Unleashed : Shadows In The Deep
Après son culte Where No Life Dwells, imposant définitivement le death suédois à l’échelle internationale, aux côtés d’Entombed, Dismember et Grave, Unleashed retourne aux excellents Woodhouse Studios berlinois. Il en sort avec Shadows In The Deep, commercialisé au printemps 1992 pour le compte de l’écurie grandissante Century Media, à la même période que l’excellent You’ll Never See de ses compatriotes de Grave.
D’entrée, l’entrainant The Final Silence et la production béton de Waldemar Sorychta impressionnent, confirmant l’orientation du précédent album. Unleashed enchaîne alors plusieurs brûlots dans la grande tradition death métal, sur les rythmiques rapides d’Anders, les riffs écrasants du duo Fredrik / Tomas, et le chant guttural de Johnny, à l’image des nerveux A Life Beyond et Never Ending Hate.
Mais rapidement, Shadows In The Deep montre les limites techniques d’Unleashed, qui développe trop de morceaux simples et linéaires, à commencer par The Immortals et ses riffs insipides, ou encore par Countess Bathory, reprise poussive de Venom.
De retour avec un album sans surprise, Unleashed remplit ainsi honnêtement son contrat, proposant un death métal direct et percutant, justifiant encore sa place parmi les ténors du death suédois de l’époque. Mais à l’instar de The End Complete (Obituary), la simplicité et le conventionnalisme de Shadows In The Deep trahissent l’immobilisme du groupe, désormais incapable de rivaliser avec nombre de leaders et de nouveaux arrivants, qui balancent des skeuds autrement plus techniques, puissants et novateurs, à l’image d’Human, Testinony of the Ancients, Effigy of the Forgotten ou Dawn of Possession (Death, Pestilence, Suffocation, Immolation).
Fabien.







Possessed se forme entre 1982 & 1983 à San Francisco, autour des amis de collège Jeff Beccera, Mike Torrao & Mike Sus, sous l’influence directe de Venom & Slayer. Le groupe balance toutefois un thrash d’une violence incroyable, tout en renvoyant une image ouvertement satanique. Ainsi, désireux de jouer la musique la plus heavy et la plus rapide de la planète, et usant de vocaux rocailleux encore inédits, les californiens inventent et associent le terme death metal, qui n’évoque ni les mots speed, thrash et black, déjà présents à cette époque. La démo Death Metal de 1984 et son titre éponyme empruntent d’ailleurs ce qualificatif, influençant les jeunes formations underground US de l’époque, comme Mantas ou Executionner (Death, Obituary), qui délaissent alors leur style calé entre Venom et Motörhead, pour un trip définitivement plus radical et plus violent.