Deadly Night Shade

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Septic Flesh : Sumerian Daemons

August 26th, 2008 by admin

Sumerian DaemonsAprès plusieurs années d’attente, Septic Flesh rejaillit des limbes de l’expérimentation comme tant d’autres groupes l’ont fait avant eux. L’expérimentation, le monument grec nous en a offert un album entier, le dernier en date, le controversé Revolution DNA qui changeait l’orientation du groupe (et ce considérablement).

Fruit d’une collaboration étroite entre ses membres et d’une autre méthode de composition, voici Sumerian Daemons, qui devrait convaincre les plus imperméables à ses précédents efforts que Septic Flesh a bien renoué avec son style d’origine et a abandonné l’expérimentation.

Comme tout les groupes qui proposent un death metal habillé d’orchestrations ou de mélodies atmosphériques, gothiques ou autres, Septic Flesh a subi des reproches, comme le groupe Nile, de la part des Grands du Death (qui les accusent d’habiller leur musique pour cacher leur mauvais jeu).

Septic Flesh a su prouver qu’il pouvait écrire du Death Metal contondant, et capable de rivaliser avec ces mêmes Grands.

Après un introduction bombastique digne des grands opéras, chargée en orchestrations et en choeurs, le premier véritable titre “Unbeliever” arrive. C’est un bon morceau death, violent, saturé. La voix de Spiros (désormais Seth) est encore plus imposante qu’auparavant. À côté d’une rythmique en acier et des guitares lourdes et heavy, des choeurs et des orchestrations légères viennent adoucir une musique pourtant vraiment violente. Les orchestrations de Septic Flesh ne sont pas là pour cacher quelque chose (au contraire, elle l’habille, le rende plus beau et puissant).

La chanson suivante, “Virtues of The Beast“, démarre en douceur. Seth et quelques choeurs viennent rompre ce silence peu après.

Beaucoup plus mélodique que son compère précédente, ce titre marquera beaucoup plus facilement que “Unbeliever”.

Le titre suivant se nomme “Faust” et ce n’est pas peu dire. Il débute en douceur également avant de partir de plus belle dans un death heavy à souhait ! Fotis use sans arrêt de ses cymbales dans ce titre. Les choeurs se font plus importants qu’à l’accoutumée. Seth use de son timbre de voix digne d’un géant, sans parcimonie. Encore un très beau titre? à ajouter parmi les meilleures de Septic.

“When All Is None” change la donne : il débute avec un intro guitare assez heavy et s’adoucit ensuite. Même la voix du démon se fait douce (tout est relatif). Une mélodie atmosphérique plane sur cette chanson et tisse une ambiance tout à fait particulière (et qu’on ne trouve que trop rarement).

Vient ensuite une charmante chorale qui ouvre “Red Code Cult”.

La chanson part avec une abondance de doubles pédales et de hurlements glauques? pour se calmer peu de temps ensuite et pour mieux repartir. Riches en changements de rythmes, beaucoup trouveront cette chanson ratée. C’est pourtant une des plus belles pièces de “Sumerian Daemons“.

La suivante (”Dark River”), avec sa mélodie à la guitare si particulière, nous rapproche du Death mélodique voir atmosphérique. Soutenu par des voix féminines, Seth utilise la noirceur de sa voix comme un atout. Un autre grand morceau.

“Magic Loves Infinity” débute plus en douceur, une atmosphère démoniaque planante tout au long de l’intro (annonciateur d’une chanson des plus sombres). Cris, guitares tranchantes et rythmique en fer forgé définissent le refrain.

On a guère l’occasion de parler des finals dans les chansons du groupe, alors parlons-en !

Ce morceau est clôturé par un long instrumental à la guitare (sublime !!), qui redémarre de plus belle avec Seth et une femme au chant.

“Mechanical Babylon”, morceau des plus death avec des orchestrations à mille lieux des pompeux efforts de Within Temptation. Des cris travaillés et une mélodie riche, voilà comment on pourrait la décrire.

Infernal Sun” et son introduction à la guitare : planant !

Avec des rugissements dignes d’un dragon, Seth et sa basse propulsent son chant qui devient “instrument à part entière”, se mariant parfaitement aux autres instruments.

De suite, “The Watchers” poursuit la lignée du morceau précédent avec des guitares bien présentes (et un chant brutal), en alternance parfaite avec la mélodie (douce) qui nous parvient “de temps en temps”.

Une chorale imposante - digne de Therion - soutient Spiros Antoniou lors d’envolées lyriques de toute beauté !

Enfin, la dernière chanson : “Shapeshifter”

D’emblée, elle calme la donne avec une ouverture planante, atmosphérique et quelques éléments électroniques. Des voix douces et fragiles de femmes se font entendre, suivi de celle d’un homme “mixé jusqu’au maximum”. Ce n’est qu’au bout de 1″50 environ que les décibels éclatent et que Seth hurle (et les guitares qui explosent). Toujours accompagné de ses choeurs féminins, Seth hurle des phrases de temps à autre. Avec un final réussi qui rappelle l’introduction, ce titre est un bon choix de clôture de ces 50 bonnes minutes de Death Metal, tintés d’influences black / gothic / dark et classic.

Sumerian Daemons est de loin l’un des meilleurs albums de nos chers Grecs.

Ce n’est pas, à proprement parler, leur album le plus varié, mais il est si justement influencé : un peu de black par ici, un peu de gothic par là, beaucoup de Death ici?

La musique de Septic Flesh a su évoluer avec le temps, loin des groupes qui proposent “jusqu’à 6 fois” le même album. Nos grecs proposent à chaque fois des albums différents, variés, influencés? Bref, de la musique quoi !!!

Sur ce, je vous laisse écouter ce groupe qui mérite l’attention des gens, qu’ils soient passionnés de Métal ou non !

Kamelot : Epica

August 20th, 2008 by admin

EpicaKamelot est probablement un des groupes les plus “à part” dans le monde très ouvert du metal. Certains disent qu’il n’en fait pas parti, d’autres disent qu’il n’a rien à y faire. C’est pourtant un groupe de Power Metal étonnamment riche, créateur de compos développées et variées.

Des musiciens techniques, un timbre de voix unique, voilà comment définir Kamelot.

Epica, l’album qui a donné son nom au groupe de metal symphonique hollandais et que je vais me faire une joie de décortiquer ici, est mon album préféré de la discographie “assez conséquente” des américains.

Riche, varié, précis, technique et poétique? Voici Epica !

L’album commence avec une petite prologue d’une petite minute et envoie directement ensuite “Center of the Universe“, premier vrai morceau. Une mélodie rapide et puissante, avec des lignes de guitares et de claviers intéressantes, ouvre ce morceau de 5″26. La voix de Roy se fait entendre, parfaite, harmonieuse? tout simplement belle. Le refrain est à la hauteur du titre. L’album qui suit la lignée des concepts-albums de tout type nous compte le mythe de Faust. Vers le milieu, le morceau se calme et Roy est rejoint par une femme au chant. C’est pour mieux repartir avec un solo ultra mélodique - du pur Kamelot. On regrette juste que la guitare perde vite ce son si caractéristique face aux claviers très imposants dans la musique de ces américains.

Le morceau suivant ne pouvait que s’effacer devant le précédent tout à fait sublime, à moins de marcher dans ses traces? C’est le cas de “Farewell”, moins imposant que son confrère. Avec 3″41, ce morceau est autant, voire plus intéressant car, avec une construction à base de couplets doux et de refrains plus travaillés (le tout ouvert par un intro plus heavy que mélodique), ce titre tient vraiment la route. On peut seulement lui reprocher un solo de guitare beaucoup trop court.

On respire un peu avec le premier des quatres interludes proposées par la galette “Opiate Soul”, avec ses sons de cloches et ses choeurs qui ne peut que magnifiquement bien introduire le morceau suivant : “The Edge of the Paradise”, qui tranche avec l’intro par ses guitares mélodiques. Roy nous offre encore un refrain sublime, avec un chant impeccable. Le solo de Thomas est cette fois-ci un peu plus riche, on retrouve même un peu du “Opiate Soul” précédent. Trés beau morceau.

Première ballade de l’album avec “Wander”. C’est avec des joyaux comme cela qu’on trouve un album varié. Une mélodie simpliste, un chant qui suit les lignes de guitares, un refrain très calme. Avec un joli solo et des choeurs, le morceau rappelle les ballades de Scorpions, le tout à la sauce Kamelot.

Le second interlude baptisé “Omen” est réalisé avec un piano. Il ouvre doucement le titre suivant qui démarre lui aussi doucement : “Descent of the Archangel“. Avec des lignes de chant spéciales comme chuchotées, Roy Khan semble se confier à nous? et surprise ! Lucas Turilli (de Rhapsody of Fire) vient prêter ses doigts et son art pendant un solo, de toute beauté. Avec un refrain une fois de plus sublime, Kamelot nous livre encore un morceau riche et beau.

Le troisième interlude, “At the Banquet”, est un enregistrement qui doit dater un peu, avec des voix et des cris? On se croirait sur la place du marché? Le but de cet interlude étant de présenter le morceau suivant, alors ne nous attardons pas trop en chemin.

“A Feast for the Vain”, avec un joli intro, nous laisse penser à un bon morceau. Malheureusement, Roy Khan nous chante (ou plutôt parle) deux / trois phrases au début et c’est vraiment raté. Tout ne peut être bon. Le chant dans ce titre étant vraiment nul, le morceau ne peut qu’en ressortir profondément affecté. Un morceau bien raté (dont on ne gardera de côté que l’introduction).

Une autre jolie ballade “On the Coldest Winter Night” débute avec des petits sons de boite à musique originaux et un chant très calme. Un beau morceau, qui ne bénéficie malheureusement pas d’un refrain assez riche. Cependant la mélodie, fragile, devrait toucher même les plus durs d’entre nous?

“Lost and Damned” ne peut qu’annoncer la couleur, vu le titre. Un morceau, mélancolique à souhait, et représenté par le piano. Cette tristesse est vite oubliée quand la maintenant célèbre et mélodique guitare arrive. Les couplets ont comme seule musique une valse? tandis que les refrains bénéficient de la mélodie du combo. Le solo est un des plus beaux de l’album.

Le treizième titre “Helena’s Theme” débute sur une petite mélodie (agrémentée de chant d’oiseaux). Tout le chant est assurée par une femme et cette petite chanson de 1″51 passe comme un interlude plus longue que les autres.

En parlant “d’interludes” justement, voici le quatrième et dernier de la série “Dawn” qui suit directement le morceau précédent et ouvre joliment le suivant : “The Mourning After (Carry On)”. Ce titre s’ouvre avec une mélodie aux claviers et à la batterie, qui sont vite rejoints par la guitare qui a fait la gloire de Kamelot.

Roy Khan est rejoint dans le refrain par une chorale qui entonne avec lui le (désormais hymne) “Carry On, Carry On”.

La guitare ne s’efface pas d’un pouce devant l’imposant chanteur.

Le dernier titre “III Ways to Epica” nous propose une mélodie sublime comme il nous a été donné d’en entendre, tant et tant, au long d’Epica.

Le chant saccadé est une exclusivité de ce morceau. Roy monte dans les aigus comme d’habitude, il est également rejoint par une femme dans ce même refrain. Le solo (ultra mélodique) de ce morceau est un pur moment de ravissement. Ce titre varié, qui ne cesse de se calmer pour mieux repartir, est probablement le plus riche de l’opus. Kamelot nous clôt un magnifique album avec une magnifique chanson.

Petit cadeau de fin de chronique : je vous parle de la chanson bonus “Snow”.

Pur morceau du groupe, on ne comprend pas pourquoi il est présent sur l’album au rang secondaire de bonustrack tellement il est bon. Avec un refrain riche et des lignes de guitares incomparables et délectables, une piste qui a tout à fait la place sur cet opus (avec, en plus, un petit solo).

Avec “Epica“, Kamelot nous signe un album tout simplement sublime, qu’il est bon d’avoir dans sa discographie. Vous l’aurez compris, la puissance de Kamelot réside dans la voix si significative de Roy Khan et dans les lignes de guitares ultra mélodiques de Thomas Youngblood.

Un excellent groupe et un excellent album qui confirme la place de Kamelot dans le monde très ouvert du Metal !

Moonspell : Night Eternal

July 19th, 2008 by admin

Night EternalAvant de me plonger dans cet album, je n’étais pas spécialement fan de Moonspell. J’avais bien écouté quelques chansons mais bien peu avaient retenu mon attention, c’est grâce à des échos positifs et des interwiews intéressantes dans des magazines que j’ai décidé d’écouter ce Night Eternal. C’est donc sans a priori et sans comparaison avec son ?uvre antérieure que je décide de chroniquer ce disque.

Trés bonne idée de ma part, cet album est vraiment bon !

“At Tragic Heights” ouvre l’album et nous plonge complètement dans le dark metal des portugais. Tout un univers se dévoile sous nos pieds, sombre, mystique, l’imagerie de Moonspell est toujours aussi riche. Avec la montée en puissance d’un chant narratif à souhait, le morceau est résolument bon. Les claviers sont mis en avant sans laisser les guitares en retrait. Le chant saturé de Fernando est plus accessible et se noie dans la musique mystique du combo. Au bout de 5 minutes, le chant murmuré typique revient, suivi d’un retour du chant saturé.

Ce titre épique est un excellent introduction à Night Eternal, bien que long, il passe réellement bien, comme un titre plus court.

Une douce mélodie annonce la fin du morceau, que l’on retrouve en intro du morceau éponyme suivant. Une chorale de femme, comme dans le premier morceau ouvre le titre.

En effet, cet album parle des femmes et de la Terre, Moonspell y voyant une certaine liaison. “Night Eternal” est donc un morceau agressif et proche d’un black metal avec un chant saturé riche en changement de rythme. Les choeurs féminins orientaux ne font qu’enrichir ce beau morceau.

Le morceau suivant “Shadow Sun” est toujours aussi oriental est semble une suite logique du précédent. Le chant murmuré de Fernando suivi de son chant saturé rappelle les morceaux précédents, la rythmique bien présente et les guitares mélodiques qui ne sont pas sans rappeler certains combos de death mélodique actuels.

“Scorpion Flower” le titre suivant voit Fernando chanter avec sa voix claire ce qui est véritablement une bonne chose, il a en effet une trés belle voix. Ce n’est pas la seule voix de cette chanson: Anneke van Giersbergen (Agua de Annique, ex-The Gathering) le rejoint sur les refrains et fait mêmes ,quelques ch?urs. Sa voix cristalline, fragile et puissante à le fois est un véritable atout. Un petit solo de guitare vient même enrichir ce beau morceau trés beau sur le plan de la musique et des textes.

Un intro violent vient présenter un titre death / black “Moon in Mercury” ou le chant saturé plus violent qu’à l’accoutumée revient, les guitares se font plus tranchantes quand il le faut sans pour autant en oublier la mélodie. Le refrain “Moon in Mercury!!!!” fera sans aucun doute son effet en live. Ce morceau est enrichi d’un solo de guitare puissant et plus long et accompagnée de claviers.

“Hers is the Twilight” (dont le début rappelle encore le death mélodique) et ses ch?urs féminins entretiennent l’ambiance si particulière de l’album. Fernando ne sait pas s’il doit se faire ange ou démon avec un alternance chant saturé / chant murmuré. Un morceau trés mélodique.

“Dreamless (Lucifer and Lilith)” est un morceau que j’adore. C’est le premier morceau que j’ai entendu de cet album sur un sampler Rock Hard. Vraiment beau, doux et mystique avec un chant clair grave et aigu à la fois. Le chanteur est comme possédé par un autre voix. Quelle magnifique spectre vocal que Ferando Ribeiro, en un album il alterne chant saturé (jusqu’au black), narratif, murmuré, clair grave, clair aigu. Vraiment un bon chanteur. Pour en revenir à la chanson, elle n’a rien de technique ou d’extraordinaire mais il n’y a pas que ça dans la musique, cette chanson me touche.

“Spring Of Rage” nous rapproche de la fin de l’album. Avec une alternance chant clair et saturé sur une mélodie imparable (probablement une des meilleures mélodies de l’album). La rythmique toujours aussi metal et les claviers toujours aussi mystiques sans en faire de trop font de ce morceau une autre perle de l’album.

“First Light” enfin clôt l’album. Avec sa petite mélodie naïve en introduction qui ne dure pas longtemps, le metal revient toujours plus fort. Un chant grave en alternance avec un chant narratif murmuré raconte une histoire. Le chant saturé revient de plus belle, la chorale de femmes rappelle des albums de metal symphonique. On pense même parfois à Septicflesh. Le joli solo trés mélodique avec les choeurs en arrière plan vers le fin du morceau accélère le tempo qui est ralentit aprés la prestation flamboyante de Fernando. Le dernier vrai solo de l’album est d’une mélodie incomparable dans “Night Eternal“. La chorale et l’orchestration finale rappelle finement des albums de death orchestral et de symphonique.

Moonspell est un groupe de dark metal de trés haut niveau qui nous propose là un album vraiment excellent. J’ai beaucoup parlé de la voix dans ma chronique mais c’est parce que la voix du chanteur est l’atout principal du groupe. Fernando Ribeiro est vraiment un excellent chanteur.

Night Eternal” est un véritable plaisir du début à le fin, aux guitares mélodiques s’allient la puissance des claviers et des orchestrations et chorales en aucun cas pompeuses qui font de cet album un grand album.

Eluveitie : Slania

July 18th, 2008 by admin

SlaniaEluveitie est le premier groupe de la scène pagan metal tout droit venu de la Suisse, comme quoi, ce genre n’est pas uniquement représenté par les hommes du Nord. Fiers de leur racine, ils nous racontent l’histoire des gaulois helvètes depuis déjà un album et un EP.

Ce concept album nous compte l’histoire du cycle des saisons chez les gaulois dans le village de Slania, une enfant (pochette) dans un déluge de death metal avec quelques influences black et tout ça entouré d’instruments traditionnels (vielle a roue, flûte suisse, cornemuse…)

Tout commence avec Samon, un instrumental (avec quelques phrases murmurées) qui nous met dans l’ambiance folk de groupe. Une mélodie très simpliste s’installe suivie de Primordial Breath qui ajoute aux instruments traditionnels les guitares tranchantes du death et la fameuse double pédale. Enfin la voix de Chrigel se fait entendre, elle est comme on s’y attendait toujours aussi violente et râpeuse.

Le premier single de l’album, Inis Mona reprend le célèbre air d’Alan Stivell, le Tri Martolod. Avec cette chanson, Eluveitie nous signe un très beau morceau qui passe comme du papier à musique. Gray Sublime Archon est un morceau qui suit la lignée de Of fire, wind & Wisdom et autres Inis Mona avec un death accessible bourrée d’éléments folk.

La saison Samonios est terminée, nous voici en Anagantios.

La première pause de l’album et par conséquent la clôture de la première saison est un trés beau instrumental Anagantios, mis en musique seulement avec une vielle à roue et un violon.

La pause terminée, c’est au tour de Bloodstained Ground de nous étonner. Un pur titre death trés extrême avec quelques éléments folk qui tranche avec l’acoustique précédent. Il est aisé de comprendre en écoutant cette chanson qu’on est en pleine bataille entre des clans Hélvètes.

Puis, The Somber Lay, encore assez death. Rien de bien nouveau.

Slania’s Song arrive ! Un trés beau morceau interprété en gaulois helvète (langue morte) qui laisse la part belle à Meri, la chanteuse du groupe.

Nous terminons la saison Anagantios, nous voici en Giamonos.

…Qui s’ouvre donc avec Giamonos, un instrumental acoustique (comme Anagantios…) mais avec des flûtes traversières et irlandaises.

Puis Tarvos, le dieu gaulois nous explique comment les saisons ont émergées sur la terre lors de sa création (dans le concept) dans une chanson death et violente ponctuée de flûtes.

C’est au tour de Calling The Rain, une des dernières chansons. On ne se calme toujours pas sur ce titre ou le death folk est toujours présent.

L’année se termine avec l’Elembius. Nous sommes en plein été et la fête de Samain où les druides commencent leur rites bat son plein. La saison morte ne va tarder a reprendre.

Et notre album aussi donc, avec Elembivos un magnifique instrumental ponctué de ch?urs celtes traditionnels. De plus, cette chanson est la plus longue de l’album avec 6″31.

Avec cet album donc, Eluveitie ne s’est pas contenté d’un simple Spirit (premier album) mais à mis la barre beaucoup plus haute avec des parties death beaucoup plus death et des parties traditionnelles et acoustiques beaucoup plus traditionnelles et acoustiques. Les chansons plus mélancoliques sont bien présentes et on ne se lasse pas d’avoir un peu d’originalité dans le metal.

Epica : The Divine Conspiracy

July 17th, 2008 by admin

The Divine ConspiracyUn groupe qui s’impose avec simplement deux albums, c’est très rare et en général, dans ce cas, l’album suivant n’est qu’une pâle imitation des deux précédents.

Epica ne fait pas parti de ces groupes là, il nous offre un album résolument différent et continue son ascension vertigineuse vers les sommets.

Sur Consign To Oblivion, la chanson éponyme était une sorte de test réalisé par Mark Jansen (guitare rythmique, grunts, cris, compositions) pour savoir comment le public réagirait à ce type de morceau. Test réussi, en quelques jours, “Consign To Oblivion” est devenu la chanson préféré des fans. Mark définit lui même cet album comme une seule grande “Consign To Oblivion

Le départ de leur ancien batteur Jeroen Simons (batteur jazz) au profit d’Arïen Van Weesenbeek (pur batteur metal) a considérablement changé la rythmique. On a donc ici un album résolument plus heavy et violent avec beaucoup de doubles pédales (fan de hard, faites demi-tour…)

Il s’ouvre avec Indigo, grosse intro grandiloquente de 2″05 auquelle le groupe nous a habitué avec Hunab K’u et qui nous met dans une ambiance de pure orchestration. C’est une erreur ! The Obsessive Devotion résume l’album du haut de ses 7″13. très metal, il nous montre tout ce que le groupe sait faire : de très belles mélodies, l’opposition entre les vocaux de Simone et les grunts de Mark, la puissance des claviers, la rythmique en acier…etc. Le tout reposant sur des paroles longues et complexes, traitant de la conspiration divine. Menace Of Vanity marche dans les traces de The Obsessive Devotion avec plus de grunts que de vocalises. On a une fois de plus affaire a un technicité sans pareille dans leur discographie.

Trois chansons et déjà presque un quart d’heure ! C’est donc maintenant Chasing The Dragon, une pause dans l’album (7″40 !) encore une trés belle ballade du groupe qui s’énerve un peu à la fin. Never Enough ensuite, gros débat sur cette chanson qui ne mérite vraiment pas d’avoir été choisie premier single. On a ici affaire a un intrus dans l’album: pas d’orchestration, une chanson simple, qui se répète. Pourtant, écoutée seule elle n’a pas de si mauvais côtés mais elle casse l’effet de cet album.

Deuxième partie dédiée au concept phare d’Epica: The Embrace that Smothers (dont les parties précédentes se trouvent sur le premier album d’After Forever et le premier d’Epica). Les deux premières chansons de cette partie, La’petach Chatat Rovetz et Death Of A Dream, qui finalement ne font plus qu’une, sont musicalement trés bien, techniquement presque parfaite. La première est un instrumental qui sert d’intro a la seconde, un duo avec Sander Gommans (After Forever) qui est la plus heavy et violente de l’album (tout est relatif). Vient ensuite Living a Lie, encore un trés beau morceau pour l’album.

Ensuite vient Fools Of Damnation, encore un pavé (8″41) qui est trés varié, trés beau, trés technique comme tout sur cet album.

Troisième partie qui s’ouvre avec Beyond Belief, de loin une de mes préférées de cet album. Il est trés bien fait, ce titre, avec même un petit solo de guitare à la fin. On retrouve une énième fois la chorale d’hommes à laquelle Epica nous a habitué. Ensuite Safeguard To Paradise, la ballade la plus douce de l’album, pour tout ceux qui veulent se calmer. Sancta Terra est une trés belle ballade du groupe (4″58) ou Simone Simmons change réguliérement de rythme.

Enfin The Divine Conspiracy clôt l’album… mais ce n’est pas forcément en beauté. En effet le groupe nous a habitué a des clôtures d’album sublimes (The Phantom Agony, Consign To Oblivion) mais cette chanson de 13″57 est d’une réelle fragilité. On sent presque du début à la fin le manque d’un grand orchestre. La même chanson en plus courte serait serait mieux passée.

Pour conclure je dirais que nous avons ici un album parfaitement réussi, extrêmement technique. Il s’agit pour moi de leur meilleur album. Toutefois on commence à ressentir le manque d’une orchestration correcte (pour exemple: 6 violons pour Epica, 200 pour Nightwish sur Once et DPP) qui pourrait commencer à devenir trés gênant pour les albums a venir.

Nightwish : Oceanborn

July 13th, 2008 by admin

OceanbornLa mythologie de l’eau est un sujet qui tient les groupes de “métal symphonique à voix féminine” à coeur.

C’est le cas avec ce second album de Nightwish, sorti en 1998, et qui reste pour beaucoup l’album de leur discographie à posséder.

Avec “Oceanborn“, le groupe signe un tournant dans sa carrière puisqu’il va être connu avec cet album, et on le comprend vu le contenu.

L’album s’ouvre avec “Stargazers”, un très beau morceau, mon préféré du groupe. Après un intro d’une minute sur ce morceau, la voix de la sublime soprano se fait entendre et quelle voix ! On a ici affaire à une Tarja Turunen au sommet de son art. Ce titre nous ravit par sa technicité et sa rapidité d’éxécution (en effet, la batterie est d’une rapidité impressionante) : il s’agit du seul album du groupe où l’on a affaire à du speed métal sur plusieurs chansons.

Après avoir passé “Stargazers”, on s’attend donc à un album énorme !

Cela se vérifie avec “Gethsemane” qui, comme son prédécesseur, passe comme du papier à musique tellement il regorge de technicité. Emppu nous offre même un solo de guitare à la fin du titre.

Ensuite “Devil & the Deep Dark Ocean”, titre phare qui nous fait découvrir une autre facette de l’album : la complexité dans les paroles. Ce titre, chanté en duo avec Tapio Wilska (qui interprète la voix du diable, d’après le cOncept de l’album) nous plonge dans du pur speed métal.

C’est au tour de “Sacrament Of Wilderness” de nous surprendre, ce premier single de l’album continue sur la lancée de “Stargazers” et “Gethsemane” en plus accessible que “Devil & the Deep Dark Ocean”. Encore un très beau titre de l’album.

Puis, vient “Passion And The Opera“, autre titre emblématique de la carrière de Nightwish qui montre la fusion du metal (dans la musique) et de l’opéra (par le chant et les vocalises).

C’est pas tout ça mais on n’a pas le temps de se reposer sur cet album ! Heureusement, viennent “Swanheart” et “Moondance”. Le premier est une ballade tout à fait sublime avec un final grandiloquent (annonciateur des plus belles ballades du groupe comme “Sleeping Sun“, “Deep Silent Complete“, “Ever Dream” ou “Higher Than Hope”? et j’en passe). Le second est un instrumental tout ce qu’il y a de plus correct avec beaucoup d’éléments qui rappelle l’eau.

Après cette pause, le speed métal reprend le dessus avec “The Riddler”, étonnamment rapide et complexe qui laisse la part belle aux guitares pendant les refrains et à la voix pendant les couplets.

“The Pharaoh sails to Orion” suit cette chanson. Grand, long, puissant et épique, ce morceau (chanté en duo avec Tapio Wilska, le deuxième) est le titre le plus long de l’album avec 6″27 !

C’est probablement le plus complexe de l’album avec des passages à la guitare, au piano, au clavecin? tout ça, alterné dans un déluge de vitesse.

Walking In The Air“, enfin, finit la version sans bonus de l’album et le clôt en beauté avec une pure ballade (reprise d’Howard Blake) dans la plus grande tradition.

Pour les chanceux qui ont eu droit à la version collector avec les bonus, vous avez eu droit à “Nightquest”, encore un très bon morceau assez rapide.

Enfin “Sleeping Sun“, la plus belle ballade du groupe (où le mot “lyrique” prend enfin tout son sens), un pur moment de bonheur pour nos oreilles !

Cet album est donc, comme vous avez pu le constatez, le plus technique et complexe de leur discographie.

Un album presque parfait (car parfait n’existe pas dans la musique) et qui demeure un élément clé de la discographie majeure du heavy symphonique !

Septic Flesh : Communion

July 13th, 2008 by admin

CommunionSepticflesh (désormais en un mot) est un groupe de Death metal orchestral grec fondé en 1990. Aprés leur split en 2003 (car ils avaient tous des projets parallèles, niveau musique ou graphisme, etc?) et aussi à cause d’une promotion ratée de “Sumerian Daemons” (leur avant-dernier opus), ils reviennent avec “Communion” : un album qui marque le retour de leur son si particulier (mélangeant Death, Black, Thrash et éléments orchestraux).

Aprés 5 ans de split, on s’attend à ce que l’album regorge d’idée nouvelles et innovantes : C’est le cas. “Communion” sent le neuf et ça se voit.

La première différence est le présence d’un orchestre complet : l’Orchestre philarmonique de Prague (République Tchèque). Cet orchestre renforce les éléments sombres et crée une ambiance très particulière, qui donne beaucoup d’originalité au combo.

L’album s’ouvre avec Lovercraft’s Death (et oui les paroles parlent toujours de mythologie et de philosophie) et son intro à la guitare. La chanson en elle même est bien mais niveau intro d’album, bof. Seth, toujours aussi à l’aise dans sa voix aborde un timbre encore plus dantesque qu’auparavant. La chanson (et l’album d’ailleurs) regorgent de double-pédale exécuté par un Fotis particulièrement douée. Cette chanson est en plus renforcée par un orchestre et un choeur puissant.

Après quelques sons de cloches qui ferment l’intro, arrive “Annubis” qui bénéficie elle d’un intro intéressant de plus d’une minute avec Seth qui vient hurler a la fin : on s’attend au meilleur ! Après un premier couplet très intéressant arrive le refrain. Et là, surprise ! Le retour de Sotiris (guitare) au chant clair comme au bon vieux temps de “Revolution DNA“, un des meilleurs morceaux.

Communion” ensuite, la chanson éponyme qui s’ouvre avec une superposition de choeurs sur une double pédale ultra rapide. Mais au bout de quelques secondes, la chanson se calme. Le duo Seth / orchestre fonctionnent très bien.

Puis une musique douce et oppressante se fait entendre et c’est le retour de la puissance. Une des plus sombres de l’opus.

“Babel’s Gate” ensuite passe très bien. Les guitares tranchantes et les orchestrations, en aucun cas pompeuses (c’est pas du Within Temptation !), s’allient pour donner le meilleur. On a même droit à un petit solo de guitare super mélodique.

“We The gods” ensuite, avec un début qui aurait pu être assez heavy mais qui devient plus accesible avec l’orchestre (encore et toujours lui !). Encore une réussite ultra rapide.

“Sunlight Moonlight” arrive avec son intro à la guitare mélodique? Tiens ? bizarre? Vous l’aurez compris, Septicflesh nous envoie là une chanson très accessible (si on met de côté le chant de Seth) et très mélodique sans orchestre. Même Sotiris revient dans le refrain.

“Persepolis” ensuite (un pavé : 6 min, assez long pour un groupe de death) avec un intro orchestral super réussi. La voix titanesque de Seth se fait même bizarre à des moments. On a ici une chanson assez variée avec la plus puissante orchestration de l’album. Les guitares se font plus mélodiques quand il faut et plus heavy quand il faut? Dommage, le final est trop prévisible.

Arrive “Sangreal”, encore un intro superbe (probablement le meilleur du CD) et qui nous offre cette fois un “vrai” duo Seth / Sotiris avec une phrase chacun et ça marche très bien.

L’album se ferme avec “Narcissus”, toujours aussi extrême mais relativement mélodique (avec beaucoup de guitares et de batterie, sans double pédale). La chanson finit brusquement, tout comme l’album donc !

Septicflesh nous offre donc ici un album varié, qui sait où il va (on est loin de l’expérimental Revolution DNA). Il s’adresse donc à un public très large, plus à même de comprendre le Death metal. L’orchestration de Seth renforce considérablement cet album qui en devient très intéressant.

Un problème majeur se pose tout de même : cet album est vraiment très court ! Pour un split de 5 ans, on a quand même le temps d’en écrire d’autres ! En effet, cet album dure à peine 40 misérables minutes : insignifiant. C’est quand même un très bon album.

Hello world!

July 1st, 2008 by deadlynightshade

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