Altars of Fab' Death

Kronos (FR) : The Hellenic Terror

The Hellenic Terror

Le début de l’année 2007 de marque le retour de Kronos, impatiemment attendu depuis le bon Colossal Titan Strife paru à la fin 2003. Conscient du potentiel indéniable de la formation vosgienne, Xtreem Music permet au groupe de s’embarquer aux excellents studios polonais Hertz, sous la coupe des incontournables frères Wieslawski (Decapitated, Hate), et de bénéficier d’un artwork complet et particulièrement soigné.

Les espoirs du label sont largement confirmés, The Hellenic Terror surpassant son aîné en terme de précision et de maîtrise. Signées cette fois majoritairement par le tandem Grams / Richard, aidés du bassiste Tom, les compositions s’avèrent nettement plus percutantes, servies par une production incroyablement puissante, mettant impeccablement l’incision et la lourdeur des guitares en valeur.

Si The Road Of Salvation & Bringer of Disorder introduisent parfaitement l’album, A Huge Cataclysm & Divine Vengeance enfoncent carrémment le clou, à coups de rythmiques solides et de riffs pour le moins dévastateurs, soutenant le chant guttural de Kristof, qui possède désormais un coffre et une palette diablement impressionnants, apportant un relief considérable aux compositions.

Sans faux pas, Kronos signe ici un des albums majeurs du death hexagonal du moment, lui permettant de s’imposer parmi les meilleurs groupes français actuels, aux côtés de Benighted & Yyrkoon, ou encore de l’inattaquable Impureza, dont le premier album est attendu avec une impatience non dissimulée. Très professionnel, The Hellenic Terror propulse ainsi directement Kronos chez Neurotic Records, l’un des meilleurs labels du brutal death actuel, incluant quelques formations destructrices telles que Spawn Of Possession & Visceral Bleeding. A suivre de très près…

Fabien.

> - Les chroniques -, Kronos — fabien @ 11:30

5 août 2008

Kronos (FR) : Colossal Titan Strife

Colossal Titan Strife

Kronos se forme dans les Vosges en 1994, et réussit, suite à son premier album Titan’s Awakening paru en 2001 chez Warpath Records, à décrocher un contrat avec l’incontournable Dave Rotten du label espagnol Xtreem Music (ex-Drowned Productions & Repuse Records). Après un enregistrement en Belgique aux CCR Studios en août 2003, sous la coupe de Kris Belaen, son second album Colossal Titan Strife sort en fin d’année, muni d’une pochette illustrant judicieusement l’univers développé par son chanteur Kristof.

Kronos joue en effet un deathmetal brutal, s’inspirant de la mythologie grecque, avec une vision pour le moins assez gore. Principalement écrit par le guitariste Grams, Colossal Titan Strife balance un death personnel et inspiré, très fluide au niveau de ses rythmiques et de ses soli, sans tourner à la démonstration. Kristof injecte parallèlement un guttural varié, maîtrisé et profond, servant admirablement l’essence même et la brutalité des compositions.

Débutant sur un Mythological Bloodbath percutant, Colossal Titan Strife se bonifie au fil de son avancée, pour se clôre sur des Phaeton & Infernal Worm Field parfaitement calibrés, même si l’album manque parallèlement de titres ou de breaks mémorables, capable de faire réellement la différence.

Brutal & fin à la fois, servi par une production ronde et puissante, Colossal Titan Strife assoit ainsi Kronos parmi les formations de brutal death françaises les plus intéressantes, annonçant un avenir prometteur pour la formation, qui renforce sa réputation à coups de concerts multipliés. Il manque toutefois encore un brin de professionnalisme au quinquet, lui permettant de s’imposer définitivement en dehors des frontières de l’hexagone.

Fabien.

> - Les chroniques -, Kronos — fabien @ 11:00

Kronos : Titan’s Awakening

The Hellenic Terror

Lorsque les vosgiens de Kronos sortent leur premier album en 2001, le groupe est loin d’être débutant et existe depuis déjà 7 ans. Il compte alors deux démos à son actif et de nombreux concerts dans toute la France.

L’album est tout d’abord sorti en autoprod en 2001, puis a été réédité par Warpath record la même année pour enfin connaitre une ultime réédition en 2009 dans le coffret Prelude to Awakening au coté des deux premières démos du groupe.

Le tout premier artwork, assez peu réussi, faisait plus penser à une jaquette de jeux vidéo (Soul Calibur) qu’à une cover de death metal. En signant avec Warpath le groupe bénéficie alors des services d’un grand illustrateur à savoir Mr Deather (Angelcorpse, Vital Remains …) qui réalise pour eux un magnifique artwork mélangeant imagerie death et imagerie antique.

Dés ce premier opus, le groupe délimite déjà fortement le death metal qu’il pratiquera sur les albums suivants. D’une brutalité rare, les 12 morceaux sont assénés aux oreilles de l’auditeur sans une once de répit. Le growleur Kristof dispose d’un organe dont la profondeur et la puissance rivalise avec celle des ultra-grunters américain type Mike Majewski, le coté porcin en moins. Les riffs sont puissants et incisifs et toute la panoplie des effets de jeux du death est au rendez-vous. Au niveau de la structure des morceaux, les parties “brise-nuques” enchainent avec des passages tapageurs et le batteur montre une excellente maitrise lors de ces nombreuses cassures rythmiques (Bloodtower). La basse enfin occupe une place de choix et sait se faire entendre (Warmaggedawn).

L’album a connu un processus d’enregistrement assez particulier. Les morceaux ont été joués live en studio et presque tous mis en boite en une prise. Un choix donnant un résultat très brut mais pas toujours réussi. Le son de caisse claire notamment ressort beaucoup trop et « mange » certaines parties de guitare. Le début de Sadistik retribution par exemple est limite inaudible. Pour le coup, ce sont les amateurs de productions raw qui seront aux anges.

Cet opus est d’une brutalité extrême, parfois trop peut être. Le groupe n’a pas encore développé les respirations de son death et ses ambiances antiques, empêchant du même coup l’auditeur de rentrer pleinement dans son univers. Malgré une profusion de bons riffs (l’intro en tapping de Eternal Mindtrap pour n’en cité qu’un) et un growl puissant, la production moyenne a tendance à noyer l’ensemble et à casser de nombreux temps forts.

Sans se montrer réellement transcendant, Kronos avec ce premier méfait signe une première réalisation de très bonne facture. Les défauts venant plus de la production que des musiciens, au demeurant très talentueux.

Montrant un groupe mature au potentiel technique énorme, ce premier album classe le combo dans le rang des formations death métallique prometteuses. Statut que les vosgiens confirmeront par la suite dés le très bon Colossal Titan Strife.

Malantis (www.spirit-of-metal.com).

Titan’s Awakening est un album que j’ai eu un peu de mal à appréhender, la faute à son écoute ultérieure aux deux disques successeurs du groupe vosgien. Kronos y développe déjà les bases de son brutaldeath puissant, mais son premier jet manque encore de ces ambiances antiques, qui participent largement au charme et à la force de Colossal Titan Strife et The Hellenic Terror. Un premier album solide en tout cas, avec ce chant d’outre tombe de Kristoff particulièrement décoiffant, notamment en live… J’aime également beaucoup la présence de jeu du bassiste Tom, sans compter la fine paire de guitaristes Grams / Richard. Fabien.

> - Les guests -, Kronos — fabien @ 18:52

16 janvier 2001