Altars of Fab’ Death

Angelcorpse : The Inexorable

Troisième album de la horde de P.Helmkamp & G.Palubicki, The Inexorable est une nouvelle fois enregistré au fameux Morrisound Studios sous la houlette de Jim Morris, durant le mois de mai 1999. John Longstreth cède la place à Tony Laureano, qui insuffle une puissance considérable aux morceaux, grâce à ses blasts d’une maîtrise imparable. En revanche, l’album perd partiellement la bestialité et l’intensité du terrible Exterminate, qui pulvérisait avec des brûlots tels que Christhammer ou Phallelujah. The Inexorable reste toutefois un excellent album de la part d’Angelcorpse, largement au dessus de la mêlée, à acquérir les yeux fermés. Fabien.

> - Les commentaires -, Angelcorpse — fabien @ 3:30 am

January 1, 1999

Angel Corpse : Exterminate

ExterminateAngel Corpse est un nom qui ne laisse personne indifférent sur la scène death metal, d’une part par son extrême brutalité, mais aussi pour sa contribution, avec Krisiun, Hate Eternal & Nile, au nouvel élan du death metal de la fin des années 90. (Je ne parle pas de renaissance car le death metal n’a jamais été enterré).

Si Hammer Of Gods pose les bases de la musique d’Angel Corpse, Exterminate enfonce carrément le clou et propulse le groupe au devant de la scène death, parmi les groupes les plus respectés. La pureté du concept rappelle indiscutablement Morbid Angel époque Covenant, mais ici, tout y est développé puissance 1000, que ce soit la vitesse supersonique et les solos déchainés de Gene Palubicki, ou bien le côté très malsain et evil de la voix de Pete Helmkamp. De plus, l’attitude du groupe, sans aucune concession ou forme de tolérance (musicale), renforce le côté très pur qui s’en dégage.

Dès le premier titre Christhammer, le groupe déballe toute sa haine et son agressivité, dans un tourbillon de puissance et de brutalité. Mais attention, même si la musique paraît chaotique au 1er abord, l’avalanche de riffs reste terriblement précise et contrôlée, pour mieux bousiller les neurones du death métalleux (du moins ceux qui fonctionnent encore) ; le tout est en effet d’une parfaite fluidité, et d’une technique, notamment rythmique, imparable.

Un mot également sur la production Morrisound par Jim & Tom Morris, qui s’avère nettement plus convaincante que celle des studios Chapman du premier album, et qui, en délivrant toute la puissance nécessaire, apporte à cette pièce de collection toutes ses lettres de noblesse.

Mon long discours se résume à la courte citation de Pete Helmkamp sur le livret du CD : « once we were the Hammer Of Gods, now we Exterminate ». Vous voilà prévenus !

Fabien.

> - Les chroniques -, Angelcorpse — admin @ 4:00 am

January 1, 1998