June 19th, 2006

L'être las - l'envers du miroirAaah dark sanctuary… Ou comment, pour citer Kuroikarasu, s’apaiser l’esprit entre deux bourrinages. Ou se donner des envies de sauter par la fenêtre si on a des tendances dépressives assez poussées.

La recette est simple, prenez quelques violons, des touches de guitare accoustiques, un piano et un chant mereilleux. Mélangez le tout en prenant bien soin de mettre une très grosse pincée de desespoir et de douceur nostalgique. Et vous obtenez l’une des oeuvres les plus minantes et les plus belles qu’on ait produit depuis longtemps. C’est simple, beau, pur, poignant… En fait, je remarque que je manque de mots pour décrire cet album. Quoi qu’il en soit, la Mort n’a jamais eu plus beau visage que le reflet que nous en donne le septète français (décidément, il semblerait que notre contrée soit des plus productives en matière de très bon dark ambiant). Le seul défaut de ce disque est d’être un tantinet long. En effet, une heure huit de musique sombre et dépressive aux structures somme toute assez simple (mais essayez d’écrire des titres simples et aussi terriblement efficaces à la fois, vous verrez que le talent est bien là), c’est un peu trop, et on décroche sur les derniers titres. Dommage, car ils sont aussi bons que le reste.

Quoi qu’il en soit, c’est certainement un très bon album de dark atmosphérique qui mérite l’oreille de l’auditeur avisé. n’hésitez pas, vous qui aimez vous plonger dans la musique symphonique et noire, ce disque est fait pour vous.

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