Altars of Fab' Death

Amorphis : Black Winter Day

Amorphis : Black Winter DayPropulsé sur le devant de la scène grâce à The Karelian Isthmus ayant reçu un accueil élogieux de la part de la presse et des deathsters, Amorphis connait une période de forte inspiration, et signe pas moins de 13 morceaux (sans compter la reprise des Doors) durant les sessions de son second album en septembre 1993, aux célèbres Sunlight Studios de Tomas Skosgberg. Plutôt que surcharger Tales from the Thousand Lakes, le groupe lui réserve donc dix titres, les trois autres étant utilisés à quelques mois d’intervalle sur le mini-album Black Winter Day, paru en fin d’année 94 chez Relapse et Nuclearblast.

Si comme son nom l’indique, Black Winter Day reprend le fabuleux morceau éponyme que l’on retrouve déjà sur Tales from the Thousand Lakes, son principal attrait réside plus particulièrement dans la présence de ses trois inédits. Ceux-ci sont agencés à la manière du full-lenght, le premier titre étant un très bel instrumental signé par le nouveau claviériste Kasper Martenson, permettant d’introduire les morceaux phares Moon and Sun et North’s Son. La qualité des compostions est une nouvelle fois au rendez-vous et l’on constate avec plaisir combien ces deux titres, loin de simples chutes de studios, n’ont point à rougir devant les plages réservées pour l’album. Sur ces deux compositions inédites, Amorphis ne recours pas aux voix claires, et étonne une fois encore par son aisance à juxtaposer un deathmetal puissant et un chant guttural profond à des mélodies enchanteresses, portées par les leads éclatantes d’Esa Holopainen et les nappes de claviers de Kasper Martenson, utilisées avec talent et discrétion. Enfin, les lignes de piano de North’s Son clôturent le mini-LP avec beaucoup de légèreté tout en contribuant à son équilibre global.

Si Black Winter Day ne comporte que dix minutes d’inédits, celles-ci se révèlent particulièrement précieuses pour les deathsters ayant été conquis par la force et la noblesse de Tales from the Thousand Lakes, et ne possédant pas une réédition incluant ce mini-album. Il est enfin à noter que la fameuse reprise Light My Fire des Doors ne figure ni sur le pressage d’origine de l’album, ni sur celui du mini-LP, reprise ayant notamment échappé à mes oreilles jusqu’à ce jour.

Fabien.

> - Les commentaires -, Amorphis — admin @ 23:57

10 avril 2013