Altars of Fab' Death

Inherit Disease : Visceral Transcendence

Inherit Disease : Visceral TranscendencePur produit de la scène brutaldeath californienne, Procreating an Apocalypse avait permis à Inherit Disease de s’installer confortablement chez l’écurie Uniqueleader, à défaut de révolutionner un style saturé à l’heure actuelle. Après un long laps de temps de quatre années, durant lesquelles seuls le growler Obie Flett et le bassiste Josh Welling sortiront de la traversée, le nouveau quatuor investit les studios de l’ingénieur Samur Khouja, et revient ainsi en juillet 2010 avec son second album flambant neuf, magnifiquement mis en image grâce à l’illustration futuriste de Yang Guang.

Visceral Transcendence débute sur les chapeaux de roue, sur le riffing technique et survolté du nouveau guitariste Derek de Roos. Morceau court et intense, Vessel of Inhumanity ouvre ainsi idéalement l’album, jonglant entre un phrasé musical tout en lourdeur et des rythmes de batterie majoritairement effrénés. Les bons Sentient Horror et Beyond the Tyranny of Entropy n’offrent guère plus de pitié, privilégiant passages brutaux à toute forme de répit pour l’auditeur.

Mais assez vite, Inherit Disease peine à se renouveler au fil de l’album, ressassant un riffing souvent semblable sur chaque morceau, les rendant au final relativement interchangeables. Les growls gutturaux particulièrement gras et omniprésents d’Obie Flett renforcent entre outre cette linéarité, alors que le style suffocant de la formation aurait certainement gagné dans une meilleure dynamique des parties vocales.

Si son niveau technique laissait entrevoir une suite plus prometteuse, Inherit Disease livre un second album d’une qualité certes honnête, mais reste encore loin de renverser des montagnes dans un style brutaldeath à la concurrence sans pitié. Sans innovation particulière, aux growls parfois éprouvants, Visceral Transcendence n’est ainsi pas le produit attendu de la part du quatuor malgré des titres de bonne facture, pour retenir par exemple les honorables Digital Rapture & Prolific Dominance. Comme quoi, l’excellence du contenant ne suit pas nécessairement avec le contenu…

Fabien.

> - Les chroniques -, Inherit Disease — admin @ 2:00

24 août 2010