Altars of Fab' Death

Municipal Waste : The Art of Partying

Municipal Waste : The Art of PartyingThrashers, ressortez vos baskets, votre veste en jean et vos patchs, puisque deux ans après le terrible Hazardous Mutation, les descendants d’Anthrax, DRI & Nuclear Assault reviennent envoyer la purée, pour votre plus grand bonheur. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Municipal Waste, il s’agit d’un cocktail explosif à base de thrash, de hardcore, d’old school, de bière et de bonne humeur, comportant un côté très metal.

Nos américains ne changent pas une recette gagnante, proposant de nouveau une pochette bien marrante, ainsi que des multiples photos sympas et pas prise de tête. Côté line up & musique, pas de changement également ; les compositions sont courtes, défilent toujours sur un rythme effréné, agrémentées d’intros entraînantes (Beer Pressure) et de mosh parts à la Anthrax / S.O.D accrocheuses (Sadistic Magician). Le point fort des ‘Waste‘ réside en effet dans cette juxtaposition de passages hyper rapides et de breaks rythmés, qui délivre ainsi un maximum d’énergie, déclenchant inconsciemment les headbangs les plus fous.

Sous leurs airs désinvoltes, Les ‘Waste‘ sont de surcroît très talentueux, balançant des rythmiques très carrées et des riffs tranchants, joués avec une grande dextérité, sans chercher toutefois la démonstration. En plus, la voix énervée de Tony Foresta est très entraînante, expédiant un débit de mots à la seconde plutôt impressionnant. Pour ne rien gâcher de la fête, le son est vraiment impeccable, avec des guitares à la fois lourdes et incisives, apportant beaucoup de punch et de relief aux compositions.

Municipal Waste est la sensation thrash US du moment et, même s’il revient avec un Art Of Partying prévisible, reprenant là où Harzardous Mutation nous avait laissé, il propose une musique toujours percutante, à prescrire à tous les thrashers qui désirent simplement passer un bon moment et s’éclater tranquillement la tête. Enfin, pour les réfractaires qui trouvaient les précédentes réalisations d’une durée un peu trop courte, The Art of Partying dure cette fois 32 minutes, et même 35 minutes pour la version limitée comprenant deux titres bonus très sympas.

Fabien.

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20 juin 2007

Municipal Waste : Hazardous Mutation

Municipal Waste : Hazardous MutationHazardous Mutation représente une étape décisive dans la carrière de Municipal Waste. Le groupe originaire de Richmond, officiant autour d’un thrash old school aux teintes hardcore proche de D.R.I, S.O.D ou Nuclear Assault, signe en effet avec Dig Pearson, boss de la célèbre écurie britannique Earache Records, visiblement très sensible au revival de l’essence thrash des années 80.

Plus long & plus abouti que son prédécesseur Waste Em All, Hazardous Mutation développe désormais un thrash d’une toute autre ampleur. Toujours rapides et entrainantes, les compositions regorgent effectivement de rythmiques & riffs très accrocheurs, apportant une énergie incomparable, à l’image des terribles Deathripper & Mind Eraser, donnant l’envie irrépressible de headbanguer à s’en dévisser la tête. En outre, tel Anthrax dans les eighties, Municipal Waste possède l’art des mosh parts percutantes, de Unleash The Bastards jusqu’à Guilty Of Being Tight, conférant un entrain formidable à l’ensemble.

Hazardous Mutation, balançant un thrash aussi véloce que direct, ne dure toutefois que 26 minutes, à l’image des albums cultes Suicidal Tendencies, Dirty Rotten LP & Speak English Or Die, qui ne dépassaient pas eux non plus le cap de la demi-heure. En revanche, les quinze titres composant l’album sont tous d’excellente facture, possédant toujours l’élement marquant la différence, et permettant d’obtenir ce cocktail thrash particulièrement explosif.

Bénéficiant d’une production claire & agressive, Hazardous Mutation laisse en plus la bonne impression d’une musique jouée live, dégageant une pêche et un feeling étonnants. Enfin, cerise sur le gâteau, le livret CD transpire un parfum old school délicieux, non seulement muni d’un dessin du maitre Ed Repka, illustrateur incontournable du thrash des eighties (Evildead, Megadeth), mais dévoilant parallèlement un assemblage pléthorique de photos à l’intérieur, à la manière de Stormtroopers of Death ou Dirty Rotten Imbeciles.

Incisif & entrainant, Hazardous Mutation plaira à coup sûr à tous les inconditionnels d’un thrash crossover survitaminé, s’imposant tel un concentré de riffs & de breaks joués avec un humour et une sincerité débordants. La bande emmenée par Ryan Waste et Tony Foresta largue ainsi un missile comptant parmi les plus grosses déflagrations thrash de ces dernières années, remettant définitivement sur orbite un style parfois dépassé au milieu des années 90.

Fabien.

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17 mai 2007

Municipal Waste : Waste ‘Em All

Municipal Waste : Waste 'Em AllFormé en 2001, Municipal Waste est un sacré groupe crossover, dans une ambiance très années ‘80, à l’époque des D.R.I., Anthrax, GangGreen & Cryptic Slaughter. Le groupe est en plus un mélange de bière, de rigolade, de slam et de stage diving, rappelant la bonne vieille époque des concerts cultes des Dirty Rotten Imbeciles. Il peut ainsi rallier sans problème les fans de hardcore punk et ceux de thrash, par son côté métal très présent.

La musique des Waste est vraiment sympa et inspirée, reprenant le meilleur et le plus énergique de la scène thrash hardcore des eighties, tous groupes confondus. C’est en effet un concentré de riffs, de breaks, de mosh parts, de solos et de voix énervées, bénéficiant d’une accélération folle, comme si votre vieux 33t fonctionnait en 45t. Dans ces conditions, les 15 titres de Waste Em All défilent aussi vite qu’un TGV, ne durant dès lors que 17 minutes au total , mais ayant le mérite d’être particulièrement denses.

En outre, l’ensemble est bien produit, bénéficiant d’un son à la fois clair et agressif, teinté de cette touche old school délicieuse. Côté paroles, l’ambiance est très hardcore, avec des textes souvent contestataires, mais toujours décalés et au second degré. En plus, pour tous les amoureux de cette ambiance bien thrash, le livret de Waste Em All est rempli de photos de concerts, de rigolades, d’amitié, découpées & collées à la manière de D.R.I. ou S.O.D.

Vu sa durée, il est difficile de savoir si Waste Em All doit être considéré comme le premier album des Waste, ou bien comme un simple mini LP. Il se conseille de toute manière à tous les inconditionnels de son successeur Hazardous Mutation, ou de disques comme Dirty Rotten LP ou Speak English Or Die (DRI, SOD), constituant en effet les débuts d’un groupe très prometteur, qui a d’ailleurs convaincu immédiatement le culte label Earache.

Fabien.

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