Altars of Fab’ Death

Immolation : Harnessing Ruin

Harnessing RuinDeux ans et demi après la sortie du redoutable Unholy Cult chez Listenable, Immolation revient en février 2005 avec sa sixième réalisation, le bien nommé Harnessing Ruin. Un petit changement de line up au programme, puisque qu’Alex Hernandez cède son siège derrière les fûts à l’excellent Steve Shalaty, qui développe un jeu puissant et complexe, en parfaite adéquation avec le death brutal des New Yorkais.

Harnessing Ruin possède un côté intense et très heavy, bénéficiant de morceaux plus directs et plus facilement mémorisables ; en effet, il renferme intentionnellement plus de mélodies, apportées en grande partie par la magnificence des solos torturés de Rob Vigna. L’album intègre également quelques éléments nouveaux, à l’image de l’acoustique de Dead To Me et des whispers (vocaux murmurés) de Son Of Iniquity, qui contrastent avec le death metal hermétique de la formation, intensifiant son côté sombre.

Ceci dit, Harnessing Ruin reste un pur produit Immolation avec des compositions toujours aussi brutales et massives, aux riffs alambiqués, qui comportent de multiples tonalités de guitares, conférant cette ambiance lourde et sinistre, propre au groupe. Enfin, la production de Paul Orofino est une nouvelle fois excellente, dotant les guitares d’un son particulièrement compact, sans pour autant rendre l’ensemble monotone.

Pierre supplémentaire dans l’édifice sonore d’Immolation, Harnessing Ruin est un album plus heavy que ses prédécesseurs, et propose un niveau qualité toujours irréprochable. Au fil des années, Immolation garde cette constance et cette pureté exemplaire, régnant immuablement en maître sur le trône du death metal, aux côtés de Nile et de Morbid Angel.

Fabien.

> - Les chroniques -, Immolation — admin @ 12:30 am

January 1, 2005

Immolation : Dawn Of Possession

Dawn Of PossessionPionnier du death métal à New York, Immolation se forme en 1986 autour de Robert Vigna et Ross Dolan. Le groupe multiplie alors les démos et les concerts sur le territoire américain, se forgeant une solide réputation, sans toutefois rechercher véritablement un deal. C’est alors Monte Conner, boss de Roadrunner sur le territoire US, qui vient directement au groupe, pour lui proposer enfin un contrat discographique.

Se démarquant de la majorité des formations death qui enregistrent à tour de bras aux Morrisound Studios de Tampa, Immolation se dirige quant à lui aux Music Lab Studios de Berlin, pour les sessions de son premier album. Ainsi, à sa sortie en septembre 1991, le disque suscite l’intérêt des jeunes death métalleux, fascinés par la superbe illustration d’Andreas Marshall, et par la réputation de tueur du quatuor new yorkais.

Chamboulant le paysage death métal de l’époque, Dawn Of Possession rompt avec les structures majoritairement middle tempo (Death, Morgoth, Obituary), pour balancer un tourbillon de violence, mais terriblement contrôlé par les blasts précis de Craig Smilowski. L’album affiche également un caractère entier, grâce aux riffs inimitables de Rob Vigna (au même titre que les jeux uniques de T.Azaghtoth, C.Schuliner & P.Mameli), et au chant guttural de Ross Dolan, d’une profondeur inégalée.

Depuis les blast terrassants du redoutable Into Everlasting Fire, jusqu’aux riffs lacérants de No Forgiveness, en passant par l’intro écrasante de Those Left Behind, Dawn Of Possession ne laisse décidément rien au hasard, ne perdant pas une once d’intensité durant ses 42 minutes. Harris Johns (Pleasure To Kill, Consuming Impulse) apporte enfin les lettres de noblesse à l’ensemble, grâce à sa production incroyablement lourde et épaisse.

Manifeste de brutalité, à l’atmosphère sombre quasi indescriptible, Dawn Of Possession hisse directement Immolation parmi les groupes les plus puissants et les plus purs du brutal death US. Sa force et son originalité en font une pièce maitresse, à insérer dans toute discothèque death métal qui se respecte. Culte à mourir.

Fabien.

> - Les chroniques -, Immolation — admin @ 9:15 am

January 1, 1991