Deadly Night Shade

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Rammstein : Liebe Ist Für Alle Da

January 6th, 2010 by admin

Rammstein : Liebe Ist Für Alle Da2005: Rosenrot parait et la tournée mondiale de Reise, Reise qui a permis d’assurer à Rammstein une réputation mondiale (déjà bien commencée avec Mutter) scelle la fin de l’ère Reise, Reise.

Les Six allemands commencent alors une longue pause pour pouvoir prendre de la distance avec Rammstein et se renouveller musicalement.

2009: La nouvelle tombe tel un soulagement et fait l’effet d’une bombe. Le 16 octobre 2009 sortira “Liebe Ist Für Alle Da” le successeur de Rosenrot destiné à apporter sa pierre à l’édifice du mastodonte de Berlin. Pour faire patienter durant les derniers moments, le groupe publie le single “Pussy“. Et là, grosse claque ! Rammstein nous signe une chanson très novatrice et inédite dans son registre, un titre electro rock avec quelques grosses guitares, le tout très influencé par Depeche Mode. Par la suite, le single est doté d’un clip érotico-pornographique, une première dans l’histoire du rock ! Pour le coup, le groupe revêt des uniformes et clichés des films pornographiques des années 80.

Enfin l’album ! Il aura fallu quatre longues années d’attente dont deux années de travail pour accoucher du monstre qui restera sans aucun doute un sommet dans la discographie des Six de Berlin. Deux dures années de tensions inouïes qui écrasent totalement celles de Mutter qui avaient failli détruire le groupe à l’époque, mais aussi et surtout deux années de travail acharné, de création et de composition.

Un mot sur la pochette et l’artwork d’abord. On comprend bien que l’on n’est pas au cirque. Totalement novatrice par rapport à l’oeuvre antérieure, elle montre Till Lindemann en train de découper Vénus, la déesse de l’amour pour la donner à manger a ses camarades dont certains ont des poses plus que douteuses. Dans le livret, une image qui vaudra une partie de la censure du magnifique objet en Allemagne: Richard en train de fesser une femme. On trouve aussi un Till ivre mort, un Oliver très affairé.. le livret est organisé comme une grande fresque et la pochette comme une Vanité picturale.

Nous avons entre les mains l’album le plus conceptuel de Rammstein. “L’amour est là pour tous” va explorer l’amour sous toutes ses coutures: amour impossible, amour fusionnel, sadomasochisme… Le groupe s’est posé la question: “Est ce que tout le monde a le droit d’éprouver de l’amour ?” en en étudiant les différentes facettes. L’amour est un droit humain et tout le monde a t’ils le droit de le connaitre ?

Pour cet opus, ils ont tenté et réussi haut la main le pari de compiler tout ce qu’il savent faire et de proposer des nouveautés bien plus qu’alléchantes.

Les premières notes de Rammlied retentissent. Et la comment ne peut on pas immédiatement penser au magnifique “Mutter” devant les orchestrations qui Sonnent comme “Mein Herz Brent” et le riff monstrueux absolument digne de “Sonne” et “Feuer Frei !” ? Till nous remercie de notre attente et introduit l’opus de sa voix toujours aussi sublime. Quand le refrain se déchaîne, c’est vers les origines que l’on se penche, avec “Herzeleid” et particulièrement “Wollt ihr dar Bett in Flammen sehen” et “Rammstein“. Que demander de plus ? Après cette intro absolument monstrueuse, on rentre dans le vif du sujet. “Ich Tu Dir Weh” et “Pussy” parle de l’amour de manière pornographique et sadomasochiste. Pussy est bel et bien une dénonciation -celle du tourisme sexuel en Allemagne- malgré le fait que certains n’y ont vu que grosse blague virile de Herr Lindemann. Pussy surprend par ses sonorités Depechemodienne tandis que Ich Tu Dir Weh est une pure chanson de Rammstein et un excellent choix de deuxième single doté d’un clip très réussi.

On demande de la violence? L’album en recèle bien plus que ses deux prédécesseurs. “Waidmanns Heil”, à la fois novatrice et brise-cervicales parle d’une chasse à la femme illustrée par des métaphores poétiques et sexuelles. “B********” est probablement un des titres les plus violents que le groupe ai composé avec un riff totalement monumental et un Till qui nous gratifie d’un nouveau panel vocal: des grunts ! “Bückstabüüü ! !” Une très grande réussite ! L’interprétation de la chanson est plus obscure et surtout très libre puisque que “B********” peut être remplacé par n’importe quel mot.

Rammstein ce n’est pas que des riffs mammouths, c”est aussi de superbes ballades. Le groupe nous en offre cette fois ci deux: D’abord “Roter Sand” qui clôt l’album et ou l’on a un aperçu du spectre vocal du génie qui assure ce poste. La chanson raconte l’amour impossible d’une femme et de deux hommes avec un très beau texte riches en images. La seconde ballade est la très réussie “Frühling in Paris” avec un intro accoustique jusqu’au second refrain. Till nous narre l’histoire d’un premier amour et chante la première partie des refrains en français, deux phrases issues de la chanson d’Edith Piaf “Non, je ne regrette rien” (1961). Le groupe signe ici une superbe ballade, sublimée en concert.

Dans sa quête de nouvelles sonorités et des questions sur l’amour, le groupe atteint son paroxysme en liant totalement musique et texte. Et pour ce faire il a choisi un monstrueux exemple: le tragique fait divers de l’histoire de Joseph Fritzl. Joesph Fritzl est un autrichien qui a détruit la vie de sa fille en la séquestrant et violant pendant 24 ans, lui faisant ainsi 7 enfants. Et là, je met quiconque au défi de ne pas frisSonner en écoutant dans de bonnes conditions et en connaissant l’histoire “Wiener Blut”. Après une intro orchestrale et des samples de pleurs d’enfant, Till endosse le rôle du malade mental se faisant gentil pour nous attirer dans les ténèbres ou déchainant sa fureur terrible par des hurlements monstrueux. La violence éclate totalement après “Wilkommenn.. in der Dunkelheit” Les paroles, absolument horribles et liées au fait divers et à la musique -notamment soutenue par une rythmique en acier trempé- font passer bon nombre de groupes de black metal pour des Village People. De très loin une des plus grandes réussites du groupe.

Plus posé “Haifisch” rappelle les premiers efforts plus electro du groupe avec une batterie toujours plus géniale. Ici, Till a choisi l’image du requin (Haifisch) pour illustrer la dépression amoureuse mais aussi le regard des gens et évoque enfin le groupe au complet.

Le titre éponyme est pour ma part le titre que je trouve le plus mauvais de l’album bien qu’il soit bien plus intéressant en concert. Dans une construction plus simple (avec une batterie qui nous assène de jolies doubles pédales mais des guitares moyennes) le titre confirme qu’il y a bien de l’amour pour tout le monde.

“Mehr” enfin sort plus ou moins du lot par son texte que je rapproche plus des problèmes sociaux que traverse le monde actuellement que d’une quelconque recherche sur l’amour. Le titre est assez classique pour le groupe malgré un final très réussi.

Un mot sur le CD2. Il contient 3 inédits et 2 nouvelles versions de “Roter Sand” plus ou moins intéressantes. Mais rien que pour les inédits il vaut réellement le coup. D’abord “Führe Mich” qui me rappelle beaucoup par son rythme les deux premiers albums auquel on aurait ajouté le talent que Rammstein possède depuis. Un très bon titre. Ensuite, “Donaukinder” alors là, quelle grosse tuerie. Une des plus belles semi-ballades de Rammstein si ce n’est la plus belle. Ici, Till choisit sa voix le plus douce pour nous confier une sorte de secret. Un texte sublime tout en étant assez évasif sur un sujet très triste et énigmatique à la fois. Du Rammstein mélancolique, oui ça existe ! Musicalement très beau avec des guitares très mélodiques notamment un super solo assez rare pour être souligné. Un excellent titre qui ne figure pas sur l’album à cause je pense du texte qui ne parle pas de l’amour. “Halt” rappelle également les premiers opus du groupe par un rythmique très martiale et heurtée. Cependant le refrain n’aura pas surpris sur “Reise, Reise”.

Alors que dire de plus sinon que Rammstein a abattu un boulot de géant et que le résultat est là, bien là.

Et même si la crise du disque frappe insatiablement les groupes et les artistes, et même si la censure est tombée sur l’album, sachons remercier dignement les musiciens qui signent une musique d’une telle qualité.

De très loin l’album de l’année.

Rammstein : Liebe Ist Für Alle Da

January 6th, 2010 by admin

Rammstein : Liebe Ist Für Alle Da2005: Rosenrot parait et la tournée mondiale de Reise, Reise qui a permis d’assurer à Rammstein une réputation mondiale (déjà bien commencée avec Mutter) scelle la fin de l’ère Reise, Reise.

Les Six allemands commencent alors une longue pause pour pouvoir prendre de la distance avec Rammstein et se renouveller musicalement.

2009: La nouvelle tombe tel un soulagement et fait l’effet d’une bombe. Le 16 octobre 2009 sortira “Liebe Ist Für Alle Da” le successeur de Rosenrot destiné à apporter sa pierre à l’édifice du mastodonte de Berlin. Pour faire patienter durant les derniers moments, le groupe publie le single “Pussy“. Et là, grosse claque ! Rammstein nous signe une chanson très novatrice et inédite dans son registre, un titre electro rock avec quelques grosses guitares, le tout très influencé par Depeche Mode. Par la suite, le single est doté d’un clip érotico-pornographique, une première dans l’histoire du rock ! Pour le coup, le groupe revêt des uniformes et clichés des films pornographiques des années 80.

Enfin l’album ! Il aura fallu quatre longues années d’attente dont deux années de travail pour accoucher du monstre qui restera sans aucun doute un sommet dans la discographie des Six de Berlin. Deux dures années de tensions inouïes qui écrasent totalement celles de Mutter qui avaient failli détruire le groupe à l’époque, mais aussi et surtout deux années de travail acharné, de création et de composition.

Un mot sur la pochette et l’artwork d’abord. On comprend bien que l’on n’est pas au cirque. Totalement novatrice par rapport à l’oeuvre antérieure, elle montre Till Lindemann en train de découper Vénus, la déesse de l’amour pour la donner à manger a ses camarades dont certains ont des poses plus que douteuses. Dans le livret, une image qui vaudra une partie de la censure du magnifique objet en Allemagne: Richard en train de fesser une femme. On trouve aussi un Till ivre mort, un Oliver très affairé.. le livret est organisé comme une grande fresque et la pochette comme une Vanité picturale.

Nous avons entre les mains l’album le plus conceptuel de Rammstein. “L’amour est là pour tous” va explorer l’amour sous toutes ses coutures: amour impossible, amour fusionnel, sadomasochisme… Le groupe s’est posé la question: “Est ce que tout le monde a le droit d’éprouver de l’amour ?” en en étudiant les différentes facettes. L’amour est un droit humain et tout le monde a t’ils le droit de le connaitre ?

Pour cet opus, ils ont tenté et réussi haut la main le pari de compiler tout ce qu’il savent faire et de proposer des nouveautés bien plus qu’alléchantes.

Les premières notes de Rammlied retentissent. Et la comment ne peut on pas immédiatement penser au magnifique “Mutter” devant les orchestrations qui Sonnent comme “Mein Herz Brent” et le riff monstrueux absolument digne de “Sonne” et “Feuer Frei !” ? Till nous remercie de notre attente et introduit l’opus de sa voix toujours aussi sublime. Quand le refrain se déchaîne, c’est vers les origines que l’on se penche, avec “Herzeleid” et particulièrement “Wollt ihr dar Bett in Flammen sehen” et “Rammstein“. Que demander de plus ? Après cette intro absolument monstrueuse, on rentre dans le vif du sujet. “Ich Tu Dir Weh” et “Pussy” parle de l’amour de manière pornographique et sadomasochiste. Pussy est bel et bien une dénonciation -celle du tourisme sexuel en Allemagne- malgré le fait que certains n’y ont vu que grosse blague virile de Herr Lindemann. Pussy surprend par ses sonorités Depechemodienne tandis que Ich Tu Dir Weh est une pure chanson de Rammstein et un excellent choix de deuxième single doté d’un clip très réussi.

On demande de la violence? L’album en recèle bien plus que ses deux prédécesseurs. “Waidmanns Heil”, à la fois novatrice et brise-cervicales parle d’une chasse à la femme illustrée par des métaphores poétiques et sexuelles. “B********” est probablement un des titres les plus violents que le groupe ai composé avec un riff totalement monumental et un Till qui nous gratifie d’un nouveau panel vocal: des grunts ! “Bückstabüüü ! !” Une très grande réussite ! L’interprétation de la chanson est plus obscure et surtout très libre puisque que “B********” peut être remplacé par n’importe quel mot.

Rammstein ce n’est pas que des riffs mammouths, c”est aussi de superbes ballades. Le groupe nous en offre cette fois ci deux: D’abord “Roter Sand” qui clôt l’album et ou l’on a un aperçu du spectre vocal du génie qui assure ce poste. La chanson raconte l’amour impossible d’une femme et de deux hommes avec un très beau texte riches en images. La seconde ballade est la très réussie “Frühling in Paris” avec un intro accoustique jusqu’au second refrain. Till nous narre l’histoire d’un premier amour et chante la première partie des refrains en français, deux phrases issues de la chanson d’Edith Piaf “Non, je ne regrette rien” (1961). Le groupe signe ici une superbe ballade, sublimée en concert.

Dans sa quête de nouvelles sonorités et des questions sur l’amour, le groupe atteint son paroxysme en liant totalement musique et texte. Et pour ce faire il a choisi un monstrueux exemple: le tragique fait divers de l’histoire de Joseph Fritzl. Joesph Fritzl est un autrichien qui a détruit la vie de sa fille en la séquestrant et violant pendant 24 ans, lui faisant ainsi 7 enfants. Et là, je met quiconque au défi de ne pas frisSonner en écoutant dans de bonnes conditions et en connaissant l’histoire “Wiener Blut”. Après une intro orchestrale et des samples de pleurs d’enfant, Till endosse le rôle du malade mental se faisant gentil pour nous attirer dans les ténèbres ou déchainant sa fureur terrible par des hurlements monstrueux. La violence éclate totalement après “Wilkommenn.. in der Dunkelheit” Les paroles, absolument horribles et liées au fait divers et à la musique -notamment soutenue par une rythmique en acier trempé- font passer bon nombre de groupes de black metal pour des Village People. De très loin une des plus grandes réussites du groupe.

Plus posé “Haifisch” rappelle les premiers efforts plus electro du groupe avec une batterie toujours plus géniale. Ici, Till a choisi l’image du requin (Haifisch) pour illustrer la dépression amoureuse mais aussi le regard des gens et évoque enfin le groupe au complet.

Le titre éponyme est pour ma part le titre que je trouve le plus mauvais de l’album bien qu’il soit bien plus intéressant en concert. Dans une construction plus simple (avec une batterie qui nous assène de jolies doubles pédales mais des guitares moyennes) le titre confirme qu’il y a bien de l’amour pour tout le monde.

“Mehr” enfin sort plus ou moins du lot par son texte que je rapproche plus des problèmes sociaux que traverse le monde actuellement que d’une quelconque recherche sur l’amour. Le titre est assez classique pour le groupe malgré un final très réussi.

Un mot sur le CD2. Il contient 3 inédits et 2 nouvelles versions de “Roter Sand” plus ou moins intéressantes. Mais rien que pour les inédits il vaut réellement le coup. D’abord “Führe Mich” qui me rappelle beaucoup par son rythme les deux premiers albums auquel on aurait ajouté le talent que Rammstein possède depuis. Un très bon titre. Ensuite, “Donaukinder” alors là, quelle grosse tuerie. Une des plus belles semi-ballades de Rammstein si ce n’est la plus belle. Ici, Till choisit sa voix le plus douce pour nous confier une sorte de secret. Un texte sublime tout en étant assez évasif sur un sujet très triste et énigmatique à la fois. Du Rammstein mélancolique, oui ça existe ! Musicalement très beau avec des guitares très mélodiques notamment un super solo assez rare pour être souligné. Un excellent titre qui ne figure pas sur l’album à cause je pense du texte qui ne parle pas de l’amour. “Halt” rappelle également les premiers opus du groupe par un rythmique très martiale et heurtée. Cependant le refrain n’aura pas surpris sur “Reise, Reise”.

Alors que dire de plus sinon que Rammstein a abattu un boulot de géant et que le résultat est là, bien là.

Et même si la crise du disque frappe insatiablement les groupes et les artistes, et même si la censure est tombée sur l’album, sachons remercier dignement les musiciens qui signent une musique d’une telle qualité.

De très loin l’album de l’année.

Rammstein : Liebe Ist Für Alle Da

January 6th, 2010 by admin

Rammstein : Liebe Ist Für Alle Da2005: Rosenrot parait et la tournée mondiale de Reise, Reise qui a permis d’assurer à Rammstein une réputation mondiale (déjà bien commencée avec Mutter) scelle la fin de l’ère Reise, Reise.

Les Six allemands commencent alors une longue pause pour pouvoir prendre de la distance avec Rammstein et se renouveller musicalement.

2009: La nouvelle tombe tel un soulagement et fait l’effet d’une bombe. Le 16 octobre 2009 sortira “Liebe Ist Für Alle Da” le successeur de Rosenrot destiné à apporter sa pierre à l’édifice du mastodonte de Berlin. Pour faire patienter durant les derniers moments, le groupe publie le single “Pussy“. Et là, grosse claque ! Rammstein nous signe une chanson très novatrice et inédite dans son registre, un titre electro rock avec quelques grosses guitares, le tout très influencé par Depeche Mode. Par la suite, le single est doté d’un clip érotico-pornographique, une première dans l’histoire du rock ! Pour le coup, le groupe revêt des uniformes et clichés des films pornographiques des années 80.

Enfin l’album ! Il aura fallu quatre longues années d’attente dont deux années de travail pour accoucher du monstre qui restera sans aucun doute un sommet dans la discographie des Six de Berlin. Deux dures années de tensions inouïes qui écrasent totalement celles de Mutter qui avaient failli détruire le groupe à l’époque, mais aussi et surtout deux années de travail acharné, de création et de composition.

Un mot sur la pochette et l’artwork d’abord. On comprend bien que l’on n’est pas au cirque. Totalement novatrice par rapport à l’oeuvre antérieure, elle montre Till Lindemann en train de découper Vénus, la déesse de l’amour pour la donner à manger a ses camarades dont certains ont des poses plus que douteuses. Dans le livret, une image qui vaudra une partie de la censure du magnifique objet en Allemagne: Richard en train de fesser une femme. On trouve aussi un Till ivre mort, un Oliver très affairé.. le livret est organisé comme une grande fresque et la pochette comme une Vanité picturale.

Nous avons entre les mains l’album le plus conceptuel de Rammstein. “L’amour est là pour tous” va explorer l’amour sous toutes ses coutures: amour impossible, amour fusionnel, sadomasochisme… Le groupe s’est posé la question: “Est ce que tout le monde a le droit d’éprouver de l’amour ?” en en étudiant les différentes facettes. L’amour est un droit humain et tout le monde a t’ils le droit de le connaitre ?

Pour cet opus, ils ont tenté et réussi haut la main le pari de compiler tout ce qu’il savent faire et de proposer des nouveautés bien plus qu’alléchantes.

Les premières notes de Rammlied retentissent. Et la comment ne peut on pas immédiatement penser au magnifique “Mutter” devant les orchestrations qui Sonnent comme “Mein Herz Brent” et le riff monstrueux absolument digne de “Sonne” et “Feuer Frei !” ? Till nous remercie de notre attente et introduit l’opus de sa voix toujours aussi sublime. Quand le refrain se déchaîne, c’est vers les origines que l’on se penche, avec “Herzeleid” et particulièrement “Wollt ihr dar Bett in Flammen sehen” et “Rammstein“. Que demander de plus ? Après cette intro absolument monstrueuse, on rentre dans le vif du sujet. “Ich Tu Dir Weh” et “Pussy” parle de l’amour de manière pornographique et sadomasochiste. Pussy est bel et bien une dénonciation -celle du tourisme sexuel en Allemagne- malgré le fait que certains n’y ont vu que grosse blague virile de Herr Lindemann. Pussy surprend par ses sonorités Depechemodienne tandis que Ich Tu Dir Weh est une pure chanson de Rammstein et un excellent choix de deuxième single doté d’un clip très réussi.

On demande de la violence? L’album en recèle bien plus que ses deux prédécesseurs. “Waidmanns Heil”, à la fois novatrice et brise-cervicales parle d’une chasse à la femme illustrée par des métaphores poétiques et sexuelles. “B********” est probablement un des titres les plus violents que le groupe ai composé avec un riff totalement monumental et un Till qui nous gratifie d’un nouveau panel vocal: des grunts ! “Bückstabüüü ! !” Une très grande réussite ! L’interprétation de la chanson est plus obscure et surtout très libre puisque que “B********” peut être remplacé par n’importe quel mot.

Rammstein ce n’est pas que des riffs mammouths, c”est aussi de superbes ballades. Le groupe nous en offre cette fois ci deux: D’abord “Roter Sand” qui clôt l’album et ou l’on a un aperçu du spectre vocal du génie qui assure ce poste. La chanson raconte l’amour impossible d’une femme et de deux hommes avec un très beau texte riches en images. La seconde ballade est la très réussie “Frühling in Paris” avec un intro accoustique jusqu’au second refrain. Till nous narre l’histoire d’un premier amour et chante la première partie des refrains en français, deux phrases issues de la chanson d’Edith Piaf “Non, je ne regrette rien” (1961). Le groupe signe ici une superbe ballade, sublimée en concert.

Dans sa quête de nouvelles sonorités et des questions sur l’amour, le groupe atteint son paroxysme en liant totalement musique et texte. Et pour ce faire il a choisi un monstrueux exemple: le tragique fait divers de l’histoire de Joseph Fritzl. Joesph Fritzl est un autrichien qui a détruit la vie de sa fille en la séquestrant et violant pendant 24 ans, lui faisant ainsi 7 enfants. Et là, je met quiconque au défi de ne pas frisSonner en écoutant dans de bonnes conditions et en connaissant l’histoire “Wiener Blut”. Après une intro orchestrale et des samples de pleurs d’enfant, Till endosse le rôle du malade mental se faisant gentil pour nous attirer dans les ténèbres ou déchainant sa fureur terrible par des hurlements monstrueux. La violence éclate totalement après “Wilkommenn.. in der Dunkelheit” Les paroles, absolument horribles et liées au fait divers et à la musique -notamment soutenue par une rythmique en acier trempé- font passer bon nombre de groupes de black metal pour des Village People. De très loin une des plus grandes réussites du groupe.

Plus posé “Haifisch” rappelle les premiers efforts plus electro du groupe avec une batterie toujours plus géniale. Ici, Till a choisi l’image du requin (haifisch) pour illustrer la dépression amoureuse mais aussi le regard des gens et évoque enfin le groupe au complet.

Le titre éponyme est pour ma part le titre que je trouve le plus mauvais de l’album bien qu’il soit bien plus intéressant en concert. Dans une construction plus simple (avec une batterie qui nous assène de jolies doubles pédales mais des guitares moyennes) le titre confirme qu’il y a bien de l’amour pour tout le monde.

“Mehr” enfin sort plus ou moins du lot par son texte que je rapproche plus des problèmes sociaux que traverse le monde actuellement que d’une quelconque recherche sur l’amour. Le titre est assez classique pour le groupe malgré un final très réussi.

Un mot sur le CD2. Il contient 3 inédits et 2 nouvelles versions de “Roter Sand” plus ou moins intéressantes. Mais rien que pour les inédits il vaut réellement le coup. D’abord “Führe Mich” qui me rappelle beaucoup par son rythme les deux premiers albums auquel on aurait ajouté le talent que Rammstein possède depuis. Un très bon titre. Ensuite, “Donaukinder” alors là, quelle grosse tuerie. Une des plus belles semi-ballades de Rammstein si ce n’est la plus belle. Ici, Till choisit sa voix le plus douce pour nous confier une sorte de secret. Un texte sublime tout en étant assez évasif sur un sujet très triste et énigmatique à la fois. Du Rammstein mélancolique, oui ça existe ! Musicalement très beau avec des guitares très mélodiques notamment un super solo assez rare pour être souligné. Un excellent titre qui ne figure pas sur l’album à cause je pense du texte qui ne parle pas de l’amour. “Halt” rappelle également les premiers opus du groupe par un rythmique très martiale et heurtée. Cependant le refrain n’aura pas surpris sur “Reise, Reise”.

Alors que dire de plus sinon que Rammstein a abattu un boulot de géant et que le résultat est là, bien là.

Et même si la crise du disque frappe insatiablement les groupes et les artistes, et même si la censure est tombée sur l’album, sachons remercier dignement les musiciens qui signent une musique d’une telle qualité.

De très loin l’album de l’année.

Rammstein : Liebe Ist Für Alle Da

January 6th, 2010 by admin

Rammstein : Liebe Ist Für Alle Da2005: Rosenrot parait et la tournée mondiale de Reise, Reise qui a permis d’assurer à Rammstein une réputation mondiale (déjà bien commencée avec Mutter) scelle la fin de l’ère Reise, Reise.

Les Six allemands commencent alors une longue pause pour pouvoir prendre de la distance avec Rammstein et se renouveller musicalement.

2009: La nouvelle tombe tel un soulagement et fait l’effet d’une bombe. Le 16 octobre 2009 sortira “Liebe Ist Für Alle Da” le successeur de Rosenrot destiné à apporter sa pierre à l’édifice du mastodonte de Berlin. Pour faire patienter durant les derniers moments, le groupe publie le single “Pussy“. Et là, grosse claque ! Rammstein nous signe une chanson très novatrice et inédite dans son registre, un titre electro rock avec quelques grosses guitares, le tout très influencé par Depeche Mode. Par la suite, le single est doté d’un clip érotico-pornographique, une première dans l’histoire du rock ! Pour le coup, le groupe revêt des uniformes et clichés des films pornographiques des années 80.

Enfin l’album ! Il aura fallu quatre longues années d’attente dont deux années de travail pour accoucher du monstre qui restera sans aucun doute un sommet dans la discographie des Six de Berlin. Deux dures années de tensions inouïes qui écrasent totalement celles de Mutter qui avaient failli détruire le groupe à l’époque, mais aussi et surtout deux années de travail acharné, de création et de composition.

Un mot sur la pochette et l’artwork d’abord. On comprend bien que l’on n’est pas au cirque. Totalement novatrice par rapport à l’oeuvre antérieure, elle montre Till Lindemann en train de découper Vénus, la déesse de l’amour pour la donner à manger a ses camarades dont certains ont des poses plus que douteuses. Dans le livret, une image qui vaudra une partie de la censure du magnifique objet en Allemagne: Richard en train de fesser une femme. On trouve aussi un Till ivre mort, un Oliver très affairé.. le livret est organisé comme une grande fresque et la pochette comme une Vanité picturale.

Nous avons entre les mains l’album le plus conceptuel de Rammstein. “L’amour est là pour tous” va explorer l’amour sous toutes ses coutures: amour impossible, amour fusionnel, sadomasochisme… Le groupe s’est posé la question: “Est ce que tout le monde a le droit d’éprouver de l’amour ?” en en étudiant les différentes facettes. L’amour est un droit humain et tout le monde a t’ils le droit de le connaitre ?

Pour cet opus, ils ont tenté et réussi haut la main le pari de compiler tout ce qu’il savent faire et de proposer des nouveautés bien plus qu’alléchantes.

Les premières notes de Rammlied retentissent. Et la comment ne peut on pas immédiatement penser au magnifique “Mutter” devant les orchestrations qui Sonnent comme “Mein Herz Brent” et le riff monstrueux absolument digne de “Sonne” et “Feuer Frei !” ? Till nous remercie de notre attente et introduit l’opus de sa voix toujours aussi sublime. Quand le refrain se déchaîne, c’est vers les origines que l’on se penche, avec “Herzeleid” et particulièrement “Wollt ihr dar Bett in Flammen sehen” et “Rammstein“. Que demander de plus ? Après cette intro absolument monstrueuse, on rentre dans le vif du sujet. “Ich Tu Dir Weh” et “Pussy” parle de l’amour de manière pornographique et sadomasochiste. Pussy est bel et bien une dénonciation -celle du tourisme sexuel en Allemagne- malgré le fait que certains n’y ont vu que grosse blague virile de Herr Lindemann. Pussy surprend par ses sonorités Depechemodienne tandis que Ich Tu Dir Weh est une pure chanson de Rammstein et un excellent choix de deuxième single doté d’un clip très réussi.

On demande de la violence? L’album en recèle bien plus que ses deux prédécesseurs. “Waidmanns Heil”, à la fois novatrice et brise-cervicales parle d’une chasse à la femme illustrée par des métaphores poétiques et sexuelles. “B********” est probablement un des titres les plus violents que le groupe ai composé avec un riff totalement monumental et un Till qui nous gratifie d’un nouveau panel vocal: des grunts ! “Bückstabüüü ! !” Une très grande réussite ! L’interprétation de la chanson est plus obscure et surtout très libre puisque que “B********” peut être remplacé par n’importe quel mot.

Rammstein ce n’est pas que des riffs mammouths, c”est aussi de superbes ballades. Le groupe nous en offre cette fois ci deux: D’abord “Roter Sand” qui clôt l’album et ou l’on a un aperçu du spectre vocal du génie qui assure ce poste. La chanson raconte l’amour impossible d’une femme et de deux hommes avec un très beau texte riches en images. La seconde ballade est la très réussie “Frühling in Paris” avec un intro accoustique jusqu’au second refrain. Till nous narre l’histoire d’un premier amour et chante la première partie des refrains en français, deux phrases issues de la chanson d’Edith Piaf “Non, je ne regrette rien” (1961). Le groupe signe ici une superbe ballade, sublimée en concert.

Dans sa quête de nouvelles sonorités et des questions sur l’amour, le groupe atteint son paroxysme en liant totalement musique et texte. Et pour ce faire il a choisi un monstrueux exemple: le tragique fait divers de l’histoire de Joseph Fritzl. Joesph Fritzl est un autrichien qui a détruit la vie de sa fille en la séquestrant et violant pendant 24 ans, lui faisant ainsi 7 enfants. Et là, je met quiconque au défi de ne pas frisSonner en écoutant dans de bonnes conditions et en connaissant l’histoire “Wiener Blut”. Après une intro orchestrale et des samples de pleurs d’enfant, Till endosse le rôle du malade mental se faisant gentil pour nous attirer dans les ténèbres ou déchainant sa fureur terrible par des hurlements monstrueux. La violence éclate totalement après “Wilkommenn.. in der Dunkelheit” Les paroles, absolument horribles et liées au fait divers et à la musique -notamment soutenue par une rythmique en acier trempé- font passer bon nombre de groupes de black metal pour des Village People. De très loin une des plus grandes réussites du groupe.

Plus posé “Haifisch” rappelle les premiers efforts plus electro du groupe avec une batterie toujours plus géniale. Ici, Till a choisi l’image du requin (haifisch) pour illustrer la dépression amoureuse mais aussi le regard des gens et évoque enfin le groupe au complet.

Le titre éponyme est pour ma part le titre que je trouve le plus mauvais de l’album bien qu’il soit bien plus intéressant en concert. Dans une construction plus simple (avec une batterie qui nous assène de jolies doubles pédales mais des guitares moyennes) le titre confirme qu’il y a bien de l’amour pour tout le monde.

“Mehr” enfin sort plus ou moins du lot par son texte que je rapproche plus des problèmes sociaux que traverse le monde actuellement que d’une quelconque recherche sur l’amour. Le titre est assez classique pour le groupe malgré un final très réussi.

Un mot sur le CD2. Il contient 3 inédits et 2 nouvelles versions de “Roter Sand” plus ou moins intéressantes. Mais rien que pour les inédits il vaut réellement le coup. D’abord “Führe Mich” qui me rappelle beaucoup par son rythme les deux premiers albums auquel on aurait ajouté le talent que Rammstein possède depuis. Un très bon titre. Ensuite, “Donaukinder” alors là, quelle grosse tuerie. Une des plus belles semi-ballades de Rammstein si ce n’est la plus belle. Ici, Till choisit sa voix le plus douce pour nous confier une sorte de secret. Un texte sublime tout en étant assez évasif sur un sujet très triste et énigmatique à la fois. Du Rammstein mélancolique, oui ça existe ! Musicalement très beau avec des guitares très mélodiques notamment un super solo assez rare pour être souligné. Un excellent titre qui ne figure pas sur l’album à cause je pense du texte qui ne parle pas de l’amour. “Halt” rappelle également les premiers opus du groupe par un rythmique très martiale et heurtée. Cependant le refrain n’aura pas surpris sur “Reise, Reise”.

Alors que dire de plus sinon que Rammstein a abattu un boulot de géant et que le résultat est là, bien là.

Et même si la crise du disque frappe insatiablement les groupes et les artistes, et même si la censure est tombée sur l’album, sachons remercier dignement les musiciens qui signent une musique d’une telle qualité.

De très loin l’album de l’année.

Rammstein : Liebe Ist Für Alle Da

January 6th, 2010 by admin

Rammstein : Liebe Ist Für Alle Da2005: Rosenrot parait et la tournée mondiale de Reise, Reise qui a permis d’assurer à Rammstein une réputation mondiale (déjà bien commencée avec Mutter) scelle la fin de l’ère Reise, Reise.

Les Six allemands commencent alors une longue pause pour pouvoir prendre de la distance avec Rammstein et se renouveller musicalement.

2009: La nouvelle tombe tel un soulagement et fait l’effet d’une bombe. Le 16 octobre 2009 sortira “Liebe Ist Für Alle Da” le successeur de Rosenrot destiné à apporter sa pierre à l’édifice du mastodonte de Berlin. Pour faire patienter durant les derniers moments, le groupe publie le single “Pussy“. Et là, grosse claque ! Rammstein nous signe une chanson très novatrice et inédite dans son registre, un titre electro rock avec quelques grosses guitares, le tout très influencé par Depeche Mode. Par la suite, le single est doté d’un clip érotico-pornographique, une première dans l’histoire du rock ! Pour le coup, le groupe revêt des uniformes et clichés des films pornographiques des années 80.

Enfin l’album ! Il aura fallu quatre longues années d’attente dont deux années de travail pour accoucher du monstre qui restera sans aucun doute un sommet dans la discographie des Six de Berlin. Deux dures années de tensions inouïes qui écrasent totalement celles de Mutter qui avaient failli détruire le groupe à l’époque, mais aussi et surtout deux années de travail acharné, de création et de composition.

Un mot sur la pochette et l’artwork d’abord. On comprend bien que l’on n’est pas au cirque. Totalement novatrice par rapport à l’oeuvre antérieure, elle montre Till Lindemann en train de découper Vénus, la déesse de l’amour pour la donner à manger a ses camarades dont certains ont des poses plus que douteuses. Dans le livret, une image qui vaudra une partie de la censure du magnifique objet en Allemagne: Richard en train de fesser une femme. On trouve aussi un Till ivre mort, un Oliver très affairé.. le livret est organisé comme une grande fresque et la pochette comme une Vanité picturale.

Nous avons entre les mains l’album le plus conceptuel de Rammstein. “L’amour est là pour tous” va explorer l’amour sous toutes ses coutures: amour impossible, amour fusionnel, sadomasochisme… Le groupe s’est posé la question: “Est ce que tout le monde a le droit d’éprouver de l’amour ?” en en étudiant les différentes facettes. L’amour est un droit humain et tout le monde a t’ils le droit de le connaitre ?

Pour cet opus, ils ont tenté et réussi haut la main le pari de compiler tout ce qu’il savent faire et de proposer des nouveautés bien plus qu’alléchantes.

Les premières notes de Rammlied retentissent. Et la comment ne peut on pas immédiatement penser au magnifique “Mutter” devant les orchestrations qui Sonnent comme “Mein Herz Brent” et le riff monstrueux absolument digne de “Sonne” et “Feuer Frei !” ? Till nous remercie de notre attente et introduit l’opus de sa voix toujours aussi sublime. Quand le refrain se déchaîne, c’est vers les origines que l’on se penche, avec “Herzeleid” et particulièrement “Wollt ihr dar Bett in Flammen sehen” et “Rammstein“. Que demander de plus ? Après cette intro absolument monstrueuse, on rentre dans le vif du sujet. “Ich Tu Dir Weh” et “Pussy” parle de l’amour de manière pornographique et sadomasochiste. Pussy est bel et bien une dénonciation -celle du tourisme sexuel en Allemagne- malgré le fait que certains n’y ont vu que grosse blague virile de Herr Lindemann. Pussy surprend par ses sonorités Depechemodienne tandis que Ich Tu Dir Weh est une pure chanson de Rammstein et un excellent choix de deuxième single doté d’un clip très réussi.

On demande de la violence? L’album en recèle bien plus que ses deux prédécesseurs. “Waidmanns Heil”, à la fois novatrice et brise-cervicales parle d’une chasse à la femme illustrée par des métaphores poétiques et sexuelles. “B********” est probablement un des titres les plus violents que le groupe ai composé avec un riff totalement monumental et un Till qui nous gratifie d’un nouveau panel vocal: des grunts ! “Bückstabüüü ! !” Une très grande réussite ! L’interprétation de la chanson est plus obscure et surtout très libre puisque que “B********” peut être remplacé par n’importe quel mot.

Rammstein ce n’est pas que des riffs mammouths, c”est aussi de superbes ballades. Le groupe nous en offre cette fois ci deux: D’abord “Roter Sand” qui clôt l’album et ou l’on a un aperçu du spectre vocal du génie qui assure ce poste. La chanson raconte l’amour impossible d’une femme et de deux hommes avec un très beau texte riches en images. La seconde ballade est la très réussie “Frühling in Paris” avec un intro accoustique jusqu’au second refrain. Till nous narre l’histoire d’un premier amour et chante la première partie des refrains en français, deux phrases issues de la chanson d’Edith Piaf “Non, je ne regrette rien” (1961). Le groupe signe ici une superbe ballade, sublimée en concert.

Dans sa quête de nouvelles sonorités et des questions sur l’amour, le groupe atteint son paroxysme en liant totalement musique et texte. Et pour ce faire il a choisi un monstrueux exemple: le tragique fait divers de l’histoire de Joseph Fritzl. Joesph Fritzl est un autrichien qui a détruit la vie de sa fille en la séquestrant et violant pendant 24 ans, lui faisant ainsi 7 enfants. Et là, je met quiconque au défi de ne pas frisSonner en écoutant dans de bonnes conditions et en connaissant l’histoire “Wiener Blut”. Après une intro orchestrale et des samples de pleurs d’enfant, Till endosse le rôle du malade mental se faisant gentil pour nous attirer dans les ténèbres ou déchainant sa fureur terrible par des hurlements monstrueux. La violence éclate totalement après “Wilkommenn.. in der Dunkelheit” Les paroles, absolument horribles et liées au fait divers et à la musique -notamment soutenue par une rythmique en acier trempé- font passer bon nombre de groupes de black metal pour des Village People. De très loin une des plus grandes réussites du groupe.

Plus posé “Haifisch” rappelle les premiers efforts plus electro du groupe avec une batterie toujours plus géniale. Ici, Till a choisi l’image du requin (haifisch) pour illustrer la dépression amoureuse mais aussi le regard des gens et évoque enfin le groupe au complet.

Le titre éponyme est pour ma part le titre que je trouve le plus mauvais de l’album bien qu’il soit bien plus intéressant en concert. Dans une construction plus simple (avec une batterie qui nous assène de jolies doubles pédales mais des guitares moyennes) le titre confirme qu’il y a bien de l’amour pour tout le monde.

“Mehr” enfin sort plus ou moins du lot par son texte que je rapproche plus des problèmes sociaux que traverse le monde actuellement que d’une quelconque recherche sur l’amour. Le titre est assez classique pour le groupe malgré un final très réussi.

Un mot sur le CD2. Il contient 3 inédits et 2 nouvelles versions de “Roter Sand” plus ou moins intéressantes. Mais rien que pour les inédits il vaut réellement le coup. D’abord “Führe Mich” qui me rappelle beaucoup par son rythme les deux premiers albums auquel on aurait ajouté le talent que Rammstein possède depuis. Un très bon titre. Ensuite, “Donaukinder” alors là, quelle grosse tuerie. Une des plus belles semi-ballades de Rammstein si ce n’est la plus belle. Ici, Till choisit sa voix le plus douce pour nous confier une sorte de secret. Un texte sublime tout en étant assez évasif sur un sujet très triste et énigmatique à la fois. Du Rammstein mélancolique, oui ça existe ! Musicalement très beau avec des guitares très mélodiques notamment un super solo assez rare pour être souligné. Un excellent titre qui ne figure pas sur l’album à cause je pense du texte qui ne parle pas de l’amour. “Halt” rappelle également les premiers opus du groupe par un rythmique très martiale et heurtée. Cependant le refrain n’aura pas surpris sur “Reise, Reise”.

Alors que dire de plus sinon que Rammstein a abattu un boulot de géant et que le résultat est là, bien là.

Et même si la crise du disque frappe insatiablement les groupes et les artistes, et même si la censure est tombée sur l’album, sachons remercier dignement les musiciens qui signent une musique d’une telle qualité.

De très loin l’album de l’année.

Rammstein : Liebe Ist Für Alle Da

January 6th, 2010 by admin

Rammstein : Liebe Ist Für Alle Da2005: Rosenrot parait et la tournée mondiale de Reise, Reise qui a permis d’assurer à Rammstein une réputation mondiale (déjà bien commencée avec Mutter) scelle la fin de l’ère Reise, Reise.

Les Six allemands commencent alors une longue pause pour pouvoir prendre de la distance avec Rammstein et se renouveller musicalement.

2009: La nouvelle tombe tel un soulagement et fait l’effet d’une bombe. Le 16 octobre 2009 sortira “Liebe Ist Für Alle Da” le successeur de Rosenrot destiné à apporter sa pierre à l’édifice du mastodonte de Berlin. Pour faire patienter durant les derniers moments, le groupe publie le single “Pussy“. Et là, grosse claque ! Rammstein nous signe une chanson très novatrice et inédite dans son registre, un titre electro rock avec quelques grosses guitares, le tout très influencé par Depeche Mode. Par la suite, le single est doté d’un clip érotico-pornographique, une première dans l’histoire du rock ! Pour le coup, le groupe revêt des uniformes et clichés des films pornographiques des années 80.

Enfin l’album ! Il aura fallu quatre longues années d’attente dont deux années de travail pour accoucher du monstre qui restera sans aucun doute un sommet dans la discographie des Six de Berlin. Deux dures années de tensions inouïes qui écrasent totalement celles de Mutter qui avaient failli détruire le groupe à l’époque, mais aussi et surtout deux années de travail acharné, de création et de composition.

Un mot sur la pochette et l’artwork d’abord. On comprend bien que l’on n’est pas au cirque. Totalement novatrice par rapport à l’oeuvre antérieure, elle montre Till Lindemann en train de découper Vénus, la déesse de l’amour pour la donner à manger a ses camarades dont certains ont des poses plus que douteuses. Dans le livret, une image qui vaudra une partie de la censure du magnifique objet en Allemagne: Richard en train de fesser une femme. On trouve aussi un Till ivre mort, un Oliver très affairé.. le livret est organisé comme une grande fresque et la pochette comme une Vanité picturale.

Nous avons entre les mains l’album le plus conceptuel de Rammstein. “L’amour est là pour tous” va explorer l’amour sous toutes ses coutures: amour impossible, amour fusionnel, sadomasochisme… Le groupe s’est posé la question: “Est ce que tout le monde a le droit d’éprouver de l’amour ?” en en étudiant les différentes facettes. L’amour est un droit humain et tout le monde a t’ils le droit de le connaitre ?

Pour cet opus, ils ont tenté et réussi haut la main le pari de compiler tout ce qu’il savent faire et de proposer des nouveautés bien plus qu’alléchantes.

Les premières notes de Rammlied retentissent. Et la comment ne peut on pas immédiatement penser au magnifique “Mutter” devant les orchestrations qui Sonnent comme “Mein Herz Brent” et le riff monstrueux absolument digne de “Sonne” et “Feuer Frei !” ? Till nous remercie de notre attente et introduit l’opus de sa voix toujours aussi sublime. Quand le refrain se déchaîne, c’est vers les origines que l’on se penche, avec “Herzeleid” et particulièrement “Wollt ihr dar Bett in Flammen sehen” et “Rammstein“. Que demander de plus ? Après cette intro absolument monstrueuse, on rentre dans le vif du sujet. “Ich Tu Dir Weh” et “Pussy” parle de l’amour de manière pornographique et sadomasochiste. Pussy est bel et bien une dénonciation -celle du tourisme sexuel en Allemagne- malgré le fait que certains n’y ont vu que grosse blague virile de Herr Lindemann. Pussy surprend par ses sonorités Depechemodienne tandis que Ich Tu Dir Weh est une pure chanson de Rammstein et un excellent choix de deuxième single doté d’un clip très réussi.

On demande de la violence? L’album en recèle bien plus que ses deux prédécesseurs. “Waidmanns Heil”, à la fois novatrice et brise-cervicales parle d’une chasse à la femme illustrée par des métaphores poétiques et sexuelles. “B********” est probablement un des titres les plus violents que le groupe ai composé avec un riff totalement monumental et un Till qui nous gratifie d’un nouveau panel vocal: des grunts ! “Bückstabüüü ! !” Une très grande réussite ! L’interprétation de la chanson est plus obscure et surtout très libre puisque que “B********” peut être remplacé par n’importe quel mot.

Rammstein ce n’est pas que des riffs mammouths, c”est aussi de superbes ballades. Le groupe nous en offre cette fois ci deux: D’abord “Roter Sand” qui clôt l’album et ou l’on a un aperçu du spectre vocal du génie qui assure ce poste. La chanson raconte l’amour impossible d’une femme et de deux hommes avec un très beau texte riches en images. La seconde ballade est la très réussie “Frühling in Paris” avec un intro accoustique jusqu’au second refrain. Till nous narre l’histoire d’un premier amour et chante la première partie des refrains en français, deux phrases issues de la chanson d’Edith Piaf “Non, je ne regrette rien” (1961). Le groupe signe ici une superbe ballade, sublimée en concert.

Dans sa quête de nouvelles sonorités et des questions sur l’amour, le groupe atteint son paroxysme en liant totalement musique et texte. Et pour ce faire il a choisi un monstrueux exemple: le tragique fait divers de l’histoire de Joseph Fritzl. Joesph Fritzl est un autrichien qui a détruit la vie de sa fille en la séquestrant et violant pendant 24 ans, lui faisant ainsi 7 enfants. Et là, je met quiconque au défi de ne pas frisSonner en écoutant dans de bonnes conditions et en connaissant l’histoire “Wiener Blut”. Après une intro orchestrale et des samples de pleurs d’enfant, Till endosse le rôle du malade mental se faisant gentil pour nous attirer dans les ténèbres ou déchainant sa fureur terrible par des hurlements monstrueux. La violence éclate totalement après “Wilkommenn.. in der Dunkelheit” Les paroles, absolument horribles et liées au fait divers et à la musique -notamment soutenue par une rythmique en acier trempé- font passer bon nombre de groupes de black metal pour des Village People. De très loin une des plus grandes réussites du groupe.

Plus posé “Haifisch” rappelle les premiers efforts plus electro du groupe avec une batterie toujours plus géniale. Ici, Till a choisi l’image du requin (haifisch) pour illustrer la dépression amoureuse mais aussi le regard des gens et évoque enfin le groupe au complet.

Le titre éponyme est pour ma part le titre que je trouve le plus mauvais de l’album bien qu’il soit bien plus intéressant en concert. Dans une construction plus simple (avec une batterie qui nous assène de jolies doubles pédales mais des guitares moyennes) le titre confirme qu’il y a bien de l’amour pour tout le monde.

“Mehr” enfin sort plus ou moins du lot par son texte que je rapproche plus des problèmes sociaux que traverse le monde actuellement que d’une quelconque recherche sur l’amour. Le titre est assez classique pour le groupe malgré un final très réussi.

Un mot sur le CD2. Il contient 3 inédits et 2 nouvelles versions de “Roter Sand” plus ou moins intéressantes. Mais rien que pour les inédits il vaut réellement le coup. D’abord “Führe Mich” qui me rappelle beaucoup par son rythme les deux premiers albums auquel on aurait ajouté le talent que Rammstein possède depuis. Un très bon titre. Ensuite, “Donaukinder” alors là, quelle grosse tuerie. Une des plus belles semi-ballades de Rammstein si ce n’est la plus belle. Ici, Till choisit sa voix le plus douce pour nous confier une sorte de secret. Un texte sublime tout en étant assez évasif sur un sujet très triste et énigmatique à la fois. Du Rammstein mélancolique, oui ça existe ! Musicalement très beau avec des guitares très mélodiques notamment un super solo assez rare pour être souligné. Un excellent titre qui ne figure pas sur l’album à cause je pense du texte qui ne parle pas de l’amour. “Halt” rappelle également les premiers opus du groupe par un rythmique très martiale et heurtée. Cependant le refrain n’aura pas surpris sur “Reise, Reise”.

Alors que dire de plus sinon que Rammstein a abattu un boulot de géant et que le résultat est là, bien là.

Et même si la crise du disque frappe insatiablement les groupes et les artistes, et même si la censure est tombée sur l’album, sachons remercier dignement les musiciens qui signent une musique d’une telle qualité.

De très loin l’album de l’année.

Doro : Fear No Evil

February 22nd, 2009 by admin

Doro : Fear No EvilBon sang 25 ans ! ! !

25 ans que la chanteuse allemande est au service du metal. Une date célébrée avec honneur par un concert d’anthologie qui eut lieu à Düsseldorf le 13 Janvier dernier et réunit plusieurs milliers de fans du monde entier, ainsi que quelques membres de plusieurs combos metal, citons entre autres Warrel Dane de Nevermore, les Warlock, quelques membres de Scorpions, Alex Rudi Pell, Chris Bolthendahl de Grave Digger ou encore Tarja Turunen. Bref, les fans du monde entier ont donc fêté dignement un anniversaire important. La chanteuse n’a pas oublié de les remercier et publie également ce “Fear No Evil” de derrière les fagots.

Un rapide coup d’Å“il à la tracklist nous laisse deviner facilement que cet album est probablement le dernier: “Celebrate”, “25 Years”… On l’aura compris, la belle blonde signe peut-être ici son dernier opus et nous nous y plongerons avec une nostalgie possible en demeurant cependant sur nos gardes…

La pochette est signée une fois de plus Geoffroy Gillepsie, un habitué pour les fans de Doro. Elle est cependant plus réussie que son prédécesseur, mais ce n’est là qu’un avis personnel.

Plongeons à présent dans la musique de ce “Fear No Evil“. Après une intro vraiment exagérée qui met moins bien dans l’ambiance que le premier riff de guitare de “The Night of the Warlock“, on a droit à tout ce qui a fait la gloire de la chanteuse allemande des années 80, à savoir du pur heavy metal qui sent le cambouis, des refrains qui marquent tout de suite, des ballades voire des power-ballades, un enthousiasme “on est tous de la même famille” et bien sûr une voix, évidente.

Des titres résolument heavy, il y en a bien sûr à la pelle, “The Night of the Warlock“, “Celebrate”, “Caught in a Battle”, “Running from the Devil”… c’est ce que l’on connait bien, ce qui a fait la gloire de Doro, que l’on se plait à écouter sur cette galette : ces multitudes de riffs symphatiques et de refrains qui marquent avec une voix toujours aussi excellente, sur le refrain de “On the Run” par exemple.

Les ballades sont également au rendez-vous avec “Herzblut” qui bénéficie d’une intro intéressante mais qui a vraiment du mal à enchaîner par la suite, mais aussi le plus convaincant “Walking with the Angels” avec ses chÅ“urs, chanté en duo avec la divine Tarja, qui avait déjà collaboré avec Doro sur le récent EP “The Seer”.

On soulignera tout de même un bémol: la production assez maigrelette, notamment du côté de la batterie qui prend vraiment de l’ampleur sur certains titres et empêche d’en savourer d’autres comme il se devrait.

Que dire d’autre, ce petit bémol n’entachant que très peu cet album. L’artiste nous signe ici un superbe produit, clôturé joliment par une chanson qui sonne comme un adieu “25 Years”. Si cet album devait être le dernier, il clôturerait de fort belle manière une carrière bien remplie.

Il s’adresse à tous les fans de la chanteuse, anciens ou nouveaux, ainsi qu’à tous ceux qui voudraient découvrir cet artiste au grand cÅ“ur. N’oubliez pas que l’on fait tous partie de la même grande famille du metal !

“Merci pour tout, vous êtes ma famille, je vous aime”

Doro

Amon Amarth : Twilight of the Thunder God

February 22nd, 2009 by admin

Amon Amarth : Twilight of the Thunder GodAmon Amarth est un groupe de death metal mélodique scandinave, souvent apparenté a la scène viking metal. Avec “Twilight of the Thunder God“, le groupe prouve un fois encore qu’il est capable de se renouveler et de tenter des petites innovations sans s’éloigner de son style d’origine.

Amon Amarth a su cette fois se diversifier musicalement, mais aussi s’entourer de quelques guests qui enrichissent considérablement leur musique.

L’album s’ouvre directement, sans fioritures, sur le riff mélodique et le hurlement du titre éponyme. Ce titre, c’est du pur Amon Amarth, touche 2008 ! Après un début à construction assez classique, Johan Hegg, en digne descendant des vikings, hurle comme un dieu scandinave. Les paroles tournent toujours autour de la mythologie scandinave et les exploits vikings, on ne change pas une formule qui gagne. Le premier guest de cet album, c’est Roope Latvala de Children of Bodom qui enrichit la chanson d’un solo ultra technique (qui aurait gagné à être plus long). La chanson a, de plus, été dotée d’un clip sublime que je vous recommande.

Suite logique de cette chanson, “Free Will Sacrifice“, “Where is Your God“, “No Fear for Setting the Sun” et “Tattered Banners And Bloody Flags”. Paroles habituelles, rien à redire… Niveau musique, c’est du pur death metal mélodique avec les nouveautés 2008 : les influences trashy et heavy.

Plus original, “Guardians of Asguaard”, chanté en duo avec Lars Göran Petrov du groupe de death metal suédois Entombed. Une très bonne chanson, plus mélodique qu’à l’accoutumée et qui est aussi le premier duo du groupe.

“Varyargs of Miklagaard” commence avec une intro originale aux percus. Ce titre est rendu intéressant par le rythme bien sûr (intro !) mais aussi par le riff qui revient sans cesse.

Le titre suivant “The Hero” est plus doux (tout est relatif) et surtout beaucoup plus mélodique, si l’on exclut le chant (toujours aussi brutal, lui). Un petit intermède intéressant en milieu de morceau diversifie le genre death qui en a bien besoin. Dans la même veine, “Live for The Kill” est l’un des titres les plus mélodiques. Le bémol est l’intro avant le riff qui aurait gagné à être plus long. En guest final de l’album, ce sont les violoncellistes d’Apocalyptica qui viennent apporter un touche de finesse après la brutalité.

Le morceau final se nomme “Embrace of the Endless Ocean” et s’ouvre sur une mélodie sublime qui tranche avec la brutalité constante de l’album. Cette définition s’applique uniquement jusqu’à ce que Fredrik s’énerve. Un solo, tout en légèreté, achève la chanson (magnifique) et réalise une superbe clôture d’album.

Amon Amarth s’ouvre à nous sur cet album en nous offrant une pièce, riche en changement de rythme et en titres diversifiés. Le groupe n’a pas hésité à piocher dans de nombreux genres de metal tel le heavy, le thrash et en plaçant des soli d’exception ça et là. Le groupe a trouvé une autre manière d’exprimer son agressivité et ça nous plaît.

Inutile de vous dire que cet album est un véritable monument au grand death metal mélodique et sera sans aucun doute un bijou à part dans la discographie (qui commence à être bien conséquente) des vikings.

Nightwish : Ballads of the Eclipse

February 22nd, 2009 by admin

Nightwish : Ballads of the EclipseJ’ai été déçu de voir que ce single n’avait pas de chronique. En effet, les singles n’ont en général pas de chroniques mais il sagit là d’une chanson particulière de Nightwish. Elle ne figure sur aucun album à proprement parler, pourtant il s’agit d’un de leurs plus grands succès.

Petit retour en arrière… “Sleeping Sun” est une ballade très poétique, écrite pas Tuomas pour célébrer un évènement particulier : l’éclipse totale de 1999. Ce morceau va devenir un single et un bonus track de l’album de l’époque en édition limitée, “Oceanborn“.

Pour promouvoir la sortie de leur best of “Highest Hopes”, la maison de disques de Nightwish demande de rééditer une chanson majeure de leur carrière. Le groupe choisit ce titre. La chanson est donc réenregistrée “au son de Once” un peu plus heavy, et avec la voix de Tarja moins lyrique que dans la version originale. La chanson est, de plus, dotée d’un nouveau clip qui raconte une histoire originale.

Depuis la sortie de ce best of, “Sleeping Sun” est une chanson jouée en live, et ce pratiquement à tout les cOncerts.

Cette mini compilation “Ballads of the Eclipse” est donc l’occasion de revenir sur ce titre emblématique de la carrière du groupe mais aussi de profiter de trois autres ballades sublimes que sont “Swanheart” issu de l’album “Oceanborn“, “Walking in the Air“, une reprise d’un morceau d’Howard Blake et second single enregistré pour promouvoir “Oceanborn” et enfin “Angels Fall First” issu du premier album éponyme du groupe.

Ces trois autres ballades magnifiques clôturent cette compilation qui n’est pas indispensable mais qui mérite qu’on y jette une oreille.

Septic Flesh : Sumerian Daemons

February 22nd, 2009 by admin

Septic Flesh : Sumerian DaemonsAprès plusieurs années d’attente, Septic Flesh rejaillit des limbes de l’expérimentation comme tant d’autres groupes l’ont fait avant eux. L’expérimentation, le monument grec nous en a offert un album entier, le dernier en date, le controversé Revolution DNA qui changeait l’orientation du groupe (et ce considérablement).

Fruit d’une collaboration étroite entre ses membres et d’une autre méthode de composition, voici Sumerian Daemons, qui devrait convaincre les plus imperméables à ses précédents efforts que Septic Flesh a bien renoué avec son style d’origine et a abandonné l’expérimentation.

Comme tout les groupes qui proposent un death metal habillé d’orchestrations ou de mélodies atmosphériques, gothiques ou autres, Septic Flesh a subi des reproches, comme le groupe Nile, de la part des Grands du Death (qui les accusent d’habiller leur musique pour cacher leur mauvais jeu).

Septic Flesh a su prouver qu’il pouvait écrire du Death Metal contondant, et capable de rivaliser avec ces mêmes Grands.

Après un introduction bombastique digne des grands opéras, chargée en orchestrations et en choeurs, le premier véritable titre “Unbeliever” arrive. C’est un bon morceau death, violent, saturé. La voix de Spiros (désormais Seth) est encore plus imposante qu’auparavant. À côté d’une rythmique en acier et des guitares lourdes et heavy, des choeurs et des orchestrations légères viennent adoucir une musique pourtant vraiment violente. Les orchestrations de Septic Flesh ne sont pas là pour cacher quelque chose (au contraire, elle l’habille, le rende plus beau et puissant).

La chanson suivante, “Virtues of The Beast“, démarre en douceur. Seth et quelques choeurs viennent rompre ce silence peu après.

Beaucoup plus mélodique que son compère précédente, ce titre marquera beaucoup plus facilement que “Unbeliever”.

Le titre suivant se nomme “Faust” et ce n’est pas peu dire. Il débute en douceur également avant de partir de plus belle dans un death heavy à souhait ! Fotis use sans arrêt de ses cymbales dans ce titre. Les choeurs se font plus importants qu’à l’accoutumée. Seth use de son timbre de voix digne d’un géant, sans parcimonie. Encore un très beau titre… à ajouter parmi les meilleures de Septic.

“When All Is None” change la donne : il débute avec un intro guitare assez heavy et s’adoucit ensuite. Même la voix du démon se fait douce (tout est relatif). Une mélodie atmosphérique plane sur cette chanson et tisse une ambiance tout à fait particulière (et qu’on ne trouve que trop rarement).

Vient ensuite une charmante chorale qui ouvre “Red Code Cult”.

La chanson part avec une abondance de doubles pédales et de hurlements glauques… pour se calmer peu de temps ensuite et pour mieux repartir. Riches en changements de rythmes, beaucoup trouveront cette chanson ratée. C’est pourtant une des plus belles pièces de “Sumerian Daemons“.

La suivante (“Dark River”), avec sa mélodie à la guitare si particulière, nous rapproche du Death mélodique voir atmosphérique. Soutenu par des voix féminines, Seth utilise la noirceur de sa voix comme un atout. Un autre grand morceau.

“Magic Loves Infinity” débute plus en douceur, une atmosphère démoniaque planante tout au long de l’intro (annonciateur d’une chanson des plus sombres). Cris, guitares tranchantes et rythmique en fer forgé définissent le refrain.

On a guère l’occasion de parler des finals dans les chansons du groupe, alors parlons-en !

Ce morceau est clôturé par un long instrumental à la guitare (sublime !!), qui redémarre de plus belle avec Seth et une femme au chant.

“Mechanical Babylon”, morceau des plus death avec des orchestrations à mille lieux des pompeux efforts de Within Temptation. Des cris travaillés et une mélodie riche, voilà comment on pourrait la décrire.

Infernal Sun” et son introduction à la guitare : planant !

Avec des rugissements dignes d’un dragon, Seth et sa basse propulsent son chant qui devient “instrument à part entière”, se mariant parfaitement aux autres instruments.

De suite, “The Watchers” poursuit la lignée du morceau précédent avec des guitares bien présentes (et un chant brutal), en alternance parfaite avec la mélodie (douce) qui nous parvient “de temps en temps”.

Une chorale imposante – digne de Therion – soutient Spiros Antoniou lors d’envolées lyriques de toute beauté !

Enfin, la dernière chanson : “Shapeshifter”

D’emblée, elle calme la donne avec une ouverture planante, atmosphérique et quelques éléments électroniques. Des voix douces et fragiles de femmes se font entendre, suivi de celle d’un homme “mixé jusqu’au maximum”. Ce n’est qu’au bout de 1″50 environ que les décibels éclatent et que Seth hurle (et les guitares qui explosent). Toujours accompagné de ses choeurs féminins, Seth hurle des phrases de temps à autre. Avec un final réussi qui rappelle l’introduction, ce titre est un bon choix de clôture de ces 50 bonnes minutes de Death Metal, tintés d’influences black / gothic / dark et classic.

Sumerian Daemons est de loin l’un des meilleurs albums de nos chers Grecs.

Ce n’est pas, à proprement parler, leur album le plus varié, mais il est si justement influencé : un peu de black par ici, un peu de gothic par là, beaucoup de Death ici…

La musique de Septic Flesh a su évoluer avec le temps, loin des groupes qui proposent “jusqu’à 6 fois” le même album. Nos grecs proposent à chaque fois des albums différents, variés, influencés… Bref, de la musique quoi !!!

Sur ce, je vous laisse écouter ce groupe qui mérite l’attention des gens, qu’ils soient passionnés de Métal ou non !

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