Altars of Fab' Death

Cancer (UK) : The Sins of Mankind

The Sins of Mankind

Peu après la sortie de Death Shall Rise, le célèbre James Murphy quitte Cancer pour se concentrer sur son projet Disincarnate, notre le trio anglais le remplaçant rapidement par le guitariste Barry Savage. De nouveau sous forme de quatuor, la bande de John Walker retourne alors en studios début 1993, quittant Scott Burns et les Morrisound Studios en Floride pour un enregistrement sur ses terres, sous la houlette de Simon Effemey. The Sins of Mankind sort finalement en juin 1993 pour le compte de sa fidèle écurie Vinyl Solution, avant entre temps édité le terrible To the Gory End en format CD.

A l’image de la superbe peinture du maître Joseph Paul Pettit, Cancer délaisse désormais le côté gore de ses deux premières réalisations. Le groupe ajoute une coloration thrash plus marquée à son deathmetal originel, et accroît parallèlement son sens technique grâce au couple rythmique plus complexe de Carl & Ian et aux riffs étoffés de John & Barry. Enfin, bien que le ton général soit relativement rapide et agressif, Cancer calme parfois idéalement le jeu, le temps du très bel acoustique Pasture Of Delight ou du bon morceau Under The Flag à dominante middle tempo.

The Sins of Mankind reste malgré tout moins marquant que son prédécesseur, et à mille lieux des riffs percutants du terrible To the Gory End, premier album et chef d’oeuvre de sa carrière. Cancer a certes gagné en technicité et en épaisseur, mais lâche des riffs globalement moins accrocheurs que par le passé. La production de Simon Effemey manque également de clarté, privant les guitares de la puissance nécessaire à leur juste expression.

Alors que plusieurs formation deathmetal sont déjà en perte de vitesse en cette année 1993, Pour citer des Across the Open Seas ou Stillborn d’Unleashed et Malevolent Creation ayant moyennement convaincu, Cancer loupe lui aussi partiellement le coche avec son troisième album. The Sins of Mankind manque en effet globalement de relief, faute à une production relativement confuse et à des riffs manquant souvent d’accroche. Néanmoins, le contraste entre un deathrash agressif et des accents subtils permettent de traduire une atmosphère différente et singulière, ne manquant que de quelques ingrédients pour que la nouvelle recette du quatuor fonctionne idéalement.

Fabien.

> - Les chroniques -, Cancer — fabien @ 16:15

22 octobre 2007