Altars of Fab' Death

Hexx : Morbid Reality

Hexx : Morbid RealityLaissant le heavymetal derrière lui pour lâcher en 1988 un Quest for Sanity au thrashmetal particulièrement rapide & virulent (mini-album respectivement distribué en vinyle par Wild Rags en outre-Atlantique et par Under One Flag sur le vieux continent), Hexx enchaine avec la parution du EP Watery Graves chez Wild Rags, disponible uniquement en import dans nos contrées. Puis, pour son premier full-lenght depuis son virage thrash, le quatuor californien décroche un contrat avec Century Media, l’écurie montante de Robert Kampf ayant signé dans le même intervalle Asphyx, Grave, Unleashed, Tiamat et Demolition Hammer. Optant pour la même équipe que ses deux précédents efforts, Hexx confie de nouveau l’enregistrement aux mains de John Marshall (guitariste de Metal Church ayant notamment enregistré le culte Severed Survival d’Autopsy), ainsi que la pochette aux bons soins de Kent Matthieu (illustrateur pour Possessed ou Forbidden). Bref, autant de références alléchantes pour un résultat loin de tenir ses promesses.

Piètrement mis en valeur par une illustration sans saveur, moyennement enregistré, Morbid Reality manque en effet cruellement d’agressivité, alors qu’auparavant Hexx déboulonnait sur des titres comme Mirror of the Past ou Racial Slaughter à la hargne formidable. Intrinsèquement, les nouvelles compositions tiennent pourtant la route, interprétées avec une vélocité et une rage qui rapprochent notre groupe de son voisin Sadus, depuis le morceau éponyme en ouverture jusqu’au bon Persecution Experience. En revanche, au bout de 6 titres honnêtes et une demi-heure, notre quatuor s’essouffle et nous sort maladroitement le titre Watery Graves issu des précédentes sessions, puis clos sur un jam sans intérêt sur le thème de Spider Man. Compositions convenables, ensemble toutefois peu copieux, manque de teigne faute à un enregistrement passable, emballage médiocre, sont les principaux éléments expliquant le manque d’enthousiasme de Century Media et le flop rencontré, précipitant la séparation du groupe, son guitariste & chanteur Clint Bower s’en allant quelques années plus tard rejoindre la bande de Chris Reifert au sein d’Autopsy / Abscess.

Fabien.

> - Les commentaires -, Hexx — admin @ 13:48

23 janvier 2013

Hexx : Quest for Sanity

Hexx : Quest for SanityAlors que la plupart des groupes s’assagissent avec le temps, Hexx prend le chemin inverse en cette année 1989, délaissant le heavy métal de ses deux premières réalisations, pour une orientation thrash death sans compromis. Précédant de peu ses potes d’Autopsy, le gang californien rejoint ainsi John Marshall au Starlight Sound Studio, pour les sessions de son mini LP Quest for Sanity, sortant pour le compte de Wild Rags / Under One Flag, avec une terrible illustration de Kent Matthieu (Possessed, Forbidden), et bénéficiant de surcroît d’une insertion sur la compilation culte Speed Kills Vol.IV, aux côtés d’Exodus, Nuclear Assault, Bathory, Death, Possessed, Forbidden et Dark Angel !

L’album s’ouvre sur Racial Slaughter et son court acoustique doucement ironique, annonçant la déflagration sonore imminente. L’intro s’enchaîne en effet sur une rafale de riffs diablement meurtriers, avant l’entrée des vocaux de Clint Bower, incroyablement haineux. Sardonicous confirme ainsi la violence thrash établie, balançant alors un break suivi d’une bataille de soli teigneux, entre Clint Bower & Dan Watson.

La face B enfonce le clou, avec ses tempos s’accélérant terriblement, atteignant son apogée sur l’implacable Mirror Of The Past, dominé par le double pédalage de John Shafer et par des riffs à s’en déboîter la tête. Malheureusement, la leçon se termine au bout de 22 minutes, laissant le thrasher sur un goût d’inachevé, lui qui en demandait pourtant encore et encore !

Version turbo de Kreator, teigneux et violent à souhait, le thrash death de Quest for Sanity surprend par la technique de ses compositions, sa rapidité d’exécution, et la dextérité de ses interprètes. Uniquement disponible en format vinyle, le mini album finit alors injustement aux oubliettes, n’ayant pourtant rien à envier au redoutable Serpent Temptation d’Incubus, ou encore aux Swallowed In Black et Tortured Existence de Sadus et de Demolition Hammer, sortis quant à eux en fin d’année suivante.

Fabien.

> - Les chroniques -, Hexx — admin @ 2:00

11 janvier 2008