Altars of Fab’ Death

Unleashed : Shadows In The Deep

Shadows In The DeepAprès son culte Where No Life Dwells, imposant définitivement le death suédois à l’échelle internationale, aux côtés d’Entombed, Dismember et Grave, Unleashed retourne aux excellents Woodhouse Studios berlinois. Il en sort avec Shadows In The Deep, commercialisé au printemps 1992 pour le compte de l’écurie grandissante Century Media, à la même période que l’excellent You’ll Never See de ses compatriotes de Grave.

D’entrée, l’entrainant The Final Silence et la production béton de Waldemar Sorychta impressionnent, confirmant l’orientation du précédent album. Unleashed enchaîne alors plusieurs brûlots dans la grande tradition death métal, sur les rythmiques rapides d’Anders, les riffs écrasants du duo Fredrik / Tomas, et le chant guttural de Johnny, à l’image des nerveux A Life Beyond et Never Ending Hate.

Mais rapidement, Shadows In The Deep montre les limites techniques d’Unleashed, qui développe trop de morceaux simples et linéaires, à commencer par The Immortals et ses riffs insipides, ou encore par Countess Bathory, reprise poussive de Venom.

De retour avec un album sans surprise, Unleashed remplit ainsi honnêtement son contrat, proposant un death métal direct et percutant, justifiant encore sa place parmi les ténors du death suédois de l’époque. Mais à l’instar de The End Complete (Obituary), la simplicité et le conventionnalisme de Shadows In The Deep trahissent l’immobilisme du groupe, désormais incapable de rivaliser avec nombre de leaders et de nouveaux arrivants, qui balancent des skeuds autrement plus techniques, puissants et novateurs, à l’image d’Human, Testinony of the Ancients, Effigy of the Forgotten ou Dawn of Possession (Death, Pestilence, Suffocation, Immolation).

Fabien.

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November 30, 2007

Nokturnel : Nothing But Hatred

Nothing But HatredFormé en 1989 par Tom Stevens, Nokturnel est une figure de la seconde vague Death US, aux côtés d’Human Remains, Revenant, Ripping Corpse ou Damonacy. Après ses deux démos You Dont’ Have a Chance et Welcome To N.J, le groupe rejoint alors Killing Addiction et Morpheus Descends au sein du petit label JL America, se concluant par la sortie de son premier album, Nothing But Hatred, à l’automne 1993.

Plus loin encore que la vitesse de Swallowed In Black ou Extreme Condition (Sadus, Brutal Truth), Nothing But Hatred balance un death thrash d’une rapidité et d’une violence inouïes. Le couple basse / batterie blasté de Martin O’Connor et d’Erik Young, terriblement brutal, soutient alors les riffs et les soli déjantés de Tom Stevens, qui éructe de surcroît des vocaux criés complètement barrés, d’une agressivité rarement entendue.

Malheureusement, Nothing But Hatred se compose de deux sessions distinctes aux Mix-O-Lidian Studios, dont la première affiche une qualité perfectible, étouffant l’ensemble et limitant dès lors cruellement son impact. Les choses sérieuses commencent alors lors la seconde partie, à partir de Final Punishment (le 6ème titre en considérant l’erreur du tracklisting), où les guitares de Stevens gagnent en incision et en précision, grâce à leur bien meilleure capture.

Dès cet instant, le death thrash de Nothing But Hatred prend toute son ampleur, laissant littéralement le death métalleux sur le c.., tant sa débauche de violence et la dextérité de ses interprètes impressionnent. Le point culminant est alors atteint avec le redoutable Revenge Of The Corpse & son break lacérant, et l’indétrônable Target Planet, l’un des instrumentaux les plus incroyables de toute l’histoire du death métal, basé une vitesse d’exécution, une technique, et une rafale de riffs démentiels.

Anti Mélodique et inesthétique au possible, à commencer par sa pochette affreuse, Nothing But Hatred ne se réserve qu’au death métalleux le plus averti, tant son tourbillon d’agressivité & de folie pure est déconcertant et difficile à maîtriser. Malgré toute son originalité, la différence de qualité entre ses deux sessions lui confère une demi teinte certaine, ce dernier se montrant nettement plus convaincant dans sa seconde moitié.

Fabien.

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November 29, 2007

Anthrax : Fistful Of Metal

Fistful Of MetalAnthrax se forme en 1981 à New York autour de Scott Ian et Dan Lilker, influencé dans ses toutes premières années par la NWOBHM de Maiden & Priest. Le groupe stabilise alors son line up en 1983 avec l’arrivée de Dan Spitz et de Charlie Benante, et décroche un contrat avec Jon Zazula de l’écurie Megaforce, débouchant sur l’enregistrement de Fistful Of Metal à la fin de l’année, et à sa commercialisation en janvier de l’année suivante.

Bien que ses influences heavy soit encore très perceptibles, Fistful Of Metal balance une musique incroyablement rapide et agressive pour l’époque, très vite cataloguée de speed metal, à l’instar du KillEm All de Metallica, sorti six mois auparavant sur le même label. Sur les rythmiques entraînantes de Benante / Lilker, Ian & Spitz placent en effet des riffs directs et terriblement incisifs, soutenant la voix furieuse de Neil Turbin, qui varie ses vocalises d’un chant heavy jusqu’à des cris particulièrement haineux.

Toute l’ambiguïté de Fistful Of Metal réside justement dans son métal encore flou, naviguant maladroitement entre deux genres. Tandis qu’Anthrax assomme l’auditeur avec la violence thrash de Deathrider et Metal Thrashing Mad, à coup de riffs tranchants et de vocaux teigneux, il revient alors à des colorations heavy, à l’image d’Howling Furies ou de la reprise I’m Eighteen d’Alice Cooper, sur lesquels le tempo ralentit, et le chant de Turbin devient beaucoup plus mélodique.

Surprenant par sa violence et sa vitesse d’exécution en cette fin 1983, Fistful Of Metal est un album clé dans la genèse du speed / thrash des années 80, au même titre que les incontournables KillEm All & Show No Mercy. En revanche Anthrax n’obtient pas de suite la même reconnaissance que les redoutables Metallica et Slayer de l’époque, faute à son identité encore mal définie. Il lui faut alors attendre l’arrivée de Joey Belladonna et l’enregistrement de Spreading The Disease, pour acquérir sa véritable personnalité et imposer définitivement son style.

Fabien.

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November 28, 2007

Severe Torture : Sworn Vengeance

Sworn VengeanceAprès 10 ans de bons et loyaux services, Severe Torture revient agresser les tympans du métalleux, en ce mois de novembre 2007, avec Sworn Vengeance, son quatrième album. Fort d’un line up inchangé et d’un contrat béton reconduit avec la prestigieuse écurie Earache, le gang hollandais reprend la recette death soignée de Fall of the Despised, tout en accroissant sensiblement sa brutalité.

Sworn Vengeance s’ouvre en effet sur Dismal Perception et Serenity Torn Asunder, dominés par les blast et les roulements de Marvin, au jeu incroyablement fouillé et complexe. Puis, Fight Something et Repeat Offender ralentissent le tempo, sur lequel les guitares de Thijs et Seth s’expriment à coups de riffs et de soli diablement alambiqués, rappelant incontestablement l’ombre de Blood Red Throne et de son dernier Come Death.

Mais, Severe Torture ne serait rien sans la présence de son chanteur attitré, le terrifiant Dennis et ses growls d’un gras à décoller n’importe quelle tapisserie d’un mur. Parallèlement, Sworn Vengeance constraste brillamment par sa grande finesse, à l’image du très inspiré Countless Villains ou de l’outro Submerged In Grief, dégageant des atmosphères subtiles, qui démontrent toute la maîtrise de la formation.

Servi par une production formidablement claire et incisive de Hans Pieter aux fameux Studios Excess (Sinister, Krisiun, Gorefest), Sworn Vengeance remplit ainsi parfaitement son contrat, balançant un death solide et racé. Au-delà de ses qualités intrinsèques indéniables, Severe Torture ne révolutionne pas non plus le genre, mais confirme néanmoins la bonne santé du death métal européen, ainsi que son statut d’outsider sur cette scène, comblant inévitablement les fans de l’esprit pur et brutal de formations comme Blood Red Throne et Sinister.

Fabien.

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November 27, 2007

Possessed : The Eyes Of Horror

The Eyes Of HorrorPeu de temps après l’enregistrement de Beyond The Gates, Larry Lalonde décide de suivre des cours de guitares avec Joe Satriani en personne, qui est convaincu du talent de son nouvel élève. De son côté, Possessed délaisse ses accents death et sataniques, s’orientant progressivement vers un thrash toujours agressif et accrocheur, mais définitivement plus soigné. Le groupe californien rentre alors en studio sous la houlette de Joe Satriani, ressortant avec cinq titres carrés, formant l’excellent Mini LP The Eyes Of Horror, commercialisé par Combat Records fin 1987.

Dès le premier titre Confessions, sans son côté diabolique, Possessed démontre qu’il n’a pourtant en rien perdu de l’identité qui le caractérise. Le morceau est en effet percutant et terriblement rugueux, grâce au vocaux râpeux de Jeff Becerra, mais montre parallèlement Possessed maîtrisant désormais parfaitement son thrash métal, éclairé par les soli prodigieux de Larry Lalonde.

La suite de The Eyes Of Horror ne faiblit pas une seconde , depuis les entrainants My Belief et Swing Of The Axe, pour se clore sur le superbe Storming In My Mind, avec son solo d’intro déconcertant, suivi de ses riffs et de son break terrassants. Joe Satriani apporte ainsi toute son expérience, dotant l’ensemble d’une clarté irréprochable, et conservant adroitement le côté thrash des compositions, où les guitares de Lalonde et Torrao s’expriment enfin à leur juste valeur.

Moins démoniaque que Seven Churches et Beyond The Gates, The Eyes Of Horror présente en revanche toute la maturité et le talent de Possessed, qui parvient brillamment à évoluer, tout en conservant la fougue de ses débuts. Malheureusement, les tensions internes l’emportent sur le talent du groupe, qui souffre rapidement du départ de Mike Sus et de Larry Lalonde, annonçant le split inévitable de cette formation incontournable.

Fabien.

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Destruction : Infernal Overkill

Infernal OverkillFormé en 1982 autour de Schmier, Destruction est le premier groupe de thrash germanique à voir le jour, quelques temps avant même Kreator et Sodom. Après sa démo Bestial Invasion Of Hell et son EP Sentenced Of Death, le groupe rentre alors au Caet Studio sous la houlette de Horst Müller, pour les sessions du redoutable Infernal Overkill, sortant en 1985 pour le compte de la célèbre écurie Steamhammer / SPV.

Sur les rythmiques rapides de Tommy Sandmann, Destruction balance un thrash terriblement entrainant, soutenu par les riffs hyper incisifs de Mike Sifringer et les vocaux rugueux de Schmier. Depuis les terribles Invincible Force et Black Death, jusqu’au superbe Death Trap et ses soli diablement percutants, en passant par l’inévitable instrumental Thrash Attack, la musique d’Infernal Overkill est alors incroyablement nerveuse.

La production d’Horst Muller n’est certes pas un modèle de précision, dotant la batterie d’un son assez limite, mais restitue en revanche parfaitement toute l’agressivité et la fougue de l’opus. Les riffs techniques et alambiqués de Mike font ainsi mouche à tous les coups, ne laissant aucun métalleux de marbre, et déclenchant inévitablement les headbangs les plus fous.

En album clé de la scène thrash allemande, chaque titre d’Infernal Overkill s’inscrit comme un classique du genre, permettant ainsi à Destruction de partir immédiatement en tournée européenne avec l’incontournable Slayer. A coup de riffs, de breaks et de soli fichtrement percutants, le groupe déploie en effet une énergie démentielle, sur laquelle chaque groupe de thrash, black ou death metal peut largement se reconnaitre, à l’image d’Hypocrisy ou Aura Noir, qui revendiquent fièrement leurs influences Destruction.

Fabien.

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November 26, 2007

Possessed : Beyond The Gates

Beyond The GatesSuite au diabolique Seven Churches, album clé hissant le thrash aux portes du death métal, et affichant une image ouvertement satanique, Possessed revient avec Beyond The Gates, son second effort, officiellement sorti chez Combat Records, le jour d’Halloween du 31 octobre 1986.

En un an, le thrash death des californiens s’étoffe considérablement, évoluant depuis les structures simples des débuts, vers des riffs et des constructions plus alambiqués, à l’image de l’excellent Phantasm, débutant par des riffs lourds, avant d’enchainer sur une folie thrash parfaitement maîtrisée, pour se clore sur un acoustique judicieux. A l’instar du précédent méfait, Beyond The Gates dégage une atmosphère démoniaque toute particulière, depuis son illustration d’Ed Repka dévoilant les portes de l’enfer, jusqu’aux paroles délibérément sataniques d’Heretic ou Seance, vociférées par le redoutable Jeff Beccera.

Malheureusement, la production de Carl Kennedy n’est pas à la hauteur, étouffant l’ensemble au lieu de lui donner la puissance nécessaire. La batterie de Mike Sus et les guitares de Lalonde / Torrao parviennent ainsi difficilement à s’exprimer et à retranscrire pleinement la violence des compositions.

Dans l’exacte lignée de Seven Chuches, Beyond The Gates est plus technique, mais hélas en demi teinte, faute à sa production perfectible. Son essence satanique est en revanche bel et bien présente, ne manquant dès lors que d’un détonateur pour s’enflammer littéralement. Possessed décroche heureusement cette folie dévastatrice lors de sa tournée mémorable avec Dark Angel aux states, et Voivod / Deathrow sur le vieux continent, où ses titres Beast Of The Apocalypse et March To Die retrouvent ainsi toute leur intensité.

Fabien.

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Incubus : Beyond the Unknown

Incubus (USA-2) : Beyond the UnknownSorti en 1988 sur le petit label Brutal/Metalworks, l’album culte Serpent Temptation révèle Incubus, une formation US aux riffs thrash death particulièrement assassins, attisant inévitablement la curiosité des plus gros labels de l’époque. Les deux frères Howard décrochent alors rapidement un contrat avec Markus Staiger de Nuclear Blast, désireux d’étoffer son catalogue avec des groupes lorgnant dangereusement du côté du death metal.

Les frangins enregistrent ainsi aux fameux Morrisound Studios en juin 1990, conduisant à la sortie de Beyond the Unknown à la fin de cette même année. Reprenant la recette du premier album, Incubus assène une succession de riffs thrash death très accrocheurs, à l’image des redoutables Deceived Ones et Massacre Of The Unborn, aux breaks et aux refrains terriblement tranchants.

Même si les riffs gardent un côté thrash certain, l’ambiance de Beyond the Unknown possède une ambiance death metal affirmée, grâce à un son de grattes plus lourd, et aux vocaux de Francis Howard, certes écorchés, mais beaucoup plus gras que ceux de Scot Latour. Ainsi, mixant à merveille le côté percutant du thrash et le climat sombre du death, les titres de Beyond s’avèrent au final incroyablement puissants.

Enfin, bien que l’enregistrement de Tom Morris manque de profondeur, dotant la batterie d’une caisse claire creuse et de cymbales trop en avant, Beyond the Unknown possède en revanche un son clair et percutant, surtout au niveau des guitares, mettant fichtrement en valeur les riffs meurtriers de Francis Howard.

Classique death métal du début des années 90, à l’image de Slowly We Rot ou The Gory End (Obituary & Cancer), Beyond the Unknown balance ainsi des morceaux très spontanés et ô combien efficaces. Ses riffs carrés et entraînants combleront à coup sûr tous les amateurs de death thrash old school.

Fabien.

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Possessed : Seven Churches

Possessed se forme entre 1982 & 1983 à San Francisco, autour des amis de collège Jeff Beccera, Mike Torrao & Mike Sus, sous l’influence directe de Venom & Slayer. Le groupe balance toutefois un thrash d’une violence incroyable, tout en renvoyant une image ouvertement satanique. Ainsi, désireux de jouer la musique la plus heavy et la plus rapide de la planète, et usant de vocaux rocailleux encore inédits, les californiens inventent et associent le terme death metal, qui n’évoque ni les mots speed, thrash et black, déjà présents à cette époque. La démo Death Metal de 1984 et son titre éponyme empruntent d’ailleurs ce qualificatif, influençant les jeunes formations underground US de l’époque, comme Mantas ou Executionner (Death, Obituary), qui délaissent alors leur style calé entre Venom et Motörhead, pour un trip définitivement plus radical et plus violent.

Peu après le remplacement de Brian Montana par l’excellent Larry Lalonde, Possessed décroche un contrat avec le jeune label Combat Records, débouchant sur l’enregistrement de Seven Churches avec Randy Burns aux Prairie Sun Studios (au milieu d’un élevage de poulets !), et sur sa sortie en octobre 1985. Poussant le concept satanique de Venom ou Slayer dans des retranchements encore inconnus, et assénant un thrash d’une rapidité et d’une brutalité manifeste, l’album fait ainsi immédiatement l’effet d’une bombe dans le milieu.

Les rythmiques de Sus sont simples mais aussi terriblement efficaces, supportant les rafales de riffs tranchants du tandem Torrao / Lalonde, et les vociférations haineuses & éraillées de Becerra. Depuis l’intro & les riffs diaboliques de l’intemporel The Exorcist, jusqu’aux breaks meurtriers de Burning In Hell & Satan Curse, en passant par les rythmiques infernales d’Evil Warriors & Death Metal, Seven Churches frappe juste, subjuguant les jeunes thrasheurs de l’époque.

Ouvertement sombre, d’une violence thrash et d’une vitesse rythmique inédite, Seven Churches bouscule ainsi, à l’instar du Morbid Tales des suisses de Celtic Frost, tous les codes établis jusqu’à lors sur les scènes extrême du moment. En cette année 1985, Possessed pousse en effet son thrash vers les portes d’un nouveau genre, qu’il qualifie lui-même de death métal, contribuant ainsi fortement à sa définition, aux côtés de ses homonynes de Master, Insanity ou Genocide (Repulsion). Considéré par certains comme l’oeuvre pionnière du death US, d’une influence considérable, Seven Churches figure ainsi parmi les passerelles incontournables entre les deux styles, dégageant une fougue et un tourbillon de haine toujours aussi impressionnants, plus de deux décennies après sa sortie.

Fabien.

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November 25, 2007

Gehenna : First Spell

First SpellFormé en 1993 à Stavanger autour de Dolgar et Sanrabb (Steffen Simestad, Morten), Gehenna est issu de la seconde vague du revival black norvégien, aux côtés de Dimmu Borgir, Old Man’s Child ou Gorgoroth. Après son EP Ancestor Of The Darkly Sky, le groupe signe rapidement avec Jon Metalion, figure du black norvégien et boss du label Head Not Found, et rejoint alors le Soundsuite Studio, durant quatre journées de juin 1994, pour les sessions de son mini album First Spell.

A l’instar de For All Tid (Dimmu Borgir), First Spell diffuse un black atmosphérique, loin de la vitesse et de la brutalité des Battles In The North ou Pentagram (Immortal, Gorgoroth) de l’époque. Les rythmiques de Dirge Rep (Per Husebø) sont en effet middle tempo, servant les guitares de Morten et les claviers omniprésents de Sarcana (Nina), qui dégagent une atmosphère à la fois belle et terriblement sombre, renforcée par les vocaux noirs de Dolgar.

Depuis les envoûtants The Shivering Voice et Unearthly Loose Palace, jusqu’à la beauté noire du magnifique Conquering Of Hirsir, First Spell montre ainsi une finesse et une sensibilité étonnantes. Terje Refsnes dote parallèlement l’album d’une production claire et profonde, tout en conservant parfaitement l’aura ténébreuse de ses compositions.

Sans hisser Gehenna au rang des leaders du black métal norvégien, First Spell s’inscrit néanmoins parmi les réalisations portant le black métal vers des contrées atmosphériques encore peu explorées à l’époque. Son essence underground et ses ambiances mélancoliques en font une pièce remarquable, à conseiller à tous les amateurs du parfum sombre de For All Tid, Vikingligr Veldi ou Dark Medieval Times (Dimmu Borgir, Enslaved, Satyricon).

Fabien.

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November 23, 2007