Altars of Fab’ Death

Agressor : Deathreat

Agressor (FRA) : DeathreatSix ans après Medieval Rites, Agressor ressurgit en ce mois de novembre 2006 avec Deathreat, son cinquième album seulement, en 20 ans d’existence ! Après des explorations vers des strates médiévales et blackisantes, Alex Colin Tocquaine revient à ses racines, lâchant un style direct et agressif, à l’esprit death thrash qui le caractérise le mieux.

En effet, malgré quelques éléments black encore présents, Agressor livre un album plus homogène, possédant enfin le mordant attendu par de nombreux fans, à l’image du titre éponyme Deathreat, synthétisant brillamment le côté percutant de l’ensemble. L’album se clôt également sur la reprise Aggressor de la horde culte d’Hellhammer, simple mais terriblement efficace, rappelant judicieusement les débuts du thrash death et la musique d’Agressor des années 80.

Bien que Deathreat ne soit pas aussi marquant que l’excellent Neverending Destiny, il déploie néanmoins une palette de riffs incisifs sur le martèlement sans faille de Romain Goulon (Disavowed), à la frappe d’une lourdeur et d’une précision exemplaires. Deathreat possède de surcroît une grande qualité technique, grâce à l’aisance d’Alex C-T dans tous les plans possibles et imaginables. Pour les réfractaires, Season Of Mist sort en plus le CD avec un DVD montrant un concert complet du groupe, qui invite notamment Crass de Crusher, le temps de quelques reprises cultes de Death et de Terrorizer.

Grâce à un nouvel album nerveux, Agressor marque un retour intéressant sur le devant de la scène. Néanmoins, malgré un déballage technique incontestable, Deathreat manque irrémédiablement du petit plus qui transformerait le convaincant en excellent, à l’image du fabuleux Neverending Destiny.

Fabien.

> - Les chroniques -, Agressor — admin @ 12:30 pm

January 1, 2006

Agressor (FRA) : Neverending Destiny

Agressor (FRA) : Neverending DestinyFormé en 1986, Agressor figure parmi les pionniers de la scène death / thrash hexagonale. Après plusieurs démos et le split CD culte avec ses confrères de Loudblast, le redoutable Licensed To Thrash, le trio d’Antibes signe avec l’écurie Noise/Black Mark, se concrétisant par l’enregistrement de Neverending Destiny à Stockholm en février/mars 1990, sortant en cette même année, à l’instar des incontournables Sensorial Treatment & Final Holocaust (Loudblast & Massacra) commercialisés quelques mois auparavant.

Neverending Destiny est entièrement composé par le mastermind et visionnaire Alex Colin-Tocquaine, guitariste gaucher faut-il préciser, dans un esprit death thrash indéniable. La pochette est quant à elle signée par Philippe Druillet, un grand nom de la bande dessinée francophone.

Neverending développe un death impressionnant en terme de rapidité et de technique, balançant des riffs exécutés avec une dextérité renversante par le grand Alex C-T. Les titres s’enchainent dès lors dans un tourbillon de précision et de puissance, à l’image du très entrainant Unknown Spell ou du terrible Dark Power, le seul titre véritablement mid tempo de l’album, assénant une puissance de feu particulièrement déconcertante.

Bénéficiant de surcroît d’une production claire et épaisse aux studios Montezuma à Stockholm, Neverending possède une intensité réellement impressionnante. L’album force d’autant le respect, lorsque l’on se souvient de la relative jeunesse de la scène death hexagonale de l’époque.

On peut vraiment regretter que, hormis sur le territoire français, Neverending n’ait connu qu’un succès relatif, d’autant plus que la signature avec le label Noise ne laissait présager que le meilleur. Mais, dans le début des années 90, la scène death metal lorgnait certainement mieux dans du côté evil ou gore, à la Morbid Angel ou Obituary, que du côté death thrash metal d’Agressor.

Assurément l’album le plus percutant de la formation d’Antibes, à ce jour.

Fabien.

> - Les chroniques -, Agressor — admin @ 6:15 am

January 1, 1990