September 29th, 2007

The Vision Bleak : The Wolves Go Hunt Their PreyTiens tiens, un The Vision Bleak numéro 3. Forcément, je l’attendais au tournant, celui-là. Les deux opus précédents avaient chacun leurs défauts et leurs qualités, et j’attendais toujours le chef d’Å“uvre que le potentiel du groupe laisse supposer venir un jour. Bon, ce sera peut-être pour le quatrième. Force est de constater que The Vision Bleak n’a encore une fois pas réussi à atteindre le sommet de son art.

Cet opus ressemble fortement au précédent, ou tout du moins il en a les mêmes défauts et les mêmes qualités: le disque ne contient aucun hit, même si des passages de certaines chansons restent en tête beaucoup plus que d’autres (genre le riff d’entrée de The Demon Of The Mire ou le break ambiant de The Shining Trapezohedreon), ce qui le rend plus homogène que The Deathship Has A New Capitain, mais là encore on se devra de regretter que rien de la trempe de Deathship Symphony ou Elizabeth Dane vienne secouer l’auditeur. La trilogie du Pharaon Noir au coeur du disque se révèle tout de même être une bonne idée de structure, permettant des changements d’ambiances assez bienvenus (enchaîner les trois morceaux d’entrée sur les trois morceaux de sortie pourrait se révéler ennuyeux, les plages ayant tendance à trop se ressembler niveau son). certains morceaux sont clairement plus faibles que l’ensemble (je pense à The Eldrich Beguilement) mais à chaque fois le combo y insère de quoi relancer l’intérêt avant que l’auditeur n’appuie sur le bouton “zapper” (pour reprendre The Eldrich Beguilement, la dernière minute vaut vraiment le détour alors que le début est loin d’être passionnant, même chose pour Our Brotherhood With Seth qui prend son envol après deux minutes un peu poussives). Dernier petit souci, comme à son habitude The Vision Bleak ne joue pas de manière progressive, même si certains morceaux se révèlent finalement assez riches de ce côté là (The Shining Trapezohedon entre autres). Et certains titres en souffrent un peu (The Demon Of The Mire gâche un peu son riff central par ailleurs très bon en le répétant trop, et aurait mérité d’être réduit à 4 minutes, histoire d’en faire le hit du disque).

Le disque est moins directement horrifico-kitsch que leur première production, et s’axe plus black/death (ce qui reste discret tout de même, mais les chants rauques sont plus présents et certaines rythmiques et accélérations rappellent que ces deux genres rôdent pas très très loin). Si The Wolves Go Hunt Their Prey était sorti à la place de Capathia, cela ne m’aurait aucunement gêné, mais voilà, Carpathia a été le second album. Et lui aussi était déjà largement moins axé kitsch que le premier. Et force est de constater que quand on écoute deux opus de suite dans la même veine, on se retrouve à apprécier plus qu’avant The Deathship Has A New Capitain, malgré ses quelques morceaux nases et sa structure en dents de scie. Et à se dire qu’on aurait finalement bien aimé qu’ils y reviennent, ne serait-ce que pour quelques morceaux.

Les morceaux “violents” (bon, ça reste du The Vision Bleak hein, c’est pas comme si ça arrachait des neurones) sont mieux réussis sur ce disque. Pas de catastrophes à la The Grand Devilry, des titres comme The Wolf Is She ou The Demon Of The Mire s’en tirent très honorablement, et on ne peut que féliciter le duo d’avoir amélioré ses parties percutantes. La batterie est toujours relativement simpliste, mais cette fois ça passe mieux, Konstanz se permettant quelques accélérations bienvenues (The Demon Of The Mire) et, en général, étant mieux intégré à la musique.

Niveau guitares, on a bien évidemment une section rythmique assez pesante, pas technique pour un sou mais posant bien les ambiances du groupe, et quelques leads clairs vraiment bien foutus.

Le chant de Konstanz ne change évidemment pas d’un pouce, même s’il lui manque encore ce petit grain de folie en plus qu’on pouvait trouver sur The deathship Has A New Capitain. L’effet de surprise tend tout de même à s’émousser un peu, ce qui est dommage. Reste que sa prestation est excellente et que je ne voudrais pas entendre quelqu’un d’autre au chant de The Vision Bleak. Les grunts eux aussi sont bien campés, pas forcément originaux mais collant bien avec la musique proposés, percutant sans être agressifs.

Au final, The Vision Bleak a encore fait un disque agréable sans plus. Le chef d’oeuvre rôde toujours mais ne pointe pas encore le bout de son nez. Sans être des monuments, certains morceaux sont au dessus du lot (l’introduction de la trilogie du pharaon noir et son second chapitre The Shining Trapezohedron méritent la première place, et le répétitif mais efficace Evil Is Of Old Date a lui aussi un grand potentiel), d’autres sont plutôt bons malgré quelques maladresses (By Our Brotherhood With Seth serait parfait si on coupait les deux premières minutes, The Demon Of The Mire pourrait être un grand morceau si on lui amputait aussi quelques paires de secondes, The Wolf Is She est plutôt bon lui aussi) et d’autres sont d’un intérêt très mitigé (The Vault Of Nephren Ka et The Eldrich Beguilement sont des morceaux quelque peu dispensables sans être complètement mauvais). Le tout manque peut-être un peu de relief, les morceaux restant moins en tête que certains morceaux genre Deathship Symphony ou Wolfmoon.

Reste que le disque est loin d’être mauvais. Il vaut quand même le détour et peut très bien servir d’introduction à l’univers du groupe. N’empêche, le quatrième disque se devra de s’élever un peu au dessus de celui-ci, parce que, justement, l’effet de surprise ne marche plus. A suivre, encore une fois.

July 18th, 2007

Antichrisis : A Legacy of Love - Mark IIIl y a des disques étranges, tout de même. J’ai toujours du mal à comprendre comment, dans un même disque, on peut osciller entre le carrément génial, le moyen et l’insipide ou encore le carrément médiocre. Parfois même au cÅ“ur d’un même morceau. Je sais, je mets la charrue avant les bÅ“ufs, mais je ne vois pas comment aborder ce disque autrement : il aurait pu être monstrueusement génial, il n’est que très moyennement convaincant.

Antichrisis, c’est une entité étrange. Folk, médiéval, gothique… Un peu pop par moments, même. Jouant entre la musique ambiances et des crises plus métal. Le cocktail peut être détonnant. Ou pas.

Le disque part sur les chapeaux de roues, et j’ai senti venir le chef d’Å“uvre au long des premiers titres. How can I Live On The Top Of The Mountain (vive le titre) est une une intro folk des plus réussies. Nightswan surprend un peu après une telle entrée en matière, avec sa rythmique très enlevée -on y sent les quelques relents pop dont j’ai parlé quelques lignes plus haut) mais une fois qu’on s’y est fait c’est un morceau très prenant. Quant à Our Last Show… Un refrain d’une efficacité incontestable, des orchestrations de couplets originales peuplés de sons électroniques, de guitare électrique et de percussions, ce morceau est un enchantement, et on se prend rapidement à guetter le refrain avec avidité. Vient enfin la tuerie du disque, ce Forever I Ride entraînant ou apparaît une voix rocailleuse au refrain et ou les parties métal font un bien fou sans se prendre la tête, coupé d’un break atmosphérique d’une beauté incontestable. Il faut en effet saluer le talent de la sieuresse Lisa, dont la voix parfaitement maîtrisée transcende beaucoup de morceaux de ce disque. Là, au sortir de ces quatre premiers morceaux, on se dit : chef d’Å“uvre. Simple, beau, efficace, entraînant.

Mais voilà, les ennuis pointent leur nez avec Dancing In The Midnight Sun. C’est vraiment à partir de ce morceau qu’on commençe sérieusement à se poser des questions sur le bien fondé de la présence du chant masculin sur ce A Legacy of Love Part II. Le chant sur ce morceau est désespérant. L’homme qui chante nous sert une belle mélasse presque chevrotante, désagréable au possible, Une sorte de chant émo-gothique sans talent, qui pourrit tout le morceau. Et un morceau de sept minutes plombé, on peut dire que ça fait mal. Maintenant que je connais le disque, quand je le passe, je zappe simplement le morceau, il casse toute l’écoute.

Suit en effet Baleias Bailando, lui aussi mené pour moitié au chant masculin, mais étrangement, cette fois, ça passe très bien. Sans doute le côté beaucoup plus rythmé du morceau, qui ne laisse pas le temps au vocaliste de pleurnicher (même s’il chevrote un peu sur les fins de notes). Morceau qui ne vient pas se caller au niveau d’un Forever I Ride, mais fait tout de même plaisir après le mauvais demi-quart d’heure qu’on vient de passer. On se dit que ce chanteur n’est finalement pas perdu.

Et effectivement, il n’est pas totalement perdu. Seulement à moitié. Parce que le prochain morceau est une nouvelle épreuve qu’il nous inflige. En lui-même, le morceau est déjà d’un niveau un peu décevant par rapport à ce qui a pu précéder dans le disque, mais la voix masculine n’aide en rien, sa première partie manquant franchement de charisme, et le refrain voyant la chanteuse doublée d’une ligne de chant masculine qui détruit totalement sa voix tellement elle est amorphe. Deuxième accroc. End Of December va-t-il rattraper le coup ? Eeeet non. End Of December est le premier endroit ou on ressent vraiment que le groupe aime trop les refrains. Sur Our Last Show, c’était un plaisir de les retrouver à intervalles réguliers, mais sur ce nouveau morceau, cela devient un fléau. Trop de fois, il revient, et comme il est sans grand intérêt, on s’ennuie ferme, sauf si on écoute avec beaucoup d’attention les diverses variations instrumentales.

Trois morceaux, déjà. Cela fait près de 20 minutes qui se trouvent être sans intérêt, voir franchement insipides, fades, chiantes. Bref, on commence nettement à déchanter. La première écoute du disque s’arrête souvent là, tant on peut être dépité et avoir envie de se repasser les premiers morceaux pour se consoler. Mais il serait dommage de se passer d’écouter The Sea. Quelques influences de Within Temptation peut-être dans ce morceau, mais enfin, une longue piste progressive construite avec justesse, chargée de crises puissantes, qui donnent un bon coup de fouet à l’auditeur qui commençait à s’endormir un peu trop. Et on est reparti pour un tour, on est de nouveau content.

Seulement voilà, le sommeil rattrape rapidement l’auditeur. Trying Not To Breathe et The Farewell sont des morceaux très moyens, peu inspirés, manquant du souffle qu’ont certaines compositions du disque. Et la galette s’arrête là, après 71 minutes d’une musique en dents de scie.

Bilan. On tient là un groupe intéressant et pas mal de bonnes chansons. On pourrait tenir un objet phénoménal. On n’a qu’une tentative moyennement convaincante. Causes ? Un chanteur certes capable de travailler dans de nombreux domaines, mais dont le chant de prédilection est assurément le plus mauvais. Une durée sensiblement trop longue puisque l’inspiration n’a pas suivi. Un trop grand amour des refrains qui pèse un peu sur un disque longue durée. Et cette baisse de régime particulièrement sensible sur la fin que The Sea parvient tout juste à faire avaler, qui laisse un sale goût en bouche lorsqu’on écoute tout d’une traite. Si vous enlevez Dancing In The Midnight Sun, Planet Kyra, End Of December, Trying Not To Breathe et The Farewell, vous obtenez quelque chose d’énorme. Soit 38 minutes de musique excellente et 33 de musique fade, voire carrément mauvaise pour certains passages. Peut, que dis-je, doit mieux faire.

May 1st, 2007

The Vision Bleak : CarpathiaSecond opus de The Vision Bleak, on reprend la même reçette et on fait quelque chose de meilleur avec.

Pour ceux qui n’auraient pas lu ma chronique de The Deathship Has A New Capitain, je lui reprochais d’être par trop inégal. La barre est redressée avec Carpathia, qui à défaut d’être le chef d’oeuvre du siècle, se laisse écouter avec grand plaisir, sans ces grosses erreurs de parcours qui gâchaient un peu le plaisir sur l’album précédent.

Ici, pas de chanson carrément naze comme Metropolis, pas de morceaux sans reliefs passant sans qu’on n’arrive jamais à retrouver la mélodie en dehors de l’écoute de l’album comme the Horror of Antartica, pas de entative de morceau rentre-dedans ratée comme The Grand Devilry. Paradoxalement, les meilleurs morceaux sont peut-être un peu moins forts qu’un Deatship Symphony ou qu’un Elizabeth Dane, mais l’homogénéité du tout prévaut quand même.

C’est toujours un plaisir de retrouver Konstanz au chant, avec son timbre clair si particulier, grave, grandiloquent, parodique et pourtant particulièrement jouissif. Les ambiances sont moins horrifiques en général que sur le premier album, avec quelques très bonnes surprises, comme les rythmes arabisants sur the Curse of Arabia, ou les passages chorus/tribaux sur Kutulu!. Le chant féminin est toujours aussi bien utilisé.

Et surtout, surtout… Il y a The Charm Is Done. Ou comment clore un album en toute beauté. (mais ça a l’air d’être une de leurs spécialités, de pondre des chefs d’oeuvre en fin d’album, en fait). Un titre vraiment exceptionnel, qui se développe admirablement sur ses neuf minutes trente-huit. De loin le meiulleur morceau de l’album.

On notera quand même un gros point noire, c’est cette batterie un peu primitive. Déjà présente sur le premier album, cette tare est toujours là. Jeu trop simple, le groupe mériterait une meilleure prestation. En fait, ils devraient prendre un batteur tout simplement, Konstanz fait déjà assez de choses comme ça et les futs c’est franchement pas ce qu’il fait de mieux. Un peu dommage.

En bref, un album qui mérite d’être écouté. On passe un bon moment même si ça n’est pas un chef d’oeuvre.

July 15th, 2006

Eeriness : A Life Beyond The Shades Of TimeAlors là… Voilà un album qui n’est pas mauvais, pas de doutes là dessus. La chanteuse a beaucoup de talent, le chanteur se débrouille assez bien, les instrus sont bien composées.

Mais. Car il y a un mais, et un gros à mon sens. Eeriness manque de quelque chose: cet album n’a pas d’Âme. S’entend par là qu’à l’écoute, j’ai trouvé que le groupe ne faisait pas montre de personnalité, ne semblait croire qu’à moitié dans ses compos. Un peu comme si ce projet était un projet de commande, et non une oeuvre sortie droit des tripes des musiciens. C’est bien fait, mais ça manque foutrement d’une vie propre: il manque ces petits plus, comme une identité réelle des violoncelles (tellement perdus dans la masse de claviers qu’ils auraient pu s’en passer, et qui auraient pourtant pu être un bon argument), une utilisation plus vivante du chant féminin (ici un peu la potiche à vocalises, bon c’est méchant mais franchement avoir une chanteuse comme ça et surutiliser le chanteur un peu moins doué, c’était le mauvais calcul à mon avis) comme masculin (un peu trop froid et linéaire). reste les instrus classiques de goth métal, là encore assez proches des poncifs du genre, manquant un peu d’innovations comme l’ont fait Elis ou Tristania.

Bon, ça ne mérite peut-être pas le 12 que je lui ai donné. C’est malgré tout un beau travail que nous ont produit là les suisses d’Eeriness. Mais j’ai été tristement déçu par le groupe, de par ce manque d’Âme. C’est quelque chose que tous ne ressentent pas, mais j’ai déjà eu d’autres échos assez semblables aux miens, je me permet donc d’exprimer mon petit malaise façe à cette galette, à laquelle il manque une identité forte comme l’ont su forger des groupes comme Tristania ou Epica, ou encore Elis. Pas convaincant.

June 19th, 2006

Tristania : AshesAaah, Ashes… J’avais moi aussi été déçu par World of Glass, un album qui s’avérait un peu maladroit (ce qui était un comble vu le niveau des deux précédents, le départ de Morten s’était fait réellement sentir). Et de fait, en grand fan de Beyond the Veil, j’ai failli ne pas acheter celui-là.

C’est la pochette qui m’a finalement poussé à le faire: elle est extrêmement simple et pourtant très belle. Elle me tendait les bras, sur le présentoir, et je n’ai pas pu résister. Allez, tant pis, en espérant que les trois ans auront fait la différence…

Bonne inspiration que j’ai eu là. Car Tristania a mis de côté son passage claviers et chÅ“urs mal placés et chant mal assuré, pour tentative de musique grandiose échouée. Dans Ashes, Tristania revient avec un style à l’image de la jaquette, simple, pur et pourtant tellement réussi. Moi qui suis habituellement demandeur de musique sophistiquée, j’ai craqué pour cette galette au style très direct (je sais, je répète…) alors que j’avais rejeté le World of Glass pourtant plus proche de mes attentes, mais mal foutu.

La formation sans Morten est donc revenue au niveau d’avant sans refaire la même musique à l’infini, et c’est une bonne chose. Je ne me lasse pas de ces passages acoustiques simplement géniaux, et du chant de Vibeke, décidément beaucoup plus mature qu’avant. Superbe.

May 25th, 2006

The Vision Bleak : The Deathship Has a New CaptainUne galette d’horror métal qu’on m’avait tant vantée ne pouvait être que d’une dimension énorme pour moi, adorateur forçené de musiques ambiantes en tous genre. Malheureusement, force est de constater que çe n’est pas le cas.

Pas que l’album soit mauvais, il m’a même plutôt plu dans son ensemble pour être honnête, cependant le potentiel n’est ici pas pleinement exploité, et ce qui aurait pu être une galette phénoménale se retrouve être un CD certes agréabls mais pas transcendant.

Pour comprendre ma petite déception, il faut se baser sur la structure de l’oeuvre. Pour commençer, The Vision Bleak ouvre par une intro menée à la voix sombre et narrative du Saroumane allemand, agrémentée de claviers sombres très réussis. Une voix féminine fantomatique surgit alors, précédant de peu l’entrée en jeu des guitares, doublée d’un jeu de synthés très agréable, pour arriver sur un rire noir de très bonne augure pour la suite. Une intro de très grande qualitén, donc. S’enchaîne Night of The Living Dead, qui entre en jeu par une intro au clavecin très grave, avant d’attaquer réellement le morceau. Grosses guitares, breaks intéressants, claviers maîtrisés, voix étonnante et pas déplaisante du tout, solo prenant, le petit Corwin commençe vraiment à être content de son achat.

Suit Wolfmoon. Là encore, l’intro noire m’accroche tout de suite. Le rythme de grattes un peu syncopé qui suit est un peu moins réussi, mais le synthé rattrape tout, et surtout la voix féminine, qui apparaît sur certaines plages ambiantes et sur le refrain (très secondaire mais présente quand même) absolument divine, élève ce titre au rang de très bon. Avec un début comme ça, j’allais mettre 17 tout de suite. Mais non.

Car qu’arrive-t-il ensuite? Métropolis. Et là c’est la décadence complète de l’album. Finies les mélodies originales et les synthés exubérants qui faisaient le charme des trois premiers morceaux, le morceau commençe sur un riff lourd et répétitif parfaitement chiant et sans originalité (surtout comparé aux morceaux précédents, en fait), quand aux passages un tant soit peu proches du style qui m’avait accroché, ils sont trop rares pour sauver la chanson, qui plombe carrément l’album à mon sens. Le Corwin commençe franchement à flipper quant à la suite…

Qu’à cela ne tienne, on continue. bah tiens, voilà qui est quand même vachement mieux! Les synthés font leur grand retour, et créent ici une ambiance très réussie d’un bout à l’autre de la chanson, moins péchue que les précédentes (intro non comprise) mais très agréable quand même. La chanson tient sur la longueur par une certaine inventivité qui lui permet de tenir ses cinq minutes sans se faire longue un seul instant. Si j’insiste autant là dessus, c’est à cause de la suivante…

Parce qu’on arrive à Horror of Antartica, qui échoue de ce côté là et parvient à m’ennuyer malgré une durée beaucoup moins grande. La faute aux guitares, qui sur ce titre ne se montrent franchement pas originales, linéaires et variant peu de ton. Je n’aurais rien dit si les claviers avaient sauvé la mise, mais ils enfoncent le clou: les petites notes égrenées ici et là pour galçer l’atmoshpère perdent le côté kitsch indéniablement séduisant pour sombrer dans le ridicule, et c’est franchement dommage. Le deuxième titre raté de l’album.

Le septième titre n’est peut-être pas franchement mauvais, mais il n’a rien de très réussi. Là encore, les claviers sont un peu dégénérés et la touche électro passe mal dans cet album qui se voulait “horrifique” comme le montraient les premiers titres. Les passages des couplets sont un peu faibles, et le manque d’originalité de refrain à refrain est lassant. Un titre pas inaudible, mais qui ne restera certainement pas dans les annales.

Et arrive enfin le titre le plus mauvais de l’album avec Metropolis, the Grand Devilry. Ils ont voulu taper dans le bourrin, mais ça ne marche pas. là encore les guitares sont un peu trop simples, et cette fois les synthés sont carréments absents. Quant au refrain il est simplement raté, puisque la voix semble n’avoir pas grand chose à faire sur ce type de rythme, plus apte à être utilisée sur des mélodies plus calmes.

Enfin, le dernier titre: alors là voilà qui vient achever l’album en beauté! Alors que les oreilles commençent à se lasser sur les derniers titres pas fameux fameux, le rythme martial et violent qui débute le morceau accroche immédiatement, pour continuer à sévir tout le long de morceau, cette fois dûment accompagné par les claviers qui leur donnent toute leur dimension. la rythmique est diablement bonne, et le chant innove à nouveau en introduisant un ténor et un chant en “choeur” très agréables, tout en se permettant une petite incursion death réussi. Un titre qui remohnte le moral du Corwin et qui se dit que finalement, il y a du bon dans cette galette.

En bref, l’album est très loin d’être mauvais, et c’est d’ailleurs l’explication du 15. Il y a même un potentiel énorme dans le combo, seulement… Il est sous exploité. Les bonnes idées ne sont pas prolongées (le chant féminin et en choeur, le ténor, et autres expérimentations de l’intro, du Wolfmoon et de Deathship Symphony) et manquent dans les autres chansons, par comparaion. Les guitares sont un peu faibles parfois pour pouvoir se passer de synthés et c’est dommage. En espérant qu’ils sauront redresser la barre et nous pondre un vrai chef d’oeuvre, parce que là on a droit à 27 minutes de très bonne musique et 13 de pas terrible, et c’est un peu court.