Altars of Fab' Death

General Surgery : Necrology

General Surgery : NecrologyFormé vers la fin des années 80 autour de Grant McWilliams, General Surgery compte du beau monde dans ses rangs, notamment Joacim Carlsson, Matti Karki et Mats Nordrup, autant de protagonistes qui sévissent dans des formations deathmetal suédoises influentes de l’époque, comme Afflicted, Dismember ou Crematory. Auteur de trois demo-tape en 1990, dont la plus marquante Pestisferous Anthropophagia enregistrée le 29 avril aux fameux Sunlight Studios (quelques semaines après le passage de Carnage lors des sessions de Dark Recollections), le quatuor décroche un deal avec la jeune écurie Relapse Records, qui se lance tout juste dans la production de vinyles 45t, pour citer ses signatures récentes avec les nord-américains d’Apparition (Sorrow), Incantation et Deceased. Nos suédois retournent ainsi aux Sunlight Studios sous la houlette de Tomas Skogsberg durant trois journées de novembre 1990, pour la mise en boite de 7 morceaux, dont 5 retenus pour le vinyle EP Necrology (RR-006), paru quasiment un an après les sessions. Il faudra alors attendre la réédition de 1993 en CD pour avoir la version complète de l’enregistrement, soit les sept morceaux pour un total de 15 minutes.

A l’image des finlandais de Xysma & Disgrace durant leurs premières heures, ou encore des tchèques de Pathologist, General Surgery est ce que l’on appelle un Carcass-worship, plus particulièrement durant ses jeunes années, c’est-à-dire une formation directement influencée par les albums cultes Reek of Putrefaction et Symphonies of Sickness du trio de Liverpool, ce mélange inédit entre goregrind et deathmetal. On retrouve donc sur Necrology la recette de ces deux albums (plus particulièrement de Reek of Putrefaction, notamment dans la brièveté et la sauvagerie des morceaux), faite de riffs incisifs, de passages tapageurs, d’un échange entre parties vocales crasseuses et d’autres riches en hémoglobine, le tout étant idéalement introduit par l’instrumental Ominous Lamentation. La particularité, c’est ce son Sunlight si typique, cette granularité dans le son des guitares que l’on ne retrouve nulle part ailleurs, comme si Carcass avait rejoint ces fameux studios le temps d’une courte session d’enregistrement, comme une rencontre explosive entre Carcass, Carnage et Crematory (swe), ayant toutefois le fâcheux désavantage de se clore au bout d’un petit quart heure.

Fabien.

20 décembre 2012