Altars of Fab’ Death

Blood Red Throne : Altered Genesis

Altered GenesisFort de deux albums convaincants, au death brutal agrémenté de teintes old school caractéristiques, Blood Red Throne décroche un deal avec la célèbre écurie Earache. Bénéficiant dès lors de moyens conséquents, le quatuor norvégien emmené par Tchort, rentre en studios fin 2004, débouchant par la sortie d’Altered Genesis en févier 2005, accompagné d’un artwork particulièrement réussi.

Depuis Affiliated, le death metal de Blood Red Throne s’est considérablement bonifié. Altered Genesis possède en effet une structure toujours pure et brutale, sur une dominante middle tempo très typée années 90, mais délivre des morceaux beaucoup plus assassins, à l’identité désormais très prononcée. Sur des rythmique de Bert A.Moen entraînantes, Dod et Tchort assènent des riffs de tueurs, apportant plein de rebondissements, depuis l’accélération mortelle de Tortured Soul Appearance jusqu’au break incisif d’Arterial Lust, en passant par les solos tranchants de l’excellent Smite.

Mr Hustler éructe quant à lui ses vocaux au guttural terrifiant, renforçant brillamment la brutalité de l’opus. En ajoutant de surcroît une production profonde et rugueuse, ainsi que ces accents old school délicieux, Altered Genesis devient un vrai plaisir à écouter.

A mi-chemin entre le death US et la scène scandinave, Altered Genesis propose un death metal puissant et racé, s’inscrivant parmi les meilleures réalisations death de ces dernières années, et plaçant désormais Blood Red Throne parmi les formations incontournables du genre. Au sein d’une scène death métal pourtant explorée en long, en large et en travers, les norvégiens réussissent en effet le pari de balancer un death traditionnel, tout en y insufflant un punch considérable, et en apportant une marque de fabrique vraiment unique.

Fabien.

> - Les chroniques -, Blood Red Throne — admin @ 1:00 am

January 1, 2005

Blood Red Throne : Affiliated With The Suffering

Affiliated With The SufferingSuite à un Monument Of Death remarqué par son death brutal et entraînant, Tchort et sa bande reviennent en ce mois de janvier 2003 avec leur second méfait, fidèles au label Hammerheart. Avec sa pochette pleine d’hémoglobine, Affiliated With The Suffering ne passe dès lors pas inaperçu, fixant d’entrée la couleur d’un death metal loin des trip mélodiques et aseptisés du moment.

Blood Red Throne reprend ainsi la recette brevetée de son précédent effort, lâchant un death orienté US (atypique dans le cas des groupes scandinaves) aux teintes old school délicieuses, rappelant l’époque où les rythmes middle tempo du death et ses riffs meurtiers subjuguaient des hordes de métalleux. Judicieusement, Blood Red Throne injecte nombre de petits plus rendant le tout très captivant, à l’image de l’excellent break de Bleeders Lament et ses harmonies exquises, du début fracassant de Malediction, ou encore du très bon Deadly Intention, reprise du culte Slowly We Rot d’Obituary.

Affiliated With The Suffering possède de surcroît une rythmique puissante, grâce au talent indéniable d’Erlend Caspersen, livrant des lignes de basse techniques, dignes de la richesse de celles d’Alex Webster, servant de moteur aux guitares tranchantes de Tchort et Dod. En ajoutant enfin la profondeur des vocaux uniques de Hustler et une production claire et massive, Affiliated s’affiche avec un death métal au caractère étonnant.

Parallèlement à ses activités au sein de Carparthian Forest et Green Carnation, Tchort confirme ainsi tout son talent de musicien death metal, s’entourant en plus de comparses aux compétences remarquables. Sans prétention, la formation norvégienne balance un death percutant, mais parvient brillamment à se forger une identité grâce à une approche très personnelle, lui permettant de s’installer parmi les formations death actuelles les plus intéressantes.

Fabien.

> - Les chroniques -, Blood Red Throne — admin @ 12:15 am

January 1, 2003

Blood Red Throne : Monument Of Death

Monument Of DeathLargement plébiscitée grâce au talent et à l’avant-garde de ses formations black, la Norvège ne s’est en revanche guère illustrée au sein de la scène death métal, exception faite des excellents Soulside Journey et In Pains de Darkthrone et Cadaver. Mais, formé en 1998 à Kristiansand autour de Tchort (Green Carnation, Carpathian Forest), Blood Red Throne entend bien changer la donne. Après son unique démo en 2000, le groupe décroche rapidement un contrat avec le label Hammerheart, se concluant par l’enregistrement de son premier méfait, Monument Of Death, sortant en cette fin d’année 2001.

Malgré la nationalité norvégienne de Blood Red Throne, Monument Of Death balance un death métal aux accents US incontestables, avec une teinte old school fort appréciable, bâti sur une déferlante rythmique terriblement brutale. L’assise carrée d’Espen Antonsen & Erlend Caspersen privilégie souvent les passages middle tempo, soutenant les riffs assassins de Tchort & Dod, et les vocaux ultra gutturaux de Mr Hustler.

Enfin, bien que Monument Of Death paraisse assez monolithique à première vue, il délivre néanmoins un death personnel et fichtrement percutant, grâce au jeu très typé de l’ensemble de ses interprètes, à commencer par les riffs immédiatement reconnaissables de Tchort & Dod, et les vocaux démesurés de Mr Huster. L’album contient ainsi son lot de surprise, à l’image du redoutable Mary Whispers Of Death.

Conformément à son illustration, Monument Of Death lâche ainsi quarante minutes d’un death riche en hémoglobine, mais aussi bien plus subtil qu’il n’y paraît. Sans être exceptionnel, il s’écoute ainsi très agréablement, surtout pour l’amateur de death métal des années 90, et montre déjà tout le potentiel et le caractère de Blood Red Throne, qui ne demandent qu’à s’affiner avec le temps.

Fabien.

> - Les chroniques -, Blood Red Throne — admin @ 7:15 am

January 1, 2001