Altars of Fab’ Death

Asphyx : Last One on Earth

Last One on EarthBalançant un death metal empreint d’une très forte identité, en conservant ce son de guitare corrosif si particulier, supporté par le chant arraché de l’unique & charismatique Martin Van Drunen, Asphyx revient en ce mois d’octobre 1992 avec Last One on Earth, sa seconde offrande, aux titres moins bruts et plus aérés que par le passé.

Last One on Earth possède en effet un côté très accrocheur, à l’image des excellents MS Bismarck et Incarnation Of Lust, aux riffs tranchants et particulièrement entrainants. Parallèlement, brisant la relative linéarité du premier album, Asphyx aère judicieusement ses morceaux par quelques touches mélodiques très fines, comme le superbe solo d’Ancient Wisdom ou encore les nappes de claviers de l’imparable titre éponyme Last One on Earth.

Le trio hollandais délaisse certes le côté brut et les ambiances sombres de The Rack, mais apporte brillamment une coloration plus forte à ses morceaux, grâce à un équilibre parfait entre agressivité et mélodie. De surcroît, bénéficiant d’une illustration d’Axel très réussie, et fort d’une production d’Harry Wijering incisive et très claire, Last One on Earth propose au final un death metal d’une qualité remarquable.

Après un The Rack prometteur, Asphyx confirme donc son statut de groupe incontournable de la scène death metal de l’époque, avec ce second album racé, inspiré et abouti. Last One on Earth représente en effet la réalisation la plus marquante de la carrière des néerlandais, et clôt le dyptique culte autour de Van Drunen de la plus belle manière.

Fabien.

> - Les chroniques -, Asphyx — admin @ 12:30 pm

January 1, 1992

Asphyx : The Rack

The RackFormé en 1987 autour de Bob Bagchus & Eric Daniels, Asphyx figure parmi les pionniers de la scène death hollandaise. Le groupe se fait notamment remarquer en 1989 avec son EP Mutilating Process, mais accroît véritablement sa notoriété le jour où Martin Van Drunen rejoint la formation au poste de bassiste / chanteur, après son départ du cultissime Pestilence. Fort d’un line up désormais stable, Asphyx signe dès lors avec la fameuse écurie Century Media, se concrétisant par l’enregistrement de The Rack aux Harrow studios, puis par sa commercialisation en ce mois de mars 1991.

Débutant par une intro aux claviers fixant déjà l’atmosphère, The Rack balance un death metal intense et pesant, alternant des parties très rapides à des passages doom et sinistres, à l’image de l’excellent Diabolical Existence. L’album contient également de nombreux temps forts, comme l’instrumental Nameless Grave et son solo prenant, s’enchainant sur les redoutables Pages In Blood & The Rack, terriblement lents et sombres.

Mais la force de The Rack, vient avant tout de la voix unique de Van Drunen, entre le guttural profond et le chant hurlé, apportant une identité très forte à l’ensemble des morceaux. De plus, l’ingénieur du son Harry Wijering parvient à capter l’essence même du groupe, dotant les guitares d’un son particulièrement tranchant.

Sans se hisser au rang des meilleurs albums de death metal de l’époque, The Rack permet néanmoins à nos hollandais de se tailler rapidement un nom dans l’underground. Son approche doom et sombre, ajoutée au son de grattes si particulier et au charisme indéniable de Martin Van Drunen, lui confère en effet une personnalité remarquable, qualité manquant malheureusement à beaucoup de formations.

Fabien.

> - Les chroniques -, Asphyx — admin @ 12:45 am

January 1, 1991