Altars of Fab' Death

Cemetery Urn : Urn of Blood

Cemetery Urn : Urn of BloodPays réputé pour la sauvagerie de ses combos, tels que Sadistik Exekution ou Deströyer 666, l’Australie compte désormais Cemetery Urn, formé en 2005 à Melbourne autour du growler Damon Burr et du guitariste compositeur Andrew Gillon, officiant entre autre au sein d’Abominator. Dénommant leur style « Australian Barbaric Death Metal », le groupe balance en effet un death old school sans compromis, d’une bestialité parfois proche du war metal de Blasphemy, tout en entretenant une ambiance sombre qu’Incantation ne refuserait pas.

Sans démo à son actif, le groupe entre directement en studio début 2007, pour les sessions de son premier album, produit par ses propres soins avec l’aide de l’ingénieur du son Sam Johnson. Muni d’une illustration de Daryl Kahan (Funebrarum) décrivant parfaitement son contenu, Urn of Blood sort ainsi dans le courant de l’année, bénéficiant d’une distribution précieuse du label austral Modern Invasion.

Dès le bon Forging Deviant Beasts, Urn of Blood impose un style brutal & sans concession, à coups de blast-beats et de riffs tranchants, bénéficiant parallèlement d’une production massive et rugueuse collant idéalement à l’esprit. Cemetery Urn bannit ainsi la perfection au profit d’un death authentique, sans toutefois réduire ses compositions à un niveau bêtement atavique. Les morceaux sont en effet structurés & variés, à l’image des blasts furieux de Vile Carnage, des rythmiques lourdes de Legion of Fiends, des riffs entrainants d’Only Remnants, jusqu’aux soli aérés de Sadistic Murder. Par ailleurs, Cemerety Urn entretient judicieusement un climat sinistre & diabolique, notamment sur l’intro du titre éponyme ou l’interlude Destroyers of Worlds, où le Malin semble s’exprimer en personne depuis les ténèbres.

Aux ambiances blasphématoires et relents old school garantis, Urn of Blood balance sans prétention un war death metal à la brutalité sombre, bénéficiant d’une rugosité et une d’authenticité incomparables, à mille lieux de nombreux albums actuels, trop parfaits & plastiques pour être honnêtes. Formation sans artifice, Cemetery Urn s’illustre ainsi avec un death pur & bestial, se conseillant aux fans de formations intraitables telles qu’Incantation, Angelcorpse, Ravager ou Blasphemy.

Fabien.

> - Les chroniques -, Cemetery Urn — admin @ 2:00

23 septembre 2008