November 2nd, 2007

Caïnan Dawn : In Darkness I ReignOh le beau titre d’album. In Darkness I Reign. Avec des titres comme ça, aucun souci, on sait ce qu’on va manger, ya pas de mensonges sur le contenu. Donc, oui, comme vous vous en doutez tous autant que vous êtes, Caïnan Dawn fait du true black (dingue non?).

Forcément, un démo de true black, ça limite un peu ce qu’on peut en dire. Je vais donc la faire simple: ça fleure donc bon les vieux groupes du genre niveau influences, Darkthrone évidemment, l’Emperor vieille époque (d’ailleurs l’artwork a quelque chose de celui d’Anthems, même si Anthems n’est déjà plus du true black bien évidemment), Nehëmah aussi (oui, c’est facile, le guitariste est celui de Nehëmah). Rien de nouveau sous le soleil.

La question du genre étant définitivement bouclée par ces deux mots fatidiques que sont true et black, qu’est-ce qui va amener à dépenser ses sous dans ce petit objet de 24 minutes (ou le laisser moisir là ou il était, selon) ? Rapide tour d’horizon. Production assez propre, il n’y a pas de grésillement qui rende le tout inintelligible, tout est bien audible, la basse aussi si on tend l’oreille. La batterie -une boîte à rythme- a un son assez étouffé. Pour tout vous dire, elle manque un peu de niaque, cette boîte à rythme. Les passages de blast longue durée ne tiennent pas trop là route, à cause d’une sonorité un peu distendue, descendante, qui affaiblit ces passages. La sonorité double pédale est assez bonne en revanche, sauf sur un ou deux passages ou le bmp est trop élevé et le rendu en devient trop clinique, mécanique pour bien coller à la musique.

Pour les guitares, production claire donc mais moyennement puissante, les riffs auraient gagné à être un peu plus percutants peut-être. Ah, les riffs, parlons en. Ils sont simplissimes, bien évidemment, mais pas mal d’entre eux s’avèrent franchement efficaces au final, on entend de très bonnes choses sur Edge Of A Ziggurat par exemple, sans doute le meilleur morceau de l’album. C’est simple, c’est direct, ça fonctionne assez bien. Malheureusement, ce n’est pas le cas de tous, et certains laissent froid. En général tout de même, on note au moins un bon riff entêtant par morceau.

La voix est darkthronienne, classique au possible, maîtrisée, elle ne surprend pas du tout (tiens donc) mais tient son jeu efficacement.

Restent quelques maladresses un peu bizarres. Le passage de l’introduction au premier titre est franchement mal foutu. Les morceaux s’achèvent parfois de manière contestable. Le bruit bizarre rajouté sur les passages lents d’Into The Pit gâchent une rythmique pourtant bien foutue et sans doute la moins conformiste du disque. Et puis la toute dernière minute du dernier morceau, ou le guitariste se fend d’un solo. Bon, déjà, un solo dans un disque de true ça fait bizarre, mais pourquoi pas. Sauf que celui-là est maladroit. Pas mal joué, mais trop limité sur les écarts de notes pour prendre vraiment de l’ampleur, coupé trop tôt, morceau fini en queue de poisson. Bref, raté.

Bilan? D’accord. In Darkness I Reign est un disque de true black franchement tout ce qu’il y a de plus classiques, à un vague truc ou deux près. Il possède quelques petites choses qui ne le rendent pas inintéressants, et quelques autres qui le rendent imparfait. En un mot comme en cent, c’est un disque dispensable, sur lequel l’amateur forcené mettra tout de même l’oreille avec plaisir. On a entendu largement pire en matière de true black, tout de même.

November 2nd, 2007

Caïnan Dawn : In Darkness I ReignOh le beau titre d’album. In Darkness I Reign. Avec des titres comme ça, aucun souci, on sait ce qu’on va manger, ya pas de mensonges sur le contenu. Donc, oui, comme vous vous en doutez tous autant que vous êtes, Caïnan Dawn fait du true black (dingue non?).

Forcément, un démo de true black, ça limite un peu ce qu’on peut en dire. Je vais donc la faire simple: ça fleure donc bon les vieux groupes du genre niveau influences, Darkthrone évidemment, l’Emperor vieille époque (d’ailleurs l’artwork a quelque chose de celui d’Anthems, même si Anthems n’est déjà plus du true black bien évidemment), Nehëmah aussi (oui, c’est facile, le guitariste est celui de Nehëmah). Rien de nouveau sous le soleil.

La question du genre étant définitivement bouclée par ces deux mots fatidiques que sont true et black, qu’est-ce qui va amener à dépenser ses sous dans ce petit objet de 24 minutes (ou le laisser moisir là ou il était, selon) ? Rapide tour d’horizon. Production assez propre, il n’y a pas de grésillement qui rende le tout inintelligible, tout est bien audible, la basse aussi si on tend l’oreille. La batterie -une boîte à rythme- a un son assez étouffé. Pour tout vous dire, elle manque un peu de niaque, cette boîte à rythme. Les passages de blast longue durée ne tiennent pas trop là route, à cause d’une sonorité un peu distendue, descendante, qui affaiblit ces passages. La sonorité double pédale est assez bonne en revanche, sauf sur un ou deux passages ou le bmp est trop élevé et le rendu en devient trop clinique, mécanique pour bien coller à la musique.

Pour les guitares, production claire donc mais moyennement puissante, les riffs auraient gagné à être un peu plus percutants peut-être. Ah, les riffs, parlons en. Ils sont simplissimes, bien évidemment, mais pas mal d’entre eux s’avèrent franchement efficaces au final, on entend de très bonnes choses sur Edge Of A Ziggurat par exemple, sans doute le meilleur morceau de l’album. C’est simple, c’est direct, ça fonctionne assez bien. Malheureusement, ce n’est pas le cas de tous, et certains laissent froid. En général tout de même, on note au moins un bon riff entêtant par morceau.

La voix est darkthronienne, classique au possible, maîtrisée, elle ne surprend pas du tout (tiens donc) mais tient son jeu efficacement.

Restent quelques maladresses un peu bizarres. Le passage de l’introduction au premier titre est franchement mal foutu. Les morceaux s’achèvent parfois de manière contestable. Le bruit bizarre rajouté sur les passages lents d’Into The Pit gâchent une rythmique pourtant bien foutue et sans doute la moins conformiste du disque. Et puis la toute dernière minute du dernier morceau, ou le guitariste se fend d’un solo. Bon, déjà, un solo dans un disque de true ça fait bizarre, mais pourquoi pas. Sauf que celui-là est maladroit. Pas mal joué, mais trop limité sur les écarts de notes pour prendre vraiment de l’ampleur, coupé trop tôt, morceau fini en queue de poisson. Bref, raté.

Bilan? D’accord. In Darkness I Reign est un disque de true black franchement tout ce qu’il y a de plus classiques, à un vague truc ou deux près. Il possède quelques petites choses qui ne le rendent pas inintéressants, et quelques autres qui le rendent imparfait. En un mot comme en cent, c’est un disque dispensable, sur lequel l’amateur forcené mettra tout de même l’oreille avec plaisir. On a entendu largement pire en matière de true black, tout de même.

November 2nd, 2007

Caïnan Dawn : In Darkness I ReignOh le beau titre d’album. In Darkness I Reign. Avec des titres comme ça, aucun souci, on sait ce qu’on va manger, ya pas de mensonges sur le contenu. Donc, oui, comme vous vous en doutez tous autant que vous êtes, Caïnan Dawn fait du true black (dingue non?).

Forcément, un démo de true black, ça limite un peu ce qu’on peut en dire. Je vais donc la faire simple: ça fleure donc bon les vieux groupes du genre niveau influences, Darkthrone évidemment, l’Emperor vieille époque (d’ailleurs l’artwork a quelque chose de celui d’Anthems, même si Anthems n’est déjà plus du true black bien évidemment), Nehëmah aussi (oui, c’est facile, le guitariste est celui de Nehëmah). Rien de nouveau sous le soleil.

La question du genre étant définitivement bouclée par ces deux mots fatidiques que sont true et black, qu’est-ce qui va amener à dépenser ses sous dans ce petit objet de 24 minutes (ou le laisser moisir là ou il était, selon) ? Rapide tour d’horizon. Production assez propre, il n’y a pas de grésillement qui rende le tout inintelligible, tout est bien audible, la basse aussi si on tend l’oreille. La batterie -une boîte à rythme- a un son assez étouffé. Pour tout vous dire, elle manque un peu de niaque, cette boîte à rythme. Les passages de blast longue durée ne tiennent pas trop là route, à cause d’une sonorité un peu distendue, descendante, qui affaiblit ces passages. La sonorité double pédale est assez bonne en revanche, sauf sur un ou deux passages ou le bmp est trop élevé et le rendu en devient trop clinique, mécanique pour bien coller à la musique.

Pour les guitares, production claire donc mais moyennement puissante, les riffs auraient gagné à être un peu plus percutants peut-être. Ah, les riffs, parlons en. Ils sont simplissimes, bien évidemment, mais pas mal d’entre eux s’avèrent franchement efficaces au final, on entend de très bonnes choses sur Edge Of A Ziggurat par exemple, sans doute le meilleur morceau de l’album. C’est simple, c’est direct, ça fonctionne assez bien. Malheureusement, ce n’est pas le cas de tous, et certains laissent froid. En général tout de même, on note au moins un bon riff entêtant par morceau.

La voix est darkthronienne, classique au possible, maîtrisée, elle ne surprend pas du tout (tiens donc) mais tient son jeu efficacement.

Restent quelques maladresses un peu bizarres. Le passage de l’introduction au premier titre est franchement mal foutu. Les morceaux s’achèvent parfois de manière contestable. Le bruit bizarre rajouté sur les passages lents d’Into The Pit gâchent une rythmique pourtant bien foutue et sans doute la moins conformiste du disque. Et puis la toute dernière minute du dernier morceau, ou le guitariste se fend d’un solo. Bon, déjà, un solo dans un disque de true ça fait bizarre, mais pourquoi pas. Sauf que celui-là est maladroit. Pas mal joué, mais trop limité sur les écarts de notes pour prendre vraiment de l’ampleur, coupé trop tôt, morceau fini en queue de poisson. Bref, raté.

Bilan? D’accord. In Darkness I Reign est un disque de true black franchement tout ce qu’il y a de plus classiques, à un vague truc ou deux près. Il possède quelques petites choses qui ne le rendent pas inintéressants, et quelques autres qui le rendent imparfait. En un mot comme en cent, c’est un disque dispensable, sur lequel l’amateur forcené mettra tout de même l’oreille avec plaisir. On a entendu largement pire en matière de true black, tout de même.