July 3rd, 2008
Découvert avec l’album Lies puis Paradox, et le live 1996, Royal Hunt m’avait scotché sur certains titres grâce à ses mélodies fantastiques. Après moult péripéties j’ai enfin réussi à me procurer Moving Target dont j’avais lu beaucoup de bien. La bande d’Andre Andersen, en mal de reconnaissance, avait opté pour l’occasion pour un chanteur américain assez réputé : D.C. Cooper. Je dois dire que sa voix chaude et ses aigues parfaits (absolument pas nasillards) laissait présager le meilleur. J’avoue que ma quête de l’album ultime de Royal Hunt fut récompensée. Ce disque est un concentré de tubes.
Petite précision, Royal Hunt est plus un groupe de Hard Mélodique que Metal Progressif comme c’est souvent indiqué sur l’emballage. Last Goodbye annonce tout de suite la couleur avec sa batterie carrée, ses guitares précises et son synthé omniprésent. Le chant parfait, soutenu par des choeurs bien placés sur des mélodies entraînantes, laisse songeur sur la suite. Si tout l’album est de ce niveau, ça va faire mal… Et ça fait vraiment mal ! Le splendide Far Away, est une tuerie absolue. Véritable démonstration mélodique et vocale ou D.C. Cooper atteint des sommets. Le titres suivant, Step By Step, joyeux et rythmé avec ce léger swing omniprésent et son refrain de tueur est encore un incontournable du groupe. Même d’instrumental Autograph passe comme une lettre à la poste. Cet album est bon de bout en bout pour peu qu’on soit sensible au travail bien fait, aux mélodies accrocheuses et à la musique qui caresse les tympans.
Certes, par la suite, Royal Hunt a fait des titres exceptionnels comme la trilogie Lies, Follow Me et Voices sur l’excellent album Lies, ou l’imparable Long Way Home sur Paradox. Mais Moving Target est à mon avis le disque le plus équilibré du groupe. Pas de réelle faiblesse et un vrai plaisir d’écoute pendant 42 minutes, c’est tellement rare. Sa Majesté sera toujours la bienvenue chez moi. Royal c’est le mot qui défini le mieux cet opus et ce groupe méconnu.
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July 3rd, 2008
Aaaahhh ! Que de souvenirs sur cet album ! Heir Apparent est un groupe de Seattle (USA) formé en 1984. 2 ans plus tard, Graceful Inheritance arrive dans les bacs. A l’époque, en France, Enfer Magazine et Hard Force (si ma mémoire est bonne), sont mes principales lectures. Amateur de Rush, seul groupe à proposer une musique alliant le Hard et le rock Progressif, je cherche désespérément d’autres formations évoluant dans le même registre. Je dépouille la presse spécialisée pour tomber sur la pépite, et je lis donc une chronique de Heir Apparent ou il est fait référence à ce combo que je vénère. Le jeune label Black Dragon commence à sortir des groupes sympa et je me dis que c’est l’occasion de m’ouvrir à des jeunes formations pleines d’espoir et d’insouciance. Je pars donc en quête de cet album très prometteur.
Après avoir passé une bonne heure à contempler la pochette durant mon trajet en métro, je lance le vinyl sur la platine. Le son franchement Metal me refroidit un peu mais la qualité des musiciens me séduit. Entrance suivit d’Another Candle et son riff bien lourd annonce un disque vraiment original. Rares sont les formations qui possèdent une section rythmique aussi impressionnante. Les titres s’enchaînent et je prend vraiment un plaisir incroyable quand arrive Tear Down The Walls, très agressif et à la mise en place incroyable. Hands Of Destiny et son refrain accrocheur est très plaisant à écouter. En 1986 rien de tel n’existe mais aujourd’hui, on peut dire que cet album annonce les groupes de Metal Progressif très techniques tel que Dream Theater. Malheureusement Heir Apparent n’a pas eu le succès d’Helloween ou de Queensryche mais il reflète bien l’état d’esprit de l’époque assez proche de ces deux groupes.
Le son a un peu vieillit, il manque de puissance, surtout dans les guitares. Pour ceux qui veulent revenir aux sources c’est assez amusant d’écouter ce qu’on a pu à l’époque trouver génial (Au point d’aller les voir en concert pour ma part). Pour les jeunes archéologues du Metal je conseille une petite écoute des titres cités plus haut. Un bon petit disque qui a marqué certainement quelques personnes à l’époque.
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