Altars of Fab' Death

Goreaphobia : Apocalyptic Necromancy

Goreaphobia : Apocalyptic NecromancySans vouloir froisser notre chroniqueur GanghiEgo, je m’insurge contre les mots “album bancal” ou “absence de fil conducteur” de sa rédaction. Tous les morceaux d’Apocalyptic Necromancy sont reliés par cette même science occulte, la véritable clé de cette nécromancie apocalyptique que notre rédacteur cherche dans sa critique. Je ne trouve personnellement rien de choquant dans la différence entre titres tantôt rentre-dedans, impitoyables, ou diaboliquement envoutants. Au contraire, à l’image du logo épuré de Goreaphobia, on sent combien le groupe a reculé encore de quelques années en arrière par rapport à l’invincible Mortal Repulsion, jusqu’aux racines du metal extrême, à l’époque où speed, thrash, black & death les plus radicaux ne faisaient encore qu’un, lors de cette période créatrice bénie où Sodom, Possessed, Slayer, Morbid Angel était reliés par cette même noirceur dans cette quête absolue du metal vers l’extrême.

Je trouve ainsi préjudiciable que la critique s’attarde sur ce manque d’homogénéité que je conteste, tout en survolant ou occultant la dévotion de Goreaphobia pour les racines du genre, pour ce metal anthracite, ou tout en ignorant l’incroyable personnalité de la bande de Chris Gamble et ce parfum occulte & maléfique qui transpire par toutes les pores. En s’imprégnant au cœur d’Apocalyptic Necromancy, on s’aperçoit de surcroît combien l’ouvrage est orienté vers une quête mystique, un appel aux morts pour reprendre la définition de nécromancie, à l’image de l’illustration, des titres, des paroles et des explications de Gamble lourds en symboles. Tout ceci pour dire combien l’album doit être pris comme un tout et renferme un héritage musical et une quête spirituelle d’une sacrée richesse. Enfin, plus précisément, lorsque l’on évoque une pointe mélancolique sur le morceau White Wind Spectre, j’y décèle pour ma part une noirceur rarement ressentie, qui me prend directement aux tripes. Ce titre en faible distorsion, avec ses guitares qui hypnotisent et la voix charbonneuse de Gamble emporte si loin.

Enter the Deathcult.

Fabien.

> - Les commentaires -, Goreaphobia — admin @ 20:21

25 août 2011