Asphyx (Soulburn) : Feeding on Angels

Suite à un God Cries donnant l’impression d’un combo à bout de souffle, le batteur Bob Bagchus décide de faire table rase du passé en rappelant le guitariste Eric Daniels absent depuis l’album éponyme et en recrutant le bassiste chanteur de Pentacle Wannes Gubbels. Afin de repartir sur de nouvelles bases les bataves changent ainsi carrément de nom, abandonnant Asphyx pour Soulburn. Le fruit de leur travail se nomme Feeding on Angels (1998) et sort toujours par l’intermédiaire de Century Media.
La musique de Soulburn n’est pas fondamentalement différente de celle d’Asphyx, d’autant que le chant de Gubbels ressemble beaucoup à celui de Martin Van Drunen (sans pour autant en être la copie conforme). On retrouve avec plaisir les rythmiques appuyées et poisseuses de Daniels qui manquaient tant sur God Cries, notamment sur Storming Hordes et son Death / Doom d’une puissance et d’une lourdeur remarquable.
Asphyx n’est plus (provisoirement) mais ses musiciens semblent avoir retrouvé la flamme sacré, dès le prenant Hellish Entrapment, on est happé par les guitares entraînantes et la double-pédale lente et lourde de Bob Bagchus. L’apport au chant de Wannes Gubbels est indéniable, depuis le départ de Van Drunen, Asphyx (oui je sais Soulburn, mais c’est pareil…) était orphelin d’un chanteur charismatique, avec lui l’erreur est réparée, ses vocalises profondes et arrachées donnent une réelle ampleur aux morceaux.
On regrettera peut-être un léger manque d’homogénéité avec quelques titres plus faibles, comme Crypts of the Black trop linéaire et convenu. A côté de ça le long morceau éponyme propose un Death Metal de très bonne facture, basé sur les ambiances et les rythmiques répétitives, terme loin d’être péjoratif ici car il provoque une sorte d’hypnose et un headbanging incontrôlé. Parmi les chansons au dessus du lot on cochera Behold the Funeral Candle édifiée dans un double crescendo d’abord Doom, puis virant progressivement au Death Metal hargneux dans lequel les riffs de Daniels font une fois de plus mouche.
Même si on est encore loin de l’intouchable Last One on Earth, « Asphyx-Soulburn » redresse la barre de belle façon en proposant de nouveau un Death Metal sombre et lourd comme ils savent le faire, ne se préoccupant nullement de ces nouveaux groupes repoussant les limites de la vitesse et de la brutalité comme Deeds Of Flesh et Cryptopsy. Du coup ce disque anachronique passera hélas inaperçu, comme tant d’autres…
BG (www.spirit-of-metal.com).

Feeding on Angels reste le dernier album d’Asphyx que j’ai découvert, étant passé complètement inaperçu à mes yeux, la faute au changement de patronyme de la formation en Soulburn. Je ne comprends d’ailleurs franchement pas ce changement de nom, puisqu’au contraire le groupe récupérait Eric Daniels et se rapprochait de l’aura de ses premières oeuvres. Enfin comme toi, j’apprécie beaucoup le chant de Wannes Gubbels, se rapprochant du guttural de Martin Van Drunen. Les compositions restent toutefois moyennement inspirées, me conduisant au final à dresser une notation similaire à la tienne. Fabien.
Angelcorpse



Deux ans après
Après un début de carrière balbutiant et un album de moyenne facture sortie chez Die-hard en 1996, Dying Fetus change de maison de disque pour atterrir chez les allemands de Morbid Records, écurie spécialisée dans le death brutal et le grind (Nyctophobic, Obscenity, Krabathor…) et vue le style pratiqué par les américains , ils ne changeront pas les habitudes de la maison.
Le successeur de 