Les Chroniques de DEFNAEL ::

Les Chroniques de DEFNAEL

BOSTON – Don’t Look Back (1978) 17/20

June 9th, 2008

Après la claque du premier album, Boston revient avec “Don’t look back”. Malgrés sa mauvaise image, ce disque est aussi bon que le précédent. Les titres accrocheurs sont légions. Ici c’est un peu comme dans le cochon… Tout est bon ! Même le chanteur Brad Delp nous offre une chanson splendide, “Used To Bad News”, folk et rythmée, comme à son habitude. La ligne de basse groovie et l’esprit joyeux donnent une fraîcheur à ce style musicale qui en manque bien souvent.

 

Mais l’album contient 2 énormes tubes : “Don’t Look Back” (avec ses guitares rageuses et dans une certaine mesure, symphoniques), et le spirituel “A Man I’ll Never Be” gorgé d’inspiration lyrique. Et oui, car Boston, sans faire dans le rock chrétien, est tourné vers le beau. Vers les valeurs essentielles de la vie. La compassion, l’amour et… la nature. Fervent défenseurs de la cause animale et écologique en général, ils sont investi d’une mission salvatrice. N’hésitant pas à mouiller le maillot, ils combattent le mal en offrant leurs voix à des associations comme le WWF ou Greenpeace. Ha ha ha… Tu ne t’attendais pas à celle-là, toi qui pollue la planète en laissant tourner ton moteur à l’arrêt ou en considérant que la terre est une grande poubelle. Et bien Boston arrive d’une autre planète et va nettoyer tout ça avec ses lasers positroniques. Et tu n’aura qu’à la fermer. Oups, je m’égare…

 

Comme je l’ai dis plus haut, ce disque est superbe du début à la fin et aucun titre ne se détache vraiment du lot. Ca respire la joie de vivre, l’amitié et le soleil d’été. Il est l’heure de se réveiller et de sortir les guitares. Le son Boston n’a pas d’équivalent.

 

“Don’t Look Back” est construit comme son prédécesseur dont il ne craint pas la comparaison. C’est propre, parfaitement exécuté et on en redemande.

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Discover Boston!

BOSTON – 1er album (1976) 18/20

June 9th, 2008


Amis du rock FM bonjour ! Le terme “rock FM” fut inventé justement par Tom Scholz alors qu’il préparait cet album. Aujourd’hui on utilise plutôt AOR (Adult Oriented Rock) qui regroupe surtout le Rock/Hard qui passe essentiellement sur les radios américaines. Bon Jovi, Foreigner, Styx, Boston en font parti. Mais Boston est à part pour une simple et bonne raison, c’est qu’ils en est l’initiateur avec justement ce premier album qui pulvérisa les records de vente.

 

Nous sommes en 1976, année de la grande canicule en France quand débarque cet OVNI de la galaxie Guitare. Tom Scholz en bon ingénieur à composé tout les titres et s’est occupé personnellement du traitement du son. Et Boston, c’est avant tout un son incroyable. Tom Scholz a inventé pour l’occasion un petit appareil révolutionnaire, qui marquera une génération de guitaristes : Le Rockman. C’est une sorte de walkman ou l’on peut brancher sa guitare et s’écouter au casque. Il intègre une distorsion et une reverb pré-réglée qui donne un son identique à celui du band. J’avoue avoir tripé comme un malade sur cet engin à l’époque. Bref, il faut signaler également la présence d’un excellent chanteur : Brad Delp, (mort cette année (2008)) qui est LA voix du groupe. En 1976, le rock FM n’existe pas encore, mais Boston va inventer ce genre.

 

L’album s’ouvre sur “More Than A Feeling” un énorme tube que l’on peut entendre dans “Rencontre Du Troisième Type” (pour les cinéphiles amateurs de Spielberg). La première claque vient évidement du son. Une sorte de Folk/Rock/Hard extrêmement mélodieux avec des harmonies vocales superbes sur le refrain. Les chorus de guitare son presque des thèmes mélodiques avec toujours cette texture sonore très personnelle.

 

Avec “Peace Of Mind” et sa mélodie entraînante, on continu dans le même registre. L’introduction de “Foreplay/Long Time”, très progressive avec son solo d’orgue rappel les beaux jours d’Emerson, Lake and Palmer mais débouche sur un nouveau titre dans la même lignée que les précédents. La rythmique folk qui se transforme en hard sur la fin est une super trouvaille que l’on retrouvera sur “Don’t Look Back”, le titre d’ouverture du second album. J’adore la rythmique compacte de “Rock & Roll Band”, quand à “Smoking” c’est un de mes morceaux préférés (encore plus percutant en live). Une sorte de rock & roll/Boogie speedé aux guitares incroyables. La ligne de basse groovie, très 70’s et le chorus d’orgue font mouche à chaque fois.

 

Pour clore ce chef d’oeuvre, Brad Delp nous offre sa première composition “Take me Home Tonight” magnifique. Sa voix douce et rythmée donne tout son sens à la mélodie entrainante et bourrée de tendresse. Un grand moment d’émotion !

 

Ce disque sent les 70’s et c’est certainement le meilleur album du genre. A écouter avec l’esprit orienté vers l’amour et la fraternité… Ca ne peut pas faire de mal. Bande de crasseux !

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Découvrez Boston!

Discover Journey!

JOURNEY – Departure (1980) 18/20

June 9th, 2008

1980, décennie de tout les dangers pour la musique. Le pire semble inévitable avec les batteries electroniques et les corbacs qui ont les cheveux longs devant et court derrière. On commence à s’habiller en noir et à se la jouer romantique dépressif. C’est la fin de la révolte et le début de la soumission médiatique qui envahit nos esprits désillusionnés. Heureusement, il y a Journey qui arrive avec peut-être son meilleurs album. Departure est une suite de tubes de rock FM bien calibrés, boostés au feeling et interprétés par un Steve Perry au chant toujours parfait (Je me prosterne). La différence avec l’album précédent tient dans les compositions plus rock & roll, plus bluesy.

 

“Any Way You Want It” super tube ensoleillé et gaie ouvre l’album avec toute la bonne humeur que l’on croyait en perdition. Comme on ne change pas une bonne formule, le blues “Walk Like A Lady” ou Neal Schon à la guitare fait des merveilles, perpétue la tradition en plongeant dans les racines de notre musique préférée.

 

“People And Places” basé sur les harmonies vocales possède une ligne de chant magnifique. C’est donc au tour de Steve Perry de montrer qui est le maître (c’est ici qu’intervient ma deuxième prosternation… le meilleurs reste à pourtant à venir). Le country/Folk “Precious Time” et son harmonica maintient cet esprit positif qui semble persister durant tout l’album. Entre les rock “Where Were You” (au riff de fin terrible), “Line On Fire” et les slow “I’m Crying” (très 70’s), ou “Stay Awhile” à la superbe mélodie, on trouve 2 joyaux : “Good Morning Girl” et “Little Girl”. Le premier est un peu dans le même esprit que “Who Wants To Live Forever” de Queen… En moins sirupeux. Le deuxième et à mon avis l’incontournable de l’album. Steve Perry y est boulversant. Enorme titre gorgé de tendresse qui évite de tomber dans le pathos. (Ultime prosternation devant The Voice / Steve Perry).

 

“Departure” est à mon avis l’album de Journey le plus inspiré et le plus varié. A écouter de toute urgence par les amateurs de rock bien léché (c’est le rock qui est bien léché… Pas les amateurs… Espèces de petits obsédés). Un must !

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Discover Journey!

JOURNEY – Evolution (1979) 18/20

June 9th, 2008

Si vous en avez marre que toutes les nanas vous disent que le Metal c’est trop violent, que vos parents vous saoulent en vous obligeant à baisser votre musique de sauvage, mettez vous à Journey. Et pour ce faire, Evolution est la solution idéale. Vous aurez l’un des meilleurs chanteurs de la planète (Steve Perry : The Voice pour les américains), d’excellents musiciens issus en partie du band de Santana, un guitariste hors pair (Neal Schon que tout rocker doit connaitre) et enfin, cerise sur le gâteau, des mélodies plus que plaisantes. En gros, vous aurez Journey et ca vaut le détour !

 

Ce groupe est une institution aux USA et les amateurs de series TV le savent. C’est par exemple le band préféré du héros de la série Newport Beach et c’est leur titre “Don’t Stop Believin’” qui clôture l’excellente série “Les Soprano”. Carte de visite impressionnante donc !

 

“Evolution” démarre sur une intro instrumentale. Le chorus de guitare sur fond de choeurs du plus bel effet augure du meilleurs. La production nikel est légèrement marquée 70’s (puisque l’album date de 1979 on s’en serait douté), et cela participe au voyage que nous allons entreprendre. “Too Late” le slow ravageur qui suit nous fait découvrir un Steve Perry au meilleurs de sa forme. La voix légèrement éraillée aux capacités incroyables porte l’album du début à la fin.

 

Le bluesy “Lovin’, Touchin’, Squeezin’” qui fut un petit succés à l’époque se termine sur des choeurs qui sentent le soleil de Californie alors que Neil Schon sort son bottleneck pour accompagner ses amis à la slide guitar.

 

Personnellement, je trouve que le titre à ne pas louper c’est “Sweet And Simple”. La maîtrise incroyable de Steve perry fait presque penser à Janis Joplin. Si cette chanson avait existé à l’époque de Don Juan, celui-ci en aurait usé et abusé. Si tu es seul et desespéré, que les filles te tournent le dos au lieu de te tourner autour, met ce titre en regardant n’importe laquelle dans les yeux et tu verra toutes ses barrières mentales s’écrouler. Reste toi-même, soit Sweet and Simple et les nuages s’écarteront pour laisser percer un rayon de soleil qui inondera ton avenir. C’est la magie de Journey qui opère (je parle pas de chirurgie).

 

Evolution est un très bon disque de rock FM avec un chanteur vraiment fantastique.

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Discover Journey!

ZENO – 1er album (1986) 19/20

June 9th, 2008

Zeno

Uli Jon Roth, le célèbre guitariste du Scorpions d’origine avait marqué le groupe par son esprit psychedélique et ses chorus Hendrixien. Et, à mon avis, en 1986, ce groupe n’était plus que l’ombre de lui même. Cherchant vainement la belle mélodie, animé que j’étais par les images de Woodstock qui trottaient dans ma tête, je découvris que Uli Jon avait un frère au nom tout aussi énigmatique : Zeno.

 

Alors, pour toi lecteur, sache que le Zeno n’est pas un métal et qu’il pourrait donc ne pas être chroniqué dans Spirit Of Metal. Ne le confond pas non plus avec le xenon qui est un gaz. Car Zeno est tout autant Metal qu’aérien. C’est là sa principale caractéristique.

 

Le premier album de notre ami surf sur la vague du rock FM (avec foulards au vent et moule burnes ridicule) et propose un rock accrocheur tout en gardant une touche d’héroïsme dans la guitare. Car Zeno est un peu comme son frère, il aime la grandiloquence et les envolées lyriques. Amour que je partage avec eux sans fausse modestie (mais sans arrière pensée non plus).

 

Pour résumer, si tu kiffes le gros Metal qui put des pieds, passe ton chemin. Ici, on est en famille. On tend la main à nos amis, on regarde s’envoler les colombes alors que le soleil se couche, on porte des chapeaux comme Stevie Ray Vaughan et on surveille de loin l’agressivité de nos contemporains en se demandant si l’éveil n’est pas atteint, si Bouddha ne va pas surgir de derrière le vieux chêne qui nous offre son ombre bienfaisante.

 

Zeno c’est la paix intérieur à porté de main.

 

Mais je n’ai pas parlé du chanteur Michael Flexig à la voix ahurissante. Les beuglements sauvages ou les cris stridents si personnels au monde du Hard/Metal ne sont pas de mise içi. La voix est toujours bien placée, les choeurs impeccables et les mélodies savoureuses.

 

Bon, le Rock FM à la Bon Jovi, Foreigner, ou Survivor est bien loin. Cet album est vraiment à écouter pour sa perfection, son équilibre fragile entre gros tube commercial et chef d’oeuvre de mélodies. Tout ici est au service de la musicalité.

 

Les titres comme “Emergency”, “Heart On The Wing”, “Sent By Heaven” et surtout “Circle Of Dawn” sont vraiment imparables. Pour finir j’ajouterais que certains chorus de guitare sont tout bonnement enchanteurs… Entre Mickael Schenker et Uli Roth.

 

Seul petit bémol, parfois on est assaillit par les bons sentiments (“Love Will Live”), mais Zeno, le guerrier de l’Amour, évite les pièges et les lourdeurs du genre.

 

Voilà l’ami ! Si tu penses que les allemands peuvent faire mieux que Ramstein et Tokio Hotel peut-être qu’un jour tu aura la chance (voir l’honneur) de tenir cet album entre tes mains et tu te dira sûrement que 1986, au fond, ce n’était pas tout à fait une année de merde. Comme quoi, tout arrive.