiciens. Pour sûr, ce ne sont pas des manches. Et voir un bon bassiste bien mis en avant dans une musique typée black, ça fait toujours plaisir, aussi.

Les structures, souvent basées sur des rythmes thrash saccadées simples et efficaces, passe cependant son temps à sauter de riff en riff, à faire remonter en une bouffée de blasts ses ambiances black métal, à éclairer brusquement son morceau d’un solo souvent très largement teinté de heavy. On note même une incursion dans le doom avec I Love Your Pallid Skin. Cette volonté progressive ne nuit cependant aucunement à la cohérence de l’ensemble, et rend les morceaux très plaisants à suivre.

Parlons des petits défauts, tout de même. Le chanteur, s’il est très à l’aise pour changer de registre (quelques chants plus ou moins clairs , des chorus bien sombres, bien exécutés), a cependant tendance à se limiter à ses criaillements black, qui finissent par taper un peu sur le système (bon, c’est pas Dany Filth non plus hein, c’est tout à fait supportable). La caisse claire sonne un peu bof. Et puis, finalement, tout ça reste assez classique. Non, Crest Of Darkness ne révolutionne rien, et malgré le mélange des genres, le groupe ne surprend pas vraiment, même si le premier solo qui vous saute au visage des les premières minutes d’Antichrist vous prendra de court la première fois. Après, vous avez compris la démarche, et ce n’est pas le reste du disque qui viendra le démentir. Les trois derniers morceaux perdent aussi un peu en intérêt, le disque ausrait sans doute gagné à se terminer sur I Love Your Pallid Skin.

Mais bon, la qualité est au rendez-vous, alors que demander ? Des solos vraiment bien foutus, des rythmiques thrash prenantes, une basse présente et agréable, tout ça donne un bon disque. Pas la galette du siècle, non, pas un album impérissable non plus, mais tout de même une sacrée bonne ambiance qui vaut le détour, si vous n’êtes pas trop true.

A écouter : le résolument heavy thrashouille « your demons » et le petit morceau presque doom « I Love Your Pallid Skin ».

March 21st, 2008

Necromantia : The Sound of Lucifer Storming HeavenOn va commencer par faire un joli topo sur ce groupe étrange. Groupe de black métal grec, ayant apparemment quelque chose comme 18 ans de carrière, Necromantia se compose de deux bassistes. Si si. Mais rassurez vous hein, il y a une basse huit cordes qui joue les partitions qui échoient normalement à la guitare, c’est pas juste deux quatre cordes qui jouent des partitions rythmiques en arrière plan de? De rien, vu qu’il n’y a pas de guitares. Bon, et à part ça ? Necromantia joue une sorte de black symphonique. Très bien. Et ça vaut quoi tout ça ?

Ca donne un plantage, messieurs dames, un beau plantage. Et non, l’expérimental ne paye pas à chaque fois. Souvenez vous des premiers Peccatum, Ihsahn avait beau être aux commandes, c’était loin d’être brillant.

On va commencer par le pire, histoire d’être un peu positif. Ce disque est taillé sur mesure pour donner raison à tous les détracteurs du synthétiseur dans le black métal. La partie symphonique est pompeuse et kitsch, mais bon, c’est un peu la marque de fabrique du genre, après tout. Le pire, c’est que le clavier n’a pas dû coûter cher, car il sonne très cheap, surtout au niveau des sons de cordes aigues. Pour être précis, c’est un massacre, on a envie de rire en entendant tous ces pouics pouics mal produits. Necromantia s’en serait parfaitement passé, et des mocraux comme For The Elder Magi ou Architecture Of Exquisite Madness sont complètement pourris par le synthétiseur.

Tiens, oui, la production, parlons-en. Et on va aborder le problème de la basse en même temps, tiens. Oui, parce que vous vous doutez sans doute un peu que le principal problème qui va ressortir de l’utilisation de deux basses sans grattes, c’est le prévisible manque de puissance. Ca a beau sonner comme un vieil album de black des débuts, ça ne sauve pas le groupe : avec une telle combinaison d’instruments, une production faible court à la catastrophe. Et c’est le cas ici : la production manque de souffle, les sons des basses restent assez brouillons et/ou mous. Et puis, finalement, on a affaire à des basses qui jouent comme des guitares. Ce qui enlève pas mal de l’intérêt de la formation : ils sacrifient de la puissance sans se créér réellement un son original, préférant rejouer une partition classique avec un instrument différent. Bon, évidemment, je n’en attendais pas quelque chose à la Les Claypool (je fais des comparaisons avec des musiciens de rock alternatif si je veux), mais expérimenter un peu n’aurait pu qu’être salutaire.

Production toujours, la batterie un peu trop en retrait par moments, et qui blaste avec l’aisance d’un lépreux neurasthénique se charge de terminer de plomber la section rythmique, manque de puissance encore et toujours. Le chant ne casse pas trois pattes à un canard même s’il n’est pas mauvais, cela ne relève pas franchement le niveau.

Il reste quoi ? Quelques bonnes idées, si, si. Les pistes dans lesquelles Necromantia s’engage sont intéressantes. C’est juste qu’ils ne les exploitent pas d’une manière convaincante. Les solos de basse (oui, il y en a) sont par contre une très bonne idée, et même certains sont très bien faits (sur Knight Of The Black And White Eagle, on a droit à une jolie imitation de guitare électro accoustique franchement réussie, et le solo de The Invisible Empire vaut le détour aussi. Même si celui d’Order Of The Black Sphinx est étrangement mauvais).

Mais bon, deux solos de basse valables et un pitch intéressant, ça ne fait pas un disque. Brouillon, maladroit, morceaux bancaux, pas de puissance, une volonté de noirceur qui tape à côté de la plaque, bref, Necromantia s’est pris un beau mur en pleine face. Oubliez.

January 12th, 2008

Deinonychus : Warfare Machines

Hein? Quoi? Ah, je dois chroniquer un disque, là? Pardon, désolé, j’avais l’esprit ailleurs.

Bon, j’avoue, je dormais en fait.

Voilà, ça, c’est fait. Je commence sérieusement la chronique. Deinonychus est une sorte de one-man band de dark doom avec plein de musiciens qui tournent aux divers postes sous l’égide du sieur Marco Kehren, monsieur qui n’est pas tout à fait le premier venu puisqu’il a officié dans pas mal de groupes don Bethléhem et Dark Sanctuary, quand même. Une carrière d’à peu près 15 ans de carrière et un grand groupe de dark atmosphérique au palmarès, j’avoue que j’ai été assez peu agréablement déçu par le disque en question. Non pas que j’attendais un chef d’oeuvre ou quelque chose du genre mais…

Bref. Warfare Machines a un gros, un énorme défaut: sa facilité intrinsèque. Il est vrai que j’ai assez peu d’amour pour le doom de toutes manières, genre dont la tare principale à mes yeux est cette habitude de donner régulièrement dans la facilité (je ne généralise pas pour autant, je sais pertinemment que le genre ne se limite pas à ça, pour être amateur de groupes comme Void Of Silence ou Dolorian). Ici, le travers clair. Les riffs sont simples et tournent en boucle. La structure des morceaux est classique au possible. Le son est plutôt mou, les guitares n’étant pas franchement percutantes. Le chant est linéaire malgré deux ou trois tentatives de chants/choeurs clairs et de choeurs assez bienvenues quoique pas toujours très maîtrisées. La batterie a un jeu simple mais étrangement assez chaud, plutôt plaisant et bien intégré. Tout ça n’est pas tout à fait dénué d’intérêt, mais force est de constater que je m’ennuie ferme en écoutant ce disque.

Pourtant, il commençait bien. Une intro de trois minutes basée sur une structure cyclique, un riff pas excellent soit dit en passant, mais portant bien le morceau, sur lequel se rajoutent un monologue et des larsens bien placés. Le Corwin s’est retrouvé titillé. Carpet Bombing, après une petite entrée à la batterie, laisse venir les premiers riffs du disques. Affreusement plats et amorphes. Et pourtant, le morceau a ses moments de gloire: deux accélérations qui gagnent une profondeur de son efficace, prenante, ou les hurlements uber graves de Marco Kehren prennent leur envol. Malgré un démarrage étrangement mauvais, le morceau se trouve être intéressant, assez accrocheur au final.

Mais après, c’est la chute. Manoeuvre East et NaPolA marquent l’avènement des riffs faciles et entendus cent fois, des morceaux linéaires sans envolée ni émotion. Seul un petit choeur sauve NaPolA du désintérêt total. Arrive la grosse erreur du disque, MG-34, un titre black et d’une frénésie très maladroite, qui n’emporte l’auditeur que par surprise, au début du morceau, à cause du changement de tempo. Une nouvelle forme d’agressivité dans la voix de Kehren semble relancer l’intérêt, mais la redondance du riff et la linéarité définitive du morceau achèvent de le couler.

False Flag relance un peu le disque, et permet d’entamer la partie la moins mauvais du CD. Le rythme syncopé de ce morceau est un peu plus original, et il se trouve être plus varié, le jeu des guitares enfin vraiment sombre, des leads agréables, bref, le morceau sauve l’honneur. Nerve Agent ne déparera pas trop après ce redémarrage beaucoup trop tardif, se permettant lui aussi des structures de grattes moins primaires que certains des premiers morceaux, un peu distordues, des alternances plutôt bien faites de murmures, de choeurs narratifs clairs et de voix black, pour une ambiance finalement pas si pourrie que ça. Même vraiment chouette.

Morphium achève le disque sans être un morceau d’un intérêt particulier, mais reste un morceau doom correct avec une ambiance sépulcrale lourde à souhait.

Donc quoi? Trois bons morceaux dont une sorte d’introduction, un morceau décent, un morceau à moitié bon et à moitié catastrophique et trois bouses inutiles, tout ça sur un disque après tout relativement court. Je suis peut-être un peu sévère, mais voir des titres comme False Flag côtoyer des MG-34 et des Manoeuvre East a la très nette tendance de m’énerver. Allez, oui, d’accord, quelques morceaux sauvent l’honneur et méritent d’être écoutés, mais franchement, mettez plutôt des sous dans un Dolorian ou un Unholy que dans ce Warfare Machines bien en dessous de ce qu’on pourrait en attendre.

Moi, je retourne dormir.