Il y a des albums (nombreux, il faut bien le dire) dont on se dit en les écoutant pour la première fois : « ouais? Bof? Déjà entendu? » et il y en a d’autres (beaucoup plus rares) dont on a le sentiment qu’on les connaît déjà.
Non pas qu’ils sonnent comme des poncifs, mais comme des classiques !
Iron Will, quatrième opus de Grand Magus, est de cette veine-là.
Dès l’intro, nous sommes terrassés par un déluge de métal en fusion. Et ça ne s’arrête qu’avec la fin de l’album ! Pas un temps mort, pas un morceau de remplissage ! Il est vrai que l’ensemble ne dure que 40 minutes, mais il vaut mieux qu’elles soient d’une rare intensité que passer une heure à bailler et regarder sa montre, non ?
Les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas.
Leur seul point commun étant leur qualité.
Contrairement au titre du morceau « Silver into Steel » (De l’argent en acier), le groupe transforme tout ce qu’il interprète en or massif ! Que le tempo soit enlevé (« Like the Oar Strikes the Water » qui ouvre magistralement l’album, « The Shadow Knows ») ou plus lourd (« Iron Will », « Beyond Good and Evil »), tous les morceaux excellent par des riffs qui vous vrillent la cervelle, des chorus qui vous donnent une envie frénétique de vous mettre à la guitare et des mélodies vocales infernales (écoutez « Fear is the Key ») !
Mention spéciale à JB qui éclabousse vraiment l’album d’un talent insolent, comme guitariste mais aussi (et surtout ?) comme chanteur. Assurément une des plus belles voix du métal.
Je ne vais pas vous en tartiner des pages. On tient simplement là le “Heaven & Hell” du début de ce siècle. Pas moins.
On en parlera encore dans vingt ans, vous voulez parier ?



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