Altars of Fab' Death

Infinitum Obscure : Sub Atris Caelis

Infinitum Obscure : Sub Atris CaelisSi certaines formations extrêmes sont avant tout guidées par la recherche d’une brutalité et d’une technique à tout prix, d’autres exercent au contraire leur art dans la quête d’ambiances particulièrement sombres, à l’image d’Infinitum Obscure, au patronyme sans équivoque. Le groupe se forme à Mexico en 2000 sous l’impulsion de son leader Robert Lizarraga, ayant notamment officié en tant que membre de session chez The Chasm et Incantation. Après son premier album Internal Dark Force, le combo rejoint l’écurie BloodHarvest (distribué par Deathgasm sur le territoire nord américain) pour son second effort, Sub Atris Caelis.

L’instrumental Serenade for Destruction plonge de suite le deathster dans une ambiance sombre, alternant guitares acoustiques et parties lourdes du meilleur effet, pour enchainer sur les agressifs Seeding of Darkness et Towards the Eternal Dark, visiblement guidés par le Malin en personne, à commencer par le guttural rageur et solennel de Roberto Lizarraga. A ce titre, la comparaison entre Infinitum Obscure et son invincible compatriote The Chasm reste inévitable, tant son culte de mort si bien entretenu saisit sur chaque passage.

L’interlude au piano Adventus Mortis obscurcit encore l’atmosphère d’un cran, annonçant le superbe middle tempo Messenger of Chaos d’une noirceur et d’une intensité peu communes, qu’Infinitum Obscure parvient à conserver jusqu’à la fin de son oeuvre, à coups de riffs, de soli, d’orations funèbres saisissants, pour clôre le tout sur une outro acoustique mélancolique. En outre, le groupe parvient à se démarquer grâce à un riffing singulier, loin d’une technique démonstrative, mais diablement fluide et inspiré.

Sub Atris Caelis bénéficie parallèlement d’un enregistrement puissant, grâce à la capture de Bill Metoyer (icône du thrashmetal des eighties) au Skull Seven Studio californien, et au mastering du non moins célèbre Tore Stjerna aux fameux Necromorbus Studios de Suède. Limpide, cette production n’en reste pas moins authentique, ne trahissant pas l’essence même du darkdeath d’Infinitum Obscure.

Moins recherché que les dernières offrandes de The Chasm d’une durée de vie infinie, Sub Atris Caelis reste un album personnel et direct, multipliant toutefois les effets pour une écoute toujours prenante. L’épaisseur et l’intensité du climat créé par Infinitum Obscure sont idéalement resumées à l’interieur du livret : ” Guided by Lucifer’s Light “.

Fabien.

1 septembre 2010