Altars of Fab’ Death

Psycroptic : Ob(servant)

Surprenant lors des premières écoutes par un groove plus affirmé, notamment dans les vocaux de Peppiat, Ob(Servant) conquiert largement par la suite. En regard de ses très bons prédécesseurs, l’album lâche toujours ce death architectural et incomparable, mais offre aussi plus de repères, mélodiques ou posés, contrastant avec ses parties démentielles, et évitant ainsi soigneusement de perdre l’auditeur. Les interludes glissés à la fin des excellents Calculated Effort & Common Bond, ou en début du mémorable Initiate, offrent parallèlement des moments d’apaisement délectables, permettant d’apporter une coloration forte à l’album, et d’enrichir considérablement son atmosphère. Fabien.

> - Les commentaires -, Psycroptic — fabien @ 9:15 am

January 1, 2008

Abhorrence : Evoking the Abomination

Formé par les frères Arroyo en 1999 à Sao Paulo, le groupe brésilien Abhorrence ne compte qu’un seul album à son actif, sorti en 2000 chez Evil Vengeance / Listenable, muni d’une terrible illustration de Petagno (Incantation, Ravager). D’une prod’ honnête, l’album se résume en 28 minutes de blasts apocalyptiques et de riffs ravageurs, d’une intensité considérable, qui ne faiblit pas un instant. Le trio manque en revanche d’identité, restant une (bonne) copie conforme de Krisiun, jusque dans les vocaux de R.Arroyo, très proches de ceux d’Alex Camargo. Fabien.

> - Les commentaires -, Abhorrence — fabien @ 4:00 am

January 1, 2000

Angelcorpse : The Inexorable

Troisième album de la horde de P.Helmkamp & G.Palubicki, The Inexorable est une nouvelle fois enregistré au fameux Morrisound Studios sous la houlette de Jim Morris, durant le mois de mai 1999. John Longstreth cède la place à Tony Laureano, qui insuffle une puissance considérable aux morceaux, grâce à ses blasts d’une maîtrise imparable. En revanche, l’album perd partiellement la bestialité et l’intensité du terrible Exterminate, qui pulvérisait avec des brûlots tels que Christhammer ou Phallelujah. The Inexorable reste toutefois un excellent album de la part d’Angelcorpse, largement au dessus de la mêlée, à acquérir les yeux fermés. Fabien.

> - Les commentaires -, Angelcorpse — fabien @ 3:30 am

January 1, 1999

Deicide : Serpents of the Light

Sorti en octobre 1997, Serpents of the Light est le 4ème méfait de la bande de Glen Benton, une nouvelle fois enregistré sous la coupe de Scott Burns aux Morrisound Studios. Condensé de 30 minutes de death carré à l’imagerie blasphématoire, dominé par la précision rythmique d’Asheim et la rapidité du riffing des frères Hoffman, l’album reste en revanche trop linéaire & expéditif, montrant Deicide vivant désormais sur ses acquis, semblant perdre l’inspiration & l’intensité qui l’animait à ses débuts. Bien qu’encore incisif à l’époque, le groupe perd progressivement des fans, traversant tant bien que mal les années creuses du death metal, et la relative désaffection de son label Roadrunner. Fabien.

> - Les commentaires -, Deicide — fabien @ 7:45 am

January 1, 1997

Acid Reign : Moshkinstein

Sorti en 1988 chez la célèbre Under One Flag, qui multiplie les prod’ de thrash à cette époque, Moshkinstein s’inscrit dans la droite lignée de l’album The Fear (qui sortira l’année suivante), servi lui aussi par une production moyenne. Acid Reign, formation de fun thrash britannique, y possède déjà cette bonhomie, et l’art du riff percutant & des riffs entrainants, se recommandant aux fans d’Anthrax, Lawnmower Death & Re-animator. Considéré comme un mini LP, il compte pourtant 6 titres pour 32 minutes en version vinyl, amputé de l’instrumental Freedom of Speech sur la version CD, qui inclut l’album The Fear. Fabien.

> - Les commentaires -, Acid Reign — fabien @ 5:00 am

January 1, 1988