July 14th, 2006

Elend : Leçons de TénèbresLeçons de Ténèbres est le tout premier CD d’Elend. Edité par holy records alors que la boîte était certaine de ne pas rentrer dans ses frais, il rencontre un succès (relatif, on parle de dark ambiant quand même) inattendu, et permet au groupe de concrétiser en entier son projet de l’Officium Tenebrarum. Alors, qu’en est-il de cette pièce d’ouverture?

On peut immédiatement sentir que le talent est déjà là. Renaud Tschiner et Alexandre Iskandar sont de grands musiciens et compositeurs, possédant déjà une solide exérience musicale. Cet oeuvre se distingue cependant des deux suivantes. Principalement à cause du manque de moyens: le matériel est de qualité moyenne, et la prod assez bof. Le style est aussi beaucoup moins agressif que ses deux successeurs. Ici, les nappes ambiantes au violon et au synthé sont de mise pour presque tous les titres, ne dégageant qu’assez rarement ces montées en puissance et ces cascades de notes précises qui seront le lot des ténèbres du dehors, ni cette ampleur de son de The Umbersun. Eve Gabrielle Siskind est seule soprano, Nathalie Barbay n’ayant pas encore rejoint le navire, et cela se sent Le chant black qui plus tard transorfmera des titres comme Ethereal Journey en chef d’oeuvres n’est pas encore tout à fait assuré, et se fait rare. En bref, le résultat est moins puissant, il y a moins de profondeur de jeu. Et pourtant, c’est de l’Elend, ça se sent immédiatement. car malgré cet aspect qui m’vait au début un peu gêné, l’album ne cherche pas à dominer ses petitss défaut sans y arriver, mais les accepte et s’en sert pour officier dans un genre plus doux, simplifié, mais tout aussi évocateur. en cela, cet album est certainement le plus proche du style dark ambiant que le groupe aura jamais fait, jouant surtout sur les nappes sonores plus que sur la précision du jeu.

En cela, cet album est intéressant, et se distingue de ses successeurs de l’Officium Tenebrarum, parvient à transcender ses faibles moyens techniques et à révéler déjà le potentiel du groupe. j’ai cependant tendance à l’aimer moins que Les Ténèbres du Dehors et The Umbersun, à cause de ce manque de puissance, de cette touche de folie qui imprégnera plus tard leur production. Il n’en reste pas moins un premier album plus qu’honorable.

You can leave a response, or trackback from your own site.

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.