Altars of Fab' Death

Old Man’s Child : In Defiance of Existence

Revelation 666 avait révélé un Old Man’s Child au sommet de son art, depuis Galder a également intégré Dimmu Borgir. Du coup ceux-ci lui renvoient l’ascenseur et il ramène dans ses valises un membre de Dimmu Borgir, le puissant batteur british Nicholas Barker. Un grand ménage a d’ailleurs été fait et le groupe évolue désormais en trio avec Jardar, Galder monopolisant un peu plus le travail (guitare, basse, chant, clavier) sur ce In Defiance Of Existence (2003).

On ne présente plus Fredrik Nordstrom et son Fredman Studio, le travail accompli au niveau du son est tout simplement idéal, celui-ci met peut-être légèrement plus la batterie en avant ? Laissant entendre l’impressionnante puissance de frappe de Barker. Sur Agony Of Fallen Grace celui-ci fait d’ailleurs usage de sa précision diabolique sur des passages saccadés dévastateurs, ce titre fait étalage de tout ce qui fait la force de Old Man’s Child sur In Defiance Of Existence : puissance Black Metal sur un fond mélancolique avec une basse s’élevant par moment pour donné un aspect cosmique.

Dès le début de Felonies Of The Christian Art, on reconnait le style Old Man’s Child et son Black entraînant et mélodique, faisant la part belle aux accélérations comme aux parties symphoniques, à noter un refrain nappé d’un clavier délicat et entêtant. On sent bien parfois qu’il y a quelque chose de Dimmu Borgir mais sans en être une simple copie, en effet DB et OMC s’influencent mutuellement sous l’impulsion d’un même compositeur dans les deux groupes, une grosse différence cependant : là ou Mustis tissent des thèmes grandiloquent à la Star Wars, les claviers de Galder eux sont plus discrets, moins ostentatoires et se fondent au milieu des autres instruments sans les dominer à l’image de l’excellent The Soul Receiver.

Un autre élément qui donne une dimension particulière à ce disque est la pochette : une superbe photo (retravaillée tout de même) de Shannon Hourigan d’où émane une tristesse érotico-satanique à milles lieux des lesbos-poufs de Cradle Of Filth. Cette tristesse, comme évoquée plus haut, se fait de temps en temps ressentir sur l’album, The Underworld Domain par exemple distille des ambiances mélancoliques bien que sur des rythmes véloces.

Au final ce fantastique disque devance d’une courte tête le déjà très bon Revelation 666 grâce notamment à un jeu de batterie destructeur qui fait la différence, rien que des titres tels In Defiance Of Existence ou Agony Of Fallen Grace valent largement l’achat. Old Man’s Child fait mieux que sortir des bons albums de Black mélodique / symphonique, ce sont eux qui mènent la danse et s’imposent parmi les leaders du style. Et qu’on ne me dise pas que Old Man’s Child fait de la musique de gays ! Ou alors qu’on le dise directement à l’oncle Fester qui leur sert de batteur ici…

BG (www.spirit-of-metal.com).

Le frère de Revelation 666, sans toutefois être sa copie conforme. Le changement de batteur et d’ingénieur lui donne en effet un côté plus rentre-dedans, même si son essence reste dans le même esprit. Chaque titre  est ficelé de main de maître par Galder, offrant une alternative de choix par rapport au surmédiatisé Dimmu Borgir. Des morceaux comme Felonies ou le culte Sacrifice répresentent certainement la quintessence du style d’Old Man’s Child. Assurément l’un des albums phares du groupe. Je conserve toutefois pour ma part une petite préférence pour Revelation 666, mais ceci relève avant tout d’une simple affaire de goût. Fabien.

> - Les guests -, Old Man's Child — fabien @ 11:46

12 janvier 2003