Altars of Fab' Death

Annihilator : Never Neverland

Annihilator : Never NeverlandSuite au très remarqué Alice in Hell, Annihilator se dirige aux Vancouver Studios en février 1990 sous la houlette de Glen Robinson, pour l’enregistrement de Never Neverland, son second album. Attendu comme le messie par de nombreux métalleux, le disque sort ainsi en septembre de la même année, de nouveau pour le compte de Roadrunner, représentant la sortie majeure du label en cette automne 90, aux côté du Cause Of Death d’Obituary, …Dans un tout autre registre.

Annihilator adoucit notablement son speed thrash sur ce nouvel album, développant désormais un côté heavy métal affirmé, faisant également la part belle aux guitares classiques, tout en conservant son assise rythmique speed métal caractéristique. Le groupe se dote alors d’un vrai chanteur heavy, en la personne de Coburn Pharr, à la voix délicieusement mélodique, mais attaquant brillamment sur les passages plus nerveux.

Depuis le délicat titre d’ouverture The Fun Palace, jusqu’au fabuleux Stonewall et ses acoustiques renversants, en passant par l’entraînant Kraf Dinner et ses soli endiablés, Never Neverland est divinement riche et varié, démontrant tout le talent de composition et d’interprétation de son guitariste Jeff Waters. L’apogée est alors atteinte sur l’envoutant éponyme Never Neverland, dégageant une couleur et une douceur formidables, rappelant l’aura des précieux Revelations et Still Life d’Iron Maiden.

Résolument moins thrash et agressif qu’Alice in Hell, le speed de Never Neverland déborde d’influences heavy, permettant à Jeff Waters d’imposer un jeu de guitare d’une virtuosité et d’un caractère incroyables. Ce bijou représente l’âge d’or de la formation canadienne, s’inscrivant sans conteste parmi ses plus belles réussites, et tenant une place toute particulière dans le coeur des Metalheads, fans de Maiden, Metallica ou Megadeth.

Fabien.

> - Les chroniques -, Annihilator — admin @ 2:00

6 décembre 2007

Annihilator : Alice in Hell

Annihilator : Alice in Hell

Formé en 1984 au Canada par son leader Jeff Waters, Annihilator joue à ses début un speed thrash influencé par la scène Bay Area de Metallica & Megadeth, tout en affichant des racines heavyMetal issues de la NWOBHM. Le groupe attire alors l’attention de Roadrunner en 1988 grâce à sa démo Alison Hell, débouchant sur la sortie de son premier album en septembre de l’année suivante.

Alice in Hell a en fait été produit par Jeff Waters avant son contrat avec l’écurie Roadrunner. De plus, bien qu’Annihilator présente un line up complet sur l’album, toutes les guitares basses, rythmiques, lead et classiques ont été enregistrées par Waters en personne, assisté par Ray Hartmann derrières les fûts et Randy Rampage au chant lead.

Alice in Hell s’ouvre sur le superbe acoustique Crystal Ann, suivi du mémorable Alison Hell, sur lesquels s’exprime déjà tout le talent de Jeff Waters. Ses riffs thrash agressifs & vertueux se mêlent ainsi à nombre d’harmonies & soli de haute volée, fixant la barre relativement haute pour un premier album. Les vocaux de Randy Rampage, sans être vraiment époustouflants, sont en revanche rugueux à souhait sur les nombreux passages speed thrash, pour atteindre idéalement un registre haut perché lors des parties plus mélodiques.

Contrastant avec ses rythmiques rapides et corrosives, Alice in Hell déploie parallèlement des accents heavyMetal judicieux, lui permettant de conquérir à l’époque aussi bien les thrashers fans de Metallica que les Metalheads fans de Maiden, et d’atteindre ainsi des ventes records avoisinant les 250 000 exemplaires, une première pour son label néerlandais. Le talent et la maîtrise de Jeff Waters impressionnent déjà malgré son jeune âge, explosant littéralement l’année suivante sur l’intemporel Never Neverland … Mais ceci est une autre histoire.

Fabien.

> - Les chroniques -, Annihilator — admin @ 2:00

5 décembre 2007