Malevolent Creation : Doomsday X
Rejoignant désormais le club de Napalm Death, Cannibal Corpse et Hypocrisy, Malevolent Creation dépasse lui aussi le cap des dix albums avec ce Doomsday X bien trempé. Quittant Nuclear Blast pour Massacre records, le groupe frappe effectivement très fort, alignant le line up culte de Stillborn, à l’exception du fabuleux batteur Dave Culross qui n’avait pas participé à cet album. Ultra motivés, les floridiens emmenés par l’inaltérable Phil Fasciana, déboulent ainsi avec l’une des galettes les plus rapides et heavy de leur carrière.
Dans un style 38 tonnes très rentre dedans, rappelant les terrifiants Retribution et Envenomed, Doomsday X débute sur les chapeaux de roue, avec des Cauterized et Culture Of Doubts brutaux et entraînants, suivi des excellents Deliver My Enemy ou Buried In The Nameless Grave, avec leurs alternances de blasts mortels et de riffs heavy particulièrement acérés. La production de l’opus est également de bonne qualité, avec une rythmique au son percutant et profond, mais possèdant par ailleurs une touche old school indéniable, qui la rend certes un brin datée, mais lui confère un côté rugueux très appréciable.
Enfin, Malevolent Creation sans Brett Hoffman, c’est un peu comme Morbid Angel sans David Vincent, donc autant vous dire que le retour du chanteur charismatique est une aubaine. Ce dernier apporte ce regain d’agressivité incontestable, avec sa voix death thrash déchirante, contrastant avec les hurlements sans personnalité de Kyle Simons sur les deux précédentes réalisations.
Avec l’unique objectif de dévisser un maximum de têtes, les gars de Malevolent reviennent donc très en forme avec ce redoutable Doomsday X, technique et écrasant, plaisant inévitablement aux fans du groupe, déçu par un Warkult certes un peu trop fade. Par contre, le death US linéaire et retro du quinquet floridien risque d’ennuyer rapidement l’auditeur avide de métal aux accents plus modernes et recherchés.
Fabien.





Deux ans après l’incontournable
Retribution n’est certes pas un classique comme Ten Commandments, mais une très belle pièce du death éetal. L’apport des rythmiques millimétrés d’Alex Marquez et de la précision des riffs de Rob Barret complètent parfaitement le jeu tranchant de Phil Fasciana et les vocaux arrachés de Brett Hoffman. A titre personnel, je considère le titre Coronation Of Our Domain comme le meilleur titre death metal de l’année 1992. Ce titre tue sur scène. Fabien.