May 2nd, 2007

Ataraxia (ITA) : Paris SpleenDes groupes de dark ambiant folk italiens qui décident de faire une rétrospective de l’art d’une troupe de cabaret du siècle passé ayant hanté le cabaret parisien “L’Enfer” en plongeant allègrement dans le Spleen de Paris de Baudelaire pour les paroles, vous en connaissez beaucoup? Non? Bizarrement, ça ne m’étonne pas trop.

Le concept est jeté. Alors non, ce n’est pas du métal. Ca n’est pas non plus du folk. En fait, je ne sais pas trop ce que c’est. Un… Truc, oui, le mot est assez abstrait pour être approprié. Une œuvre à valeur de témoignage historique, une œuvre grandiloquente et bouffonne, horrifico-grandguignolesque, complètement décalée.

Ambiances de foire et de crieurs publics, de comptines macabres ou délirantes, histoires de chiens, de saltimbanques, de galerie des monstres, de clochards rêveurs. Orgue de barbarie, bandonéon, accordéon musette, tambour et tambourin, trombone à coulisse, guitare folk, flûtes composent un orchestre indescriptible.

L’album n’évite pas quelques petites erreurs formelles et se montre parfois un peu inégal, mais au final remplit parfaitement son but et sait recréer une ambiance unique en son genre.

Une curiosité qui ne laissera personne indifférent: on adore ou on déteste. Je serais bien incapable de dire qui va aimer, c’est trop atypique pour ça. Pour ma part, j’aime. On notera quelques titres particulièrement bons: le génial Tango Des-astres, l’introduction horrifico-kitsch Bienvenue à l’Enfer, la petit chanson lycanthrope et A Votre Guise.

May 2nd, 2007

Ataraxia (ITA) : Paris SpleenDes groupes de dark ambiant folk italiens qui décident de faire une rétrospective de l’art d’une troupe de cabaret du siècle passé ayant hanté le cabaret parisien “L’Enfer” en plongeant allégrement dans le Spleen de Paris de Baudelaire pour les paroles, vous en connaissez beaucoup? Non? Bizarrement, ça ne m’étonne pas trop.

Le concept est jeté. Alors non, ce n’est pas du métal. Ca n’est pas non plus du folk. En fait, je ne sais pas trop ce que c’est. Un… Truc, oui, le mot est assez abstrait pour être approprié. Une oeuvre à valeur de témoignage historique, une oeuvre grandiloquente et bouffone, horrifico-grandguignolesque, complètement décalée.

Ambiances de foire et de crieurs publics, de comptines macabres ou délirantes, histoires de chiens, de saltimbanques, de galerie des monstres, de clochards rêveurs. Orgue de barbarie, bandonéon, accordéon musette, tambour et tambourin, trombone à coulisse, guitare folk, flûtes composent un orchestre indescriptible.

L’album n’évite pas quelques petites erreurs formelles et se montre parfois un peu inégal, mais au final remplit parfaitement son but et sait recréer une ambiance unique en son genre.

Une curiosité qui ne laissera personne indifférent: on adore ou on déteste. Je serais bien incapable de dire qui va aimer, c’est trop atypique pour ça. Pour ma part, j’aime. On notera quelques titres particulièrement bons: le génial Tango Des-astres, l’introduction horrifico-kitsch Bienvenue à l’Enfer, la petit chanson lycanthrope et A Votre Guise.

May 2nd, 2007

Pimentola : MisantropolisAttention, OVNI. La musique de Pimentola est unique en son genre, mélange d’ambiant industriel, de néoclassique avec quelques touches d’électro et de nombreuses ambiances mystiques et tribales, chargé de noirceur, voilà le résumé le plus concis qu’on puisse faire de ce disque, et ce n’est pas peu dire.

Imaginez un peu In Slaughter Natives rencontrant Ulver, avec une traçe de MZ.412, et un nuage de

May 2nd, 2007

Paris SpleenDes groupes de dark ambiant folk italiens qui décident de faire une rétrospective de l’art d’une troupe de cabaret du siècle passé ayant hanté le cabaret parisien “L’Enfer” en plongeant allégrement dans le Spleen de Paris de Baudelaire pour les paroles, vous en connaissez beaucoup? Non? Bizarrement, ça ne m’étonne pas trop.

Le concept est jeté. Alors non, ce n’est pas du métal. Ca n’est pas non plus du folk. En fait, je ne sais pas trop ce que c’est. Un… Truc, oui, le mot est assez abstrait pour être approprié. Une oeuvre à valeur de témoignage historique, une oeuvre grandiloquente et bouffone, horrifico-grandguignolesque, complètement décalée.

Ambiances de foire et de crieurs publics, de comptines macabres ou délirantes, histoires de chiens, de saltimbanques, de galerie des monstres, de clochards rêveurs. Orgue de barbarie, bandonéon, accordéon musette, tambour et tambourin, trombone à coulisse, guitare folk, flûtes composent un orchestre indescriptible.

L’album n’évite pas quelques petites erreurs formelles et se montre parfois un peu inégal, mais au final remplit parfaitement son but et sait recréer une ambiance unique en son genre.

Une curiosité qui ne laissera personne indifférent: on adore ou on déteste. Je serais bien incapable de dire qui va aimer, c’est trop atypique pour ça. Pour ma part, j’aime. On notera quelques titres particulièrement bons: le génial Tango Des-astres, l’introduction horrifico-kitsch Bienvenue à l’Enfer, la petit chanson lycanthrope et A Votre Guise.

May 1st, 2007

Soulgrind (FIN) : PakanaEt une belle bouse, une!

Je découvre Soulgrind avec cet album. Ca fait un peu l’effet d’une belle pâtisserie qui de dehors à l’air plutôt appétissante, et qui se révèle infestée de charençons quand on la retourne. Bon, je pousse, mais c’est une belle déception à n’en pas douter. Je ne m’attendais pas à quelque chose de très recherché, mais je pensais quand même récupérer quelque chose de bien défoulant. Erreur, erreur, erreur.

Parce que sur le papier, ça faisait bien, quand même. Black gothique, oui, bien. Pagan? Oui, bien. Avec une “chanteuse talentueuse qui soutient toute la musique du groupe”? Ah oui, bien, ça. Avec le monsieur de Gloomy Grim dedans? Oui, ça peut être sympathique.

Et puis le mp3 de promo sonnait bien quand même. Pakana, à défaut d’être génialissime, c’est un bien bon morceau. En plus en finlandais, mais que demande le peuple?

Heu… Un album à la hauteur du mp3 de promo, peut-être? Oui, il y a de ça. Bon. C’est le moment de descendre en flammes, les amis.

1 – Alors, oui, une chanteuse, c’est bien. Mais faudrait peut-être qu’elle ait plus d’une manière de chanter. Parce qu’en fait, à part sa prestation sur Pakana, toutes ses incursions ont la même valeur ou presque. Et puis le type de chant saoulant assez vite… En plus, elle n’est même pas belle, ça m’évite d’être influencé (hein? Aaaah, zut non, ça, ça n’a rien à faire dans ma chronique, bouh, méchant Corwin… Je me cherche une punition. Tiens, me repasser l’album, ça c’est une punition adaptée et mortifiante).

2 – Nos amies les guitares sont pas franchement terribles, loin de là. Ça cherche dans les riffs simplistes, on les répète tout au long de la chanson, enfin, sauf sur Pakana, et puis une ou deux autres chansons avec un bout de jeu clair dedans, j’ai la flemme d’aller chercher lesquelles. Ça manque souvent beaucoup d’inspiration. On a même des riffs carrément pitoyables (voir Path of Screams). Le truc bizarre, c’est que le gratteux est capable de pondre un beau solo (voir Against the Grain et Northbound Reverend). Je cherche à comprendre pourquoi le reste est aussi basique.

3 – Structure de morceau duplicable, refrains répétitifs et simplistes.

4 – Mettre toutes ses tripes dans le morceau de promo, soit dit en passant le seul à utiliser cette langue magnifique qu’est le finlandais, c’est un peu de l’aguichage sur l’emballage, je dis.

Bon, les synthés sont plutôt bons, heureusement. Vu que la déception fait que je suis un peu de mauvaise foi, je vais combler ça par un petit tour plus objectif: il y a un morceau très bon: Pakana. Deux bons: Against the Grain et Northbound Reverend. Quelques morceaux tout pourris : The Soul of The Battle, The Path of Screams (disons qu’en fait les couplets valent le détour, mais que le refrain et le riff de tête plombent complètement le titre), wheel (riff primaire magistralement primaire de primitivité embryonnaire), et tout le reste est commun et immédiatement oubliable.

Le genre de disque qui tourne trois fois : une première fois (stade de l’incompréhension), une seconde fois (phase du dépit) et une ultime fois (phase de la chronique incendiaire). Après, je ne dis pas, certains trouveront certainement de quoi se satisfaire avec ça, mais pour moi c’est niet, je passe mon chemin.

May 1st, 2007

Dornenreich : Durch Den TraumA l’origine, Dornenreich est un groupe de black fortement inspiré folk, composé d’un guitariste/chanteur/bassiste et d’un violoniste. Durch Den Traum est la deuxième étape du lifting complet entamé avec Hexenwind. Après cet album plus calme et constant, Dornenreich vire à l’absraction (voir les morceaux nommés avec une sobriété rare) avec ce Durch Den Traum, galette belle et étrange s’il en est.

Les influences black se diluent de plus en plus, pour ne plus ressurgir que dans les quelques hurlements et dans quelques ambiances. Pas de frénésie, ou si peu. On se retrouve face à un folk métal légèrement teinté de black, très nostalgique, frôlant parfois la limite du doom. Le chant est séparé entre quelques hurlements, beaucoup de voix claires, mais surtout des chuchotements. Car c’est le texte murmuré qui fait le corps de la musique.

Plus grand chose à voir avec un Her Von Welken Nächten, si ce n’est peut-être dans les pistes ambiantes de ce dernier. Il est d’ailleurs à noter que le chanteur a pris énormément de maturité depuis l’album sus-cité. Si les vocaux black parfois un peu ridicules de Her Von Welken Nächten pouvaient rebuter certains auditeurs, tout cela est loin: Jochen maîtrise parfaitement ses cordes vocales et c’est un vrai délice de l’écouter.

La guitare folk est tout particulièrement présente, et a une part aussi importante, si pas plus, que la guitare électrique. Ambiances planantes et rêveuses au rendez-vous.

Niveau structure, c’est le chaos organisé. Pas de structure suivant une montée puis une descente chromatique à la manière de Her Von Welken Nächten, pas de longs morceaux intègres entrecoupés d’orchestrales comme sur Hexenwind, mais une succession de changements de rythme et de tons, des morceaux allant de 13 minutes à 1 en passant par 3 et 7, une nette volonté de créer une oeuvre complète dans laquelle le découpage en chapitres n’est qu’une pure formalité.

Sans doute leur pièce la plus étrange et la plus aboutie à ce jour. La comparer à quelque album existant me semble difficile. La meilleure comparaison possible, c’est que c’est assez proche de ce que donnerait Tenhi avec une guitare électrique.

A découvrir pour ceux qu’un peu de douceur ne rebute pas.

May 1st, 2007

The Vision Bleak : CarpathiaSecond opus de The Vision Bleak, on reprend la même reçette et on fait quelque chose de meilleur avec.

Pour ceux qui n’auraient pas lu ma chronique de The Deathship Has A New Capitain, je lui reprochais d’être par trop inégal. La barre est redressée avec Carpathia, qui à défaut d’être le chef d’oeuvre du siècle, se laisse écouter avec grand plaisir, sans ces grosses erreurs de parcours qui gâchaient un peu le plaisir sur l’album précédent.

Ici, pas de chanson carrément naze comme Metropolis, pas de morceaux sans reliefs passant sans qu’on n’arrive jamais à retrouver la mélodie en dehors de l’écoute de l’album comme the Horror of Antartica, pas de entative de morceau rentre-dedans ratée comme The Grand Devilry. Paradoxalement, les meilleurs morceaux sont peut-être un peu moins forts qu’un Deatship Symphony ou qu’un Elizabeth Dane, mais l’homogénéité du tout prévaut quand même.

C’est toujours un plaisir de retrouver Konstanz au chant, avec son timbre clair si particulier, grave, grandiloquent, parodique et pourtant particulièrement jouissif. Les ambiances sont moins horrifiques en général que sur le premier album, avec quelques très bonnes surprises, comme les rythmes arabisants sur the Curse of Arabia, ou les passages chorus/tribaux sur Kutulu!. Le chant féminin est toujours aussi bien utilisé.

Et surtout, surtout… Il y a The Charm Is Done. Ou comment clore un album en toute beauté. (mais ça a l’air d’être une de leurs spécialités, de pondre des chefs d’oeuvre en fin d’album, en fait). Un titre vraiment exceptionnel, qui se développe admirablement sur ses neuf minutes trente-huit. De loin le meiulleur morceau de l’album.

On notera quand même un gros point noire, c’est cette batterie un peu primitive. Déjà présente sur le premier album, cette tare est toujours là. Jeu trop simple, le groupe mériterait une meilleure prestation. En fait, ils devraient prendre un batteur tout simplement, Konstanz fait déjà assez de choses comme ça et les futs c’est franchement pas ce qu’il fait de mieux. Un peu dommage.

En bref, un album qui mérite d’être écouté. On passe un bon moment même si ça n’est pas un chef d’oeuvre.

May 1st, 2007

Soulgrind : PakanaEt une belle bouse, une!

Je découvre Soulgrind avec cet album. Ca fait un peu l’effet d’une belle pâtisserie qui de dehors à l’air plutôt appétissante, et qui se révèle infestée de charençons quand on la retourne. Bon, je pousse, mais c’est une belle déception à n’en pas douter. Je ne m’attendais pas à quelque chose de très recherché, mais je pensais quand même récupérer quelque chose de bien défoulant. Erreur, erreur, erreur.

Parce que sur le papier, ça faisait bien, quand même. Black gothique, oui, bien. Pagan? Oui, bien. Avec une “chanteuse talentueuse qui soutient toute la musique du groupe”? Ah oui, bien, ça. Avec le monsieur de Gloomy Grim dedans? Oui, ça peut être sympathique.

Et puis le mp3 de promo sonnait bien quand même. Pakana, à défaut d’être génialissime, c’est un bien bon morceau. En plus en finlandais, mais que demande le peuple?

Heu… Un album à la hauteur du mp3 de promo, peut-être? Oui, il y a de ça. Bon. C’est le moment de descendre en flammes, les amis.

1-alors, oui, une chanteuse, c’est bien. Mais faudrait peut-être qu’elle ait plus d’une manière de chanter. Parce qu’en fait, à part sa prestation sur Pakana, toutes ses incursions ont la même valeur ou presque. Et puis le type de chant saoulant assez vite… En plus, elle n’est même pas belle, ça m’évite d’être influencé (hein? Aaaah, zut non, ça, ça n’a rien à faire dans ma chronique, bouh, méchant Corwin… Je me cherche une punition. Tiens, me repasser l’album, ça c’est une punition adaptée et mortifiante).

2-nos amies les guitares sont pas franchement terribles, loin de là. Ca cherche dans les riffs simplistes, on les répète tout au long de la chanson, enfin, sauf sur Pakana, et puis une ou deux autres chansons avec un bout de jeu clair dedans, j’ai la flemme d’aller chercher lesquelles. Ca manque souvent beaucoup d’inspiration. On a même des riffs carréments pitoyables (voir Path of Screams). Le truc bizarre, c’est que le gratteux est capable de pondre un beau solo (voir Against the Grain et Northbound Reverend). Je cherche à comprendre pourquoi le reste est aussi basique.

3-Structure de morceau duplicable, refrains répétitifs et simplistes.

4-Mettre toutes ses tripes dans le morceau de promo, soit dit en passant le seul à utiliser cette langue magnifique qu’est le finlandais, c’est un peu de l’aguichage sur l’emballage, je dis.

Bon, les synthés sont plutôt bons,heureusement. Vu que la déception fait que je suis un peu de mauvaise foi, je vais combler ça par un petit tour plus objectif: il y a un morceau très bon: Pakana. Deux bons: Against the Grain et Northbound Reverend. Quelques morceaux tout pourris: The Soul of The Battle, The Path of Screams (disons qu’en fait les couplets valent le détour, mais que le refrain et le riff de tête plombent complètement le titre), wheel (riff primaire magistralement primaire de primitivité embryonnaire), et tout le reste est commun et immédiatement oubliable.

Le genre de disque qui tourne trois fois: une première fois (stade de l’incompréhension), une seconde fois (phase du dépit) et une ultime fois (phase de la chronique incendiaire). Après, je ne dis pas, certains trouveront certainement de quoi se satisfaire avec ça, mais pour moi c’est niet, je passe mon chemin.

May 1st, 2007

Soulgrind : PakanaEt une belle bouse, une!

Je découvre Soulgrind avec cet album. Ca fait un peu l’effet d’une belle pâtisserie qui de dehors à l’air plutôt appétissante, et qui se révèle infestée de charençons quand on la retourne. Bon, je pousse, mais c’est une belle déception à n’en pas douter. Je ne m’attendais pas à quelque chose de très recherché, mais je pensais quand même récupérer quelque chose de bien défoulant. Erreur, erreur, erreur.

Parce que sur le papier, ça faisait bien, quand même. Black gothique, oui, bien. Pagan? Oui, bien. Avec une “chanteuse talentueuse qui soutient toute la musique du groupe”? Ah oui, bien, ça. Avec le monsieur de Gloomy Grim dedans? Oui, ça peut être sympathique.

Et puis le mp3 de promo sonnait bien quand même. Pakana, à défaut d’être génialissime, c’est un bien bon morceau. En plus en finlandais, mais que demande le peuple?

Heu… Un album à la hauteur du mp3 de promo, peut-être? Oui, il y a de ça. Bon. C’est le moment de descendre en flammes, les amis.

1-alors, oui, une chanteuse, c’est bien. Mais faudrait peut-être qu’elle ait plus d’une manière de chanter. Parce qu’en fait, à part sa prestation sur Pakana, toutes ses incursions ont la même valeur ou presque. Et puis le type de chant saoulant assez vite… En plus, elle n’est même pas belle, ça m’évite d’être influencé (hein? Aaaah, zut non, ça, ça n’a rien à faire dans ma chronique, bouh, méchant Corwin… Je me cherche une punition. Tiens, me repasser l’album, ça c’est une punition adaptée et mortifiante).

2-nos amies les guitares sont pas franchement terribles, loin de là. Ca cherche dans les riffs simplistes, on les répète tout au long de la chanson, enfin, sauf sur Pakana, et puis une ou deux autres chansons avec un bout de jeu clair dedans, j’ai la flemme d’aller chercher lesquelles. Ca manque souvent beaucoup d’inspiration. On a même des riffs carréments pitoyables (voir Path of Screams). Le truc bizarre, c’est que le gratteux est capable de pondre un beau solo (voir Against the Grain et Northbound Reverend). Je cherche à comprendre pourquoi le reste est aussi basique.

3-Structure de morceau duplicable, refrains répétitifs et simplistes.

4-Mettre toutes ses tripes dans le morceau de promo, soit dit en passant le seul à utiliser cette langue magnifique qu’est le finlandais, c’est un peu de l’aguichage sur l’emballage, je dis.

Bon, les synthés sont plutôt bons,heureusement. Vu que la déception fait que je suis un peu de mauvaise foi, je vais combler ça par un petit tour plus objectif: il y a un morceau très bon: Pakana. Deux bons: Against the Grain et Northbound Reverend. Quelques morceaux tout pourris: The Soul of The Battle, The Path of Screams (disons qu’en fait les couplets valent le détour, mais que le refrain et le riff de tête plombent complètement le titre), wheel (riff primaire magistralement primaire de primitivité embryonnaire), et tout le reste est commun et immédiatement oubliable.

Le genre de disque qui tourne trois fois: une première fois (stade de l’incompréhension), une seconde fois (phase du dépit) et une ultime fois (phase de la chronique incendiaire). Après, je ne dis pas, certains trouveront certainement de quoi se satisfaire avec ça, mais pour moi c’est niet, je passe mon chemin.

May 1st, 2007

The Vision Bleak : CarpathiaSecond opus de The Vision Bleak, on reprend la même reçette et on fait quelque chose de meilleur avec.

Pour ceux qui n’auraient pas lu ma chronique de The Deathship Has A New Capitain, je lui reprochais d’être par trop inégal. La barre est redressée avec Carpathia, qui à défaut d’être le chef d’oeuvre du siècle, se laisse écouter avec grand plaisir, sans ces grosses erreurs de parcours qui gâchaient un peu le plaisir sur l’album précédent.

Ici, pas de chanson carrément naze comme Metropolis, pas de morceaux sans reliefs passant sans qu’on n’arrive jamais à retrouver la mélodie en dehors de l’écoute de l’album comme the Horror of Antartica, pas de entative de morceau rentre-dedans ratée comme The Grand Devilry. Paradoxalement, les meilleurs morceaux sont peut-être un peu moins forts qu’un Deatship Symphony ou qu’un Elizabeth Dane, mais l’homogénéité du tout prévaut quand même.

C’est toujours un plaisir de retrouver Konstanz au chant, avec son timbre clair si particulier, grave, grandiloquent, parodique et pourtant particulièrement jouissif. Les ambiances sont moins horrifiques en général que sur le premier album, avec quelques très bonnes surprises, comme les rythmes arabisants sur the Curse of Arabia, ou les passages chorus/tribaux sur Kutulu!. Le chant féminin est toujours aussi bien utilisé.

Et surtout, surtout… Il y a The Charm Is Done. Ou comment clore un album en toute beauté. (mais ça a l’air d’être une de leurs spécialités, de pondre des chefs d’oeuvre en fin d’album, en fait). Un titre vraiment exceptionnel, qui se développe admirablement sur ses neuf minutes trente-huit. De loin le meiulleur morceau de l’album.

On notera quand même un gros point noire, c’est cette batterie un peu primitive. Déjà présente sur le premier album, cette tare est toujours là. Jeu trop simple, le groupe mériterait une meilleure prestation. En fait, ils devraient prendre un batteur tout simplement, Konstanz fait déjà assez de choses comme ça et les futs c’est franchement pas ce qu’il fait de mieux. Un peu dommage.

En bref, un album qui mérite d’être écouté. On passe un bon moment même si ça n’est pas un chef d’oeuvre.