Boston : Boston
June 26th, 2008
Amis du rock FM bonjour ! Le terme “rock FM” fut inventé justement par Tom Scholz alors qu’il préparait cet album. Aujourd’hui on utilise plutôt AOR (Adult Oriented Rock) qui regroupe surtout le Rock/Hard qui passe essentiellement sur les radios américaines. Bon Jovi, Foreigner, Styx, Boston en font parti. Mais Boston est à part pour une simple et bonne raison, c’est qu’ils en est l’initiateur avec justement ce premier album qui pulvérisa les records de vente.
Nous sommes en 1976, année de la grande canicule en France quand débarque cet OVNI de la galaxie Guitare. Tom Scholz en bon ingénieur à composé tout les titres et s’est occupé personnellement du traitement du son. Et Boston, c’est avant tout un son incroyable. Tom Scholz a inventé pour l’occasion un petit appareil révolutionnaire, qui marquera une génération de guitaristes : Le Rockman. C’est une sorte de walkman ou l’on peut brancher sa guitare et s’écouter au casque. Il intègre une distorsion et une reverb pré-réglée qui donne un son identique à celui du band. J’avoue avoir tripé comme un malade sur cet engin à l’époque. Bref, il faut signaler également la présence d’un excellent chanteur : Brad Delp, (mort cette année 2008) qui est LA voix du groupe. En 1976, le rock FM n’existe pas encore, mais Boston va inventer ce genre.
L’album s’ouvre sur “More Than A Feeling” un énorme tube que l’on peut entendre dans “Rencontre Du Troisième Type” (pour les cinéphiles amateurs de Spielberg). La première claque vient évidement du son. Une sorte de Folk/Rock/Hard extrêmement mélodieux avec des harmonies vocales superbes sur le refrain. Les chorus de guitare son presque des thèmes mélodiques avec toujours cette texture sonore très personnelle.
Avec “Peace Of Mind” et sa mélodie entraînante, on continu dans le même registre. L’introduction de “Foreplay/Long Time”, très progressive avec son solo d’orgue rappel les beaux jours d’Emerson, Lake and Palmer mais débouche sur un nouveau titre dans la même lignée que les précédents. La rythmique folk qui se transforme en hard sur la fin est une super trouvaille que l’on retrouvera sur “Don’t look back“, le titre d’ouverture du second album. J’adore la rythmique compacte de “Rock & Roll Band”, quand à “Smoking” c’est un de mes morceaux préférés (encore plus percutant en live). Une sorte de rock & roll/Boogie speedé aux guitares incroyables. La ligne de basse groovie, très 70’s et le chorus d’orgue font mouche à chaque fois.
Pour clore ce chef d’?uvre, Brad Delp nous offre sa première composition “Take me Home Tonight” magnifique. Sa voix douce et rythmée donne tout son sens à la mélodie entrainante et bourrée de tendresse. Un grand moment d’émotion !
Ce disque sent les 70’s et c’est certainement le meilleur album du genre. A écouter avec l’esprit orienté vers l’amour et la fraternité… Ça ne peut pas faire de mal. Bande de crasseux !