Les Chroniques de DEFNAEL ::

Les Chroniques de DEFNAEL

Boston : Boston

June 26th, 2008

Boston : BostonAmis du rock FM bonjour ! Le terme “rock FM” fut inventé justement par Tom Scholz alors qu’il préparait cet album. Aujourd’hui on utilise plutôt AOR (Adult Oriented Rock) qui regroupe surtout le Rock/Hard qui passe essentiellement sur les radios américaines. Bon Jovi, Foreigner, Styx, Boston en font parti. Mais Boston est à part pour une simple et bonne raison, c’est qu’ils en est l’initiateur avec justement ce premier album qui pulvérisa les records de vente.

Nous sommes en 1976, année de la grande canicule en France quand débarque cet OVNI de la galaxie Guitare. Tom Scholz en bon ingénieur à composé tout les titres et s’est occupé personnellement du traitement du son. Et Boston, c’est avant tout un son incroyable. Tom Scholz a inventé pour l’occasion un petit appareil révolutionnaire, qui marquera une génération de guitaristes : Le Rockman. C’est une sorte de walkman ou l’on peut brancher sa guitare et s’écouter au casque. Il intègre une distorsion et une reverb pré-réglée qui donne un son identique à celui du band. J’avoue avoir tripé comme un malade sur cet engin à l’époque. Bref, il faut signaler également la présence d’un excellent chanteur : Brad Delp, (mort cette année 2008) qui est LA voix du groupe. En 1976, le rock FM n’existe pas encore, mais Boston va inventer ce genre.

L’album s’ouvre sur “More Than A Feeling” un énorme tube que l’on peut entendre dans “Rencontre Du Troisième Type” (pour les cinéphiles amateurs de Spielberg). La première claque vient évidement du son. Une sorte de Folk/Rock/Hard extrêmement mélodieux avec des harmonies vocales superbes sur le refrain. Les chorus de guitare son presque des thèmes mélodiques avec toujours cette texture sonore très personnelle.

Avec “Peace Of Mind” et sa mélodie entraînante, on continu dans le même registre. L’introduction de “Foreplay/Long Time”, très progressive avec son solo d’orgue rappel les beaux jours d’Emerson, Lake and Palmer mais débouche sur un nouveau titre dans la même lignée que les précédents. La rythmique folk qui se transforme en hard sur la fin est une super trouvaille que l’on retrouvera sur “Don’t Look back“, le titre d’ouverture du second album. J’adore la rythmique compacte de “Rock & Roll Band”, quand à “Smoking” c’est un de mes morceaux préférés (encore plus percutant en live). Une sorte de rock & roll/Boogie speedé aux guitares incroyables. La ligne de basse groovie, très 70’s et le chorus d’orgue font mouche à chaque fois.

Pour clore ce chef d’?uvre, Brad Delp nous offre sa première composition “Take me Home Tonight” magnifique. Sa voix douce et rythmée donne tout son sens à la mélodie entrainante et bourrée de tendresse. Un grand moment d’émotion !

Ce disque sent les 70’s et c’est certainement le meilleur album du genre. A écouter avec l’esprit orienté vers l’amour et la fraternité… Ça ne peut pas faire de mal. Bande de crasseux !

Thin Lizzy : Black Rose

June 26th, 2008

Thin Lizzy :  Black RoseAprès un live de référence, Thin Lizzy propose certainement son meilleur album. Beaucoup se demandent ce qu’est un bon disque de Hard Rock en proposant des candidats pas toujours de très bon goût. Heureusement, la bande de Phil Lynott est là pour l’expliquer. D’abord l’essentiel est de savoir écrire de bonnes chansons et le bassiste noir, en fin songwriter, maîtrise le sujet. Il a déjà à son actif plusieurs pièces de choix comme “Jailbreak“, “Sarah“, “Rosalie“, “The Boys Are Back In Town“, “Cowboy Song” et j’en passe… Ensuite il est impératif de savoir s’entourer pour avoir le son. La encore, avec Gary Moore comme guitariste (Brian Robertson s’en est allé), on a peu de chance de se tromper. Il ne reste plus qu’à mettre un paquet de feeling dans la boite et le tour est joué. “Black Rose” en est l’exemple parfait.

Ouverture majestueuse sur “Toughest In Town” bien entraînant pour se chauffer les tympans. Phyl Lynott expressif avec sa voix chaude et rocailleuse a la flamme. “Got To Give It Up” et ses guitares en tierces (spécialité du groupe) marque par son couplet et sa rythmique précise. Lynott y parle de sa dépendance à l’alcool. La reprise de “Sarah” très réussi est certainement la meilleur version de cette fabuleuse ballade pleine de tendresse.

On attaque enfin le titre épique “Robin Duh (Black Rose)” aux inspirations irlandaises. Le long chorus de guitare m’a scotché à l’époque. En entendant ça on ne peut s’empêcher de penser que des groupes comme Iron Maiden ont su exploiter le filon. Si tu aimes chevaucher les landes froides des pays nordiques sur ton fier destrier, enfourche ta monture et parcours ces vastes plaines. La conquête du royaume est à porté de main. Un des titres incontournable du groupe.

Enfin “Waiting For Alibi” (mon préféré) est une chansons parfaite au couplet entraînant et au refrain accrocheur. Il résume très bien mon état d’esprit de l’époque et l’enchaînement avec l’anarchisant “Do Anything You Want To” est une réussite.

Les autres titres sont tout autant réussi, entre le funky “S & M” et le joyeux “Get Out Of Here” on ne s’ennuie pas une seconde. La tournée qui suivra annoncera la décadence du groupe et on verra que le meilleurs est passé. Mais avec cet album, Thin Lizzy signe une ?uvre majeure dans le petit monde du hard Rock.

Album sans prétention, “Black Rose” restera un des disques de référence du genre. L’ambiance intimiste, les textes personnels fait d’offrandes et de partage ouvrent l’esprit de l’auditeur sur la vision du monde de Phil Lynott. Un monde humain avec ses qualités et ses défauts construit autour d’un rêve d’intégrité et de tendresse. Le genre d’univers que l’on n’oublie pas. Phyl Lynott restera dans nos coeurs.

Kansas : Point of Know Return

June 26th, 2008

Kansas : Point of Know ReturnAprès un “Leftoverture” très remarqué et considéré par beaucoup comme le meilleur album du groupe, Kansas en remet une couche avec “Point of Know Return“.

Autant je trouvais les compositions de l’opus précédent sympathiques, autant sur ce coup là, la bande de Steve Walsh se surpasse. Nous sommes encore à l’époque du line-up original avec entre autre Robbie Steinhardt au violon et au chant, Rich Williams à la deuxième guitare et Dave Hope à la basse. Autant dire que ça tourne. 1977 c’est l’arrivée du punk et la dégringolade du rock progressif. Les super-groupes comme ELP, Yes, King Crimson ou Genesis commencent à ressentir le poids des ans. En gros, on peut considérer que les anglais ont fait leur temps et que l’Amérique se réveille. On assiste donc à un rock progressif plus mélodieux et souvent teinté de Hard. C’est le cas de Kansas qui allie avec intelligence la complexité des compositions et la beauté des mélodies. “Point of Know Return” en est l’exemple le plus marquant. Il sera vendu à plus de 4 millions d’exemplaires sur le territoire américain.

Point of Know Return” ouvre le bal avec une production impeccable (l’album est sorti en remasterisé depuis), et un Steve Walsh au top. La voix un peu cassé et très expressive emporte l’auditeur. Etant sur un site d’inconditionnels du metal, il faut admettre qu’on en est assez loin. Mise à part quelques guitares acérées le reste est très symphonique… Justement, ça me permet de faire la transition sur le rock symphonique. Car Kansas est le créateur du genre. Avec le violon de Seinhardt omniprésent et les longues plages lyriques étoffées d’harmonies vocales. Ce titre est très représentatif du “style” Kansas et c’est le premier tube de l’album.

Paradox” est dans la même veine alors que “The Spider” est une espèce de tournerie tentaculaire ou la guitare se mêle à l’orgue sur une rythmique progressive. Le très entraînant “Portrait (He Knew)” révèle un Steve Walsh flamboyant. Les guitares très rock, presque sudistes (à la Lynyrd Skynyrd) donnent une pèche incroyable à ce titre qui se termine sur une accélération rythmique toute en break. “Closet Chronicles”, d’une richesse incroyable s’écoute comme une symphonie. Le chorus syncopé de xylophone/violon/clavier qui débouche sur une guitare hachée et tendu est un régal.

Dust in the Wind“, le succès planétaire (une des plus belle ballade de l’histoire) très acoustique montera à la sixième place dans les charts américains en 1978. Je passe volontairement sur certains titres mémorables car l’album est sans faille. “Nobody’s Home” qui parle d’une rencontre extraterrestre ou encore le symphonique “Hopelessly Human” sont des titres splendides. A noté le rock “Sparks Of The Tempest” chanté par Robbie Steinhardt/Steve Walsh que l’on pourrait définir comme un savant mélange de Deep Purple, Lynyrd Skynyrd et Pink Floyd pour le chorus aérien du milieu.

Avec “Point of Know Return“, Kansas fait un peu la synthèse du gros rock, des belles mélodies et du progressif. Aussi proche des Beatles que de Genesis ou Lynyrd Skynyrd, cet album a un parfum de perfection. L’un de mes disques préférés tout styles confondus. A posséder pour obtenir mon respect (dont tout le monde se fout mais qui compte pour moi).

Boston : Boston

June 26th, 2008

Boston : BostonAmis du rock FM bonjour ! Le terme “rock FM” fut inventé justement par Tom Scholz alors qu’il préparait cet album. Aujourd’hui on utilise plutôt AOR (Adult Oriented Rock) qui regroupe surtout le Rock/Hard qui passe essentiellement sur les radios américaines. Bon Jovi, Foreigner, Styx, Boston en font parti. Mais Boston est à part pour une simple et bonne raison, c’est qu’ils en est l’initiateur avec justement ce premier album qui pulvérisa les records de vente.

Nous sommes en 1976, année de la grande canicule en France quand débarque cet OVNI de la galaxie Guitare. Tom Scholz en bon ingénieur à composé tout les titres et s’est occupé personnellement du traitement du son. Et Boston, c’est avant tout un son incroyable. Tom Scholz a inventé pour l’occasion un petit appareil révolutionnaire, qui marquera une génération de guitaristes : Le Rockman. C’est une sorte de walkman ou l’on peut brancher sa guitare et s’écouter au casque. Il intègre une distorsion et une reverb pré-réglée qui donne un son identique à celui du band. J’avoue avoir tripé comme un malade sur cet engin à l’époque. Bref, il faut signaler également la présence d’un excellent chanteur : Brad Delp, (mort cette année 2008) qui est LA voix du groupe. En 1976, le rock FM n’existe pas encore, mais Boston va inventer ce genre.

L’album s’ouvre sur “More Than A Feeling” un énorme tube que l’on peut entendre dans “Rencontre Du Troisième Type” (pour les cinéphiles amateurs de Spielberg). La première claque vient évidement du son. Une sorte de Folk/Rock/Hard extrêmement mélodieux avec des harmonies vocales superbes sur le refrain. Les chorus de guitare son presque des thèmes mélodiques avec toujours cette texture sonore très personnelle.

Avec “Peace Of Mind” et sa mélodie entraînante, on continu dans le même registre. L’introduction de “Foreplay/Long Time”, très progressive avec son solo d’orgue rappel les beaux jours d’Emerson, Lake and Palmer mais débouche sur un nouveau titre dans la même lignée que les précédents. La rythmique folk qui se transforme en hard sur la fin est une super trouvaille que l’on retrouvera sur “Don’t look back“, le titre d’ouverture du second album. J’adore la rythmique compacte de “Rock & Roll Band”, quand à “Smoking” c’est un de mes morceaux préférés (encore plus percutant en live). Une sorte de rock & roll/Boogie speedé aux guitares incroyables. La ligne de basse groovie, très 70’s et le chorus d’orgue font mouche à chaque fois.

Pour clore ce chef d’?uvre, Brad Delp nous offre sa première composition “Take me Home Tonight” magnifique. Sa voix douce et rythmée donne tout son sens à la mélodie entrainante et bourrée de tendresse. Un grand moment d’émotion !

Ce disque sent les 70’s et c’est certainement le meilleur album du genre. A écouter avec l’esprit orienté vers l’amour et la fraternité… Ça ne peut pas faire de mal. Bande de crasseux !

Zeno : Zeno

June 26th, 2008

Zeno : ZenoUli Jon Roth, le célèbre guitariste du Scorpions d’origine avait marqué le groupe par son esprit psychédélique et ses chorus Hendrixien. Et, à mon avis, en 1986, ce groupe n’était plus que l’ombre de lui même.

Cherchant vainement la belle mélodie, animé que j’étais par les images de Woodstock qui trottaient dans ma tête, je découvris que Uli Jon avait un frère au nom tout aussi énigmatique : Zeno.

Alors, pour toi lecteur, sache que le Zeno n’est pas du métal et qu’il pourrait donc ne pas être chroniqué dans Spirit Of Metal. Ne le confond pas non plus avec le xenon qui est un gaz. Car Zeno est tout autant Metal que aérien. C’est là sa principale caractéristique.

Le premier album de notre ami surf sur la vague du rock FM (avec foulards au vent et moule burnes ridicule) et propose un rock accrocheur tout en gardant une touche d’héroïsme dans la guitare. Car Zeno est un peu comme son frère, il aime la grandiloquence et les envolées lyriques. Amour que je partage avec eux sans fausse modestie (mais sans arrière pensée non plus).

Pour résumer, si tu kiffes le gros Metal qui pue des pieds, passes ton chemin. Ici, on est en famille. On tend la main à nos amis, on regarde s’envoler les colombes alors que le soleil se couche, on porte des chapeaux comme Stevie Ray Vaughan et on surveille de loin l’agressivité de nos contemporains en se demandant si l’éveil n’est pas atteint, si Bouddha ne va pas surgir de derrière le vieux chêne qui nous offre son ombre bienfaisante.

Zeno c’est la paix intérieur à porté de main.

Mais je n’ai pas parlé du chanteur Michael Flexig à la voix ahurissante. Les beuglements sauvages ou les cris stridents si personnels au monde du Hard/Metal ne sont pas de mise ici. La voix est toujours bien placée, les ch?urs impeccables et les mélodies savoureuses.

Bon, le Rock FM à la Bon Jovi, Foreigner, ou Survivor est bien loin. Cet album est vraiment à écouter pour sa perfection, son équilibre fragile entre gros tube commercial et chef d’?uvre de mélodies. Tout ici est au service de la musicalité.

Les titres comme “Emergency”, “Heart On The Wing”, “Sent By Heaven” et surtout “Circle Of Dawn” sont vraiment imparables. Pour finir j’ajouterais que certains chorus de guitare sont tout bonnement enchanteurs… Entre Mickael Schenker et Uli Roth.

Seul petit bémol, parfois on est assaillit par les bons sentiments (”Love Will Live“), mais Zeno, le guerrier de l’Amour, évite les pièges et les lourdeurs du genre.

Voilà l’ami ! Si tu penses que les allemands peuvent faire mieux que Ramstein et Tokio Hotel peut-être qu’un jour tu auras la chance (voir l’honneur) de tenir cet album entre tes mains et tu te diras sûrement que 1986, au fond, ce n’était pas tout à fait une année de merde. Comme quoi, tout arrive.

Boston : Don’t look back

June 26th, 2008

Boston : Don't look backAprès la claque du premier album, Boston revient avec “Don’t look back“. Malgré sa mauvaise image, ce disque est aussi bon que le précédent. Les titres accrocheurs sont légions. Ici c’est un peu comme dans le cochon… Tout est bon ! Même le chanteur Brad Delp nous offre une chanson splendide, “Used To Bad News“, folk et rythmée, comme à son habitude. La ligne de basse groovie et l’esprit joyeux donnent une fraîcheur à ce style musicale qui en manque bien souvent.

Mais l’album contient 2 énormes tubes : “Don’t look back” (avec ses guitares rageuses et dans une certaine mesure, symphoniques), et le spirituel “A Man I’ll Never Be” gorgé d’inspiration lyrique. Et oui, car Boston, sans faire dans le rock chrétien, est tourné vers le beau. Vers les valeurs essentielles de la vie. La compassion, l’amour et… la nature. Fervent défenseurs de la cause animale et écologique en général, ils sont investi d’une mission salvatrice. N’hésitant pas à mouiller le maillot, ils combattent le mal en offrant leurs voix à des associations comme le WWF ou Greenpeace. Ha ha ha… Tu ne t’attendais pas à celle-là, toi qui pollue la planète en laissant tourner ton moteur à l’arrêt ou en considérant que la terre est une grande poubelle. Et bien Boston arrive d’une autre planète et va nettoyer tout ça avec ses lasers positroniques. Et tu n’aura qu’à la fermer. Oups, je m’égare…

Comme je l’ai dis plus haut, ce disque est superbe du début à la fin et aucun titre ne se détache vraiment du lot. Ca respire la joie de vivre, l’amitié et le soleil d’été. Il est l’heure de se réveiller et de sortir les guitares. Le son Boston n’a pas d’équivalent.

Don’t look back” est construit comme son prédécesseur dont il ne craint pas la comparaison. C’est propre, parfaitement exécuté et on en redemande.

Kansas : Point of Known Return

June 26th, 2008

Kansas : Point of Known ReturnAprès un “Leftoverture” très remarqué et considéré par beaucoup comme le meilleur album du groupe, Kansas en remet une couche avec “Point Of Know Return”.

Autant je trouvais les compositions de l’opus précédent sympathiques, autant sur ce coup là, la bande de Steve Walsh se surpasse. Nous sommes encore à l’époque du line-up original avec entre autre Robbie Steinhardt au violon et au chant, Rich Williams à la deuxième guitare et Dave Hope à la basse. Autant dire que ça tourne. 1977 c’est l’arrivée du punk et la dégringolade du rock progressif. Les super-groupes comme ELP, Yes, King Crimson ou Genesis commencent à ressentir le poids des ans. En gros, on peut considérer que les anglais ont fait leur temps et que l’Amérique se réveille. On assiste donc à un rock progressif plus mélodieux et souvent teinté de Hard. C’est le cas de Kansas qui allie avec intelligence la complexité des compositions et la beauté des mélodies. “Point Of Know Return” en est l’exemple le plus marquant. Il sera vendu à plus de 4 millions d’exemplaires sur le territoire américain.

“Point Of Know Return” ouvre le bal avec une production impeccable (l’album est sorti en remasterisé depuis), et un Steve Walsh au top. La voix un peu cassé et très expressive emporte l’auditeur. Etant sur un site d’inconditionnels du metal, il faut admettre qu’on en est assez loin. Mise à part quelques guitares acérées le reste est très symphonique… Justement, ça me permet de faire la transition sur le rock symphonique. Car Kansas est le créateur du genre. Avec le violon de Seinhardt omniprésent et les longues plages lyriques étoffées d’harmonies vocales. Ce titre est très représentatif du “style” Kansas et c’est le premier tube de l’album.

Paradox” est dans la même veine alors que “The Spider” est une espèce de tournerie tentaculaire ou la guitare se mêle à l’orgue sur une rythmique progressive. Le très entraînant “Portrait (He Knew)” révèle un Steve Walsh flamboyant. Les guitares très rock, presque sudistes (à la Lynyrd Skynyrd) donnent une pèche incroyable à ce titre qui se termine sur une accélération rythmique toute en break. “Closet Chronicles”, d’une richesse incroyable s’écoute comme une symphonie. Le chorus syncopé de xylophone/violon/clavier qui débouche sur une guitare hachée et tendu est un régal.

Dust in the Wind“, le succès planétaire (une des plus belle ballade de l’histoire) très acoustique montera à la sixième place dans les charts américains en 1978. Je passe volontairement sur certains titres mémorables car l’album est sans faille. “Nobody’s Home” qui parle d’une rencontre extraterrestre ou encore le symphonique “Hopelessly Human” sont des titres splendides. A noté le rock “Sparks Of The Tempest” chanté par Robbie Steinhardt/Steve Walsh que l’on pourrait définir comme un savant mélange de Deep Purple, Lynyrd Skynyrd et Pink Floyd pour le chorus aérien du milieu.

Avec “Point Of Know Return”, Kansas fait un peu la synthèse du gros rock, des belles mélodies et du progressif. Aussi proche des Beatles que de Genesis ou Lynyrd Skynyrd, cet album a un parfum de perfection. L’un de mes disques préférés tout styles confondus. A posséder pour obtenir mon respect (dont tout le monde se fout mais qui compte pour moi).

Rush : Hemispheres

June 26th, 2008

Rush : HemispheresAprès l’incontournable “A Farewell to Kings“, Rush s’attaque à la lourde tache d’écrire une suite à la hauteur des espérances de ses fans. Composé intégralement en studio en Angleterre, le groupe doit s’initier au nouveau matériel (exclusivement des synthétiseurs) afin d’expérimenter encore et toujours. Durant les sessions de studio, Rush décident d’enregistrer tout les titres en prise direct afin de pouvoir les reproduire à l’identique en concert. Cette formule sera répétée jusqu’à l’arrivée en 1985 de Peter Collins, leur futur producteur. Pour l’heure, c’est Terry Brown qui est aux commandes et le son reste unique à ma connaissance. A ce propos, beaucoup de musiciens se demandent comment avoir la classe. La réponse est dans cet album. On reproche souvent à Rush d’être prétentieux, de faire une musique compliquée et hermétique mais en réalité personne ne décide de son intelligence ni de sa créativité. “Hemispheres” est un disque à part, décalé autant dans son concept que dans la musique elle-même. C’est une ?uvre artistique au sens propre du terme. C’est ça avoir la classe.

“Cygnus X-1 Book II” et une suite conceptuelle qui faisait la totalité de la première face à l’époque du vinyl. Elle raconte la fin de l’histoire commencée sur l’album précédent “A Farewell to Kings” ou nous suivions un personnage propulsé à l’intérieur d’un trou noir. Ici, Neil Peart (batteur et parolier) décris les conflits qui existent entre les deux Hémisphères du cerveau humain. Il s’inspire de la mythologie grec pour créer un parallèle entre l’évolution des religions et la dualité universel du bien et du mal. Toujours très influencé par la philosophe Ayne Rand, cette fable philosophique trouvera son équivalent social dans “The Trees“, un titre de référence de Rush. Dans celui-ci, c’est la lutte fratricide qui sévit entre les chênes et les érables qui sera le sujet central. Les uns cachant la lumière des autres, personnifiera la lutte des classes dans les sociétés humaines. Mais la conclusion viendra du bûcheron qui abattra tout ces arbres dans une justice divinement concrète. Egalité pour tous !

Venons-en à la musique. Toujours au top, le trio se surpasse ici. Chacun apporte un équilibre indispensable à la cohésion du son. La guitare tantôt en arpèges tantôt en accords et aussi aérienne que puissante. La batterie est incroyable. Les contretemps sont légions et la finesse des rythmes fera bien des émules, Mike Portnoy (Dream Theater) en est un exemple. La basse est d’une précision parfaite. A ce stade, Rush n’a plus d’autre alternative que d’écrire un titre instrumental MONUMENTAL : “La Villa Strangiato”. Prévu originellement pour durer 40 minutes, celui-ci sera raccourcit sous les pressions de la maison de disque. Ca n’empêche que ce morceau est INCONTOURNABLE pour tout amateur de rock. On comprend grâce à lui toute l’évolution d’un pan du Metal prog et technique. En 1978, Rush était déjà capable de rivaliser avec ce qui se fait de mieux 30 ans plus tard. Alors ? C’est quoi avoir la classe ?

C’est sur la tournée “Hemispheres Tour” que Rush annoncera son premier passage en France. Malheureusement la date sera annulée suite à l’incendie de la salle. Etonné ? Non pas vraiment car encore aujourd’hui de nombreux groupes passent partout en Europe sauf dans notre beau pays qui est tout sauf Rock & roll. Le trio jouera notamment avec Toto, Saxon, Pat Travers, UFO, Blackfoot… Pendant la tournée Alex Lifeson (guitare) étudiera des manuels de pilotage d’avion et il obtiendra sa licence. L’album sera certifié disque de platine (1 million d’albums vendus).

Hemispheres” est un OVNI dans le petit monde du rock, tout comme Rush à cette période de sa carrière. Ils nous offrent ici un disque si personnel qu’on ne peut citer aucune référence musicale proche de cette production à part eux-même. On ne dit pas “Rush ressemble à tel groupe” mais : “Tel groupe ressemble à Rush“. Aucun doute qu’avec un album pareil, le trio parvient à se hisser au rang d’artiste. Tout le monde ne peut pas en dire autant. C’est la grande classe quoi !

Thin Lizzy : Black Rose

June 26th, 2008

Thin Lizzy :  Black RoseAprès un live de référence, Thin Lizzy propose certainement son meilleur album. Beaucoup se demandent ce qu’est un bon disque de Hard Rock en proposant des candidats pas toujours de très bon goût. Heureusement, la bande de Phil Lynott est là pour l’expliquer. D’abord l’essentiel est de savoir écrire de bonnes chansons et le bassiste noir, en fin songwriter, maîtrise le sujet. Il a déjà à son actif plusieurs pièces de choix comme “Jailbreak“, “Sarah“, “Rosalie“, “The Boys Are Back In Town“, “Cowboy Song” et j’en passe… Ensuite il est impératif de savoir s’entourer pour avoir le son. La encore, avec Gary Moore comme guitariste (Brian Robertson s’en est allé), on a peu de chance de se tromper. Il ne reste plus qu’à mettre un paquet de feeling dans la boite et le tour est joué. “Black Rose” en est l’exemple parfait.

Ouverture majestueuse sur “Toughest In Town” bien entraînant pour se chauffer les tympans. Phyl Lynott expressif avec sa voix chaude et rocailleuse a la flamme. “Got To Give It Up” et ses guitares en tierces (spécialité du groupe) marque par son couplet et sa rythmique précise. Lynott y parle de sa dépendance à l’alcool. La reprise de “Sarah” très réussi est certainement la meilleur version de cette fabuleuse ballade pleine de tendresse.

On attaque enfin le titre épique “Robin Duh (Black Rose)” aux inspirations irlandaises. Le long chorus de guitare m’a scotché à l’époque. En entendant ça on ne peut s’empêcher de penser que des groupes comme Iron Maiden ont su exploiter le filon. Si tu aimes chevaucher les landes froides des pays nordiques sur ton fier destrier, enfourche ta monture et parcours ces vastes plaines. La conquête du royaume est à porté de main. Un des titres incontournable du groupe.

Enfin “Waiting For Alibi” (mon préféré) est une chansons parfaite au couplet entraînant et au refrain accrocheur. Il résume très bien mon état d’esprit de l’époque et l’enchaînement avec l’anarchisant “Do Anything You Want To” est une réussite.

Les autres titres sont tout autant réussi, entre le funky “S & M” et le joyeux “Get Out Of Here” on ne s’ennuie pas une seconde. La tournée qui suivra annoncera la décadence du groupe et on verra que le meilleurs est passé. Mais avec cet album, Thin Lizzy signe une ?uvre majeure dans le petit monde du hard Rock.

Album sans prétention, “Black Rose” restera un des disques de référence du genre. L’ambiance intimiste, les textes personnels fait d’offrandes et de partage ouvrent l’esprit de l’auditeur sur la vision du monde de Phil Lynott. Un monde humain avec ses qualités et ses défauts construit autour d’un rêve d’intégrité et de tendresse. Le genre d’univers que l’on n’oublie pas. Phyl Lynott restera dans nos coeurs.

Journey : Departure

June 25th, 2008

Journey : Departure1980, décennie de tous les dangers pour la musique. Le pire semble inévitable avec les batteries électroniques et les corbacs qui ont les cheveux longs devant et court derrière. On commence à s’habiller en noir et à se la jouer romantique dépressif. C’est la fin de la révolte et le début de la soumission médiatique qui envahit nos esprits désillusionnés. Heureusement, il y a Journey qui arrive avec peut-être son meilleurs album. Departure est une suite de tubes de rock FM bien calibrés, boostés au feeling et interprétés par un Steve Perry au chant toujours parfait (Je me prosterne). La différence avec l’album précédent tient dans les compositions plus rock & roll, plus bluesy.

“Any Way You Want It” super tube ensoleillé et gaie ouvre l’album avec toute la bonne humeur que l’on croyait en perdition. Comme on ne change pas une bonne formule, le blues “Walk Like A Lady” ou Neal Schon à la guitare fait des merveilles, perpétue la tradition en plongeant dans les racines de notre musique préférée.

“People And Places” basé sur les harmonies vocales possède une ligne de chant magnifique. C’est donc au tour de Steve Perry de montrer qui est le maître (c’est ici qu’intervient ma deuxième prosternation… le meilleurs reste à pourtant à venir). Le country/Folk “Precious Time” et son harmonica maintient cet esprit positif qui semble persister durant tout l’album. Entre les rock “Where Were You” (au riff de fin terrible), “Line On Fire” et les slow “I’m Crying” (très 70’s), ou “Stay Awhile” à la superbe mélodie, on trouve 2 joyaux : “Good Morning Girl” et “Little Girl”. Le premier est un peu dans le même esprit que “Who Wants To Live Forever” de Queen… En moins sirupeux. Le deuxième et à mon avis l’incontournable de l’album. Steve Perry y est boulversant. Enorme titre gorgé de tendresse qui évite de tomber dans le pathos. (Ultime prosternation devant The Voice / Steve Perry).

Departure” est à mon avis l’album de Journey le plus inspiré et le plus varié. A écouter de toute urgence par les amateurs de rock bien léché (c’est le rock qui est bien léché… Pas les amateurs… Espèces de petits obsédés). Un must !

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