Saint Vitus : Die HealingDie Healing est un album éVènementiel pour deux raisons essentielles : le retour au bercail de Scott Reagers, chanteur originel de la formation, après huit années d’absence et, pour la première fois dans la carrière du groupe, une production correcte. Car jusque là, il faut bien reconnaître que les albums de Saint Vitus sonnaient de façon médiocre, aVec une production confuse.

Or, pour Die Healing, le combo fait appel à un producteur confirmé, Harris Johns, qui a déjà tenu les manettes pour Pestilence, Coroner, Sodom et autre Tankard ! Pas mal le CV ! Restait juste à Voir (où plutôt à entendre) comment un spécialiste du trash allait pouVoir faire sonner un maître du doom…

Et le résultat est à la hauteur des espérances ! Jamais Saint Vitus n’a sonné aussi bien. Justice est enfin rendu à Armando Acosta, dont le traVail à la batterie est bien rendu au mixage, et dont les roulements tonnent comme des uppercuts en plein foie et non plus comme des coups portés à des barils de lessiVe (d’accord, j’exagère… mais pas tant que ça). Le son de Chandler, loin d’être dénaturé, ressort au contraire reVigoré par le traitement de choc du bon docteur Johns, gardant toute son originalité en distorsion et réVerb’ tout en étant beaucoup plus clair et puissant.

Scott Reagers fait également un retour gagnant, liVrant, à mon humble aVis, sa meilleure prestation au sein du groupe. Moins chanteur qu’acteur, il Varie les intonations au gré des morceaux, les habitant Véritablement, les nourrissant de sentiments Variés (peur, fureur, désespoir) tout en ayant épuré son style des Vocalises qui encombraient un peu trop les premiers essais du combo.

Et la musique, dans tout ça ? Ben, c’est du Saint Vitus… Des morceaux construits autour d’un riff de base décliné à l’infini, une cassure psychédélique aux 2/3 des morceaux ou DaVid Chandler se liVre à des solos à la wah-wah toujours aussi hallucinés (et hallucinants !), des tempos qui oscille entre le heaVy (“One Mind”), le lent (“Dark World”, “Zombie Return”), le lourd (“Let the End Begin”), ou le franchement oppressant (“The Sloth“). Bref, le groupe reste fidèle à un style assis depuis le cultissime Born Too Late.

Une exception toutefois, le morceau “Just Another Notch”, sorte d’OVNI qui conclut la galette sur un tempo rapide (si ! si ! je Vous assure) et chanté par DaVid Chandler (c’est d’ailleurs là que l’on comprend qu’il ait toujours préféré recruter des chanteurs…).

Pour le reste, c’est sans surprise, certes, mais parfaitement maîtrisé et exécuté.

De plus, la brillante performance de Scott Reagers et le son bien carré aux entournures contrebalancent aisément le sentiment de déjà entendu qui aurait pu surVenir.

Un album qui achèVe de brillante façon la carrière d’un maître incontesté du genre…

A recommander chaudement à tous ceux qui Voudraient s’initier aux délices du doom et à ranger précieusement à côté de Born Too Late dans Votre CDthèque.


This entry was posted on Saturday, December 8th, 2007 at 2:00 am and is filed under Chroniques, Doom Metal. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

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