Altars of Fab’ Death

Angelcorpse : The Inexorable

Troisième album de la horde de P.Helmkamp & G.Palubicki, The Inexorable est une nouvelle fois enregistré au fameux Morrisound Studios sous la houlette de Jim Morris, durant le mois de mai 1999. John Longstreth cède la place à Tony Laureano, qui insuffle une puissance considérable aux morceaux, grâce à ses blasts d’une maîtrise imparable. En revanche, l’album perd partiellement la bestialité et l’intensité du terrible Exterminate, qui pulvérisait avec des brûlots tels que Christhammer ou Phallelujah. The Inexorable reste toutefois un excellent album de la part d’Angelcorpse, largement au dessus de la mêlée, à acquérir les yeux fermés. Fabien.

> - Les commentaires -, Angelcorpse — fabien @ 3:30 am

January 26, 1999

Cannibal Corpse : Bloodthirst

BloodthirstOctobre 1999 annonce le retour des fracassants Cannibal Corpse pour leur sixième mouture, soit seulement un an et demi après la sortie de Gallery Of Suicide ; ce laps de temps relativement court s’explique surtout grâce à la présence de trois compositeurs en son sein, dont le stakhanoviste Webster, qui signe une nouvelle fois la bonne moitié des morceaux.

L’habituelle double illustration de Vince Locke, version censurée et non censurée, annonce le ton brutal de ce nouvel opus ; l’impression est confirmée dès les premiers titres, puisque les américains proposent immuablement une déferlante de morceaux à la fois techniques et rentre dedans, sur un martèlement rythmique sans faille. Reprenant la brutalité de Vile et la finesse de Gallery, les titres alternent avec grande aisance passages rapides et entrainants, à l’image de l’excellent Pounded Into Dust, à d’autres plus alambiqués comme le très poétique Coffinfeeder.

Petit changement cette fois au niveau de l’ingénieur du son, puisque les habituels S.Burns et J.Morris sont remplacés par Colin Richardson, qui choisit avant tout de mettre l’accent sur les guitares, les dotant d’un son particulièrement lourd et tranchant. Enfin, côté chant, George Fisher, l’arme ultime de Cannibal Corpse, est toujours aussi puissant, débitant un flot de paroles (toutes aussi gores les unes que les autres) plutôt impressionnant.

Mariage réussi de Vile et Gallery Of Suicide, Bloodthirst n’apporte néanmoins rien de particulier dans la carrière du groupe ; l’album reste tout de même en tout point remarquable, notamment dans cette facilité à multiplier les contretemps au sein d’un titre, le rendant toujours très captivant.

Ainsi, grâce à la régularité de sortie de ses albums, mais aussi à leur qualité toujours constante, Cannibal Corpse reste invariablement au dessus du lot. De ce fait, malgré la période de flottement du death métal dans la seconde partie des années 90, le groupe tire chaque fois son épingle du jeu, se hissant parmi les formations sur lesquelles le death métalleux peut aveuglement se fier.

Fabien.

> - Les chroniques -, Cannibal Corpse — admin @ 5:00 am

January 24, 1999

Dismember : Hate Campaign

Hate CampaignPeu habitué aux changements de line up, Dismember perd coup sur coup Robert Senneback & Richard Cabeza, pourtant présents au sein de la formation depuis 1991. Les deux musiciens sont respectivement remplacés à la guitare et à la basse par Magnus Sahlgren et Sharlee d’Angelo (Arch Enemy), qui rejoignent alors le groupe aux Dat Boot Studios de Stockholm en avril 1999, sous la coupe de leur batteur Fred Estby, pour les sessions du cinquième album. Baptisé Hate Campaign, le disque muni d’une pochette morne sort tardivement en janvier 2000 chez Nuclear Blast qui, en assurant le strict minimum, relègue le groupe au fond de son catalogue.

Perdant deux précieux membres, et ne sentant aucun soutien de la part de son label, Dismember traverse alors une période de doute indéniable, se ressentant au travers de son nouveau cru. Le quinquet suédois conserve bien sûr son death tout droit sorti du début des nineties, avec ses rythmiques entraînantes et un son scandinave immédiatement reconnaissable, mais apparaît en revanche bien moins fougueux et inspiré au fil des années.

Hate Campaign débute pourtant sur les bons Suicidals Revelations & Questionable Ethics, mêlant adroitement riffs crus et lignes mélodiques caractéristiques, mais devient rapidement terne au fil de son écoute. Entre les vocaux de Matti Karki manquant de fureur et les soli de David Blomqvist sans éclat, Dismember semble perdre progressivement la rage qui l’animait à ses débuts.

Visiblement pressé d’en finir avec son écurie Nuclear Blast, à l’instar de Deicide avec Roadrunner, Dismember livre ainsi un Hate Campaign de facture honorable, mais possédant en revanche ce côté fâcheusement vite expédié, en faisant l’effort le plus fade de sa discographie à ce jour. L’album se conclût toutefois sur l’intense morceau éponyme et son superbe final en lead de Blomqvist, où le groupe retrouve alors toute son intensité, montrant ainsi sa passion intérieure encore prête à s’enflammer.

Fabien.

> - Les chroniques -, Dismember — admin @ 6:30 am

January 23, 1999

Hate Eternal : Conquering the Throne

Déjà guitariste sur Dreaming the Dead en 1991, premier album de la formation culte Ripping Corpse emmenée par Shaune Kelley & Scott Ruth, Erik Rutan accroit définitivement sa popularité en 1995, lors de son intégration dans les rangs de Morbid Angel, participant activement à l’écriture et à l’interprétation du grand Domination. Mais, désormais accompli, le guitariste stakhanoviste souhaite rapidement revêtir le rôle de leader, délaissant la troupe de Trey Azagthoth pour fonder son propre groupe deux ans plus tard, l’imposant Hate Eternal, aux côtés de son ami Jared Anderson.

Erik Rutan décroche alors le jackpot en complétant son line up avec Doug Cerrito, officiant encore au sein de Suffocation (au bord de la séparation à cette époque), puis avec Tim Yeung, réputé pour ses blast-beats parmi les plus rapides du circuit. Fort d’un contrat avec Wicked World (division d’Earache créée par Dan Tobin dans le but de relancer le metal extrême au sein du label), Erik et ses lieutenants investissent le Greenhouse Studio en mars 1999, débouchant sur la sortie de Conquering The Throne en octobre, muni d’un titre sans équivoque et d’une peinture de Hans Memling (1471), dévoilant déjà toute la thématique, l’ambition, l’identité, et l’essence sombre de la formation.

Dès son ouverture, Conquering The Throne submerge l’auditeur par ses blast-beats métronomiques sans pitié, sa basse écrasante, ses riffs démentiels, ses soli enflammés, et ses vocaux d’un guttural particulièrement rageur. Depuis l’impitoyable Praise of the Almighty jusqu’à l’intraitable Satured in Dejection, Hate Eternal dégage ainsi ce tourbillon de haine et cette brutalité sombre parfaitement canalisés, affichant une vitesse et un niveau technique quasiment inédits à l’époque.

Toutefois, les compostions d’Erik Rutan ne développent pas encore toute leur envergure, possédant un côté trop massif, qui les empêche de se détacher pleinement les unes des autres. En revanche, les trois morceaux composés par Doug Cerrito (Nailed to Obscurity, Dethroned, Spiritual Holocaust), d’une mise en place et d’une exécution désarmantes, apportent ce parfum Despise the Sun (Suffocation) plus que délicieux, permettant de trancher judicieusement avec les titres du leader.

Repoussant vitesse, technique et brutalité de quelques crans, pour donner une nouvelle définition à l’extrémité, à l’instar d’Apocalyptic Revelations, Amongst the Catacombs & Exterminate (Krisiun, Nile, Angelcorpse), l’infernal Conquering The Throne marque ainsi le début d’une nouvelle ère dans l’histoire du death metal, en cette fin des années 90, apportant l’oxygène nécessaire au style pour permettre l’enterrement définitif de ses années fades et incertaines. Hate Eternal possède en effet cette violence rythmique et cette technique pratiquement inédites en ces temps, renvoyant d’un coup au placard de nombreuses formations de death metal essoufflées, empêtrées dans des structures middle tempo et des riffs monolithiques maintes fois rabâchés.

Fabien.

> - Les chroniques -, Hate Eternal — fabien @ 4:00 am

January 19, 1999

Lock Up : Pleasures Pave Sewers

Tandis que Napalm Death perd progressivement sa fougue death grind, livrant un Words From The Exit Wound poussif et guère convaincant, Shane Embury & Jesse Pintado, visiblement en manque d’inspiration au sein de la bande de Birmingham, s’associent en 1998 avec le redoutable batteur Nick Barker. Le trio forme ainsi le projet parallèle Lock Up, dans l’intention manifeste de balancer un cocktail old school sans fioriture, à base de death, de grind et de crust, dans l’esprit de Repulsion, Brujeria & Disfear.

Les deux compères composent facilement 13 morceaux, puis rentrent dès l’année suivante aux Backstage Studios, sous la coupe de l’impitoyable Andy Sneap, enregistrant les pistes en deux petites journées, afin de conserver un côté cru et spontané. Peter Tägtgren, leader d’Hypocrisy, se charge quant à lui des growls gutturaux et de leur mise en boite, expédiés eux aussi en une seule journée. Remis dans les mains de la puissante écurie Nuclear Blast, Pleasures Pave Sewers répand ainsi son death grind en cette année 1999.

Débutant sur le bon After Life In Purgatory, l’album fixe d’entrée la couleur, sur le couple basse batterie infaillible de Nick & Shane, supportant les riffs nerveux de Jesse et les vocaux hargneux de Peter. Privilégiant une violence rythmique à toute forme de concession, Lock up déboite à coups de blast beats précis (Pretenters Of The Throne), de salves de riffs teigneux (Tripple Six) et de middle tempi écrasants (Slow Bleed Gorgon). Pleasures Pave Sewers ne contient toutefois pas de morceau véritablement marquant, n’échappant pas à une certaine linéarité, malgré ses 29 petites minutes.

Avec deux compositeurs issus de Napalm Death, Lock Up dégage en outre des relents Napalmiens trop marqués, multipliant plans & riffs similaires au groupe anglais, perdant ainsi beaucoup de personnalité. Par ailleurs, la spontanéité recherchée lors de l’écriture de Pleasures Pave Sewers s’efface au profit d’une production certes puissante, manquant en revanche de rugosité, mais aussi devant le côté clean & purement marketing de Nuclear Blast, en décalage avec la désinvolture affichée.

Album parfaitement emboité, mais sans titre particulièrement meurtrier, Pleasures Pave Sewers reste également un brin trop propre & trop calculé, ne dégageant pas l’essence grind réellement recherchée. Version turbo d’un Napalm Death fatigué en cette fin des années 90, proche de Nasum dans l’esprit, Lock Up dévaste ainsi sans problème, même si la technique de son homonyme suédois, bombardant avec une puissance grindcore impressionnante, demeure résolument plus efficace.

Fabien.

> - Les chroniques -, Lock Up — fabien @ 6:00 am

January 15, 1999

Necrophobic : The Third Antichrist

The Third AntichristEnregistré entre décembre 1998 et mai 1999 aux Sunlight Studios de Stockholm, The Third Antichrist est un album important dans la carrière de Necrophobic, s’agissant de la première réalisation composée en l’absence de David Parland, ancien leader de la formation. Fidèle à son label Black Mark, le combo suédois sort ainsi son nouvel effort en ce mois d’octobre 1999.

Empruntant les accents death de Nocturnal Silence et les ambiances black de Darkside, The Third Antichrist est l’osmose parfaite entre les deux styles. Malgré l’absence de Parland, le quatuor suédois s’en sort haut la main dans l’art de l’écriture, en composant des morceaux remarquables, violents et mélodiques, à l’aura démoniaque indescriptible. Des riffs assassins d’Into Armageddon, jusqu’aux mélodies sombres d’Isaz, en passant par les solos magnifiques de Frozen Empire, Necrophobic oppose ainsi judicieusement une atmosphère infernale à une beauté noire des plus envoûtantes.

Captant brillamment la violence rythmique de Sterner, les riffs tranchants d’Halfdan / Ramstedt et la voix possédée de Sidegard, Tomas Skogsberg dote également l’ensemble d’un son clair et agressif. En ajoutant enfin son concept ultra satanique, avec son livret CD brûlant dans les mille feux de l’enfer, l’album dégage vraiment une force obscure impressionnante.

D’une essence purement diabolique, The Third Antichrist assène donc un death black intense et profond, montrant Necrophobic plus déterminé que jamais. Mais une fois encore, le manque de soutien de Black Mark ne permet pas au groupe se faire suffisamment entendre, malgré sa personnalité et ses qualités indéniables.

Fabien.

> - Les chroniques -, Necrophobic — admin @ 7:15 am

January 13, 1999

Nocturnus : Ethereal Tomb

Ethereal TombAuteur des intemporels The Key & Thresholds, Nocturnus splitte prématurément en 1993, après la sortie d’un dernier EP chez Moribound records. Heureusement en 1999, pour le plus grand bonheur des death métalleux, le formidable duo de gratteux Davis / McNenney et le claviériste Louis Panzer redonnent corps au groupe, complétant le line up avec Rick Bizarro à la batterie, et Emo Mowery, déjà bassiste sur le EP, à la quatre cordes et au chant. Misant beaucoup sur la formation floridienne, Season Of Mist lui offre un alors un contrat, se concrétisant par la sortie d’Ethereal Tomb à la fin de cette même année.

Reprenant la recette des précédentes réalisations, Nocturnus propose toujours un death metal technique très soigné, avec les guitares lourdes de Davis & McNenney, et la voix gutturale de Mowery, supportées par de nombreuses nappes de claviers et des solos de haute volée. Ethereal Tomb délaisse toutefois les accents sombres de The Key et les ambiances spatiales de Thresholds, avec un death s’orientant vers des strates mid tempo plus intimistes, à l’image d’Outland, ce superbe instrumental aux claviers et acoustiques remarquables.

Mais, d’une qualité pourtant irréprochable, l’album ne parvient pourtant pas à décoller. Son côté mid tempo abuse en effet de rythmes lents et de riffs similaires, qui deviennent au final plutôt ennuyeux. L’ensemble manque malheureusement de passages rapides qui, en opposition aux atmosphères lugubres et planantes créées par les claviers, apportaient pourtant le mordant des précédentes compositions. Ici, pêchant par leur mollesse, sur un chant également trop linéaire, les morceaux d’Ethereal Tomb ne recréent dès lors pas la magie si présente auparavant.

Avec un album en demi-teinte, affrontant aussitôt un échec commercial, Nocturnus rate donc son come-back et disparaît dès lors de la scène death métal. Pourtant, au delà de sa relative monotonie, Ethereal Tomb impose au fil des écoutes ses ambiances travaillées, tantôt lourdes, tantôt mélancoliques et apaisantes, qui permettent au fan de Nocturnus de s’évader certes un peu moins loin, mais de rêver une fois encore.

Fabien.

> - Les chroniques -, Nocturnus — admin @ 6:15 am

Testament : The Gathering

The GatheringDepuis sa création en 1983 sous le nom de Legacy, Testament n’a cessé d’évoluer, passant allégrement d’une période thrash nerveuse à une ère aux colorations beaucoup plus heavy. Puis en 1997, Demonic annonçait le “Nouveau Testament”, plus corrosif et technique que jamais, qui poussait cette fois son thrash métal originel aux portes du death metal. Ainsi, en ce mois de juin 1999, la formation californienne revient avec The Gathering, sa huitième réalisation, délivrant une parfaite synthèse de toutes ses influences passées et actuelles.

Une fois encore, Eric Petterson et Chuck Billy alignent un line up impressionnant, associant brillamment Steve DiGiorgio (Sadus) et Dave Lombardo (Slayer) au couple rythmique, et s’épaulant de James Murphy (Disincarnate) à la seconde guitare. Dès lors, grâce à l’addition du jeu de batterie puissant & millimétré de Lombardo, des lignes de basse riches & techniques de DiGiorgio, et des riffs agressifs & précis de Petterson / Murphy, The Gathering dégage d’une puissance de feu incomparable, bénéficiant de surcroît d’une production superbement massive et cristalline.

Ainsi, renouant brillamment avec son passé, mais possédant parallèlement un son et une approche très modernes, Testament réincarne la pure essence du thrash. Depuis DNR et ses touches rétros délicieuses, jusqu’à Fall Of Sipledome et ses soli vertueux, en passant par Down Of Life et son rythme headbanguesque, Legions Of The Dead et sa brutalité écrasante, Eye Of Wrath et ses ambiances envoûtantes, chaque titre possède ainsi son identité propre, et forme un tout d’un relief et d’une cohérence exemplaires.

La voix de Chuck Billy est bien sûr phénoménale, mais aussi incroyablement variée, alternant un chant thrash remarquable à des growls gutturaux décollant la tapisserie des murs, à l’image de l’excellent True Believer, qui démontre toute l’étendue de son panel et son talent.

Ainsi, grâce aux compositions inspirées d’Eric Peterson, divinement mises en valeur par un line up prestigieux, Testament revient sur le devant de la scène avec un nouvel album explosif, d’une maîtrise et d’un professionnalisme incomparables. Véritable passerelle entre la fougue thrash / heavy des débuts et la brutalité pure de Demonic, bénéficiant en plus d’un son énorme, The Gathering s’inscrit sans conteste parmi les albums thrash les plus redoutables de ces dix dernières années.

Fabien.

> - Les chroniques -, Testament — admin @ 5:45 am

January 7, 1999

The Kovenant : Animatronic

AnimatronicAprès le black traditionnel d’In Times before the light, et le superbe black symphonique de Nexus Polaris, standard aux côtés d’Enthrone Darkness et de Dusk (D.Borgir, C.Filth), Covenant change une nouvelle fois la donne en cette fin d’année 1999, ajoutant des touches électro très marquées, et s’écartant un peu plus de ses racines black. Contraint de changer de patronyme faute à un copyright déjà déposé, le groupe rebondit judicieusement en choisissant le nom de The Kovenant, se donnant une touche très futuriste. Animatronic, nouvel album de l’entité norvégienne, rompt ainsi avec le design affiché jusqu’à lors, montrant ses interprètes affublés d’un look des plus déconcertants.

Dès le mémorable Mirrors Paradise, Animatronic annonce le nouvel ordre. Sur les rythmiques métronomiques de Jan Axel (Mayhem), les guitares lourdes de Psy Coma se mélangent à ses synthés omniprésents, formant un ensemble où riffs et mélodies s’imbriquent les uns aux autres, dégageant une magie incroyable, tant les différentes possibilités d’écoute semblent infinies. La voix black éraillée de Lex Icon renforce alors le côté brutal et dérangeant de l’album, s’opposant brillamment à la douceur du chant suave de Sarah Jezebel Diva.

Grâce à une production énorme de Siggy Bemm aux Woodhouse Studios, The Kovenant peaufine ainsi son black électro dans les moindres détails, chaque élément bénéficiant d’un mixage remarquable. Depuis l’oriental Jihad jusqu’au spatial The Birth Of Tragedy, en passant par les soli vertueux de Sindrom et les accélérations meurtrières de Name Of The Future, Animatronic dégage des ambiances particulières sur chacun de ses morceaux, affichant une diversité, mais aussi une cohérence incroyables.

Mille fois trop synthétique et calculé pour les puristes, Animatronic ne s’adresse donc pas aux amateurs de métal brut et sans artifices. Il s’impose en revanche à tous les autres, grâce à ses atmosphères à la fois sombres, séduisantes, fabuleuses et inquiétantes, qui en font un édifice de l’électro black, montrant une fois encore toute l’avant garde et le potentiel créatif de la scène post black norvégienne, à l’image de La Mascarade Infernale ou de Grand Declaration of War, d’Arcturus & Mayhem. Impressionnant !

Fabien.

> - Les chroniques -, Covenant — admin @ 4:45 am